Qui est la brigade Al-Mouthalimin, qui revendique la prise d'otages en Algérie ?
Le Monde.fr avec AFP et Reuters | • Mis à jour le | Par Hélène Sallon La brigade Al-Mouthalimin ("les enturbannés"), dirigée par Mokhtar Belmokhtar, alias Khaled Aboul Abbas ou "Le Borgne" ou encore "Mister Marlboro", a revendiqué la prise d'otages, mercredi 17 janvier, sur le site gazier du géant pétrolier britannique BP à In Amenas, dans l'est de l'Algérie. L'opération a été baptisée du nom de Abdel Rahim Al-Mauritani, un combattant décédé. "Cette brigade est issue d'un groupe qui a fait dissidence ou a été exclue d'Al-Qaida au Maghreb islamique [AQMI] à la fin de l'année 2012", indique Dominique Thomas, spécialiste des réseaux islamistes. Dans cette vidéo en arabe diffusée début décembre, où Mokhtar Belmokhtar apparaissait pour la première fois à visage découvert armé d'une kalachnikov, il a annoncé sa rupture avec AQMI et la création de son nouveau groupe islamiste armé. La brigade serait constituée d'environ 200 à 300 militants, bien entraînés et bien armés.
Mali : qui sont les ennemis de la France?
Al-Qaida au Maghreb islamique Cette mouvance est installée dans la région sahélienne depuis 2007 et représente désormais une menace terroriste récurrente. Avant de faire allégeance à Oussama Ben Laden en changeant de nom, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) se nommait Groupe islamiste pour la prédication et le combat (GSPC), lui-même issue d'une dissidence du Groupe islamique armé (GIA), le mouvement algérien auteur de plusieurs attentats en France il y a 20 ans. "Ce sont des Algériens qui veulent continuer la guerre d'Algérie", résume pour leJDD.frFrançois Heisbourg, conseiller spécial à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), en allusion à la guerre civile qui a frappé le pays dans les années 1990. Basé en Algérie, le chef d'Aqmi se nomme Abdelmalek Droukdel, alias Abou Moussaab Abdelouadoud. Celui-ci a désigné il y a trois mois Yahya Abou El-Hammam comme le nouveau chef pour la zone sahélo-saharienne, après la mort accidentelle de son prédécesseur. Le Mujao Ansar Dine
Belmokhtar burnishes jihadi credentials with Algeria attack
Mahamadou Issoufou sur RFI : « Le MNLA n’est pas représentatif du peuple touareg » - Niger / Mali
Sur l'intervention française au Mali « L’intervention française était nécessaire et légitime. Si la France n’était pas intervenue après l’offensive des jihadistes sur Konna, ils seraient à Bamako. « Lorsque j’entends certains dire que c’est le retour de la Françafrique, je n’ai pas la même vision des choses. » « Je ne pense pas que l’intervention française soit terminée avec la libération des villes du nord du Mali. Sur le rôle de la force africaine Misma (Mission internationale de soutien au Mali) « L’objectif de cette guerre, c’est non seulement de libérer le nord du Mali des jihadistes et des trafiquant de drogue, mais aussi de débarrasser l’ensemble du Sahel de ces groupes […] qui constituent non seulement une menace pour nous, mais aussi pour vous, pour l’Europe, pour le monde entier. » « J’ai confiance en cette force, la Misma. « Je ne vois pas d’inconvénient à ce que la Misma soit transformée en un contingent de casques bleus, c’est peut-être même mieux encore. Sur les jihadistes
Au Mali, des islamistes largement soutenus
LE MONDE | • Mis à jour le | Par Boubou Cissé, économiste à la Banque mondiale ; Joseph Brunet-Jailly, économiste ; Gilles Holder, anthropologue (CNRS) En venant à Paris le 20 septembre présenter sa conviction qu'il faut "déloger les narcotrafiquants et les terroristes" de son pays, le premier ministre du Mali aura trouvé une oreille attentive en François Hollande. Un processus de légalité internationale est désormais enclenché et l'on attend que la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) donne corps à celle-ci pour enfin "chasser les bandits armés". Cette expression fait l'unanimité à Bamako. Tout le monde semble déterminé à chasser les "bandits armés", sans pourtant qu'aucun acte n'ait accompagné ces déclarations, jusqu'à ce que le chef de l'Etat demande, le 1er septembre, le secours de la Cédéao. Pourtant, cette décision est malencontreuse, comme toutes les interventions extérieures jusqu'à présent.
Mali: le MNLA arrête deux hauts responsables d'Ansar Dine et du Mujao - Mali
Un haut responsable d'Ansar Dine, Mohamed Moussa Ag Mohamed, et un autre du Mujao, Oumeïni Ould Baba Akhmed, ont été arrêtés samedi à la frontière algérienne par le MNLA. C'est du moins ce qu'affirme un cadre du mouvement touareg, qui précise que l'arrestation s'est produite après un accrochage entre le MNLA et un convoi de rebelles qui tentait de passer la frontière algérienne. Ibrahim Ag Mohamed AssaléChargé des relations extérieures du MNLA, il revient sur cette arrestation. 11/10/2013 - par Olivier Rogez écouter Pour le MNLA, qui revendique l'arrestation de deux responsables d'Ansar Dine et du Mujao, c'est un joli coup médiatique. Les circonstances de l'arrestation sont encore un floues, mais on sait que les deux hommes ont été interceptés à la frontière algérienne et qu'ils sont désormais en route vers Kidal. Parmi les deux responsables arrêtés figure Mohamed Moussa Ag Mohamed, considéré comme le numéro trois d'Ansar Dine et l'idéologue qui faisait trembler Tombouctou.