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Le sexisme du Roi Lion

Le sexisme du Roi Lion
La féminité dans Le Roi Lion L’une des premières choses qui nous frappe en regardant Le Roi Lion, c’est le sexisme banal et structurant de l’histoire. Dès les premières scènes, Le Roi Lion nous fait connaître un monde structuré hiérarchiquement, avec au sommet de la pyramide le monarque absolu, qui règne en bon patriarche sur, non seulement son peuple docile et servile (les autres animaux), mais également ses lionnes, qui jamais ne remettront en question le bien fondé de la place des hommes, ni de la place des femmes. Le Roi Lion comporte un grand total de 3 personnages féminins, contre 9 personnages masculins. La relation entre Simba et Nala nous apparaît comme étant une relation d’amitié étant jeune, qui plus tard évoluera selon le schéma classique de Disney vers un amour hétérosexuel. Et de un… Et de deux… Et de trois… cela suffira-t-il à renverser le patriarcat? Cette supériorité ouvrirait-elle des possibilités subversives? Et Nala dans tout ça? Ah, enfin! Un homme, un vrai Liam

"La Reine des Neiges", quand Disney avance d’un pas et recule de trois Depuis quelques années, Disney semble attentif à ne blesser personne pour ne s’attirer les foudres d’aucun public : en témoignent des films pleins de compromis, pas aussi dégradants qu’un Blanche Neige que l’époque peut justifier mais néanmoins encore emplis de clichés nauséabonds. Par exemple, en réponse à des critiques, le nom et la profession de l’héroïne de La princesse et la grenouille ont été changés : l’héroïne s’appelait initialement Maddy, un nom qui rappelle l’esclavage, et travaillait comme femme de chambre d’une femme blanche. Globalement, le studio semble tenter de se montrer plus progressiste, ce qu’on a vu avec Il était une fois, La princesse et la grenouille, Raiponce, les Mondes de Ralph. Une histoire de sœurs ou la Womance chez Disney. Mon dieu mais que vois-je ? Là, la solidarité féminine est le cœur de l’intrigue de La Reine des Neiges ; ce qui motive les actions des deux héroïnes et résout les problèmes. (Les images sont toujours issues de l’adaptation russe de 1957)

Rebelle (2012) : mater la rousse Parce qu’il est centré sur une fille qui n’aspire pas à la vie de princesse à laquelle on veut la soumettre, le dernier film de Disney/Pixar a pu passer pour féministe aux yeux de certain-e-s critiques. Le magazine Elle le qualifie ainsi de « conte de fées moderne et féministe »[1], et Télérama va dans le même sens en se réjouissant de voir Disney persévérer dans la « veine capillaire » inaugurée par « l’insolente Raiponce »[2] (j’ai personnellement du mal à voir comment on peut qualifier Raiponce d’insolente mais passons… Cf. sur ce site l’article consacré à ce film). C’est vrai qu’il y avait a priori de bonnes raisons de se réjouir. En effet, Rebelle est le premier long métrage de Pixar à avoir un personnage féminin pour protagoniste (il était temps, après 12 longs métrages et 26 ans d’activité… Mieux vaut tard que jamais comme on dit). A quoi s’ajoute que ce film est en plus le premier long métrage du studio dont la réalisation est confiée à une femme (Brenda Chapman). Papa cool

YouTube aurait pu être une page blanche, elle est le reflet des pires stéréotypes sur le genre Temps de lecture: 6 min Sur YouTube aussi, le sexisme a la vie dure. La visibilité apparaît alors comme le premier signal des inégalités existantes sur la plateforme de partage de vidéos en ligne. En France, le haut de ce classement est là encore très masculin et fait la part belle aux jeunes humoristes tels Cyprien, Norman, Rémi Gaillard ou encore Mister V. Un espace d'expression genré Outre les considérations quantitatives, c'est aussi le contenu des vidéos qui pose question. La populaire Yuya, dédie ses vidéos à des thématiques féminines ou considérées comme telles: maquillage, beauté et bien-être. À son image, les «influenceuses» qui réussissent sont, pour l'immense majorité, des filles qui parlent de trucs de filles, à destination d'autres filles. Une reproduction des codes patriarcaux Entretenant généralement une relation étroite avec leur audience via les commentaires, ces youtubeuses font l'objet de nombreuses sollicitations qui dépassent la problématique abordée dans leur vidéo.

Nouveaux pères (IV), des « Indestructibles » à « Shrek 4 » : peurs masculines Comme l’a vu dans les trois premiers articles sur les « nouveaux pères », les films d’animation sur ce sujet sont souvent hantés par des peurs masculines qui semblent avoir une même origine : la peur qu’ont les hommes de se féminiser et de perdre ainsi leurs précieux privilèges masculins. Dans certains films, les enfants menaçaient ainsi de contaminer de leur présence la vie professionnelle des pères, lieu d’homosocialité masculine à l’abri des contraintes parentales et domestiques (Monstres et Cie, Moi, moche et méchant). Le fait même de se livrer à cette activité traditionnellement féminine qu’est l’élevage des enfants s’accompagnait ainsi souvent de la peur de perdre sa virilité (Le Monde de Nemo, L’âge de glace). Et le simple fait d’être doux et affectueux avec ses enfants apparaissait comme lourd d’enjeux (Monstres et Cie, Chicken Little, Kung Fu Panda, Moi, moche et méchant). Les deux films que l’on va étudier ici me semblent être les plus saturés de peurs masculines.

« Si ce n’est pas oui, c’est non », la campagne efficace du groupe Project Consent Un pénis qui tourne autour d’une vulve qui ne veut pas de lui, c’est le pitch simpliste mais efficace de la vidéo du groupe Project Consent, en français Projet Consentement. Leur slogan résume bien leur action : Le consentement sexuel est simple. Dans une série de trois vidéos, l’association met en scène le consentement. La campagne ne se fait pas uniquement via des vidéos. Un projet pour le consentement à l’international Project Consent est une association basée sur le volontariat qui met en place des campagnes pour combattre la culture du viol. Et si vous avez envie de participer, n’hésitez pas, ils font appel à des rédacteurs et des graphistes (bénévoles) : On cherche constamment des contributeurs pour garder nos campagne florissantes et rien de ça n’est possible sans le dévouement de notre staff motivé. (…)Tout ce que l’on recherche de la part des candidats c’est d’être engagé, de savoir communiquer et d’être créatif. Les limites de cette campagne

Mulan (1998) : féminisme et patriarcat chez Disney Sorti 3 ans après Pocahontas, Mulan est également (comme signalé ailleurs sur ce site dans l’article consacré à Pocahontas) une tentative de lutter contre les accusations de racisme, de sexisme et d’ethnocentrisme. Mulan est-elle une tentative plus réussie que Pocahontas ? Sortir de l’ethnocentrisme selon Disney Après avoir été souvent accusés d’ethnocentrisme, les studios Disney ont créé plusieurs héros « exotiques », c’est-à-dire n’étant pas d’origine européenne (Aladdin, Pocahontas…). Cependant, s’il est progressiste de montrer d’autres contrées que l’Europe et les Etats-Unis, l’image qu’en donne Disney n’est pas forcément innocente. La Chine, conforme à l’imaginaire collectif occidental Mulan s’inspire de la légende de Hua Mulan[1] dont les origines et le contexte historique sont incertains. Le film présente donc une image de la Chine idéalisée selon l’imaginaire et les références du public occidental. La Chine vue par Disney… L’ennemi, ce barbare Déconstruction et apprentissage du genre

« F*ck Yes », une chaîne YouTube qui montre que le consentement peut être sexy Tu te souviens quand on a dit que le consentement c’était un peu LE truc le plus important pour entretenir des relations saines avec les personnes que tu croises ? Et tu te souviens aussi quand il y a eu cette personne (un peu chiante, soyons honnête) qui est grosso modo venue te dire « Ah mais si tu demandes tout le temps la permission y a plus d’enthousiasme, de spontanéité, nianiania… » ? À lire aussi : Le consentement sexuel expliqué par une tasse de thé Eh bien la prochaine fois, tu pourras lui envoyer cette vidéo avec tes salutations. F*ck Yes est une chaîne YouTube créée le 7 mai 2016 — avec pour seul abonnement la chaîne Project Consent — dont le logo représente le hashtag #ConsentIsSexy. « [une chaîne] qui a pour but de donner des représentations sexy et informatives des conversations pré-coïtales. « F*ck Yes » croit qu’il est possible d’atteindre un équilibre entre un comportement sexuel positif et une véritable vulnérabilité.

Disney relooke Merida de façon sexy En 1938, il ne faisait pas bon être une femme chez Disney comme en témoigne cette lettre de rejet exhumée aujourd’hui sur Flickr. Mary V. Ford, qui avait écrit au studio d’animation pour connaître les critères d’admission à l’école Disney qui formait ses animateurs, avait ainsi reçu la réponse suivante : «Les filles ne travaillent pas du côté créatif pour préparer les dessins animés pour l’écran, car cette tâche est exclusivement réservée aux jeunes hommes. Pour cette raison, les candidatures des filles ne sont pas examinées pour l’école préparatoire. Les femmes ne sont, heureusement plus, aujourd’hui cantonnées au coloriage chez Disney. Cheveux roux bouclés, fière, aventurière, rebelle, tirant à l’arc, montant à cheval et surtout refusant le mariage forcé, elle dénote parmi les autres héroïnes. Ses cheveux ont été disciplinés (les boucles ont été remplacées par un mouvement ondulé), sa taille a été affinée, ses pommettes remontées et maquillées, sa bouche épaissie et lipstickée.

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