
Faiblesse des études de mise sur le marché PARIS (AFP) - Le chercheur Gilles-Eric Séralini et la députée européenne Corinne Lepage ont critiqué mardi "l'extrême faiblesse" des études sur lesquelles reposent les autorisations de mise sur le marché délivrées au niveau de l'UE pour les OGM. Tous deux participaient à une conférence de presse de l'organisme de recherche sur les OGM Criigen (Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique), dont ils sont membres fondateurs. "Les critiques qui ont été faites à l'encontre de l'étude du Pr Séralini, elles devraient aussi être appliquées aux études qui ont permis la validation des OGM et dont on constate l'extrême faiblesse", a déclaré Corinne Lepage. Gilles-Eric Seralini, professeur de biologie moléculaire à Caen, est l'auteur d'une étude controversée sur la toxicité des OGM faite sur des rats, sur une durée inhabituelle de deux ans. Le maïs NK603, de la firme Monsanto, est un maïs transgénique résistant à l'herbicide Roundup, produit par le même fabriquant.
L'étude qui remet en cause l'avenir des 46 OGM autorisés en Europe - Scandale sanitaire C’est la première étude indépendante de cette ampleur : une recherche menée en secret depuis 2008 pour évaluer les éventuels effets nocifs des aliments transgéniques. Les résultats, publiés par le Criigen, sont plus qu’alarmants. Les rats nourris avec un OGM de Monsanto développent des tumeurs et connaissent une mortalité précoce. Cette étude mettra-t-elle fin à l’omerta sur la recherche scientifique concernant les OGM ? C’est une première mondiale. On connaît les problèmes de contaminations d’autres cultures par les OGM, ou les transformations que ces organismes provoquent chez certains nuisibles, devenant plus résistants encore aux pesticides. Omerta sur la recherche Des chercheurs ont payé le prix fort pour avoir publié leurs propres résultats. En 2009, c’est Christian Vélot, docteur en biologie du CNRS, qui se voit remercier de l’Institut de génétique et microbiologie de l’Université Paris Sud (Orsay) où il travaille. 46 OGM autorisés en Europe Tumeurs et mortalité précoce Ivan du Roy
TOUS COBAYES ? Le nouveau film de Jean-Paul JAUD dénonce les OGM et le nucléaire Comment se fait-il que les OGM agricoles soient dans les champs et dans les assiettes alors qu’ils n’ont été testés que pendant trois mois sur des rats ? Comment se fait-il que l’énergie nucléaire soit toujours l’énergie du futur alors que les hommes ont vécu Tchernobyl et Fukushima ? Les conclusions seraient-elles accablantes ? Le réalisateur Jean-Paul Jaud signe surtout avec Tous cobayes ? Dans un entretien, Jean-Paul Jaud raconte comment avec « Tous Cobayes », il dresse les mêmes constats sur deux sujets : "les OGM d’abord qui sont aujourd’hui de plus en plus exploités alors qu’on ne maîtrise pas les effets. Le nucléaire ensuite, car c’est exactement la même logique : nous sommes dans l’opacité et le mensonge. Je ne veux pas dresser un portrait anxiogène mais mon devoir est d’informer les gens, de dresser un constat, de dénoncer les méthodes et aussi de proposer des solutions. Alors, sommes-nous tous des cobayes ? Bande annonce Contactez le distributeur J+B Séquences Distribution
OGM, le scandale Les OGM ont perdu contre les mauvaises herbes L'Académie américaine des sciences organisait le 10 mai un sommet sur les plantes génétiquement modifiées résistantes aux herbicides. Une réunion de crise. Les agriculteurs américains ont l'impression d'avoir été floués par les semenciers qui leur avaient dit qu'avec les OGM résistants aux herbicides ils n'auraient plus jamais de problèmes avec les mauvaises herbes. Il leur suffisait de pulvériser du glyphosate - une molécule créée par Monsanto aujourd'hui dans le domaine public - pour être tranquilles. Un seul passage était nécessaire pour tout détruire sauf les cultures dotées d'un gène de résistance. Les mauvaises herbes deviennent résistantes elles aussi au Roundup, elles se multiplient très vite et envahissent les champs de soja, de maïs, de coton et de colza. Chaque année, de nouvelles plantes sauvages développent des résistances. Graves conséquences Des alternatives aux OGM sont d'ores et déjà recherchées. » OGM: l'UE pourrait annuler l'interdiction du MON 810
OGM - Alerte mondiale - Deux documentaires autour de l'étude du Criigen sur le maïs transgénique NK603 L'étude anti-OGM ou le syndrome de la recherche unique (Agence Science-Presse) Le problème derrière une étude française qui prétend démontrer la nocivité des OGM, c’est qu’elle ne s’appuie peut-être pas sur le bon type de rat, qu’une partie de son échantillon est trop petite, que la quantité de maïs consommée aurait été sujette à caution, et qu’elle a fait le tour des médias avant que quiconque ait pu la lire. Cliquer sur la photo pour agrandir La Une du Nouvel Observateur : Oui, les OGM sont des poisons! (19 septembre 2012) L’étude, parue dans Food and Chemical Toxicology (19 septembre 2012) Qui est Gilles-Eric Séralini, par le Nouvel Observateur Qui est Gilles-Eric Séralini, par Alerte-Environnement Qu’est-ce que le NK603, dans le contexte européen (Le Monde) Les médias ont été nombreux à prétendre que l'équipe Séralini était la première à faire une étude à long terme (deux ans plutôt que 3 mois). Billet du statisticien Michael Grayer sur les questions soulevées par la partie statistique de cette étude.
OGM : une nouvelle étude de "long terme" demandée L'agence de sécurité sanitaire (Anses) a réfuté à son tour lundi 22 octobre l'étude controversée du professeur Gilles-Eric Séralini sur un maïs transgénique, dont les résultats ont été publiés par "Le Nouvel Observateur" (Lire notre dossier > ici), soulignant des "faiblesses" dans ces travaux, tout en appelant à engager des études sur les effets à long terme de la consommation d'OGM associés à des pesticides. Cet avis rejoint celui qui a été rendu dans la matinée par le Haut conseil des biotechnologies. L'Anses demande d'aller plus loin Les recherches du professeur Gilles-Eric Séralini "ne permettent pas de remettre en cause les évaluations réglementaires précédentes sur le maïs NK603 et le Round-up", estime l'Anses, qui a été saisie par le gouvernement. Cependant, l'Anses note "l'originalité" de l'étude du Pr Séralini "qui aborde un sujet jusqu'ici peu étudié : celui des effets à long terme des OGM associés aux préparations phytopharmaceutiques".
Oui, les OGM sont des poisons ! (Cet article paraît dans le "Nouvel Observateur" daté du 20 septembre 2012) C’est une véritable bombe que lance, ce 19 septembre à 15 heures, la très sérieuse revue américaine "Food and Chemical Toxicology" - une référence en matière de toxicologie alimentaire - en publiant les résultats de l’expérimentation menée par l’équipe du français Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l'université de Caen. Une bombe à fragmentation : scientifique, sanitaire, politique et industrielle. Elle pulvérise en effet une vérité officielle : l’innocuité du maïs génétiquement modifié. Lourdement toxique et souvent mortel Même à faible dose, l’OGM étudié se révèle lourdement toxique et souvent mortel pour des rats. En 2006, c’est comme un véritable thriller que commence cette recherche, dont le maître d’œuvre, Gilles-Eric Séralini, divulgue lui-même les conclusions dans un ouvrage à paraître la semaine prochaine ("Tous cobayes !" Nom de code In Vivo Pathologies lourdes, tumeurs mammaires
Comment se nourrir sans soja OGM - Alternatives Principale porte d’entrée des OGM en Europe, l’alimentation animale à base de soja entraîne déforestation et destruction de la paysannerie dans les pays producteurs. Ce système induit aussi une forte dépendance des pays importateurs. En matière de protéines végétales, indispensables à la croissance du bétail, il existe pourtant diverses alternatives au soja, et aux OGM. Doublées d’un changement d’organisation du système agricole, elles permettraient de sortir de ce cercle aberrant d’importation de millions de tonnes de nourriture pour du bétail dont on ré-exporte une partie ensuite. © Greenpeace (déforestation en Amazonie brésilienne pour faire place à des cultures de soja) Chez Serge, paysan dans le Sud-ouest de la France, les 50 cochons élevés chaque année n’ingèrent pas un tourteau de soja : « Nous leur donnons un mélange à base d’avoine, de triticale ou de blé et de pois ou de féverole. Le soja imposé par les Etats-Unis Protéines de substitution Graines de Lupin Nolwenn Weiler
Food and Chemical Toxicology - Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize This article has been retracted: please see Elsevier Policy on Article Withdrawal ( The journal Food and Chemical Toxicology retracts the article “Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize,” which was published in this journal in November 2012. This retraction comes after a thorough and time-consuming analysis of the published article and the data it reports, along with an investigation into the peer-review behind the article. Very shortly after the publication of this article, the journal received Letters to the Editor expressing concerns about the validity of the findings it described, the proper use of animals, and even allegations of fraud. Unequivocally, the Editor-in-Chief found no evidence of fraud or intentional misrepresentation of the data. The Editor-in-Chief again commends the corresponding author for his willingness and openness in participating in this dialog.