
Plafond de verre: la lutte contre le sexisme dans l'art a encore de beaux jours devant elle «Qui a peur des femmes dans la culture?», demande la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, dans une tribune publiée par Libération. Elle y répond entre autres à une tribune de Philippe Caubère, également publiée par Libé, où le comédien et metteur en scène affirmait: publicité «La parité, si elle a un sens en effet pour ce qui concerne la direction administrative, n’en a plus aucun dès qu’il s’agit d’art.» La ministre rappelle qu'en France, «88% des centres dramatiques nationaux sont dirigés par des hommes, 3% des concerts ou spectacles sont dirigés par des femmes, et 20% des textes joués au théâtre sont écrits par des femmes», alors qu'elles constituent plus de la moitié des élèves des conservatoires nationaux. Sa tribune vient après la polémique sur les nouvelles nominations faites par la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, à différents postes à responsabilité des théâtres français. «[...] À lire aussi sur Slate.fr
Un jour, j'ai voulu avorter... Un jour, j’ai voulu avorter. Eh oui, c’est comme ça, ça arrive aux meilleures d’entre nous. J’ai voulu avorter et il y a deux choses à savoir. Non pas parce que je tiendrais à me justifier (règle numéro 1 : ne jamais se justifier quant à son choix de recourir à une IVG) mais juste afin de poser un peu le décor. La super-fertilité frappe toujours trois fois Image via Choisir Sa Contraception La première, c’est que je suis du genre super-fertile. Les médecins qui constatent la grossesse et s’empressent de déclarer : « Ah, vous étiez sous pilule ? La seconde chose qu’il faut savoir c’est que j’avais déjà deux enfants à cette époque. J’étais donc là, sans un rond et avec deux mioches mais avec, tout de même, un nouveau compagnon plutôt chouette que je comptais bien garder pour un bon bout de chemin. IVG, culpabilisation et punition Fig. 1 : la panique. Tout cela pour dire que quand j’ai appris la nouvelle, on peut dire, à juste titre, qu’elle m’est littéralement tombée dessus. J’étais sauvée.
SLUT SHAMING Cet article est une contribution de Thomas, merci à lui. Pour contribuer à ce blog, vous pouvez envoyer une proposition d’article à l’adresse cafaitgenre[at]gmail.com. [Les réactions violentes subies par une amie proche qui aurait eu une attitude « malsaine » et « dévergondée » à l’égard des hommes (c’est-à-dire une attitude séductrice et entreprenante tout à fait banale pour un homme, mais qui ne peut être que « malsaine » et « dévergondée » pour une femme…) m’ont inspiré cet article sur la question du « slut shaming ». Cet article ne prétend ni à l’exhaustivité ni à l’objectivité : j’ai simplement essayé de faire un compte-rendu critique de quelque chose que je ne vis pas, mais qui m’a beaucoup énervé de l’extérieur.] « Slut shaming » est une expression anglaise, formée à partir de « slut » (« salope ») et « shame » (« honte »). Le terme de « salope » peut n’être pas employé de façon aussi directe. « Salut ! Alors, tout d’abord, qu’est-ce que c’est que ce truc, le « slut shaming » ?
Les filles des 343 salopes Rétro-sexisme Par : Marie-Anne Source : Je Suis Féministe Dans la catégorie humour, le gagnant est (roulement de tambour) … le rétro-sexisme pour faire du sexisme une tendance cool ! Mais qu’est-ce que le rétro-sexisme ? peut-on se demander. Qu’a-t-il à voir avec le sexisme tout court ? Notion peu élaborée en français, le rétro-sexisme est la tendance qu’a pris le marketing et la publicité récemment d’utiliser des messages sexistes de façon ironique, de les exagérer afin de nous faire croire que le sexisme est ridicule, tellement ridicule que tout le monde comprend que le ridicule est la stratégie. Après avoir travaillé longtemps sur la question des publicités sexistes, j’avais un malaise par rapport aux stratégies ambiguës qui utilisent l’ironie et l’exagération pour vendre des produits, et ce, en intégrant une dose de sexisme de temps en temps. Qu’en pensez-vous ? Tout cela m’a menée au texte « The Rise of Enlightened Sexism » de Susan Douglas et au concept de « sexisme éclairé ».
FAQ autour de l’IVG et de la nécessaire poursuite de la lutte : questions courantes et propositions de réponses « Lutter pour défendre le droit à l’IVG ? Aller manifester ? Militer pour ça ? En France ? Mais pourquoi ? L’avortement est légal dans notre pays ! En effet, l’avortement est légal en France. Et émotionnellement, il est très compliqué de comprendre comment chacun.e le perçoit, en fonction de sa sensibilité, de ses convictions et de ses choix de vie. Cependant, les idées reçues autour de l’avortement ont la vie dure, et beaucoup de gens ont du mal à saisir pourquoi la lutte pour le droit à l’IVG est toujours nécessaire aujourd’hui, encore et plus que jamais. Quand on milite, on devient, de fait, habitué.e à un certain déroulé de raisonnement, à des terrains d’action et de réflexion qui reposent sur nos parcours personnels et militants, nos lectures et nos démarches de documentation. 1 – Je ne comprends pas pourquoi il faut lutter pour le droit à l’IVG : en France, l’avortement est déjà légal ! Oui, l’avortement est légal, mais légal ne signifie pas forcément « accessible ». Ça dépend.
Le web de l’avortement : pro VS anti L’internaute composant la requête « IVG » ou « avortement » sur les moteurs de recherche se voit proposer un corpus de sites organisé autour de portails institutionnels, plateformes d’information sur la santé et blogs dédiés à l’IVG. L’identification des liens hypertextes issus de ce référencement naturel nous a permis de reconstituer l’écosystème web de l’IVG, c’est-à-dire d’examiner l’ensemble des contenus auxquels un internaute sera confronté au cours de ses recherches en suivant l’itinéraire tracé par les liens échangés entre les différents espaces du web consacrés à cette thématique. Une fois constitué, ce corpus (composé de 152 sites) a fait l’objet d’une classification en fonction de deux critères : - L’orientation éditoriale de chaque site qui permet de catégoriser ce corpus en plusieurs « communautés » - Le positionnement de ses auteurs par rapport à l’IVG A l’issue de ces différentes étapes, Linkfluence a dressé une cartographie du web de l’IVG.
Faut-il s’inquiéter du recours à l’avortement chez les jeunes ? S’alarmant du nombre d’IVG chez les jeunes, et surtout chez les mineures, Mme Bougrab, secrétaire d’Etat chargée de la Jeunesse, a demandé à M. Nisand, professeur de gynécologie, de proposer une série de mesures visant notamment à endiguer un «phénomène dont les conséquences sur l’intégrité physique des jeunes filles ou encore sur le plan psychologique peuvent être dramatiques». Dans ce rapport (1) remis il y a peu, des mesures sont proposées pour diminuer les grossesses non prévues et prévenir les IVG chez les jeunes. Notre propos n’est pas de discuter ces mesures, nombre d’entre elles peuvent favoriser l’utilisation de méthodes efficaces de contraception et diminuer ainsi les grossesses non prévues. Le recours à l’avortement chez les jeunes y est présenté comme en hausse depuis le début des années 90, notamment chez les mineures où le nombre d’avortements passe de 8 700 en 1990 à 11 700 en 2009.
Cinquante nuances de Grey : 50 nuances d'abus, soulignent des chercheuses Amy Bonomi de l'Université d'État du Michigan et ses collègues (1) ont analysé le roman à la lumière des définitions données par les US Centers for Disease Control and Prevention (CDC) de la violence conjugale et des réactions qui surviennent chez les femmes qui en sont victimes. L'abus psychologique et sexuel est omniprésent dans le roman, survenant dans presque chaque interaction, et le personnage féminin, Anastasia, subit un préjudice, exposent les chercheuses. "Le livre perpétue des normes d'abus dangereuses et pourtant il a été lancé comme un livre romantique et érotique pour les femmes." Anastasia souffre de réactions compatibles avec celles des femmes victimes de violence, décrivent les auteures. Contrairement à des relations sexuelles saines qui sont consensuelles et dans lesquelles les négociations sont prises au sérieux et les limites de chacun sont respectées, Anastasia est intimidée et contrainte. (1) Lauren Altenburger et Nicole Walton de l'Université d'Éatat de l'Ohio.
A Woman Filmed Her Abortion to Show That 'It's Not Scary' La porte en pleine figure J'étais dans le bus lorsqu'un homme âgé, avec une canne, s'est levé pour me laisser sa place. Je voyais que c'était un réel effort pour lui et qu'il était même dangereux de le laisser debout, lui qui tanguait un peu sur ses jambes. J'ai pensé lui expliquer que la galanterie était ridicule, qu'elle n'avait aucun sens et que seule la politesse importait. Ecrire ce texte m'irrite à l'avance car j'entends déjà les "t'as pas mieux à foutre que de parler de la galanterie ?". Je lis sur le larousse ; galanterie : "Politesse empressée auprès des femmes." La galanterie est comme le Mademoiselle, elle est vendue comme une valeur positive aux femmes. Wikipedia dit "La galanterie se présente comme un ensemble de manières développées par un homme en vue de faciliter les déplacements, les mouvements ou l'habillement d'une femme. Personne n'a à me faciliter la vie parce que je suis une femme, ce qui est un hasard génétique complet.