
Le document de collecte : une alternative au copier-coller Nous sommes quelques professeurs-documentalistes à utiliser le document de collecte qui s'appuie sur la pratique du copier-coller des élèves lors de la recherche documentaire. Je ne vais pas ici redéfinir le concept, ni ses usages pédagogiques, d'autres l'ont déjà très bien fait. Je vous renvoie donc vers les blogs : TicTacdoc, Didacdoc et Mesdocsdedoc et également vers la présentation de Docs de Doc. J'ai créé un scoop.it qui reflète ma veille à ce sujet. J''insisterai ici sur la nécessité d'utiliser la méthode du document de collecte dans le cadre d'un TRAVAIL D'EQUIPE. Ainsi après avoir expérimenté ponctuellement la méthode pendant 2 ans, il m'a semblé important cette année d'impliquer l'ensemble de mes collègues dans le processus.
FADBEN : Le document de collecte La RD en utilisant la présentation du document de collecte - Carte mentale La recherche documentaire avec la présentation du document de collecte [1] me parait la plus adaptée à la formation à la RD : elle se base sur les pratiques antérieures des élèves, elle est plus intuitive et évite l’écueil de la hiérarchisation des étapes dans la présentation des étapes de la RD. Afin de mieux m’approprier ce déroulé, j’ai réalisé une carte mentale qui en présente les grandes lignes. Cette carte n’est pas exhaustive (je n’évoque pas la hiérarchisation de l’info et la rédaction d’un plan) mais a plus pour objectif de poser les choses. [1] Document de collecte : notion présentée par Nicole Boubée dans son article "Le rôle des copiés-collés dans l’ activité de recherche s’information des élèves du secondaire".
Le document de collecte vu par les élèves 2e étape : verbalisation de la méthode. De retour de vacances, et cette fois-ci en demi groupe, j'ai fait une séance essentiellement orale de verbalisation de leur travail. Nous avons donc parlé document de collecte (avait-il servi pour réaliser le dossier ? les élèves avaient-ils continuer à travailler avec cette méthode ?...) Comme je m'en doutais quelques élèves ont recommencé chez eux le travail. Qu'est-ce qu'un document de collecte ? En écoutant les élèves, en dialoguant avec eux, j'ai noté leurs idées au tableau et ensemble (avec leurs mots), nous avons construit la carte suivante : Le document de collecte : quand la recherche documentaire devient écriture, mémoire et partage Depuis 2008 et la publication des travaux de Nicole Boubée, nous avons fait évoluer le document de collecte avec nous. Tel que défini au départ, il est une compilation d’extraits copiés-collés réalisée avec un traitement de texte. Il a une double fonction dans le processus informationnel : une fonction de soutien à l’éclaircissement conceptuel d’un thème de recherche, une fonction de régulation de son activité informationnelle. Depuis, les outils à notre disposition ont évolué, aidant à la structuration de la pensée lors de la démarche de recherche d’information, d’où le besoin et la nécessité de questionner sans cesse le document de collecte. Dépasser la recherche documentaire par étapes : du stockage au partage Le document de collecte ne peut pas et ne doit pas être relié aux étapes traditionnelles de la recherche documentaire, au risque de retrouver des problématiques qui enferment et conditionnent les élèves dans un usage scolaire de la copie. Caractéristiques : contient plusieurs sources
Qu’est-ce que j’enseigne à mes élèves quand je leur apprends à maîtriser leur identité numérique ? Voilà cinq ans que je travaille avec les élèves sur la question des traces et de l’identité numérique. Et depuis cinq ans cette question me préoccupe même si je sens l’utilité civique et sociale de mes interventions. Je fais passer des informations, j’ai un rôle d’animatrice voir d’éducatrice. Ai-je vraiment un rôle d’enseignante ? Pour les professeurs des autres disciplines, anciennes et instituées, c’est une question qui ne se pose pas. Alors que j’étais en plein dans la construction de mon projet Identité Numérique de l’année avec les 3èmes (co-construction avec mon collègue de Technologie), que je gardais dans un coin de la tête ma question toujours présente, j’ai lu hier soir l’article publié par André Tricot dans le dernier numéro de Mediadoc. Et tout s’est éclairé. Dans cet article, extrêmement riche et instructif, un passage en particulier est venu répondre à mon interrogation du moment. Dans chaque groupe on note une gradation du spécifique au général : Voilà, j’y suis arrivée !
INTERCDI CEDIS | A l'aube de l'e-doc. Inter CDI N¬∞ 234 À l’aube de l’e-doc ? Éléments de langage et pratique du métier À l’heure du numérique et de l’information accessible partout et à tout moment, nous sommes particulièrement sensibles au devenir de notre métier et des lieux dans lesquels nous opérons… et deux événements récents nous donnent l’occasion de prendre la plume : la lecture de la dépêche no 156473 [1] de l’AEF [2] du mercredi 12 octobre 2011, et le questionnement mené lors de la table ronde [3] qui s’est tenue le mardi 25 octobre après-midi à l’occasion des 5e rencontres de Savoirs CDI [4] : « Le CDI : quel espace de formation ? » Ce qui se dit et se passe ne doit pas nous laisser indifférents, il en va de l’avenir de notre profession et de son exercice ; c’est pourquoi nous souhaitons partager ce que nous avons lu et entendu, et apporter nos propres réactions et commentaires face à des interventions ou des textes qui interrogent notre professionnalisme et notre avenir immédiat. « Dans la culture il est question d’habitude.
De l'identité enseignante du professeur-documentaliste Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 16:15 Les débats qui agitent notre profession aujourd'hui me paraissent très étrangers, je m'en rends compte. Non que je ne me sente pas concernée par un avenir qui m'inquiète. Mais je ne peux pas croire qu'on puisse vouloir enlever aux professeurs documentalistes leur mission d'enseignement . Pourquoi ? Il y a dix ans je pense que j'aurais été très ébranlée par des discours voulant nous rapprocher de la vie scolaire et d'une vision éducative de notre mission. Lors d'un moment de doute, d'ailleurs, j'ai failli le faire. Puis j'ai vu autour de moi le monde qui se transformait. Avec l'information livresque, encyclopédique, stable et vérifiée, notre travail était d'en donner l'accès aux élèves et de les former à la retrouver. Mais nous passions à une société dans laquelle l'accès à l'information ne passait plus par nous. D'autres questions véritablement liées à l'apprentissage se posaient. D'autres encore liées à la possibilité pour tous de publier.