
Le cognitif et le symbolique dans les aides spécialisées à l'école (Philippe Cormier) Le cognitif et le symbolique dans les aides spécialisées à l’école Texte de Philippe CormierPhilosophe, ancien responsable du Centre de Formation pour l’Adaptation et l’Intégration Scolaireset de la formation des rééducateurs (option G) de l’IUFM de Nantes. Voir aussi les autres textes de Philippe Cormier publiés sur ce site, ainsi que le livre de Philippe Cormier, Dominique Duguay, Emmanuelle Lesage, Gaëlle Pouille-Toutous, Christian Tillier, Élèves en difficulté (Le livre-je des aides spécialisées à l’école), L’Harmattan, Paris, 2011, préfacé par Yves de la Monneraye. L’exposé qui suit propose une approche du rapport entre le cognitif et le symbolique dans le contexte d’une réflexion sur les aides spécialisées aux élèves en grande difficulté scolaire. Définir la pédagogie spécialisée C’est bien pourquoi la pédagogie spécialisée part de la singularité de chaque cas et s’achemine ensuite, le cas échéant, vers un projet collectif fédérateur, et non l’inverse. Compétence du maître spécialisé
Le parcours scolaire de l'enfant Les possibilités de scolarisation : le lien entre troubles spécifiques du langage et handicap. Il existe encore peu de dispositifs, de structures pour les enfants qui présentent un trouble du langage oral. Le plus souvent, il faut adapter les dispositifs qui existent pour les enfants handicapés ou pour les enfants en situation d’échec scolaire. Cependant, depuis mars 2001 et la parution du plan d’action en faveur des enfants atteints d’un trouble spécifique du langage, certains dispositifs reconnaissent la situation spécifique des enfants qui présentent un trouble du langage oral, que ce soit en intégration individuelle avec intervention d’un enseignant spécialisé, en CLIS ou en UPI spécifiques troubles du langage et/ou des apprentissages. Les troubles sévères du langage entrent donc de fait dans le champ du handicap : le handicap cognitif. Les enfants dysphasiques, en situation de handicap, sont donc concernés par cette nouvelle loi. Sommaire Deux cas peuvent se présenter : Il sera :
[Aide aux élèves à besoins spécifiques] Ressources pour l'école inclusive FNSF | Accueil Classes pour l'inclusion scolaire (CLIS) Le projet de CLIS La classe pour l'inclusion scolaire (CLIS) est une classe de l'école et son projet est inscrit dans le projet d'école. Elle a pour mission d'accueillir de façon différenciée dans certaines écoles élémentaires ou exceptionnellement maternelles, des élèves en situation de handicap afin de leur permettre de suivre totalement ou partiellement un cursus scolaire ordinaire. Le projet de la CLIS peut prévoir l'affectation par l'inspecteur d'académie, directeur des services départementaux de l'Éducation nationale, d'une personne exerçant les fonctions d'auxiliaire de vie scolaire collectif. Son action, dans la classe ou en dehors de la classe, est destinée à faciliter la vie quotidienne des élèves handicapés parmi les autres sur l'ensemble du temps scolaire. Il existe quatre catégories de CLIS : CLIS 1 : classes destinées aux élèves dont la situation de handicap procède de troubles des fonctions cognitives ou mentales. Les élèves accueillis en CLIS Mise en œuvre du PPS
Websourd - Toute l’information en Langue des Signes Française - LSF Dispositif collectif au sein d'un établissement du second degré - MENE1015813C La loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées pose le principe de scolarisation prioritaire des élèves handicapés en milieu scolaire ordinaire, la scolarisation en milieu spécialisé étant l'exception. Les articles D. 351-3 à D. 351-20 du code de l'Éducation précisent les modalités de mise en œuvre des parcours de formation des élèves présentant un handicap. Dans le second degré comme dans le premier, l'état de santé ou la situation de handicap de certains élèves peuvent générer une fatigabilité, une lenteur, des difficultés d'apprentissage ou des besoins pédagogiques spécifiques qui ne peuvent objectivement être prises en compte dans le cadre d'une classe ordinaire. Ces élèves ont besoin de modalités de scolarisation plus souples et plus diversifiées sur le plan pédagogique, qui leur sont proposées par les unités pédagogiques d'intégration (UPI) depuis 1995 au collège et 2001 au lycée. 1. 2. 3.
DANIEL CALIN Présentation Les SEGPA sont la nouvelle appellation des Sections d’Education Spécialisée (SES), adoptée par la circulaire n° 96-167 du 20 juin 1996, mais préparée par des textes antérieurs, dès la circulaire d’orientation n° 89-036 du 6 février 1989. Elles ont été successivement régies par les circulaires n° 2006-139 du 29 août 2006 puis n° 2009-060 du 24 avril 2009. Depuis la rentrée de septembre 2016, elles seront régies par l’arrêté du 21 octobre 2015 et la circulaire n° 2015-176 du 28 octobre 2015. L’orientation en SEGPA est généralement proposée par l’école ou l’établissement scolaire de l’élève. Les parents peuvent formuler eux-mêmes une demande d’admission, mais ils ne le font que très rarement. Les SEGPA sont des structures spécialisées intégrées dans des collèges ordinaires. La SEGPA est placée sous la responsabilité d’un directeur d’établissement spécialisé, directeur-adjoint auprès du principal du collège.
Enseignements adaptés - Sections d'enseignement général et professionnel adapté L'organisation des enseignements en Segpa L'organisation spécifique de la scolarisation des élèves du collège bénéficiant de la Segpa se caractérise par un enseignement au sein de la Segpa, des séquences d'apprentissage avec les élèves des autres classes et la mise en oeuvre de projets communs entre les classes de la Segpa et les classes du collège. La Segpa a pour ambition l'acquisition des connaissances et compétences du socle commun, de connaissances, de compétence et de culture pour les élèves qu'elle accompagne ainsi l'accès à une formation professionnelle conduisant au minimum à une qualification diplômante de niveau V. * S'y ajoutent au moins 10 heures annuelles de vie de classe par niveau. Une structure spécifique pour une meilleure inclusion des élèves Une orientation et des modalités d'admission redéfinies La démarche d'orientation comporte deux phases distinctes : Une pré-orientation en fin de la deuxième année du cycle de consolidation (CM2). L'organisation du suivi pédagogique
Enseignements adaptés - Sections d'enseignement général et professionnel adapté Une organisation spécifique L'organisation des enseignements adaptés présente des caractères spécifiques. L'admission et le suivi des élèves La commission départementale d'orientation, présidée par l'inspecteur d'académie, directeur des services départementaux de l'éducation nationale (IA-DSDEN), examine les dossiers des élèves sur la proposition de l'établissement scolaire ou des parents. Les élèves sont admis en SEGPA sur décision de l'inspecteur d'académie, directeur des services départementaux de l'éducation nationale, après accord des parents ou du eprésentant légal et avis de la commission départementale. La commission départementale est composée du médecin conseiller technique départemental, de membres de corps d'inspection, de personnels de direction, d'enseignants, de représentants de parents d'élèves... Les directeurs-adjoints chargés d'une SEGPA réalisent un bilan annuel des élèves qu'ils communiquent aux parents. Une expertise particulière des enseignants Objectifs par niveau
SEGPA - Sections d'Enseignement Général et Professionnel Adapté Les SEGPA font partie intégrante des collèges, en termes de gestion administrative et pédagogique, et s'adressent aux élèves relevant de l'enseignement général et professionnel adapté (EGPA) définis par la circulaire n° 2015-176 du 28 octobre 2015 (pdf 214 Ko), comme "présentant des difficultés scolaires graves et persistantes auxquelles n'ont pu remédier les actions de prévention, d'aide et de soutien". Toutefois la présence d'un directeur et de professeurs des écoles spécialisés en font une entité particulière. 1. C'est la commission départementale d'orientation vers les enseignements adaptés du second degré (CDOEASD), sous la responsabilité de l'inspecteur d'académie, directeur académique des services de l'éducation nationale (IA-DASEN), qui oriente et affecte en EGPA après constitution d'un dossier (à l'initiative de l'établissement ou des parents), et accord de la famille. L'admission dans les enseignements adaptés peut être demandée à partir de l'école élémentaire ou du collège.
Autonomie des personnes handicapées : scolarisation La loi du 11 février 2005 fixe pour objectif de « proposer à chaque enfant ou adolescent handicapé, ainsi qu’à sa famille, un parcours de formation qui fait l’objet d’un projet personnalisé de scolarisation assorti des ajustements nécessaires en favorisant, chaque fois que possible, la formation en milieu scolaire ordinaire ». Les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) et l’Éducation nationale, en lien avec les familles, les associations et la CNSA, mettent tout en œuvre pour répondre à cet objectif. En 2013-2014, 22,4% des enfants scolarisés étaient en ESMS, 2,5% en établissement hospitalier, 9,1% en ULIS, 21,5% en classe ordinaire du second degré, 14,7% en CLIS, 29,8% en classe ordinaire du premier degré. 7 524 enfants bénéficiaient d'une scolarité partagée. Le PPS est le document de référence du parcours de l’élève handicapé. Le PPS est ensuite proposé à la famille qui peut formuler ses observations à la CDAPH. Le PPS comprend quatre grandes rubriques :