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Les notes sont-elles justes ? Entretien avec Pierre Merle

Les notes sont-elles justes ? Entretien avec Pierre Merle
Par François Jarraud Les notes sont-elles justes ? Certes, s'il est bien une activité que les profs font sérieusement, c'est la notation. Ils en connaissent les conséquences dans un système qui se focalise sur les moyennes. Pour vous, Pierre Merle, la note est une activité sociale comme les autres et l'enseignant note un élève bien réel dans une situation précise. Dans mon ouvrage (Les notes. Les résultats des recherches des psychologues et des sociologues convergent totalement (ce qui n'est pas si fréquent). Peut-on dire de ces influences qu'elles sont conscientes ou inconscientes ? L'écrasante majorité des professeurs étant attentive à la question de l'équité et de la justice scolaire, l'influence des caractéristiques socio-scolaires des élèves sur la notation est inconsciente. Quelle est la part de « l'erreur » du professeur ? Peut-on dire que si l'on est élève en lycée professionnel, il vaut mieux avoir un prof immigré fils d'ouvrier qu'une jeune fille de bonne famille ? Pierre Merle Related:  Eva

Pour en finir (ou presque) avec les notes - Évaluer par les compétences Devant les inconvénients maintes fois montrés des évaluations par la note, certains pays comme la Belgique tentent de passer à l’évaluation par les compétences.En France, à côté des livrets de maternelle et des évaluations nationales en CE2, 6e, 5e et seconde, des professeurs tentent de sortir un peu de notre système traditionnel dans une perspective d’évaluation formative. Un témoignage concret au collège en français, en sixième et cinquième. « - M’dame, c’est noté ? - Non, ce n’est pas noté, c’est évalué ! » Beaucoup d’élèves et leurs parents se comportent en consommateurs attendant une note comme on attend une rétribution : « tout travail mérite salaire »... L’institution néanmoins s’inquiète de la violence scolaire, nous apprend, à nous enseignants, qu’il faut combattre l’échec scolaire (comme on réduirait la « fracture sociale » ?) De quelques conséquences de l’abus des notes L’utilisation des notes chiffrées engendre des effets négatifs non négligeables. Une évaluation différenciée

Les difficultés de l’évaluation des élèves Les études de docimologie mettent en évidence certains problèmes auxquels vous devrez être attentifs lorsqu’il s’agira d’évaluer vos élèves : * On constate des écarts importants de notation entre enseignants (10 ou 16 selon le correcteur pour une même copie), même pour des épreuves avec un barème très précis et des exercices séparés. Pour éviter cela, la concertation avec les collègues est la solution car elle oblige chacun à s’accorder avec autrui sur les critères d’évaluation, le barème à appliquer, les éléments à valoriser ou pénaliser. * On remarque aussi des écarts de notation chez le même enseignant qui, bien qu’ayant lui-même défini ses critères et son barème, n’évalue pas toujours de manière identique. * Il faut tenir compte aussi d’un effet d’étiquetage car inconsciemment nous évaluons en fonction de ce que nous savons ou croyons savoir de l’élève (tendance à sur-noter les élèves jugés bons et à sous-noter ceux jugés faibles). Accueil - Sommaire

L’évaluation, une question très politique… Les Cahiers pédagogiques soutiennent l’appel de l’AFEV à la suppression des notes à l’école élémentaire et Patrice Bride, rédacteur en chef, fait partie des « vingt » signataires de cet appel qui fait beaucoup de bruit médiatique. On peut voir à lire certaines réactions en quoi cet appel pose des questions qui dépassent largement la seule question des notes à l’école primaire.Beaucoup n’ont pas bien lu ou font semblant de ne pas lire ce qui est écrit. Il est question de l’école primaire, pas de tout le système scolaire. Et surtout cet appel est exigeant : au lieu de la facilité à mettre une note, il s’agit bien d’évaluer autrement, en termes d’acquisitions progressives de compétences. Le grand inconvénient des notes n’est-il pas de pouvoir trop facilement les additionner et d’en faire des moyennes ? Philippe Watrelot et Jean-Michel Zakhartchouk

Charles Hadji : Evaluer pour réussir ? Peut-on désamorcer le débat sur l'évaluation ? C'est le pari tenté par Charles Hadji. Loin des débats fumeux sur la réforme de l'évaluation ou la défense des notes, son livre colle au terrain mais en revenant sans cesse aux finalités de l'évaluation. Pour tous les enseignants qui passent beaucoup de temps à corriger des copies et à concevoir des évaluations, en se demandant assez souvent à quoi ça sert, pour ceux qui en ont assez des débats de principe, ce petit livre ouvre des horizons théoriques et très pratiques à ne pas louper... L'évaluation ça compte dans la vie d'un enseignant. C'est même l'activité qui identifie le mieux le métier d'enseignant. L'intérêt du livre de Charles Hadji, c'est la position qu'il prend. Ceci posé, le livre nous sort des débats de chapelle et des gourous officiels ou anti -officiels. Le second effet, une fois les finalités bien mises en perspectives, c'est d'aller d'envisager les modalités. Charles Hadji, L'évaluation à l'école . Evaluation : le Dossier

Evaluer les compétences (2) : pour éviter les réussites et les échecs abusifs Dans un premier article sur l’évaluation des compétences, nous présentions de manière synthétique des propositions de la recherche qui permettent de répondre à la question : comment évaluer les élèves dans la classe ? Un des enjeux cerné est d’aborder avec les élèves des situations complexes, qui évitent la parcellisation, notamment celle des procédures. Apprendre ne nécessite pas forcément de partir du simple au complexe. La traitement global d’une tâche est plus stimulant et évite d’enfermer les élèves dans les procédures, en leur donnant toutefois l’occasion de les travailler et de les relier pour faire sens. Mais comment éviter l’empilement et de se noyer dans les items à valider ? Cette critique est la principale adressée au Livret Personnel de Compétences. Là encore la recherche nous permet d’éclairer cette question. Pour Roegiers, la notion de critère est ici essentielle. La règle des 2/3 : pour déclarer un élève compétent, chaque critère minimal doit être respecté. Like this:

Notations des personnels enseignants Instituteurs et professeurs des écoles Dans le cas général, une note de 0 à 20 accompagnée d'une appréciation pédagogique, sur proposition de l'inspecteur chargé de votre circonscription, sont arrêtées par l'inspecteur d'académie du département où vous êtes affecté. Cette note est fixée en fonction d'une grille de notation indiquant, par échelon, une moyenne des notes ainsi que des écarts pouvant exister par rapport à cette moyenne.Un recours vous est ouvert devant l'auteur de cette note. Si vous êtes affecté dans le second degré (SEGPA), une note de 0 à 20 accompagnée d'une appréciation pédagogique, sur proposition de l'inspecteur chargé de l'enseignement spécialisé, sont arrêtées par l'inspecteur d'académie.Cette note est fixée en fonction d'une grille de notation indiquant, par échelon, une moyenne des notes ainsi que des écarts pouvant exister par rapport à cette moyenne.Un recours vous est ouvert devant l'auteur de cette note. Professeurs de chaires supérieures et agrégés

www.suppressiondesnoteselementaire.org Ecole : comment rendre les notes plus justes La notation des élèves est souvent critiquée, mais le statu quo l’emporte régulièrement sur les volontés de réformes. Pourquoi ? Les élèves et leurs parents sont habitués à des notes fréquentes ; les pratiques de notation des professeurs sont si centrales dans leurs activités que le changement est difficile à concevoir ; les moyennes annuelles par discipline permettent la gestion des flux d’élèves (passage dans la classe supérieure, redoublement, orientation). À ces trois titres, la notation a une dimension fonctionnelle indiscutable, si bien que les tentatives de réformes semblent vouées à l’échec. L’immobilisme n’est pourtant pas satisfaisant. Recourir à des barèmes de notation L’aléa de la notation, [bien établi par les études docimologiques,] est limité par la mise en œuvre d’un barème [1]. Mutualiser des épreuves d’évaluation Préserver l’anonymat social et scolaire de l’élève Préférer la notation encourageante à la croyance en la note vraie Contractualiser les pratiques d’évaluation

Evaluer les compétences, un défi Le Conseil Supérieur des Programmes planche actuellement sur la redéfinition du socle commun et des programmes. Il est important d’examiner dès ce stade un levier important du changement pédagogique : l’évaluation des compétences. En effet, reporter cette question à un deuxième temps, c’est prendre le risque de retomber dans les errements du LPC. Mais comment évaluer les compétences des élèves ? La recherche peut nous y aider. Qu’est-ce qu’être compétent ? « Parmi les multiples définitions possibles, on s’accorde souvent sur l’idée que l’élève compétent est celui qui est capable de résoudre des tâches complexes et inédites qui demandent le choix et la combinaison de procédures apprises » Or, la plupart des enseignants estiment logiquement que l’évaluation doit porter sur ce qui a été enseigné. Reste à savoir comment certifier qu’une compétence est maîtrisée et comment organiser les évaluations. Des procédures pour évaluer les compétences ? • L’habileté (quoi faire ?) 1. 2. 3. à consulter :

DOCIMOLOGIE : Définition de DOCIMOLOGIE DOCIMOLOGIE, subst. fém. PÉDAG.Science des examens et des concours, étude de la qualité et de la validité des différents systèmes de notation scolaire et de contrôle des connaissances.Dans l'enseignement secondaire, la docimologie intéresse plus particulièrement le système de notation et le régime des compositions, qui constituent le mode traditionnel de contrôle des connaissances et de classement des élèves (Pédag.1972). Prononc. : [dɔsimɔlɔ ʒi]. Étymol. et Hist. 1960 (G. "Les notes conservent toujours un caractère approximatif" Dans un chat sur LeMonde.fr, Philippe Meirieu, pédagogue et professeur des universités à Lyon-II, explique pourquoi il plaide pour "une pédagogie de la réussite" plutôt que pour "une pédagogie de la sanction". Marcos kilakos : Pourquoi avez-vous refusé de signer la pétition contre les notes à l'école primaire ? Philippe Meirieu : Je n'ai pas souhaité signer cette pétition dans la mesure où, si elle me paraît dénoncer les effets ravageurs de la note et de l'utilisation des notes dans le système scolaire français, elle ne me paraît pas insister suffisamment sur la nécessité d'une évaluation positive, constructive, qui aide les élèves à progresser. Autant je suis critique sur l'utilisation des notes, autant je crois absolument indispensable d'élaborer et de mettre en œuvre une évaluation rigoureuse et exigeante. Par ailleurs, je ne pense pas que les notes, à elles seules, puissent être considérées comme responsables de l'ensemble de l'échec scolaire. Marie-Paule Hutin : Je suis enseignante.

À quoi servent les notes ? Les notes constituent-elles une mesure fiable des compétences et de la valeur des élèves ? Hélas, non ! confirment les recherches sur la question. De multiples biais viennent s’introduire dans l’évaluation des copies. « J’ai été saqué ! Le baccalauréat n’est pas une loterie Les premières recherches sur la fiabilité de la notation datent des années 1930. À qui vont les meilleures notes ? Trois quarts de siècle plus tard, ces recherches n’ont pas pris une ride. Effet classe, effet établissement D’autres recherches encore ont montré un biais d’évaluation lié à l’âge de l’élève et à son statut de redoublant. Le fétichisme de la notation En quoi ces recherches, désormais solidement validées, peuvent-elles faire avancer la réflexion sur les évaluations scolaires et permettre d’améliorer les pratiques ? (1) J. Pierre Merle Professeur de sociologie à l’IUFM de Bretagne, il a notamment publié L’Élève humilié. La constante macabre de l’école française La constante macabre, remarque pourtant A.

L’évaluation est une vraie patate chaude !  En ces temps de conférence nationale sur l’évaluation, voici une vidéo extrêmement intéressante de Marc-André Lalande, un collègue québecquois, qui traite avec humour la question de l’évaluation tout en soulevant nombre de points essentiels. Petit verbatim des principaux éléments abordés dans la vidéo : L’évaluation est un outil, pas une fin en soi, il est temps de rafraîchir nos pratiques en évaluation, notamment (mais pas seulement) à cause du numérique. Définition : L’évaluation est une démarche qui consiste à offrir une rétroaction suite à l’analyse d’un processus, d’une réalisation ou d’une combinaison des deux. la rétroaction peut varier en quantité, de maigre à exhaustivel’étendue de l’analyse se situe entre le superficiel et l’approfondile processus comme la réalisation peut aller du simple déclaratif procédural au plus complexe “Les examens normalisés sont de bien mauvaises mesures de tout ce qui compte intellectuellement parlant.” parce que c’est facile à administrer ? J'aime :

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