
Les OGM ont perdu contre les mauvaises herbes L'Académie américaine des sciences organisait le 10 mai un sommet sur les plantes génétiquement modifiées résistantes aux herbicides. Une réunion de crise. Les agriculteurs américains ont l'impression d'avoir été floués par les semenciers qui leur avaient dit qu'avec les OGM résistants aux herbicides ils n'auraient plus jamais de problèmes avec les mauvaises herbes. Il leur suffisait de pulvériser du glyphosate - une molécule créée par Monsanto aujourd'hui dans le domaine public - pour être tranquilles. Un seul passage était nécessaire pour tout détruire sauf les cultures dotées d'un gène de résistance. Les agriculteurs ont bénéficié de ce système au début: les rendements étaient meilleurs, le temps de travail et les coûts réduits. Les mauvaises herbes deviennent résistantes elles aussi au Roundup, elles se multiplient très vite et envahissent les champs de soja, de maïs, de coton et de colza. Chaque année, de nouvelles plantes sauvages développent des résistances. Graves conséquences
Food and Chemical Toxicology - Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize This article has been retracted: please see Elsevier Policy on Article Withdrawal ( The journal Food and Chemical Toxicology retracts the article “Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize,” which was published in this journal in November 2012. This retraction comes after a thorough and time-consuming analysis of the published article and the data it reports, along with an investigation into the peer-review behind the article. The Editor in-Chief deferred making any public statements regarding this article until this investigation was complete, and the authors were notified of the findings. Very shortly after the publication of this article, the journal received Letters to the Editor expressing concerns about the validity of the findings it described, the proper use of animals, and even allegations of fraud.
Oui, les OGM sont des poisons ! (Cet article paraît dans le "Nouvel Observateur" daté du 20 septembre 2012) C’est une véritable bombe que lance, ce 19 septembre à 15 heures, la très sérieuse revue américaine "Food and Chemical Toxicology" - une référence en matière de toxicologie alimentaire - en publiant les résultats de l’expérimentation menée par l’équipe du français Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l'université de Caen. Une bombe à fragmentation : scientifique, sanitaire, politique et industrielle. Elle pulvérise en effet une vérité officielle : l’innocuité du maïs génétiquement modifié. Lourdement toxique et souvent mortel Même à faible dose, l’OGM étudié se révèle lourdement toxique et souvent mortel pour des rats. En 2006, c’est comme un véritable thriller que commence cette recherche, dont le maître d’œuvre, Gilles-Eric Séralini, divulgue lui-même les conclusions dans un ouvrage à paraître la semaine prochaine ("Tous cobayes !" Nom de code In Vivo Pathologies lourdes, tumeurs mammaires
Nocivité des OGM pour la santé : de nouveaux résultats accablants Edifiant. Une nouvelle étude scientifique menée sur des rats de laboratoires pendant deux ans montre les conséquences gravissimes sur la santé provoquées par la consommation d’un maïs OGM, le NK 603 de Monsanto résistant à l’herbicide Round Up. Le professeur de biologie moléculaire Gilles-Eric Séralini a mené cette étude dans le plus grand secret. D’abord afin de se procurer les semences OGM nécessaires à ses expérimentations. © Dean Sewell / Greenpeace La menace est là, bien réelle en France aussi Le maïs OGM NK 603 peut être présent dans l’alimentation animale (destinée au bétail notamment) mais aussi dans des aliments vendus directement aux consommateurs. L’évaluation des OGM en Europe : manque d’indépendance et de sérieux A l’heure actuelle, les risques des OGM sont évalués par l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA). L’EFSA doit cesser d’être l’antichambre des industriels des biotechnologies. La complaisance doit cesser !
9 CRITIQUES, 9 réponses sur l'étude de Séralini Après la publication de l’étude de Gilles-Eric Séralini, première étude sur la vie entière de rats nourris au maïs NK 603 et qui fait apparaître la toxicité de cet OGM sur ces rats, de nombreuses critiques et questions se sont fait jour sur les conditions de réalisation de l’étude et sa crédibilité. Le Dr Joël Spiroux, co-auteur et directeur adjoint de l’étude, président du Criigen (Comité de recherche et d’information indépendant sur le génie génétique), répond. Première critique : 200 rats est un trop faible échantillon pour une étude solide… - L'échantillon des 200 rats, 20 rats par lot, correspond au nombre de rats utilisé par Monsanto dans son étude sur trois mois. En revanche, nous avons étudié beaucoup plus de paramètres toxicologiques. Pour travailler avec plus de rats, il fallait encore plus d’argent. Le type de rats employé, les "Sprague-Dawley", est connu pour développer facilement des tumeurs… - Ce qu'il faut regarder, c'est précisément la rapidité des déclenchements.
Gilles-Éric Séralini Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Gilles-Éric Séralini, né le à Bône en Algérie[1], est un universitaire français[2],[3], professeur de biologie moléculaire depuis 1991, chercheur à l'Institut de biologie fondamentale et appliquée (IBFA) de l'université de Caen et codirecteur du pôle Risques de l'université de Caen[4] (pôle associé au CNRS). Il s'est fait notamment connaître du grand public pour ses études sur les OGM et les pesticides et, en particulier, une étude toxicologique controversée et fortement médiatisée[5] publiée en septembre 2012, avant d'être retirée en novembre 2013, portée par le CRIIGEN, dont il est membre fondateur, mettant en doute l'innocuité du maïs génétiquement modifié NK 603 et du Roundup sur la santé de rats[6]. Biographie[modifier | modifier le code] Gilles-Éric Séralini est né en Algérie en 1960 d'un père technicien dans les télécommunications et d'une mère institutrice. Travaux[modifier | modifier le code] Controverses[modifier | modifier le code]
Faiblesse des études de mise sur le marché PARIS (AFP) - Le chercheur Gilles-Eric Séralini et la députée européenne Corinne Lepage ont critiqué mardi "l'extrême faiblesse" des études sur lesquelles reposent les autorisations de mise sur le marché délivrées au niveau de l'UE pour les OGM. Tous deux participaient à une conférence de presse de l'organisme de recherche sur les OGM Criigen (Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique), dont ils sont membres fondateurs. "Les critiques qui ont été faites à l'encontre de l'étude du Pr Séralini, elles devraient aussi être appliquées aux études qui ont permis la validation des OGM et dont on constate l'extrême faiblesse", a déclaré Corinne Lepage. Gilles-Eric Seralini, professeur de biologie moléculaire à Caen, est l'auteur d'une étude controversée sur la toxicité des OGM faite sur des rats, sur une durée inhabituelle de deux ans. Le maïs NK603, de la firme Monsanto, est un maïs transgénique résistant à l'herbicide Roundup, produit par le même fabriquant.
OGM : "Inconscience ? Lâcheté ? Collusion criminelle ?" Professeur de biologie moléculaire et chercheur à l'Institut de Biologie fondamentale et appliquée de l'université de Caen, Gilles-Eric Séralini publie le 26 septembre "Tous cobayes!" (Flammarion), le résultat d'une étude menée dans le plus grand secret pendant deux ans sur deux cents rats nourris au maïs transgénique. Conclusion ? Un effet toxique de l'OGM avéré sur l'animal. Il y avait une méfiance diffuse de l’opinion sur l’impact des OGM pour la santé humaine. - Oui, nous venons de réaliser l'étude la plus longue et la plus détaillée au monde sur la toxicité d'un maïs transgénique et sur celle du Roundup, l’herbicide le plus utilisé qui soit. Le grand scandale, celui dont je ne me remets pas, c’est que les agences sanitaires n’ont jamais exigé des industriels une étude de toxicité de longue durée. > A lire : l'intégralité de l'interview de Gilles-Eric Séralini et du dossier "Oui, les OGM sont des poisons !" Téléchargez le magazine : - sur PC / Mac - sur iPhone / iPad - sur Android
Lepage, Royal, Voynet : "Ministres de l'Environnement" Nous, anciennes ministres de l’environnement, avons pris connaissance de la polémique née de l’étude du professeur Séralini. Nous nous réjouissons de la volonté exprimée par le gouvernement, dans la ligne de la décision du conseil des ministres de l’environnement de l’UE de 2008, de remettre à plat les systèmes d’évaluation des OGM et des pesticides et d’exiger des tests de toxicité à long terme, donc sur vie entière de l’animal. Il est également indispensable que soient rendues publiques toutes les études existantes sur l’impact des OGM sur la santé ainsi que les données brutes (c’est -à- dire les résultats des analyses et des mesures) pour qu’un véritable débat scientifique puisse s’ouvrir au sein de la communauté scientifique dans son ensemble. Nous tenons à rappeler notre attachement au principe de précaution qui doit l’emporter sur la présomption de non toxicité de ces produits. Ségolène Royal Corinne Lepage Dominique Voynet
L'étude anti-OGM ou le syndrome de la recherche unique (Agence Science-Presse) Le problème derrière une étude française qui prétend démontrer la nocivité des OGM, c’est qu’elle ne s’appuie peut-être pas sur le bon type de rat, qu’une partie de son échantillon est trop petite, que la quantité de maïs consommée aurait été sujette à caution, et qu’elle a fait le tour des médias avant que quiconque ait pu la lire. Cliquer sur la photo pour agrandir La Une du Nouvel Observateur : Oui, les OGM sont des poisons! L’étude, parue dans Food and Chemical Toxicology (19 septembre 2012) Qui est Gilles-Eric Séralini, par le Nouvel Observateur Qui est Gilles-Eric Séralini, par Alerte-Environnement Qu’est-ce que le NK603, dans le contexte européen (Le Monde) Les médias ont été nombreux à prétendre que l'équipe Séralini était la première à faire une étude à long terme (deux ans plutôt que 3 mois). Billet du statisticien Michael Grayer sur les questions soulevées par la partie statistique de cette étude.
Comment un OGM peut être toxique LE MONDE | • Mis à jour le | Par Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l'université de Caen, Criigen Dans le domaine de la toxicologie alimentaire, Food and Chemical Toxicology est sans aucun doute la revue la plus réputée au monde. Son comité de lecture a étudié quatre mois durant notre étude et pris soin de nous demander des analyses complémentaires avant d'accepter de la publier (Tous cobayes, Flammarion, 256 p., 19,90 euros). Nos résultats ont montré la nocivité d'une absorption sur le long terme d'un organisme génétiquement modifié (OGM) alimentaire, le maïs NK603, et de l'herbicide qui lui est associé, le Roundup. En moins de trois semaines, différentes agences chargées de l'évaluation de ces substances ont nommé des sous-comités qui viennent de discréditer notre recherche. Elles ont même parfois donné leur accord sans qu'il y ait eu tests sur des animaux. 1. On croit cauchemarder en boucle. 2. 3.
TOUS COBAYES ? Le nouveau film de Jean-Paul JAUD dénonce les OGM et le nucléaire Comment se fait-il que les OGM agricoles soient dans les champs et dans les assiettes alors qu’ils n’ont été testés que pendant trois mois sur des rats ? Comment se fait-il que l’énergie nucléaire soit toujours l’énergie du futur alors que les hommes ont vécu Tchernobyl et Fukushima ? Les conclusions seraient-elles accablantes ? Après « Nos enfants nous accuseront » et après « Severn », le troisième long métrage de Jean-Paul Jaud s’attaque une nouvelle fois aux défis environnementaux, en donnant la parole aux agriculteurs japonais de Fukushima, sénégalais ou français, aux scientifiques, aux politiques ou aux militants. Le réalisateur Jean-Paul Jaud signe surtout avec Tous cobayes ? Dans un entretien, Jean-Paul Jaud raconte comment avec « Tous Cobayes », il dresse les mêmes constats sur deux sujets : "les OGM d’abord qui sont aujourd’hui de plus en plus exploités alors qu’on ne maîtrise pas les effets. Alors, sommes-nous tous des cobayes ? Bande annonce Tous cobayes ! Tous cobayes !
Pracontal : à propos des OGM Les OGM sont-ils dangereux ? La question a été propulsée sur la scène de l’actualité par la publication à grand roulement de tambour de l’étude de Gilles-Eric Séralini, professeur à l’université de Caen. Cette parution s’est accompagnée de celle d’un livre de Séralini, Tous cobayes, et de la sortie d’un film de Jean-Paul Jaud qui porte le même titre (avec un point d’interrogation) et qui met en scène les recherches du professeur de Caen. Les médias français et internationaux ont repris la nouvelle, le plus souvent sur un ton alarmiste. La note générale étant donnée par le titre du Nouvel Observateur, qui avait obtenu l’article de Séralini en avant-première, et lui a consacré un dossier de couverture intitulé « Oui, les OGM sont des poisons ! » Message appuyé par de spectaculaires photos de rats nourris au maïs OGM et présentant des tumeurs grosses comme des balles de ping-pong (la diffusion de ces photos ne semblent pas avoir soulevé l’indignation des associations d’amis des animaux).
OGM : « il est anormal que la recherche ne puisse pas avancer » Philippe Joudrier, biologiste spécialiste des biotechnologies végétales et ancien directeur de recherche à l’Institut National de Recherche Agronomique (INRA), il a présidé le Comité d’experts spécialisé de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments de 2006 à 2009 (devenu désormais l’Anses). Membre de l’Association Française des Biotechnologies pour le Végétal, Philippe Joudrier commente et critique les résultats alarmants de l’étude de Gilles-Eric Séralini sur la toxicité des OGM. Quel est votre réaction de scientifique aux résultats alarmants de Gilles-Eric Séralini sur la toxicité du maïs OGM ? Je ne suis pas vraiment surpris, cette étude est dans la droite ligne de ce qu’il a l’habitude de faire. Au-delà de ces réserves, ces résultats restent alarmants… Tels que sont présentés ces résultats, ils semblent en effet très alarmants. Cette étude revêt deux aspects choquants. L’étude de Gilles-Eric Séralini est-elle orientée ? Ces résultats méritent-ils d’être creusés ?