
Et si on parlait des managers irresponsables ? | Cracking the management code La responsabilité sociétale des organisations (RSO) est sans conteste le nouveau paradigme du management en ce début de XXIe siècle. Cette aspiration à une entreprise plus responsable dans les domaines de l’économie, de l’environnement et du social se décline au sein des équipes avec la promotion d’un “management responsable”. Des managers qui exercent leurs fonctions de façon éthique, respectueuse de l’environnement, et qui sont capables de gérer la diversité de leurs équipes. Cette évolution des attentes envers les entreprises impacte évidemment les écoles de commerce, qui forment les managers de demain. Or si la définition du management responsable semble simple, sa mise en œuvre est plus complexe. Pour mieux comprendre le phénomène, examinons les travers, les lâchetés, les ratés de l’exercice managérial au quotidien, qui dessinent les contours de l’irresponsabilité en management (1). De la dénégation au mensonge Il y a déni quand on fait comme si les choses n’existaient pas.
Faut-il vraiment virer tous les managers ?Le blog Marion Breuleux est responsable du Département Management et efficacité professionnelle chez EFE. Elle développe l’offre de formation en Management et développement personnel et conçoit des conférences sur le management, le management des organisations et les ressources humaines telles que « Quelles stratégies RH face à l’essor des réseaux sociaux? » ou encore la 2e édition de la conférence « Vers la fin du management de reporting » les 26 et 27 mars prochains. Faut-il vraiment virer tous les managers ? À 1re vue, cette question paraît inutilement provocatrice et totalement inconsidérée. Pourtant, si l’on en croit Gary Hamel et son article « Fisrt, let’s fire all the managers[1] », un tel modèle est possible. En réalité, Gary Hamel, qui a, vous l’aurez compris, un goût certain pour la provocation, ne décrit pas une société sans aucun manager. Pour autant et même si cet article a déjà été largement commenté, prenons le temps d’en reprendre les termes essentiels. Évidemment, non !
Faites des économies, changez vos (mauvais) managers | econstantblog Dans une enquête récente réalisée auprès de 30 000 employés aux USA, il ressort que ce qui caractérise un mauvais manager ce n’est pas ce qu’il fait mais bien plutôt ce qu’il ne fait pas Les 5 aspects les plus cités dans cette enquête sont : - Incapacité à inspirer ses troupes - Acceptation de la médiocrité - Manque d’une vision claire et de direction - Incapacité à collaborer et à être un bon équipier - Ne pas faire ce qu’il dit Ces managers qui génèrent une mauvaise ambiance au travail, entrainent d’avantage de stress et de maladies coronariennes chez leurs collaborateurs que leurs alter égos moins pénibles. Ils entrainent davantage de démissions dans leur service et de l’ordre de 25 à 30% de comportements contre-productifs chez leurs collaborateurs dans leur organisation. Toutes ces « bonnes raisons » devraient encourager si besoin était à moins de complaisance que l’on en voit habituellement dans les entreprises pour les comportements déviants chez les managers. Like this: J'aime chargement…
La stupidité comme mode de management Voilà une étude qui devrait pousser les managers à s'interroger. Un rapport rédigé par les professeurs Andre Spicer (de la Cass Business School, qui fait partie de l'université City University de Londres) et Mats Alvesson (de l'université de Lund, en Suède), suggèrent que la culture au sein des entreprises de services financiers décourage les employés d'utiliser l'ensemble de leurs capacités intellectuelles..... Cela signifie que des questions importantes ne sont pas posées et que les oublis qui en résultent peuvent aboutir à des scandales comme la manipulation du LIBOR. Quand la bêtise désarme Les auteurs soulignent que les compétences des employés ne se sont pas réduites, mais qu'une véritable culture organisationnelle s'est développée : « De nombreuses entreprises, où l'intelligence des employés est primordiale, telles que les banques et les sociétés de services professionnels, assurent que les compétences sont à la base de leurs activités. Un mode managérial basé sur la persuasion
Vers la fin du management de reporting II Mardi 6 décembre 2016 Journée animée par Marion BREULEUX, ABILWAYS DIGITAL Keynote speech Pour être heureux en entreprise, soyons bienveillants ! Retour d'expérience Le management bienveillant : l’exemple Casino• Pourquoi et comment Casino s'est-il impliqué dans le programme de management bienveillant de ses cadres ? Keynote speechSlow Business : ne travaillez ni moins ni plus mais mieux ! Retour d'expérienceLes vacances illimitées augmenteraient-ellesla productivité ? Passez à l’actionInnovation game : «remember the future»Marion BREULEUX, Digital EvangelistABILWAYS DIGITAL Passez à l’actionCorporate innovation : comment passer à l’action ? Retour d'expérienceQuand startupers et grands groupes innovent main dans la main• Pourquoi développer la sensibilité à l’entrepreneuriat chez vos collaborateurs ? Keynote speechLa blockchain vous dispensera-t-elle du management ? Ftopia Partner, U Change ODDES CONSEILChristian LAPOINTE, Associé Mercredi 7 décembre 2016 OCTO Technology
Isaac Getz : « L'organisation où les salariés sont libres vaincra toujours les concurrents traditionnels » Professeur à l’ESCP et co-auteur de « Liberté & Cie, Quand la liberté des salariés fait le bonheur des entreprises », Isaac Getz est spécialiste de l’innovation et du leadership libérateur. Il propose aux entreprises et à leurs dirigeants une méthode pour repenser et transformer leur modèle managérial en levier de croissance. Le 26 mars prochain, il interviendra sur le thème de la liberté des salariés comme levier de croissance et de rentabilité lors de la 2e édition de « Vers la fin du management de reporting », la conférence organisée par EFE, en partenariat avec Collaboratif-info. Il répond en attendant à nos 4 questions flash. 1/ Pensez-vous que les pratiques managériales actuelles soient un frein à l’innovation et à la croissance en entreprise ?Isaac Getz : C'est une évidence, car toute innovation commence par une idée partagée. 2/ Pour reprendre les termes du gourou du management Gary Hamel, faut-il virer tous les managers ?
Vos futurs managers sont-ils "émotionnellement" intelligents ? Les managers ont une place centrale dans la réussite des entreprises. Ce sont eux qui animent les équipes, qui déploient les valeurs et la stratégie de manière opérationnelle. La fonction managériale est essentielle pour développer une vraie dynamique au sein de l’entreprise. Pourtant, le management n’est pas toujours vu comme un poste à part entière. Il n’est pas rare d’entendre ce type d’histoire «je ne comprends pourquoi cela se passe mal, c’est pourtant quelqu’un de brillant avec de très bonnes compétences techniques, un expert dans son domaine....» Alors oui, vous pouvez me dire que vous connaissez des personnalités totalement différentes et qui donnent pleinement satisfaction dans leur poste de manager... Il se trouve que je suis totalement d’accord avec vous. Il est vrai également que ces managers qui réussissent ont très souvent un haut degré de ce qu’on appelle «intelligence émotionnelle». #1 - Qu’est-ce que l’intelligence émotionnelle ? Conclusion de tout ça ? A retenir :
Salariés et managers : les raisons du malentendu Crédits photo : Shutterstock.com Trois fonctions, trois discours Selon que l'on soit dirigeant, manager de proximité ou simple collaborateur, le regard porté sur l'encadrement varie, à en croire une enquête de BVA-Axys Consultants, dévoilée en exclusivité par « Les Echos ». Le rationnel privilégié au détriment de l'humain « Chacun se fait sa propre lecture car, dès le départ, plutôt que d'avoir, comme dans certains pays d'Asie par exemple, une vision transcendée de l'entreprise où la même stratégie est incarnée à tous les échelons, en France, historiquement, on a partialisé les tâches : à charge pour le dirigeant d'inventer la stratégie, au manager de la déployer et au salarié de remplir son poste », analyse Daniel Lacabane, directeur du développement des dirigeants chez Renault. Remise en cause Bilan ? La reconnaissance par le dialogue Réinvestir le champ émotionnel Renault l'a compris. « Il est urgent de restaurer la foi !
Autorité du chef : une question de culture d'entreprise Crédits photo : Shutterstock.com / solarseven Un salarié peut-il contredire publiquement son supérieur ? Si la culture de l'entreprise prône la liberté de parole, l'autorité du chef ne sera pas mise mal et la remarque sera perçue comme constructive. Si le bruit de remaniement se faisait si insistant ces dernières semaines, c'est, notamment, à la suite de l' affaire Dailymotion . Le ministre des Finances, qui chapeaute celui du Redressement productif, a été désavoué par le Premier ministre . A partir du moment où c'est connu par l'entourage, chacun se pose différentes questions. La culture d'entreprise au coeur de l'autorité Les subtilités langagières qui tentent d'exprimer un avis sans pour autant sembler prendre parti dans le désaccord ne trompent personne. Ego et posture de contrôle Eric Albert est président de l'Institut français d'action contre le stress (IFAS).
L’exemplarité, inévitable outil du management D’abord, disons que l’exemplarité, plus qu’une valeur, est un outil. Un outil de management. On n’y échappe pas : si la corruption, le corporatisme et le recroquevillement sur soi sont des pratiques que l’on constate au sommet de l’État, il est à la longue vérifié qu’elles contaminent durablement la société. On peut croire aux vertus extraordinaires du leader charismatique, au Chef disposant d’une substance particulière qui entraînerait derrière lui, comme le joueur de flûte, des collaborateurs subjugués. La construction d’une culture d’entreprise durable se fonde, en partie, sur un certain mimétisme – à l’égard de l’esprit de(s) fondateur(s) tel qu’ils l’ont imprimé à l’organisation à son origine, et des équipes dirigeantes actuelles. Loyauté et responsabilité Deuxième malentendu : l’exemplarité, cela ne veut pas dire qu’un manager doive prétendre être parfait – ou chercher par tous les moyens à donner l’image de la perfection. La singularité du manager, une affaire de style