Nathalie Blanc • Nouveau manifeste.
Nathalie Blanc Le numéro 30 de Labyrinthe, revue de recherche et d’expérimentation dans le domaine des savoirs littéraires, philosophiques et sociaux, se donne comme projet une écologie politique. Son dossier coordonné et introduit par Charles Ruelle et Fréderic Neyrat s’intitule « Ecologie = X. Une nouvelle équation des savoirs ». L’introduction intitulée Manifeste prétend répondre à une absence évidente, celle d’une écologie politique. Là où les préoccupations environnementales prennent, selon les auteurs de l’introduction, une grande place dans les médias, elles occupent peu de place comme nouvelle équation du savoir, comme regard moral sur le monde et digne de la philosophie, ou d’une théorisation en matière de science politique. Quels sont les apports du dossier thématique ainsi introduit ? Glen Love, dans son article intitulé « L’écocritique et la science. Dans l’article « De Frederick J. L’article de François Jarrige « Les nouveaux récits de la “révolution industrielle”. Résumé
Le « backlash écologique » ou l’accélération brutale d’un mouvement réactionnaire profond
Histoire d’une notion. A première vue, le constat peut sembler contre-intuitif. Alors que le réchauffement climatique et ses effets s’accélèrent, la répression des défenseurs de l’environnement s’intensifie, de même que le détricotage institutionnel de politiques de régulation environnementales, en Europe comme aux Etats-Unis. Une formule s’est imposée pour qualifier ce recul : le « backlash écologique » ou green backlash (littéralement : « retour de bâton vert »). Des chercheurs s’attachent à en préciser les origines et les contours afin de mieux en définir la portée. Ils décrivent, bien plus qu’une crise passagère ou un recul transitoire, un mouvement profond porté par des groupes d’intérêt économiques puissants, et qui se renforce à mesure que la catastrophe écologique s’accélère et que l’urgence d’agir ne fait plus de doute.
Approfondir la démocratie pour affronter les crises écologiques
Actuellement, plusieurs publications font état des réflexions en cours concernant l’écologie et la démocratie. Comment renforcer politiquement le futur ? La Fondation Nicolas Hulot a publié Vers une société sobre et désirable, ouvrage collectif qui traite de l’avenir de notre vivre-ensemble dans un horizon de limitation des ressources naturelles et énergétiques. Parmi les contributions, Pierre Rosanvallon insiste sur la « myopie démocratique » qu’est la difficulté pour les régimes démocratiques à intégrer le « souci du long terme ». Il estime que « le court-termisme électoral ne peut être que marginalement infléchi ‘de l’intérieur’ du système électoral représentatif ». Il propose alors quatre types de mesure ou d’institution, non représentatives au sens strict : Marcel Gauchet refuse lui l’idée d’une incapacité congénitale de nos institutions à faire face au long terme. « C’est sur la démocratie des citoyens et sur sa pression sur les institutions que nous devons compter.
Cop30 : pourquoi les Etats ne s’entendent pas sur les énergies fossiles | France Culture
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