
Libérons les données ! De quelques aspects juridiques | Owni.fr A l’heure où l’on évoque la libération des données publiques et le Web des données, ou encore le data journalisme, voici une étude du sujet du point de vue de la loi. A l’heure où l’on évoque la libération des données publiques [1] et le Web des données [2], ou encore le data journalisme, il semblait utile d’approfondir cette question que l’on avait abordée en 2006 pour les données de la recherche. Les enjeux Dans le domaine scientifique, il est essentiel de partager les informations. Pouvoir reconnaître la qualité de biens collectifs aux résultats de la recherche devient donc un impératif. Or, pour accéder à des données et avoir le droit de les utiliser, on s’aperçoit qu’il faut bien souvent contacter les ayants droit et négocier des licences, ce qui s’avère généralement lent et coûteux. Quelques rappels donnée publique : donnée collectée ou produite dans le cadre de sa mission, par un service public, sur des fonds publics. Le droit d’auteur. Le droit sui generis des bases de données. Kobé
GB: tous les services publics en ligne d’ici quatre ans | Owni.f Selon le Times, le Premier ministre Gordon Brown présentera ce lundi un ambitieux plan visant la mise en ligne de tous les services publics britanniques d'ici les quatre prochaines années. Selon le Times, le Premier ministre Gordon Brown présentera ce lundi un ambitieux plan visant la mise en ligne de tous les services publics britanniques d’ici les quatre prochaines années. EDIT: D’après le Guardian, Brown compare d’ailleurs la propagation de l’internet à large bande dans tous les foyers avec celle de l’électricité … Tous les Britanniques disposeront à terme de leur propre page Internet et accéderont via un identifiant unique à toute une série de services locaux et nationaux (réclamer un passeport, un document officiel, payer leurs impôts, réclamer une plaque d’immatriculation, etc.) “I don’t want to go to a government office to do a government thing. Qu’en est-il en Belgique ? Où en sont vos administrations dans la mise en ligne de leurs documents ?
État des lieux de l’OpenData en France Cet état de l’art a été initialement publié en anglais sur le site de l’Open Knowledge Foundation, le 20 janvier 2010. L’OKFN est une organisation anglaise en pointe sur l’OpenData. Elle est notamment à l’origine du projet WhereDoesMyMoneyGo.org, de l’OpenDefinition pour des standards de données ouvertes et du registre de données participatif CKAN. Ce registre, en cours de traduction dans plusieurs pays européens, est repris par le gouvernement anglais pour l’architecture de son projet data.gov.uk. La France traîne des pieds… Aucun doute possible : pour ce qui est d’ouvrir ses données, la France est largement en retard par rapport à de nombreux pays. Alors que les États-Unis et le Royaume-Uni ont énormément avancé au cours des deux dernières années en dévoilant leurs projets data.gov et data.gov.uk, la France et la plupart des pays d’Europe méditerranéenne restent très conservateurs en matière de données publiques. Quelques avancées de l’État mais un accès peu ouvert
Anarchisme : la force d’émancipation sociale Dans un opuscule intitulé Raison contre pouvoir, le pari de Pascal, Jean Bricmont interviewe Noam Chomsky. Il lui demande notamment « N’est-il pas vrai que toutes les formes d’auto-organisation selon les principes anarchistes se sont finalement effondrées (pensez aux diverses communautés dans les années 1960 et 1970, mais il y a aussi des expériences antérieures) ? » Avec un raisonnement semblable, on aurait pu conclure au XVIIIe siècle que les tentatives d’établir la démocratie politique ou d’abolir l’esclavage ou de protéger les droits des femmes ou bien… ayant toujours échoué, pourquoi alors devrions-nous même essayer de promouvoir la paix et la justice et les droits de l’homme ? demande Chomsky. Exemple d’une de ces luttes nouvelles dont j’ai parlé récemment, la bataille pour le revenu de vie. Internet est en train de nous permettre de distribuer la liberté d’expression entre tous alors que jadis seule une minorité se l’arrogeait. Ne nous leurrons pas. Choisissez votre camp.
OpenDataCamp : Atelier militance de données « RegardsCitoyens.o L’atelier « militance de données » a permis de réunir de nombreux acteurs qui utilisent les données publiques pour promouvoir leurs idées et donner plus rendre les militants plus persuasifs. La plateforme Candidats.fr de l’April représente sans doute l’initiative la plus avancée en la matière : depuis les présidentielles de 2007 et pour toutes les élections qui ont eu lieu depuis, elle permet de fédérer les efforts pour qu’un maximum de candidats aux élections s’engage en faveur du Logiciel Libre. Les militants répartis dans toute la France collectent les contacts des candidats, les prises de contact avec ceux-ci et les signatures du Pacte du Logiciel Libre. Techniquement, la plateforme est divisée en deux : un CMS (dotclear) et une application développée par l’April de mutualisation de contact. C’est un logiciel libre téléchargeable sur la plateforme GNA qui a été développé par un adhérent de l’April assisté de deux contributeurs. La première version de la carte de vidéo-surveillance
L'Assemblée Nationale s'ouvre à plus de participation citoyenne Faut-il y voir un effet de l'initiative NosDeputes.fr, dont le site Internet qui permet de commenter l'activité parlementaire concurrence de plus en plus le site officiel de l'Assemblée Nationale, et pousse la démocratie à devenir davantage... démocratique ? Les services de la chambre basse du Parlement ont en effet décidé de donner désormais la possibilité aux internautes de déposer leurs observations sur les études d'impact qui accompagneront les projets de loi déposés depuis le 17 mars 2010. En application de l'article 83 du Règlement de l'Assemblée adopté l'an dernier, les internautes peuvent à cette occasion faire valoir leurs observations, qui seront transmises aux rapporteurs des projets de loi concernés. Dommage que ça n'ait été mis en place qu'après examen des lois Hadopi et Loppsi.
#Opendata 1/2: Les bons ingrédients pour une ouverture des donné Un rapport de l'Open Society Institute revient sur les politiques de libération des données mises en place par l'Angleterre et les Etats-Unis. Retour sur une histoire encore récente. Un consortium d’ONG et de bailleurs de fonds internationaux a récemment commandé un rapport sur l’open data sous l’égide de la Transparency and Accountability Initiative. L’étude finale, l’Open Data Study, rédigée par Becky Hogge, a été publiée en mai 2010 par l’Open Society Institute (institution fondée par George Soros). A l’origine de cette démarche, il y a la conviction que l’ouverture des données publiques peut apporter d’importants atouts économiques et sociaux. Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont récemment adopté des démarches volontaristes sur l’opendata en lançant les deux portails www.data.gov et www.data.gov.uk. L’exemple britannique : data.gov.uk Comment en est-on arrivé là ? Data.gov.uk a été officiellement lancé en janvier 2010. L’exemple américain : data.gov
Permettre à tous les jeunes de s’insérer dans la société telle q Bruno Devauchelle, formateur chercheur au CEPEC de Lyon, qui étudie l’intégration des TIC dans l’enseignement, la formation et l’éducation, réagit au billet d'Andreas Kluth, en abordant la question du point de vue des jeunes. Photo CC Flickr Skokie Public Library Nous avons demandé à deux spécialistes de la formation aux médias de réagir au billet d’Andreas Kluth sur la non-crise des médias. Voici la contribution de Bruno Devauchelle, formateur chercheur au CEPEC de Lyon, qui étudie l’intégration des TIC dans l’enseignement, la formation et l’éducation. Il aborde la question du point de vue des jeunes. Ce n’est pas parce que l’information est accessible facilement que l’on est informé. La crise, une question de sur-information dans un cadre de sur-accessibilité Or une technique nouvelle vient à remettre en cause cette organisation et donc potentiellement les médias. Cet état de fait pose la question des compétences nécessaires pour “bien vivre” dans un tel contexte.
#opendata 2/2: L’internationale de l’opendata ? » Article » owni Quelles sont les conditions pour qu'un pays décide de libérer ses données publiques afin que les citoyens s'en saisissent? Est-ce possible uniquement dans nos démocraties occidentales? Cet article continue l’analyse du rapport de Becky Hogge publié par l’Open Society Institute. On s’intéresse ici aux conditions qui font qu’un pays décide de libérer ses données. La seconde partie du rapport de Becky Hogge étudie les conditions de réussite d’une transplantation de la stratégie d’ouverture des données en dehors des démocraties occidentales. Pour cela l’auteur de l’étude a conduit des entretiens avec un grand nombre d’experts – juristes, responsables de systèmes informatiques, spécialistes de la transparence fiscale ou de la gestion budgétaire, représentants de la société civile, etc., – de différents pays -Inde, Kenya, Tanzanie, Afrique du Sud, etc.-. Grille de questionnement pour évaluer les possibilités d’implantation d’une stratégie d’opendata Déterminer des fenêtres d’opportunités
“Tourner l’apathie citoyenne actuelle en activisme citoyen” Divina Frau-Meigs, sociologue des médias, professeur à l'université Paris 3 Sorbonne, directrice du master pro “ingénierie de la formation à distance et de l’éducation aux médias”, revient dans une interview sur les questions posées par le billet d'Andreas Kluth sur la non-crise des médias. Image CC Flick m-c Nous avons demandé à deux spécialistes de la formation aux médias de réagir au billet d’Andreas Kluth sur la non-crise des médias. Entretien avec Divina Frau-Meigs, sociologue des médias, professeur à l’université Paris 3 Sorbonne, directrice du master pro “ingénierie de la formation à distance et de l’éducation aux médias”. Andreas Kluth estime qu’il n’y a pas de crise de l’information car nous n’avons jamais été aussi bien informés. Partagez-vous son point de vue ? En partie seulement, surtout si information veut dire « actualité », ce qui semble être l’angle de vue d’Andreas Kluth. Image CC Flickr GeekMom Heather Photo CC Flickr kmevans Photo CC Flickr USDAgov
Vers une politique 2.0 - Fondapol Innover en matière de gouvernement, c’est en premier lieu faire du citoyen le moteur de la transformation. En effet, une des clés de la réussite des grands projets est l’implication enthousiaste des personnes qui y contribuent. Le projet de modernisation de l’Etat est sans aucun doute un projet de grande envergure et un défi lancé à l’intelligence collective. Les citoyens au service de la modernisation de l’Etat Classiquement, l’Etat occupe une position centrale et distribue les services qu’il conçoit et met en place. Une ouverture des données à la manière de « data.gov » Les modèles d’interaction sur les technologies Internet sont extrêmement efficaces et il suffit d’observer le phénomène à partir de la plateforme d’Apple qui a impulsé en 15 mois la création de 100 000 applications pour l’IPhone (200 millions de téléchargements dans le monde) en mettant des outils simples à la disposition des développeurs informatiques. Un projet à la gov.2.0 en décembre : Data Publica Claude Sadaj
Web 2.0, propagation et crise Difficile de ne pas remarquer la transformation de l'écosystème médiatique lié à ce qu'il est convenu d'appeler le Web 2.0. Elle a donné naissance à tout un secteur économique et à de nouvelle professions comme community manager; (animateur de discussions à l'intérieur d'un organisation et chargé de celles qui se déroulent à l'extérieur) ou formateur en e-influence, quand ce n'est "hub manager" (traduction approximative : qui s'occupe de la communication d'une entreprise en mobilisant tous les vecteurs possibles de sa communication, techniques ou humains...). Du reste, l'entreprise se veut de plus en plus "2.0" pour améliorer à la fois ses modes de travail interne et leur relation avec des clients en perpétuelle demande de réactivité, comme s'il s'agissait d'un réseau quasi militant. Les plus malins ne manquant pas d'affirmer que tout cela est dépassé et qu'il faut désormais penser "Web 3.0" ou "Web 4.0". La conjonction des deux aboutit
Open Data : des licences libres pour concilier innovation social Le mouvement OpenData vit depuis quelques mois un véritable essor avec l’adoption de bonnes pratiques par un nombre croissant d’institutions nationales comme locales. Ainsi, des initiatives fleurissent en Angleterre, au Canada, en Australie et même en Italie. OKFN signalait ce week-end que le hashtag #OpenData fait l’objet d’un tweet toutes les 2 minutes en semaine en moyenne ! Partout ces actions suivent une démarche identique, adoptant les critères bien définis du savoir ouvert, conditions nécessaires au développement d’usages innovants socialement et économiquement : diverses études universitaires ou institutionnelles en préparation l’illustrent bien. Faire travailler les citoyens, mais encore faut-il qu’ils s’y retrouvent En France, les initiatives commencent à poindre mais sans toujours suivre ces mêmes démarches : nous l’avons vu la semaine dernière avec le cas parisien. Mais les citoyens sont-ils prêts à travailler sans contrepartie pour leurs collectivités ?
Internet va-t-il renforcer les radicalités d'opinion ? - Numeram Le politologue Thierry Vedel a publié un article très intéressant dans le Monde sur les résultats d'une enquête réalisée dans le cadre du projet Mediapolis "Information politique et citoyenneté à l'ère numérique", menée par le Centre de recherches politiques (Cevipof) de Sciences Po et le Centre d'analyse et de recherche interdisciplinaire sur les médias (Carism) de l'Institut français de presse. Il y décrit le creusement d'une "fracture civique", entre ceux qui s'informent et participent au débat politique notamment grâce à Internet, et ceux qui profitent de la multiplication des sources de divertissement offerts à l'ère numérique pour éviter au contraire les discussions politiques : Le phénomène est d'autant plus préoccupant pour la richesse du débat politique que l'enquête montre qu'il y a plus encore sur Internet qu'ailleurs le phénomène d'une "dissonance cognitive", qui pousse les internautes à l'aller consulter que les sources d'information avec lesquelles ils sont en accord.