
Fonte record de la banquise arctique en 2012 La banquise arctique a fondu à une vitesse record en 2012, « un signe inquiétant du changement climatique », selon l'Organisation météorologique mondiale. L'année 2012 se classe parmi les dix années les plus chaudes jamais observées depuis les premiers relevés de températures effectués en 1850, a confirmé jeudi l'OMM (Organisation météorologique mondiale). Mais, pour l'agence de l'ONU, le fait climatique le plus significatif de l'année écoulée est sans conteste la «fonte record» de la banquise arctique. À la mi-septembre, elle a atteint «le niveau le plus bas de son cycle annuel, avec 3,41 millions de kilomètres carrés», précise-t-elle. Pour avoir de bonnes nouvelles, il fallait l'an dernier regarder du côté du pôle Sud. Hausse du niveau des océans Cette situation correspond à «un signe inquiétant du changement climatique», estime Michel Jarraud, le président de l'organisation. Il cite ainsi la hausse du niveau des océans.
L’Arctique fond, fond, fond et bouleverse le climat La banque Arctique se forme sur l’océan. En fondant, elle laisse à place à la surface de l’océan qui absorbe davantage les rayons solaires et amplifie le réchauffement © NASA La banquise a une influence climatique. En cause ? C’est en grande partie pour cette simple raison que les températures s’élèvent 2,5 fois plus vite en Arctique que dans le reste du monde. Pourquoi ce phénomène va-t-il s’amplifier ? Il fait plus chaud en Arctique à toutes les saisons. Evolution annuelle de la banquise arctique de 1980 à 2013. Parallèlement à la baisse de son étendue, la glace devient plus jeune et plus fine. Un nouveau record de fonte des glaces a été observé en 2012 avec une banquise ne recouvrant plus que 3,41 millions de kilomètres carrés au 16 septembre. Quel impact en Europe ? Un lien atmosphérique est proposé entre le recul de la glace de mer en Arctique et la sévérité des hivers froids en Europe. Toutefois, la météo de l’Europe de l’Ouest ne dépend pas que de cette influence arctique.
Hiver froid : la faute à la banquise arctique INFOGRAPHIE - Le réchauffement de l'océan Arctique pourrait faciliter les descentes d'air polaire sur l'Europe. Le froid qui sévit dans le nord de la France depuis le début du mois de janvier et qui devrait encore se prolonger pendant plusieurs jours est-il lié au réchauffement climatique? Les épisodes neigeux exceptionnels qui ont balayé à plusieurs reprises le nord des continents américain et européen sont-ils, eux aussi, le résultat de l'augmentation globale des températures? En 1979, début des mesures satellitaires, la glace couvrait environ 7 millions de kilomètres carrés d'océan durant l'été. Bétail prisonnier de la neige La réduction de la banquise arctique, qui atteint son maximum en septembre-octobre, accentue le réchauffement de l'océan Arctique. Ce phénomène serait à l'origine des épisodes de grand froid et de fort enneigement qui ont marqué le mois de mars en Europe du Nord et sur le continent nord-américain. La théorie est séduisante.
Cryosat révèle une fonte massive de la banquise Selon les mesures effectuées par le satellite européen Cryosat, le volume de la banquise arctique a chuté de 36 % en automne au cours des neuf dernières années. La banquise arctique ne fait pas que diminuer en superficie: son volume se réduit lui aussi comme peau de chagrin. En utilisant les données transmises par le satellite européen Cryosat, une équipe de chercheurs vient de montrer, dans la revue Geophysical Research Letters, que le volume de glace de mer stockée près du pôle Nord a chuté de 36 % en automne et de 9 % en hiver, entre 2003 et 2012. Désolé, cette vidéo n'est pas disponible sur votre mobile «Troisième dimension» Lancée le 8 avril 2010 depuis la base de Baïkonour (Kazakhstan), cette petite sonde de 669 kilogrammes est capable de mesurer, grâce à son altimètre radar Siral conçu et fabriqué par Thales Alenia Space, l'épaisseur de la banquise avec une précision inégalée comprise entre 1 et 3 centimètres. » La banquise révélée par le satellite Cryosat
La banquise révélée par le satellite Cryosat La sonde européenne donne une estimation précise du recul de la glace près des pôles. Lancée le 8 avril 2010 depuis la base de Baïkonour (Kazakhstan), cette petite sonde de 720 kilogrammes est capable de mesurer l'épaisseur de la glace de mer avec une précision inégalée comprise entre 1 et 3 centimètres grâce à l'altimètre radar Siral, conçu et fabriqué par le groupe franco-italien Thales Alenia Space. Cette «troisième dimension» manquait cruellement aux scientifiques pour évaluer de la manière la plus juste possible les variations saisonnières et interannuelles de la quantité de glace présente autour des pôles, un paramètre crucial pour comprendre l'évolution du climat. «Cryosat marche extrêmement bien. Ses données sont fiables et rendent compte fidèlement de la réalité», s'est réjoui le professeur Volker Liebig, qui dirige le programme Observation de la Terre au sein de l'Agence spatiale européenne (ESA). Du fait de sa blancheur, la glace réfléchit la lumière solaire.
Under Arctic Ice, Photographer Captures Climate Shifts In Earth's Most Rapidly Changing Place What does the future hold for the parts of the world that will be most affected by Earth's warming climate? This spring and summer, St. Louis-based photojournalist Randall Hyman spent four months getting a preview in Arctic Norway, a place he's visited again and again since the mid-1970s. What struck him most on this trip, a Fulbright Scholarship project between April and August, was a pace of change that "has really picked up in the last decade," Hyman said, since trips he made there in 2006 and 2007. "In that short space, less than a decade, right away I'm seeing differences like where the fisheries are richest, which ones are thriving and which ones are dying off," he added. Hyman – whose career also has taken him to the jungles of Peru and the Amazon rainforests of Brazil – spent his four months in Norway mostly traveling throughout the Svalbard archipelago, a cluster of islands that lies about halfway between the mainland and the North Pole. The Arctic is very, very rich.
Help! An Iceberg the Size of Singapore Just Broke Off in Antarctica As yet more proof of the disturbing effects of global warming, a massive chunk of ice, estimated at 22 miles by 12 miles, has broken off of the continent of Antarctica. We already know that during 2012, the Arctic broke several climate records, including a level of unprecedented warmth that created rapid ice loss. The National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) warned in its “The State of the Climate in 2012“ report that last year was one of the 10 hottest years since the beginning of recording global average temperatures. As a result, it seems that the North Pole is turning into the North Pool.Now it seems that the South Pole is just as much at risk thanks to climate change. The Singapore-sized chunk of ice broke off from Pine Island Glacier in Western Antarctica. Scientists originally noticed a crack forming in October 2011, so it has taken two years for the iceberg, known as B-31, to finally move away from the coast. You can watch video of this dramatic rupture here:
Looks like the Arctic has been heating up even faster than we thought Exhaustive efforts to calculate temperatures around the world based on satellite and weather station data may have missed a spot: the Arctic. The area around the North Pole is warming faster than anywhere else in the world, but there’s been a shortage of temperature data from the region. New research suggests that efforts to fill in those data gaps over the last 16 years using calculations and assumptions have underestimated the rate at which temperatures are rising. That could help to explain why the apparent increases in global temperatures have been slightly lower than forecast by climate models — and slightly lower than had been the case before 1997. One problem is that satellites orbiting the Earth can’t get a good view on the poles, so temperatures at the surface of the ice and snow must be estimated based on air temperatures. Another is that it’s not so easy to maintain or monitor weather gauges in the remote and frigid part of the world.