
Le People’s Supermarket, une conception idéale du supermarché ? Notre société cherche de plus en plus à développer des solutions durables et sociales, c’est indéniable. Ce sont d’ailleurs souvent les communautés, fortes de leur conscience collective, qui déclenchent ces initiatives pour améliorer leur milieu de vie actuel ou futur. En parallèle, les grandes industries sont quasiment toutes dotées aujourd’hui d’une division de RSE (responsabilité sociale des entreprises) ou de développement durable. Pourtant, ces mouvements extrêmement intéressants à long terme, font souvent des compromis bien compréhensibles au vu de l’étendue des enjeux auxquels nous faisons face actuellement : le besoin de développer les énergies vertes, une alimentation saine, un apport de valeur locale, une réduction des coûts intermédiaires de production, à commencer par le transport, une implication forte de l’employé dans son entreprise… Pour faire simple, l’aspect social d’une structure peut parfois sacrifier son pendant écologique et inversement.
À Londres, un supermarché fait la chasse au gaspillage Outre-manche, People's Supermarket, une coopérative alimentaire, propose de consommer des produits locaux en les recyclant durablement pour éviter tout gaspillage. «Eviter les déchets et tout recycler», telle pourrait être la devise de People's Supermarket, un supermarché coopératif situé dans le quartier de Holborn, à Londres. «Une de nos ambitions est la réduction des déchets alimentaires générés par la grande distribution et qui finissent dans les décharges», peut-on lire sur le site. L'objectif est double: protéger l'environnement et générer des profits en prolongeant la vie des aliments. Par exemple, une tomate restée plusieurs jours dans un rayon ne sera pas, comme c'est souvent le cas, jetée à la poubelle. Elle pourra être cuisinée dans la People's Kitchen, une cuisine disposée à l'arrière du magasin. La boucle est bouclée Le produit qui a atteint sa date de péremption trouve ainsi une nouvelle utilité. Un concept inspiré d'une coopérative new yorkaise
Les freegans contre le gâchis Derrière le banquet des 5000 organisé il y a dix jours à Paris pour protester contre le gaspillage alimentaire se cachait le britannique Tristram Stuart, auteur de Waste: Uncovering the Global Food Scandal (non traduit en français). Un livre en forme de croisade contre le gaspillage alimentaire, qui a inspiré Olivier Lemaire pour son documentaire Global Gâchis, qu’on vous présentait ici. Mais Tristram Stuart est aussi et surtout le plus célèbre des “freegans“. Freegan ? Les freegans – contraction de “free” et de “vegan” (un mode de consommation basé sur la non-exploitation animale) – consomment ce qui a été jeté, plongeant dans les poubelles pour récupérer objets et denrées alimentaires encore consommables, démontrant à chaque récupération de déchêt à quel point la société gâche ce qu’elle produit. Mais les freegans visent surtout les poubelles des supermarchés. “Les premières fois, tu te poses 15 000 questions. “Il y a une différence entre été et hiver. Un acte militant Quel avenir ?
Amandine, une freegan engagée et partageuse Amandine Jeune maman, Amandine est une « glaneuse » dans l'âme depuis sa plus tendre enfance, ce qui, dit-elle, l'a sauvée de la misère où elle aurait pu sombrer en rencontrant les écueils de la vie. Aujourd'hui, elle partage allègrement son savoir-faire et son savoir-vivre avec tout ceux qui en ont besoin. Avec ma mère et mes sœurs, on ramassait des mures sauvages et des framboises dans les champs, on passait de superbes moments à la campagne. Je quitte le cocon familial pour me retrouver en ville et « boulot, métro, dodo » comme occupation principale. Le bus s'arrêtait devant l'enseigne d'un fleuriste et une fois par semaine, ça débordait ! Le chaos est arrivé dans ma vie, l'achat d'une maison, un contrat de travail pas renouvelé suite à l'arrivée de bébé, le stress du manque d'argent, les fins de mois difficiles... L'obsession des poubelles ne s'est pas arrêtée là, j'en rêvais, j'observais, je fouinais, je récoltais, j'en jouissais... J'ai découvert Facebook en 2010 (seulement !)
: freegan.info Freeganisme Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Récolte de nourriture par un Freegane dans des containers de déchets à Stockholm Origines[modifier | modifier le code] Bien que l'idéologie du freegane soit plus anti-consumériste qu'environnementaliste, les valeurs de la seconde catégorie sont de plus en plus présentes dans leur démarche. Orientations[modifier | modifier le code] Récupération[modifier | modifier le code] Contenu d'une poubelle de magasin alimentaire Au Royaume-Uni, des statistiques indiquent que chaque année 1 600 millions de pommes, 1 030 millions de tomates, 2 570 millions de tranches de pain et 484 millions de yaourts sont jetés par les consommateurs[10]. Avant d'être des militants pour la promotion du gratuivorisme et d'un nouveau mode de vie, les Freeganes sont d'abord des "déchétariens". Partage[modifier | modifier le code] Le partage et la redistribution sont un autre thème chez les freeganes. Transport[modifier | modifier le code] Logement[modifier | modifier le code]
Au Portugal, l’art d’accommoder les restes Des repas non consommés d’un côté, des familles qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts de l’autre : à Lisbonne, des habitants se sont mobilisés pour récupérer de la nourriture dans les restaurants et la redistribuer, relate Público. Au “quartier général”, la destinataire du colis est surnommée Maria Clandestina. C’est comme un nom de code. Son véritable nom est inscrit sur un Post-it jaune collé sur le sac rempli de paquets de nourriture. Il est presque 21 heures. La scène aurait pu se dérouler dans un quartier pauvre de Lisbonne, mais ce n’est pas le cas. C’est ainsi qu’est née Re-Food 4 Good, l’association qu’il a créée pour concrétiser cette idée. "Renverser la soupe est notre pire cauchemar”, précise Hunter, évoquant les fois où cela lui est arrivé, à vélo. L’étape suivante consiste à remplir les sacs, véritables colis alimentaires adaptés à chaque famille, avec une soupe, un plat principal, un fruit et du pain ou des gâteaux.
ÉCONOMIE • En finir avec le gaspillage alimentaire Chaque année dans le monde, un tiers de la nourriture part à la poubelle. Pour limiter ce gâchis, quelques initiatives individuelles ou politiques voient le jour. Depuis le début du mois de janvier, la chaîne britannique Marks & Spencer utilise un nouvel emballage permettant aux fraises importées de se conserver deux jours de plus. L'entreprise envisage à présent de généraliser cette nouvelle technologie à tous les fruits fragiles. Si les fraises se conservent mieux, les consommateurs en jetteront moins, espère le distributeur. Certes il s'agit d'une initiative modeste mais elle s'inscrit dans le cadre d'une laborieuse bataille mondiale contre le gâchis de nourriture. Selon l'étude de la FAO, réalisée en Europe et en Amérique du Nord par l'Institut suédois pour l'alimentation et la biotechnologie, 280 à 300 kg de nourriture par personne finissent chaque année à la poubelle. La SRA encourage également les restaurateurs à limiter le gâchis en cuisine.
AGRICULTURE • Quand fruits et légumes partent en fumée Les supermarchés britanniques destinent de plus en plus leurs déchets alimentaires à la production d’énergie. Ce sont autant de produits perdus pour les plus démunis, dénoncent les associations. 24 février 2012 | Partager : Pour 4 livres [4,80 euros], on peut se faire servir un bon repas chaud, avec entrée, plat et dessert, au Station House Community Cafe de Haringey, à Londres. Tous les aliments qui composent ce déjeuner végétarien ont été donnés par le Sainsbury’s [grande chaîne de supermarchés britannique] voisin. Ces “cafés” se font fort de réutiliser les quelque 361 800 tonnes de déchets alimentaires que produisent chaque année les supermarchés britanniques, selon le Waste & Resources Action Programme [Wrap, autorité administrative indépendante chargée de promouvoir une meilleure gestion des déchets]. Le Dr Richard Swannell, du Wrap, explique que la meilleure manière pour les supermarchés de réduire leurs déchets passe par la prévention du gaspillage.
DANEMARK • Champions du gaspillage alimentaire 16 Décembre 2010 | Partager : Décembre n'est pas seulement le mois des fêtes en famille, mais également celui de la surconsommation. Tout particulièrement chez les Danois, qui mettent à la poubelle 200 grammes de nourriture pour chaque kilo de nourriture, relate le quotidien danois Politiken, sur la base de chiffres publiés par l'organisation commerciale Agriculture & alimentation (Landbrug & Fødevarer). Autrement dit, les 5,5 millions habitants du royaume jettent purement et simplement 200 millions d'euros ce mois-là. Durant le reste de l'année, les Danois sont un peu plus responsables, mais chacun d'entre eux jette quand même 89 kilos de nourriture par an, ce qui les place en tête des pays européens au classement du gaspillage de nourriture, selon Eurostat.
Le gouvernement veut diminuer le gaspillage alimentaire Chaque Français jette entre 20 et 30 kilos de nourriture par an, un gaspillage que le gouvernement veut diviser par deux d'ici 2025, en favorisant la vente de produits à l'unité ou la récupération des invendus par les associations d'aide aux plus démunis. "Chaque Français jette de 20 à 30 kilos de nourriture chaque année dont 7 kilos d'aliments encore sous emballage", a expliqué à l'AFP le ministre délégué à l'agroalimentaire, Guillaume Garot, en marge du Sial, plus grand salon alimentaire du monde, qui a ouvert dimanche 21 octobre à Villepinte, près de Paris. Un thème qui parle à une majorité de Français puisque 54 % d'entre eux considèrent que la lutte contre le gaspillage est un acte important à faire au quotidien et 57 % en parlent déjà avec leur entourage, selon un sondage TNS Sofres publié dimanche. "C'est un enjeu de pouvoir d'achat puisque la perte due au gaspillage est estimée à 500 euros par an par foyer", selon le ministre.
Qui jette le plus de nourriture en France et dans le monde Rédigé par Jean-Marie, le 15 Oct 2015, à 12 h 16 min Les données sur le gaspillage alimentaire mondial sont édifiantes. Le monde peut produire assez d’aliments pour nourrir les 6 milliards d’habitants de la planète. Le gaspillage alimentaire est aussi un phénomène français En France, nous jetons en moyenne 21 % des aliments que nous achetons, ce qui représente 6,5 millions de tonnes de déchets alimentaires par an, soit 20 kg par an et par Français selon le ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt. Le coût de cet impressionnant gaspillage alimentaire s’élève entre 100 et 160 euros par an et par habitant selon une étude menée par l’ADEME, soit 12 à 20 milliards d’euros au total en France chaque année. Autre estimation : selon France Nature Environnement, chaque année, nous jetons environ 7 kilos de produits non déballés et non consommés par personne. On jette plus de nourriture qu’on ne le croit Aliments : que jette-t-on ? Les régions qui gaspillent Références :