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Les Fab labs en bibliothèque : nouveaux tiers lieux de création

Les Fab labs en bibliothèque : nouveaux tiers lieux de création
Depuis leur origine, les bibliothèques se sont assez patiemment adaptées aux vagues des nouveaux médias se succédant afin de partager l’information dont les usagers avaient besoin. Notamment pour cette raison : des citoyens informés sont les piliers de la démocratie. Les bibliothèques ont évolué à travers l’âge de l’accès (et ce n’est pas terminé), l’âge de la formation et, maintenant, voici que survient l’âge de la participation. Dans ce contexte, les bibliothèques se redéfinissent en tant que projet de curation et de création. L’âge de la participation correspond aussi au moment où l’accès aux ressources numériques tend à faire décroître les superficies nécessaires pour le stockage des collections. À ce rythme, aura-t-on encore longtemps l’opportunité d’être un vecteur de participation si les environnements physiques disparaissent ? Petit rappel d’un longue histoire : L’âge de l’accès et de la formation Internet n’est qu’un des derniers nés de la sélection culturelle des médias. 1. 2. Related:  Les bibliothèques

Un fab lab dans ma bibliothèque Gaëlle Bergougnoux est étudiante à la maîtrise en sciences de l’information à l’EBSI. Elle termine ses études en effectuant un stage sur le sujet des fab labs à la Division des Quartiers culturels avec Marie D Martel. La bibliothèque publique, de par son rôle et sa place dans la société a toujours avancé et accompagné les évolutions de celle-ci. Loin de l’image du sanctuaire de livres (ce qu’elle est aussi d’une certaine façon), la bibliothèque s’est toujours renouvelée, s’adaptant et adoptant les technologies de l’heure. Ainsi CD, DVD, Blu-ray, jeux vidéo sont entrés dans ses collections. Le concept qui a nourri cette réflexion nous vient de la sociologie urbaine et plus précisément de Ray Oldenburg. Les fab labs sont une réponse possible à cette transformation nécessaire, ce passage de lieu de consultation à lieu de participation, que vivent les bibliothèques publiques, et orienté bien évidemment vers les usagers. Qu’est-ce qu’un fab lab ?

Made in ma bibliothèque Le rôle des bibliothèques ne cesse d'évoluer : après nous avoir facilité l'utilisation des médias et d'Internet, voilà qu'elles se mettent à nous accompagner dans nos envies de création en abritant aussi des makerspaces, ces lieux dédiés à la fabrication d'objets. Deux établissements américains viennent de se lancer dans l'aventure. Entrailles de MakerBot par Bre Pettis -cc- Début juillet, la bibliothèque de la petite ville de Westport aux États-Unis a inauguré un nouvel espace. De nouveaux fauteuils plus confortables ? Non, un makerspace, ces lieux où les gens fabriquent des objets. Ces deux initiatives augurent d’une évolution du rôle des bibliothèques. J’ai d’abord appris sur l’impression 3D dans un cours intitulé “innovation dans les bibliothèques publiques” à l’université de Syracuse, où je travaillais mon master en sciences de l’information et des bibliothèques. Aider les usagers à créer Le lieu du fablab de Fayetteville encore en travaux en janvier 2012 -cc-Theron Trowbridge

Bibliothèque numérique mondiale Bibliobus Le Bibliobus est une bibliothèque itinérante publique en complémentarité de l’offre d’une bibliothèque ou médiathèque. Le but est de favoriser l’accès à la lecture auprès d’un large public et répondre aux problèmes de mobilité et d’éloignement. Selon les départements, la fréquence des passages du bibliobus est plus ou moins élevée. L’évolution des technologies a permis de mettre à disposition des documents imprimés et audiovisuels, la mise en place de sites internet offre un accès et une utilisation plus conviviale avec catalogue informatisé consultable en ligne. Quel avenir pour le bibliobus ? La bibliothèque nomade numérique propose un accès à un patrimoine varié et riche avec une présentation numérique à ses usagers et à un nouveau public.

Qu'Amazon, Google et Starbucks payent pour sauver les bibliothèques Elle aurait pu être ministre de la Culture, avec sa proposition, mais rien n'est encore perdu. La romancière Jeanette Winterson vient d'appeler les autorités de son pays, le Royaume-Uni, à faire un effort pour sauver les bibliothèques menacées. Dans un discours passionné, prononcé à la British Library, elle a même proposé ses solutions. Radicales, certes, mais intéressantes. Jeannette Winterson Chris Boland (CC BY-NC-ND 2.0) « Les bibliothèques coûtent environ un milliard par an, à compter de maintenant. Rien à redire, pas un mot qui ne soit pesé : aujourd'hui, les grandes firmes américaines viennent profiter des conditions diverses proposées en Europen - optimisation fiscale via le Luxembourg, avantages en masse salariale en Irlande, et ainsi de suite. Ce discours inaugural, prononcé à l'occasion du 10e anniversaire de l'organisation Reading Agency Lecture, a marqué les esprits. Un appel à suivre... Sources : Guardian , The Bookseller , BBC Pour approfondir

LibriVox « Démontrer l’impact des bibliothèques » « Démontrer l’impact des bibliothèques » Voilà un énoncé que j’ai entendu à quelques reprises au Congrès des milieux documentaires 2012. Expression formulée comme un entendement, les communicateurs mentionnent LibQual[1] ou la reconnaissance de la contribution du bibliothécaire dans la production scientifique[2] comme moyens. Nous sommes d’accord. Pourtant, nous n’avons pas l’impression qu’il s’agit d’un dossier réglé, au contraire. Pour éviter que cette idée demeure creuse et méconnue, je vous rappelle brièvement ici quelques outils à notre disposition pour démontrer l’impact de nos activités, la formation documentaire en particulier. Voici tout simplement certains dispositifs pour démontrer l’impact de la formation documentaire: Que nous disent les statistiques? En BU, nous transmettons religieusement nos statistiques de formation à la CRÉPUQ : nombre d’étudiants formés, nombre de séances de formation et pour quelle somme d’heures de formation. Des données pour démontrer à qui?

Une médiathèque : des dispositifs de médiation dans un écosystème territorial Précieuse infographie déjà très populaire sur Facebook et que je republie ici parce qu’elle me semble importante (et que tout le monde n’est pas sur Facebook). C’est assez rare de voir en une image la variété des usages et des services que peut proposer une médiathèque. Voilà qui confirme que la fonction des bibliothèques n’est plus seulement, loin s’en faut, de prêter des livres ou de constituer des collections, mais bien de déployer des dispositifs de médiation à partir d’un territoire. Il s’agit ici d’une préfiguration du plan d’usage de la future médiathèque de Lezoux en Auvergne. On peut mettre en rapport cette image avec celle publiée par Loïc Hay présentant la médiation numérique comme un « continuum spatio-temporel ». Une médiathèque : des dispositifs de médiation dans un écosystème territorial by Silvae is licensed under a Creative Commons Attribution-ShareAlike 4.0 International License.

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