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L’autosuffisance agricole des villes, une vaine utopie ? - La vi

L’autosuffisance agricole des villes, une vaine utopie ? - La vi
N’en déplaise aux architectes qui rêvent de potagers verticaux, aucune ville au monde n’est en mesure d’assurer son autosuffisance alimentaire en l’état actuel des savoir-faire de notre civilisation. En revanche, cette autosuffisance peut être imaginée à l’échelle d’une région urbaine impliquant au minimum sa périphérie rurale. On peut dès lors se demander quelle doit être l’échelle de cette région et dans quelle logique spatiale elle doit être comprise. De ce point de vue, les différentes fonctions que l’agriculture est appelée à remplir vis-à-vis de la ville ne relèvent pas du même type d’espace. À ces deux types d’espaces correspondent deux types de proximité. Pour que la notion de ville autosuffisante ne se réduise pas à une vaine utopie mais puisse au contraire être le moteur de projets urbains cohérents, il est important de cerner cette question de l’espace de la ville et de son échelle, ce que nous proposons d’esquisser ici du point de vue de sa relation à l’agriculture.

Hantz Farms | World's Largest Urban Farm Planned for the City of Detroit Les jardins familiaux de Marseille, Gênes et Barcelone 1Le xxe siècle aura marqué, en Europe, l’effacement de la Ville au profit de l’avènement généralisé de l’Urbain (Choay, 1994). Dans ce contexte, les frontières sémantiques qui se dressaient hier entre villes et campagnes ainsi qu’entre espaces urbains et espaces ruraux sont désormais de plus en plus floues, de moins en moins pertinentes. Rien d’étonnant alors, à ce que le concept d’agriculture urbaine envisage les zones agricoles intra et péri urbaines comme des composantes à part entière des territoires de l’urbain. 2Se définissant comme des « collectifs de petites parcelles potagères (de 100 à 300 m2), majoritairement situés en zone urbaine et périurbaine, mais dissociés des lieux d’habitation de leurs exploitants qui les mettent en valeur à des fins d’autoconsommation familiale » (Bergerie Nationale, 1996), les jardins familiaux se présentent comme les véritables laboratoires territoriaux de cette agriculture urbaine (Consalès, 2000). Un enjeu territorial Les enjeux productifs A Gênes

Comment reconvertir son usine en ferme écologique ? Publié sur Bastamag.net Que faire des friches industrielles laissées en désuétude ? Aux États-Unis, plusieurs usines abandonnées sont reconverties en ferme d’agriculture urbaine. Objectif : produire des aliments sains à proximité des villes et de manière quasi auto-suffisante, tout en créant des emplois. Reportage à Milwaukee dans une ferme en aquaculture. Consommer du poisson provenant du lac Michigan comporte un « risque élevé ». À proximité de l’immense lac Michigan, une ferme urbaine s’est lancée en 2009 dans l’élevage de poissons et de légumes en aquaculture. Viser l’autosuffisance L’ancienne usine est devenue un véritable écosystème en quasi autosuffisance. À l’extérieur du bâtiment s’étend un compost de plusieurs mètres de haut sur près de 800 m2. « Les copeaux de bois ont été mélangés à du marc de café, des déchets d’origine végétale, des graines provenant des distilleries alentour, explique James Godsil. Reconvertir les usines abandonnées Sophie Chapelle

Multifonctionnalité de l’agriculture urbaine à Montréal : étude des discours au sein du programme des jardins communautaires 1Depuis 2008, plus de la moitié de la population mondiale habite en ville (UNFPA, 2007). Face aux problèmes soulevés par le phénomène de l’urbanisation, l’ONU propose, à travers de nombreux rapports, la notion de ville viable. Cette notion s’inscrit dans un champ plus large, celui de développement durable. Ce dernier tend à corréler les dimensions économique, sociale et environnementale et se dote d’un outil de mise en application avec l’Agenda 21 local. 2Quant à la Ville de Montréal, elle propose l’agriculture urbaine, à travers son premier plan stratégique de développement durable de la communauté montréalaise 2007-2008, comme une des stratégies pour un développement durable (Gagnon, 2007). 4L’objectif de cet article, est de mettre en lumière, en analysant les discours des acteurs et les documents municipaux, la multifonctionnalité de l’agriculture urbaine dans le programme des jardins communautaires de la Ville de Montréal. Figure1. D’après Duchemin et al. (2008). Tableau 1.

Partageons un jardin à cultiver Le projet : En quoi consiste votre projet ? Ce projet vise à créer un jardin partagé au sein du quartier de Bécon, à Courbevoie (92) afin de dynamiser ce quartier et de fédérer ses habitants autour d’une activité saine et écologique. Au bout de six mois d’exploitation, nous souhaiterions jumeler le jardin et les expériences avec celles des jardins partagés du XXème arrondissement en créant des weekend d'animations C'est un jardin de proximité animé par une association qui propose des activités collectives de jardinage développant l'éducation, l'insertion et la création de lien social en favorisant la biodiversité.C'est un lieu ouvert sur le quartier qui favorise les rencontres entre les générations et les cultures. Il permet de tisser des relations entre les différents lieux de vie de l'arrondissement : écoles, maisons de retraite, hôpitaux... Un tel jardin est confié à une association par convention pour une durée limitée (1 an renouvelable jusqu'à 5 ans). Fonctionnement:

Agriculture urbaine : un outil multidimensionnel pour le développement des quartiers 1 De manière très générale, on peut décrire l’AU, aussi bien à l’intérieur qu’en périphérie d’une zo (...) 1Parmi les mesures qui tendent à réduire la pauvreté et favoriser le développement social et économique, il a été démontré que l’agriculture urbaine1 joue un rôle important dans les pays en développement (Smit et al., 1996 ; Mougeot, 2006). Bien que celle-ci soit encore souvent considérée comme une activité temporaire ou marginale ne conduisant pas à un développement urbain durable, l’agriculture urbaine (AU) améliore la situation économique ainsi que la santé de familles pauvres et vulnérables, et plus spécifiquement des femmes et des enfants. 2D’après Smit et al. (1996), 800 millions de personnes pratiquent l’AU à l’échelle mondiale. 200 millions d’entre elles feraient de la production marchande et 150 millions seraient employées à plein temps. Celles-ci produiraient approximativement 15 % des denrées alimentaires mondiales. Figure 1. Jardins collectifs Tableau 1. Tableau 2.

La fonction alimentaire des jardins associatifs urbains en question Les jardins retenus pour l’étude avaient des profils variés sur le plan de leur localisation géographique (Figure 1), de leur taille et de leur organisation interne (parcelles collectives et/ou individuelles, règlements intérieurs…). Figure 1 - Carte des 10 jardins étudiés Les entretiens individuels, d’une heure ou deux environ, étaient motivés par la nécessité de comprendre les fonctions attribuées au jardin par les jardiniers (et notamment la place qu’ils accordaient à la fonction alimentaire), leurs pratiques culturales et alimentaires, et leurs éventuelles préoccupations quant à de possibles pollutions de l’air et du sol liées au milieu urbain. Une partie de ces entretiens était consacrée à comprendre le mode de fréquentation du jardin (fréquence, durée, distance au logement…) et les motivations qui amenaient les participants au jardin. Nous avons ensuite continué à suivre chacun des jardiniers enquêtés pendant toute la saison (avril à octobre).

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