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Crise, la croisée des chemins

Crise, la croisée des chemins
Il y aurait matière à faire un sort à tous les ahuris qui depuis l’été 2007 ne loupent pas une occasion de se féliciter que « le pire est derrière nous le plus dur est passé la crise est terminée ». On rappellera qu’ils n’en sont jamais qu’à leur troisième tour de piste (automne 2007, printemps 2008, fin 2009) et que, vaillants comme on les connaît, on peut être tout à fait certains, le point chaud grec viendrait-il à relaxer, qu’ils ne nous décevraient pas pour une petite quatrième. Stupéfiante comme elle devient, la situation ne laisse cependant pas trop le loisir de s’appesantir sur ce genre de chose – et puis le compte-rendu de la cécité réjouie est devenu une entreprise sans espoir. Stupéfiante, la situation l’est sans l’être tout à fait. Pour l’euro, c’est maintenant. Pour l’heure, le caractère délirant de la situation a au moins le mérite de fouetter les sangs et d’alimenter quelques saines colères. Remettre la situation au clair 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. Lisbonne RIP

Le risque des Euro-divergences : le cas exemplaire de l’Espagne, En mars 2007, Martin Wolf analysait la situation économique espagnole - alors apparemment florissante - et mettait en garde contre la douloureuse purge qui allait inévitablement se produire après l’éclatement prévisible de la bulle immobilière, financée comme il se doit à crédit. La solution habituelle en la circonstance, consistant à tabler sur les exportations afin de compenser la contraction de la demande intérieure, s’avérera extrêmement douloureuse, avertissait-il, les salaires devant en supporter le poids, en l’absence du mécanisme d’ajustement du taux de change. --- Les vues de Wolf n’ont rien perdu de leur actualité pour les pays les plus fragiles de l’Europe, même s’il n’envisageait évidemment pas, à l’époque, la charge supplémentaire que le secteur public serait contraint de devoir supporter pour prévenir l’effondrement total de l’activité. Par Martin Wolf, Financial Times, 27 mars 2007 Entre 2001 et 2005, la zone euro a été le géant malade de l’économie mondiale.

Jardin potager bio, fiches jardinage et recettes avec des légumes : Jardin à manger La revanche des marchés C'est le temps des paradoxes : les Etats, qui ont sauvé la finance d'elle-même il y a quelques mois, se retrouvent accusés de mauvaise gestion par les agences de notation. Et les marchés profitent de la crise qu'ils ont provoquée pour s'attaquer à la protection sociale… On croyait les agences de notation décrédibilisées, les voilà de nouveau qui font (surtout) la pluie et (peu) le beau temps. On croyait les marchés financiers en voie de régulation, les voilà de nouveau qui mènent la danse. On n'a pas fini, décidément, d'aligner les paradoxes. En France, pour rassurer les marchés, l'Etat annonce un gel des dépenses publiques pour trois ans, prélude à un sérieux tour de vis sur les retraites et, sans doute, sur l'assurance maladie. Mais il y a pire. On croyait que la crise sonnait la fin du libéralisme. Denis Clerc Commenter cet article

Sauver les banques jusqu'à quand ? Quoique le texte qui suit ait pour propos de développer un argument indépendant (relativement), il est difficile de ne rien dire du plan « de stabilisation » que viennent d’annoncer l’Union européenne et le FMI, à propos duquel se pose immanquablement la question de savoir ce qu’il va stabiliser et pour combien de temps... Le « plan de stabilisation », ou les risques du bootstrapping Le paquet d’ensemble est en trois morceaux : 60 milliards d’euros de concours de l’Union directement mobilisables, 250 milliards du même métal mais par le FMI, et le « gros » morceau d’un fonds de garantie de 440 milliards. C’est bien là que le bât blesse car en son fond, le dispositif aboutit à faire garantir des dettes suspectes par des finances publiques suspectes… Bien sûr l’idée joue de l’hétérogénéité des situations des finances publiques européennes en faisant garantir les moins bonnes par les moins mauvaises. Sauver la Grèce… ou sauver les banques ? Mais tout de même.

La « régulation financière », entre contresens et mauvais vouloi La mise au jour des délicatesses de Goldman Sachs fournira-t-elle l’impulsion désespérément manquante à la mise au pas de la finance ? Il faudra au moins ça car, à simplement prolonger les tendances antérieures, et sauf grave rechute des banques qui forcerait à les secourir de nouveau et ferait déborder le vase, il est assez évident que, pareille à la guerre de Troie, la re-régulation financière n’aura pas lieu. Pour se faire une idée de ce mauvais vouloir régulateur, il suffit d’observer la « philosophie générale » qui se dégage de l’ensemble des propositions actuellement sur la table : non pas éviter la survenue de la prochaine crise mais contenir ses effets… De cette (prévisible) révision à la baisse, pour ne pas dire annulation complète, des ambitions initialement proclamées, résulte, techniquement parlant, une orientation exclusive de tous les projets en circulation vers les questions couplées de la solvabilité et des faillites bancaires. Les limaces de la re-régulation Cocos

Le capitalisme, un système économique condamné par la science Comment on the Unabomber's Manifesto © 2005 Paul Cooijmans FBI sketch of the Unabomber Introduction The Unabomber, real name Theodore (Ted) Kaczinski, committed sixteen bomb attacks from 1978 to 1995, killing three and injuring twenty-three persons. The importance of studying the Unabomber's manifesto lies in trying to understand how an apparently highly intelligent individual gets to using violence against innocent. The full text of "Industrial Society and Its Future" Before his trial in 1998, the Unabomber was subjected to psychological examination. The psychiatric report On the manifesto's conclusion The Unabomber's central and fatal conclusion can be summed up as: Technological society is incompatible with individual freedom and must therefore be destroyed and replaced by primitive society so that people will be free again. I think this is an irrational conclusion, affected by the Unabomber's mental illness. On the psychiatric report On the two types of criticism The manifesto interweaves two independent types of criticism:

Mondialisation #2 – La tête de Turc : La Grèce « Piratage(s) Expérimentation in vivo sur un corps social de la théorie du choc. N. Klein décrivait avec justesse les avancées néo-libérales successives, faites au profit des crises. Dans la situation de tension extrême, recroquevillé sur l’anxiété qui entrave toute tentative de contester des décisions drastiques, le modèle orthodoxe d’économie mondialisée gagne du terrain. Contrairement à une idée reçue, les masses ne contestent pas lorsqu’il y a souffrance. Attaque massive Il existe dans les relations internationales des limites au cynisme. Les bourreaux à l’œuvre Le lynchage en règle s’opère à tous les niveaux, experts, journalistes, politiciens. Le grec n’est plus un autre "moi", il est une autre chose. Vogelsong – 4 mai 2010 – Paris Like this: J'aime chargement…

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