
L'histoire globale pour tous L'histoire globale pour tous [dimanche 03 février 2013 - 11:00] Histoire Inventer le monde. Éditeur : La Documentation Française 64 pages Combien de temps faut-il à une innovation pour se diffuser dans la société ? À défaut d'apporter une réponse, le dernier livre de Patrick Boucheron contribue à l'accélération de ce processus. Synthétiser le foisonnement Difficile de résumer en quelques pages la richesse des évolutions de l'histoire du monde. Ces mondialisations auraient pu être chinoise ou turque, puisqu'à cette époque, l'islam est l'un des principaux facteurs de décloisonnement du monde via le commerce. L'introduction en forme de récit se double d'une mise au point très claire dans le domaine de l'historiographie. Mettre en avant la diversité Les documents accompagnés de mises au point de l'auteur font la part belle aux peintures, aux photographies d'objets et aux cartes. Finalement, c'est un support pédagogique luxueux qu'a édité La Documentation Française.
Annales HSS : Histoire globale Sélection des articles par É. Anheim, R. Bertrand, A. Ce parcours jalonné de textes publiés depuis 1946 dans la revue a pour objectif de remettre en perspective l’historiographie des Annales en regard des débats internationaux des vingt dernières années, autour d’une multiplicité d’approches : histoire globale, histoire mondiale, histoire connectée, histoire comparée, histoires régionales (histoire impériale, atlantique...). Cette démarche s’inscrit dans un partenariat des Annales avec le Bureau du Livre de l’ambassade de France en Allemagne, l’Institut français, l’Institut français d’histoire en Allemagne et le Centre Marc Bloch, à l’occasion de la rencontre « Histoire globale/Globalgeschichte. Première partie. Chap. 1. Lucien FEBVRE, « Sur une nouvelle collection d’Histoire », 9-1, 1954, p. 1-6. Pierre GOUROU, « Civilisation et malchance géographique », 4-4, 1949, p. 445-450. Germaine TILLION, « Dans l’Aurès. Chap. 2. Fernand BRAUDEL, « Monnaies et civilisations. Deuxième partie.
Pour l’histoire connectée Recensé : Romain Bertrand, L’Histoire à parts égales, Paris, Seuil, 2011, 670 p., 28,40 euros Le 22 juin 1596, quatre vaisseaux hollandais commandés par Cornelis de Houtman jettent l’ancre en rade du port de Banten, à Java. Ils sont venus chercher les précieuses épices, le poivre en particulier, dont l’accès leur est devenu bien difficile en Europe depuis que leur adversaire acharné, le roi d’Espagne Philippe II, est devenu aussi roi du Portugal. À Banten, Houtman et ses hommes découvrent une cité de 40 000 habitants, un kaléidoscope linguistique déroutant (on y parle javanais, malais, soundanais…), des marchands persans, gujaratis et chinois aux réseaux bien installés, et une société complexe en proie à d’intenses conflits politiques. Comment les Hollandais seront-ils reçus, et que peuvent-ils comprendre de cet univers inconnu ? Penser la rencontre La distance est telle entre ces univers sociaux qu’on peut même se demander si la rencontre a pu avoir lieu. Une histoire à parts égales
Le territoire selon Guy Di Méo Qu’est-ce que le territoire ? Nous proposons ici une définition provisoire du terme. Elle tient compte des enseignements tirés de nos premiers constats quant à la nature de l’espace géographique, considéré sous ses différentes facettes, de l’espace produit à l’ espace vécu. Elle avance quelques hypothèses plus générales que nous nous efforcerons de vérifier par la suite.Pour ce qui a trait aux enseignements que l’on peut tirer de ce premier chapitre, nous retiendrons deux éléments constitutifs majeurs du concept territorial, sa composante espace social et sa composante « espace vécu ».Nous avons vu que l’espace social qualifie des lieux de la biosphère tissés par l’entrelacs des rapports sociaux et spatiaux. 1. 2. 3. 4. Guy Di Méo. Voir aussi : territoire, identité territoriale
L’empirisme : ses voies et ses méthodes - La vie des idées Recensé : André Charrak, Empirisme et théorie de la connaissance, Paris, Vrin, Bibliothèque d’histoire de la Philosophie, Novembre 2009, 176 p. , 18 euros. L’ouvrage qu’André Charrak fait paraître aux éditions Vrin constitue le troisième volet d’un triptyque, le volet central et conclusif, encadré d’un côté par une étude monographique, Empirisme et métaphysique, de l’autre par le traitement comparatif d’un problème exemplaire, Contingence et nécessité des lois de la nature [1]. S’il ne s’agissait que d’exercices de style, André Charrak aurait démontré là qu’il excelle dans l’application de trois méthodes : le commentaire structural, l’histoire des idées, l’histoire des systèmes de pensée. Il importera peu ici d’établir que l’auteur alterne en réalité les trois méthodes dans chacun de ses ouvrages – ce serait du coup les réduire à de purs exercices de virtuosité. Définir l’empirisme : trois écueils Qu’est-ce que l’empirisme ? Trois définitions donc, trois écueils aussi. [4] F. [5] A.
Introduction : Pourquoi l’histoire globale ? Hugh Trevor-Roper, The Rise of Christian Europe, New York, Harcourt, Brace & World, 1965, p. 9 ; cité dans Romain Bertrand, « Histoire globale, histoires connectées : un “tournant” historiographique ? », in André Caillé et Stéphane Dufoix (dir.), Le « tournant global » des sciences sociales, Paris, La Découverte, 2013, p. 44-66. Cf. Chloé Maurel, « La World/Global History : questions et débats », Vingtième siècle, n° 104, octobre-décembre 2009, p. 153-166. Entreprise conjointe du GESI [Institut des études européennes et globales de l’université de Leipzig] et de l’unité mixte de recherches UMR 8547 Transferts culturels du CNRS à Paris. Olivier Pétré-Grenouilleau, Les Traites négrières. Philippe Norel, L’histoire économique globale, Seuil, Paris, coll. « Points économie », 2009. Pierre-Yves Saunier, Akira Iriye (dir.), Palgrave Dictionary of Transnational History, Londres, Palgrave Macmillan, 2009. Le Débat, numéro intitulé « Écrire l’histoire du monde », n° 154, mars-avril 2009. Haut de page
Patrick Boucheron : "L'histoire doit se défaire de son européo-centrisme" - 30 juin 2013 - Bibliobs Le Nouvel Observateur. Depuis une dizaine d'années, on assiste à l'essor d'une nouvelle histoire. Vous venez de publier un manifeste critique en faveur de l'histoire-monde. Pourquoi? Patrick Boucheron. L'histoire-monde est bien sûr un mot-monstre. La première se donne le monde pour objet et pour échelle. L'histoire connectée, illustrée notamment par Sanjay Subrahmanyam ou Serge Gruzinski, est radicalement différente de conception et de méthode. Merci, votre inscription a bien été prise en compte. Avec l'histoire connectée on est toujours dans le local, mais un local globalisé. Au total, la méthode de l'histoire-monde peut se ramener à quelques exigences générales: varier la focale et questionner les points de vue à partir desquels on regarde les phénomènes historiques. Mais il y a également une dimension politique dans cette histoire globale : déconstruire le «grand récit» européen de l'histoire du monde... Ce n'est pas un hasard. Propos recueillis par Gilles Anquetil
Espace vécu Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. L’espace vécu découle de la pratique qu'en a l'usager ou l'habitant et de la représentation qu'il s'en fait. Origine[modifier | modifier le code] La notion d'espace vécu a été créée et expliquée par Armand Frémont dans La région, espace vécu, paru en 1976. Elle s'inscrit dans le tournant culturel qu'a pris la géographie dans les années 1970 en s'ouvrant aux sciences humaines et sociales comme la sociologie, l'anthropologie et la psychologie. Une typologie originale[modifier | modifier le code] Espace aliéné contre espace vécu[modifier | modifier le code] Dans le chapitre II de son ouvrage, Armand Frémont définit l'espace vécu comme l'opposé de l'espace aliéné né de la révolution industrielle. L'espace du présent[modifier | modifier le code] Armand Frémont analyse deux modes de réflexion et de gestion spatiales qui ont touché la société française des années 1970. La géographie de l'espace vécu[modifier | modifier le code] Portail de la géographie
L'histoire des femmes et l'histoire des genres aujourd'hui Notes Il serait impossible de les citer tous ici et l’on renverra le lecteur à l’ouvrage de Françoise Thébaud cité ci-dessous. Notons, parmi les plus récents : Leora Auslander, « Le genre de la nation : la recherche aux États-Unis », CLIO. Histoire, Femmes et Sociétés, 12, 2000, p. 193-208 ; Michelle Perrot, « L’Histoire saisie par le genre », dans université de tous les savoirs, L’Histoire la sociologie et l’anthropologie, vol. 2, Paris, Odile Jacob, 2002, p. 123-137 ; Michèle Riot-Sarcey, « L’Historiographie française et le “genre” », dans Revue d’histoire moderne et contemporaine, 47-4, octobre-décembre 2000, p. 805-814. Signalons également la parution en 1998 de deux recueils d’articles, écrits de 1974 à 1997, par deux figures importantes de l’histoire des femmes : Geneviève Fraisse, Les femmes et leur histoire, Paris, Gallimard, Folio, 1998 et Michelle Perrot, Les femmes ou les silences de l’Histoire, Paris Flammarion, 1998. André Chervel, Histoire de l’agrégation.
EASP/ESD 2014 – Sujet : « Enseigner « l’élargissement du monde (XVe-XVIe siècle) » au lycée : quels apports de l’histoire globale ? » I. Éléments de présentation de la situation professionnelle : L’élargissement du monde (XVe-XVIe, les Grandes Découvertes. − Document 1 : extrait du programme de la classe de 2nde, Bulletin officiel spécial n° 4 du 29 avril 2010. − Documents 2 : Manuel d’histoire Nathan de 2nde, Guillaume Le Quintrec (dir), 2010. II. − Document 3 : Romain Bertrand, « L’archive du contact et les mondes de la rencontre » Introduction, in L’histoire à parts égales, Seuil, septembre 2011. III. Document 4 : Extrait du Socle commun des connaissances et des compétences, ministère de l’Education nationale (décret du 11 juillet 2006). Document N°1 : Extrait du programme de la classe de 2nde, Bulletin officiel spécial n° 4 du 29 avril 2010. Thème 4 – Nouveaux horizons géographiques et culturels des Européens à l’époque moderne 10-11 h Document N°2A : Le Quintrec Guillaume (dir), Histoire 2nde, Nathan, Paris, 2010 p. 160. Document N°2B : Le Quintrec Guillaume (dir), Histoire 2nde, Nathan, Paris, 2010 p. 161. NB. NB. NB.
Sanjay Subrahmanyam : Aux origines de l'histoire globale « Après un rapide survol des tendances historiographiques sur la longue durée », l'historien, Sanjay Subrahmanyam explique dans sa leçon inaugurale que : « la circulation des textes et des matériaux oraux et écrits entre les XVIe et le XVIIIe siècles a produit une conjoncture générale qui permettait un éventail de possibilités quant à la production historique à l’échelle globale ».Les « historiographies se mettent clairement « en conversation » entre 1580 et 1620. Cette généalogie de l’histoire connectée est nourrie d’une série d’exemples concrets où le polyglotte Sanjay Subrahmanyam jubile à donner les noms de ces prédécesseurs mongols, portugais, ottomans, chinois… et les titres des ouvrages et autres chroniques dans leur langue d’origine. On voyage dans les textes, dans les temps et les thèmes mais aussi dans les sonorités… Il pratique cette histoire avec la malice iconoclaste d’un savant aux semelles de vent. Pour l’historien, Roger Chartier, qui y enseigne également, Pour prolonger :
Armand Frémont Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir Frémont. Armand Frémont, né au Havre (Seine-Maritime) le 31 janvier 1933, est un géographe français. Il est surtout connu pour être à l'origine du concept d'« espace vécu » en géographie, dans son ouvrage de 1976, La région, espace vécu. Cela a fait de lui un des moteurs de la géographie des perceptions et des représentations. Parcours professionnel[modifier | modifier le code] Après des études au Havre, au lycée Malherbe de Caen et à l'École normale supérieure de Saint-Cloud, il est devenu agrégé de géographie, docteur ès lettres et ès sciences humaines. En 1975, Jean-Pierre Soisson, alors secrétaire d'État aux Universités, s'oppose à son élection à la présidence de l'université de Caen « grâce à une interprétation restrictive de la loi d'orientation de 1968 » [1]. Engagement politique[modifier | modifier le code] Ouvrages[modifier | modifier le code] Aimez-vous la Géographie ? ↑ Le Monde, 29 janvier 1982