
Un geste irrécupérable Politique Un geste irrécupérable Dans l’une des nouvelles du Libertinage , intitulée « Lorsque tout est fini », Aragon fait raconter à Clément Grindor les évènements qui ont marqué son existence et ont fait de lui un homme de l’ombre, de la puissance, de la trahison. Derrière ce récit d’aventures, qui rebondit d’action en action, on ne lit, au fond, qu’une seule obsession : l’angoisse d’être récupérable. Membre d’une bande de malfrats, Grindor les trahit de peur que leurs vols et leurs meurtres ne soient interprétés comme une forme d’héroïsme. Devenu une sorte d’espion, il aide des hommes à acquérir argent et gloire, puis instille en eux le doute pour provoquer leur chute. Ce texte témoigne, avec une très grande force, du pouvoir d’absorption de la société dans laquelle Aragon vivait, et dans laquelle nous vivons encore. Il ne faut pas croire, d’ailleurs, que ce soit la seule victime de ce phénomène. Que nous reste-t-il, alors ?
Le tranquille coup d’Etat des seniors (et ses dangers) - Blogs P Plus les années avancent, plus les statistiques se font pressantes : les plus de 65 ans représenteront en 2050 le quart de la population dans les pays les plus développés, contre 16% aujourd’hui. La montée en puissance des seniors bouscule les sociétés, entreprises et institutions politiques comprises. Après un entretien avec Francis Mer, ancien Ministre de l’économie et des finances de la France, ParisTech Review poursuit son analyse des bouleversements induits par le vieillissement démographique. Déséquilibre entre actifs et inactifs, remise en question de la solidarité intergénérationnelle : beaucoup s’inquiètent des conséquences économiques et sociales du vieillissement démographique. Les personnes âgées, naturellement conservatrices ? Sur le plan politique, le phénomène est plus subtil mais conduit à un résultat similaire : les plus âgés se tournent en majorité vers le camp conservateur. La dictature douce des seniors, vraie menace pour le système * Matta, Elie, and Paul W.
Le téléchargement est mort! | slate Si l'iPod est devenu un véritable symbole de l'ère de la musique numérique, c'est pourtant iTunes qui a permis à Apple de prendre le contrôle du marché de la musique en ligne. Pré-installé sur chaque Mac, iTunes, un des logiciels les plus téléchargés par les utilisateurs de Windows, a une interface agréable et facile à utiliser. D'autres fabriquent de super téléphones ou lecteurs MP3, mais aucun ne dispose d'un logiciel qui synchronise votre musique, vos applis et vos photos en même temps, et au même endroit. Pourtant, iTunes a mal vieilli.Contrairement à la plupart des produits Apple, avec le temps, le programme est devenu de plus en plus lourd et lent. publicité «Un truc trop cool, ça s'appelle Internet!» Mais le pire, c'est quand je décide de synchroniser musique et photos sur mon iPhone et mon iPad. Ou pour reprendre les paroles de Vic Gundotra, vice-président en charge de l'ingénierie chez Google, «Vous savez quoi? Bientôt Android sera complètement autonome. Farhad Manjoo.
Apprendre moins pour réussir plus | slate Nous sommes en 2007 lors du débat Ségolène Royal-Nicolas Sarkozy du 2e tour de l'élection présidentielle. Aucun des candidats ne connaît la part de l'électricité produite par énergie nucléaire en France. Les duellistes évoquent 20 à 30% alors que le vrai chiffre est 80%. Quelques intellectuels s'amusent, mais l'évènement ne choque pas. Il s'agit pourtant d'une notion fondamentale du programme de géographie de lycée, le genre de savoir que nombre d'enseignants et de parents estiment devoir faire partie de la culture générale indispensable à chaque citoyen. Des acquis incontournables comme celui-ci remplissent nos programmes éducatifs. Sans soutien des parents, pas de salut? Sans une aide extérieure, combien d'enfants seraient capables d'assimiler les connaissances nécessaires pour réussir un parcours scolaire complet? publicité 865 heures par an Les programmes scolaires français sont chargés à bloc. Alléger les programmes Daniel Gautheret Devenez fan sur , suivez-nous sur
Anarchisme : la force d’émancipation sociale Dans un opuscule intitulé Raison contre pouvoir, le pari de Pascal, Jean Bricmont interviewe Noam Chomsky. Il lui demande notamment « N’est-il pas vrai que toutes les formes d’auto-organisation selon les principes anarchistes se sont finalement effondrées (pensez aux diverses communautés dans les années 1960 et 1970, mais il y a aussi des expériences antérieures) ? » Avec un raisonnement semblable, on aurait pu conclure au XVIIIe siècle que les tentatives d’établir la démocratie politique ou d’abolir l’esclavage ou de protéger les droits des femmes ou bien… ayant toujours échoué, pourquoi alors devrions-nous même essayer de promouvoir la paix et la justice et les droits de l’homme ? demande Chomsky. C’est là à coup sûr un piètre argument. […] Je suis aussi en désaccord avec l’observation historique que vous faites. Exemple d’une de ces luttes nouvelles dont j’ai parlé récemment, la bataille pour le revenu de vie. Ne nous leurrons pas. Choisissez votre camp.
Retraites : Le PS fait un pas à gauche, mais reste bien loin d’u Après des mois de cacophonie médiatique et de débat interne entre les partisans des réformes Fillon (Valls, Hollande, Moscovici...) et ce qui subsiste de la gauche du PS (Emmanuelli, Hamon), le PS s'est en partie rapproché des positions affirmées dès le début de l'année par Jean Luc Mélenchon et le Parti de Gauche. Maintien de l'âge de départ à la retraite à 60 ans et de la durée de cotisation (pour le moment !), financement supplémentaire partagé entre la mise à contribution des revenus financiers, l'élargissement de l'assiette des cotisations, une légère hausse des cotisations patronales et une politique active en faveur de l'emploi des salariés âgés... Il reste évidemment à savoir si ce pas à gauche dessine une orientation politique durable et soutenable, dans un PS divisé sur la question, ou bien une posture commode d'opposition au projet Fillon2 et qui n'engage à rien. Engagement ou posture ? Une première clarification : l’abolition des réformes de la droite
La fin de la culture automobile américaine | slate Les Etats-Unis sont-ils en train de se détacher de leur dépendance matérielle et psychologique à l'automobile. La culture des highways, du driving le coude à la portière en écoutant de la musique, des grands espaces asphaltés, des 4X4 toujours plus grands et plus lourds, des V8 gloutons, de la NASCAR et des limousines interminables est-elle en voie de disparition? C'est ce qu'affirme le très respecté mensuel américain The Atlantic. Il apporte pour preuve des statistiques mises en avant par un autre magazine américain Esquire sur le changement des habitudes automobiles des Américains et notamment des plus jeunes. Si l'environnement est la première raison mise en avant par les jeunes aux Etats-Unis pour expliquer leur nouvelle attitude face à l'automobile et la conduit, il y en a évidemment de nombreuses autres. Il faut dire que la voiture et le logement représentent aux Etats-Unis pour la famille moyenne un coût de plus en plus élevé. [Lire l'article sur The Atlantic] publicité
Le sport, c'était mieux avant | slate Pour paraphraser et contredire Simone Signoret: la nostalgie est toujours ce qu'elle était. En sport, plus qu'ailleurs. Un sentiment domine, en effet, au gré des générations interrogées: c'est toujours comme si c'était mieux avant. La rivalité Roger Federer-Rafael Nadal en tennis? publicité En cyclisme, le coup de pédale de Jacques Anquetil fait encore tourner la tête de nos seniors. Rêve d'enfance Les journalistes sportifs adorent creuser, en effet, le sillon de ce temps évanoui en nous racontant jusqu'à plus soif les champions d'hier et en célébrant leurs exploits passés comme s'ils étaient plus glorieux que ceux d'aujourd'hui. Ils nous resservent sur papier ou sur écran les images (souvent d'Epinal) de leurs défuntes émotions. L'AS Saint-Etienne est l'un des éternels bénéficiaires de ce retour vers le passé. J'ai lu, bien sûr, l'article, parce que, hé, j'ai 42 ans et parce que les Verts et Rocheteau, c'est mon enfance. Plus le même métier Yannick Cochennec Devenez fan sur
Organisation Armée Sarkozyste... Couverture tauromachique de Formes Vives Éditorial de Lapin Blanc, consultant en retards divers et guide dans Alice au pays des merveilles « A la poursuite d’O. R. », portrait d’un marchand sommeil, par Jean-Baptiste Bernard Dessin d’Hector de la Vallée « Tendance et savoir-vivre, les conseils personnalisés de la rédaction » « Occupations & réquisitions : D’Ivry à Saint-Denis, les fous aux commandes », reportage d’Émilien Bernard Entretien croisé avec A et Z, assistantes sociales en Seine-Saint-Denis : « Gérer les flux et reflux d’usagers ? Poster de Camille Lavaud [½] « En attendant que ça saute... », propos de Thierry Pelletier recueillis par Émilien Bernard Dessin de Roméo Julien « Je ne sais pas », nouvelle inédite de Sergio Bianchi à propos des Années de plomb, traduite par Serge Quadruppani, illustrée par Gala Vanson « Champagne 1911 : les raisins de la colère », chronique d’Anne Steiner « On est des ibu, et basta ! « Paysage américain », dessin de Benoît Guillaume Dessin d’Edmond Baudoin
Réforme des retraites : le PS tourne une page LE MONDE pour Le Monde.fr | | Par Michel Noblecourt, éditorialiste A première vue, on pourrait s'y tromper. Le document d'orientation du gouvernement et les propositions du Parti socialiste sur la réforme des retraites offrent des analogies visuelles. Dans les deux cas, la page de garde présente des photos anonymes de "vrais gens" et évoque une "réforme juste". Le texte que Martine Aubry a fait adopter, mardi 18 mai, par le bureau national du PS, se distingue en tous points de celui d'Eric Woerth. Les propositions du PS s'articulent autour de deux piliers. Un nouvel allongement de la durée des cotisations étant écarté au-delà de ce qui est déjà prévu – 41 ans en 2012 et 41,5 ans en 2025 –, les socialistes innovent en proposant une "réforme systémique" autour d'une "retraite choisie". Avec ce dispositif, le PS tourne une page. Martine Aubry a affirmé qu'elle ne contestait "absolument pas" l'argument démographique.
La Belgique est morte: la Wallonie en ordre dispersé (3/3) | sla Elections générales ou non, la crise politique paraît aujourd'hui si profonde que le temps est venu de se demander si la Belgique a encore un avenir. Non, répond José-Alain Fralon. L'ancien correspondant du Monde à Bruxelles, auteur de «La Belgique est morte, vive la Belgique», s'en explique pour Slate dans une série de trois articles. Après La Flandre indépendante: et pourquoi pas? et Quelle Flandre pour quelle Europe? publicité «Je vis dans un pays où il pleut. Pour le moment, face à la redoutable unité flamande, ils se présentent en ordre dispersé: Bruxellois d'un côté, Wallons de l'autre. Mis devant le fait accompli par les Flamands, les Francophones hésitent entre plusieurs hypothèses. Autre hypothèse avancée: le rattachement de la Wallonie et de Bruxelles à la France. Pas sûr. Ne tournons pas autour du pot. Et ce serait le dernier clin d'œil que la Belgique adresserait au monde. José-Alain Fralon Devenez fan sur , suivez-nous sur
Remarks by the President to the Nation on the BP Oil Spill | The The White House Office of the Press Secretary For Immediate Release June 15, 2010 Oval Office THE PRESIDENT: Good evening. On April 20th, an explosion ripped through BP Deepwater Horizon drilling rig, about 40 miles off the coast of Louisiana. Because there has never been a leak this size at this depth, stopping it has tested the limits of human technology. As a result of these efforts, we’ve directed BP to mobilize additional equipment and technology. Already, this oil spill is the worst environmental disaster America has ever faced. But make no mistake: We will fight this spill with everything we’ve got for as long as it takes. Tonight I’d like to lay out for you what our battle plan is going forward: what we’re doing to clean up the oil, what we’re doing to help our neighbors in the Gulf, and what we’re doing to make sure that a catastrophe like this never happens again. First, the cleanup. I refuse to let that happen. I make that commitment tonight. And still, they came and they prayed.
Cet article fait pas mal parler de lui je crois (repris une dizaine de fois dans mon feed Facebook) by PED May 26