
Ce que « medium » peut vouloir dire : l’exemple de la photographie 1Je présenterai ici quelques remarques sur l’usage de la notion de médium dans la pensée de l’art et sur l’éclairage qu’apporte à cette notion le cas de la photographie. La notion de médium est en effet beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît d’abord. La théorisation du médium comme élément crucial du modernisme artistique fait jouer deux sens apparemment opposés du mot. Dans le mot « médium », on entend d’abord « ce qui se tient entre » : entre une idée et sa réalisation, entre une chose et sa reproduction. 2La thèse du médium dit ainsi deux choses à la fois : premièrement l’art est de l’art quand il n’est que de l’art ; deuxièmement l’art est de l’art quand il n’est pas que de l’art. 3Au sein de cette vision, la photographie a un rôle privilégié. 4La première idée pourrait être illustrée par une exposition qui, en 2005, marqua l’installation du Centre National de la Photographie dans son lieu nouveau du Jeu de Paume. 11La « singularité » prend alors un tout autre sens.
MEP virtuelle | Maison européenne de la photographie Bien qu’il s’agisse en premier lieu de photographie, l’œuvre de l’artiste espagnol Dionisio Gonzalez est pluridisciplinaire et se déploie également dans les champs de la vidéo, de l’architecture et de l’art contemporain. Ses visions utopiques portées par l’exubérance racée de son style investissent des lieux aussi éclectiques que des favelas brésiliennes de Rio-de-Janeiro ou de São Paulo, des campements sud-coréens de Busan, des marchés flottants vietnamiens de la Baie d’Halong ou des zones littorales comme la lagune de Venise. Cependant, il ne représente pas les bidonvilles ou l’expansion urbaine sous la forme d’univers désolés ou angoissants ; bien au contraire, l’audace de ses recherches formelles disqualifie tout misérabilisme et transfigure les habitats précaires en les hybridant avec des propositions architecturales aux formes innovantes. Jean-Luc Soret
Eugène Isabey (1803-1886) - Par les ruelles et par les grèves Cette exposition consacrée à Eugène Isabey présente l'exploration inédite des paysages normands et bretons par un artiste dont la palette et la virtuosité font regarder autrement le spectacle de la nature. La réputation d’Eugène Isabey (1803-1886) n’a guère connu d’éclipse : l’abondance de son oeuvre a assuré sa postérité sans besoin d’un procès en réhabilitation. Fils de Jean-Baptiste Isabey (1767-1855), le plus célèbre des miniaturistes de l’Empire, Eugène sut imposer avec fougue son prénom : à la précision et à la suave délicatesse de l’un, l’autre répondit par la richesse de sa palette et la générosité de sa touche. En dramaturge romantique, Eugène Isabey orchestra d’emblée d’immenses scènes de naufrage. Ouvert aux innovations d’outre-Manche, il sut pareillement renouveler l’art du paysage lithographié, révélant une Auvergne tourmentée qui n’avait rien à envier à l’Écosse de Walter Scott. Commissaire(s) : Christophe Leribault, musée du Louvre, département des Arts graphiques
Petite histoire de la photographie Mus�e de l'Image | Ville d'�pinal - L'Amour des Images Ce site est optimisé pour une résolution d'écran de 1024 x 768 pixels, et nécessite un lecteur Flash, disponible ici gratuitement. Germaine Krull (1897-1985) - Jeu de Paume Germaine Krull (1897-1985) est une des photographes les plus connues de l’histoire de la photographie, pour sa participation aux avant-gardes des années 1920-1940, et l’une des femmes-photographes les plus célèbres. La publication de son portfolio Métal en 1928, sa présence à l’exposition « Film und Foto » en 1929 sont les événements le plus souvent rappelés, qui l’inscrivent de fait comme l’une des égéries de la « modernité » photographique. Et pourtant l’œuvre de Krull est l’une des moins étudiées, à la différence de celle de Man Ray, Moholy-Nagy ou Kertész. Cela tient à une carrière courte et chaotique – une vingtaine d’années actives en France, avec un climax d’à peine cinq ans, puis les quarante dernières années en Asie, où les liens avec le milieu photographique sont presque rompus –, et aussi à la dispersion de ses tirages, comme à l’absence d’un fonds d’archives complet et bien identifié. Commissaire : Michel Frizot, historien de la photographie
Judith Joy Ross – Photographies 1978-2015 Reconnue comme l’une des plus grandes portraitistes de son temps, Judith Joy Ross (née en 1946 à Hazleton) est d’abord et avant tout une artiste dotée d’une intuition rare. Depuis le milieu des années 1970, grâce à l’usage de chambres photographiques et par la pratique du tirage par contact, Judith Joy Ross immortalise de brèves rencontres avec toutes sortes d’individus, appartenant principalement à la classe ouvrière du nord-est de la Pennsylvanie, région où elle est née, a grandi et vit. Judith Joy Ross enregistre avec une délicatesse infinie, sans une once de sentimentalité ou d’ironie, les visages et les attitudes des personnes placées devant son objectif, en restant attentive à la complexité de leur identité et sans jamais projeter sur elles une idée préconçue. Contrairement à Nadar, à August Sander et à la plupart des grands portraitistes avant elle, Ross n’a jamais eu de studio ou d’activité commerciale, et n’a accepté des commandes qu’à titre exceptionnel.
Galerie Le Carré D'art Fondation Henri Cartier-Bresson musée Nicéphore Niépce - Musée de la photographie - Accueil FR