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L’Europe fermée de l’intérieur

L’Europe fermée de l’intérieur
Deux chercheurs mettent en évidence les graves dérives des contrôles aux frontières de l'Union européenne, dans une étude à paraître le 26 juin prochain. Pour lutter contre l'afflux de migrants provoqué par le Printemps arabe, la Commission européenne met en oeuvre un renforcement sécuritaire débridé. Avec de drôles de technologies de surveillance. Barrière frontalière entre L'Espagne et le Maroc à Ceuta. Pour gérer les flux migratoires et surveiller ses frontières, l’Europe s’érige en forteresse. Depuis 2005, l’Europe s’est dotée d’une force d’intervention spécialement dédiée à ces missions : l’agence Frontex. Depuis plus d’un an, les révoltes arabes font craindre aux dirigeants du vieux continent un afflux massif de migrants, en provenance notamment du Maghreb. L'agence Frontex et ses points d'attache en Europe et au Maghreb (illustration tirée du rapport "Borderline" Pourtant, la Commission européenne ne souhaite pas s’arrêter là. Des drones Violences Jurisprudence américaine Réplique Related:  L'Europe Citadelle

La crise de la dette redessine la carte de l'Europe La victoire de Bart de Wever à Anvers ce dimanche soir est plus qu'un avertissement pour la Belgique. C'est un véritable avertissement pour toute l'Europe qui aurait bien tort de ne pas l'écouter aussi attentivement que les sirènes un peu trop flatteuses du comité Nobel d'Oslo. Elle est le signe que la gangrène de la crise de la dette gagne désormais l'architecture politique du vieux continent. Accélérateur Certes, le nationalisme flamand ne date pas de la crise grecque. Pas plus que l'autonomisme catalan ou basque. Combat contre l'austérité ou pour échapper à l'austérité Dans les pays où ne se pose pas de problème unitaire, la crise de la dette conduit principalement à l'émergence de mouvements protestataires de gauche ou d'extrême-droite : Front national et Front de gauche en France, Parti Communiste ce week-end en république tchèque (qui a glané 20 % des voix aux régionales), Syriza et Aube Dorée en Grèce ou encore les « Vrais Finnois » en Finlande. L'autonomie fiscale, au c?

Les immigrés plus que jamais boucs émissaires Un sondage effectué dans plusieurs pays européens indique que l'immigration n'est pas perçue comme allant de soi, qu'elle n'est pas considérée comme forcément bénéfique. On a le droit de dire cela sans être raciste! Les élites ne se soucient pas suffisamment des préoccupations de nos compatriotes au quotidien, assure Claude Guéant, dans une interview donnée ce mercredi à L'Express, avec un sens consommée de l'euphémisme. Alors que depuis des mois, le ministre de l'Intérieur s'efforce de rendre l'immigration, légale ou non, responsable du marasme économique actuel - en plus de l'insécurité -, seuls 24% des Français estiment que l'immigration est bonne pour l'économie [voir le tableau ci-dessous]. Pour le ministre de l'Intérieur, tous les "arguments" et leur contraire y passent. Claude Guéant, qui entend supprimer 20 000 autorisations de séjour par an, suggère que les immigrés plombent les comptes de l'Etats. Contradictions Un coût pour les finances publiques ? Un rôle crucial, à long terme

Les Européens et leurs « murs » En 2009, la célébration des vingt ans de l’anniversaire de la chute du mur de Berlin a donné l’occasion de dresser un état des lieux des murs qu’il restait à abattre selon le même scénario, espérait-on, que le défunt mur de Berlin. Il était alors vivement question du « retour des murs » dans les relations internationales contemporaines. La tentation du mur pour un État n’est pourtant pas une caractéristique exclusive de la modernité, les exemples de murs défensifs du passé sont légions comme en témoigne la Muraille de Chine, le Mur d’Hadrien, la Ligne Maginot ou encore le Rideau de fer. En Europe, le constat est à la multiplication des « murs » contrairement à l’illusion que la chute du mur de Berlin marquerait l’ère d’un « monde sans frontières [1] ». Plus que des « murs » : des dispositifs de séparation pour contrôle Ces dispositifs sécuritaires sont communément réduits à un mur/barrière concret, d’où l’emploi généralisant du terme « mur ».

L'Europe, terre d'écueil des réfugiés L'Union européenne a reçu moins de demandes d'asile en 2010, selon le dernier rapport du Haut Commissariat aux réfugiés de l'ONU. Si l'Europe du Sud enregistre une baisse de 33% en un an, d'autres pays comme la France et l'Allemagne, continuent d'attirer toujours plus de réfugiés. La baisse du nombre de demandes d’asile déposées dans 44 pays industrialisés en 2010 par rapport à 2009 est de 5%. Une réduction qui s’élève à 42% sur 10 ans, selon le dernier rapport du Haut Commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR) publié le 28 mars. L’Albanie, Chypre, la Grèce, l’Italie, Malte, le Portugal, l’Espagne et la Turquie représentent un recul de 33% en un an. La France, première destination d'asile en Europe Si l’Union européenne n’a reçu que 235 900 demandes d’asile, ce qui représente une baisse de 5%, certains Etats restent très attractifs. L’Allemagne arrive juste derrière, avec une augmentation de 49%. Un trompe l'oeil accomodant

La fin tragique d'un symbole? Tout le monde a perdu. Hier, 23 août 2012, une petite information tombe : Samia Yusuf Omar, une athlète Somalienne s’est noyée en avril 2012 en tentant de gagner les côtes de l’Europe, une athlète, une femme, elle avait 22 ans. Moi, personnellement, je mettrais ce destin à la une des journaux, et si j’en avais les moyens j’en ferais un film… Je dois être un adolescent attardé, mais cette information et le destin de cette jeune femme me bouleverse. Une information qui pour moi efface tout discours sur l’Olympisme. C’est tellement beau les Jeux Olympiques, cela rempli le JT, et permet de dresser une forêt de médailles pour empêcher de voir la réalité de la situation. Le dérèglement climatique passe à la vitesse supérieure, la glace de Groenland fond, et nous devrions fondre de bonheur en écoutant la Marseillaise. Parlez-moi de l’esprit sportif, essayez de m’expliquer l’esprit des Jeux ? L’enquête est à faire, cela ferait un joli numéro d’Envoyé Spécial. Et est-elle morte juste pour cela ?

La dérive antilibérale de l’Europe (Schengen) Les acquis de l’Europe en matière de liberté de circulation sont mis à mal par le populisme d’une droite réactionnaire et l’immobilisme bureaucratique communautaire. Par Giuliano LuongoArticle publié en collaboration avec Un Monde Libre Bientôt des contrôles à la frontière? La vague géante de migrants qui a emporté une Europe très mal préparée durant les révoltes du Printemps Arabe a révélé une série de graves problèmes de l’appareil décisionnel européen, et surtout le manque critique de confiance des gouvernements des États membres en un pilier fondamental de l’Union : le système Schengen. L’Europe comme institution a montré encore une fois sa lenteur quand elle n’a pas levé le petit doigt au début des premières révoltes nord-africaines. De même, alors qu’un fort flux migratoire était prévisible, l’Union n’a pas pris les mesures nécessaires (comme l’organisation d’un réseau d’aide collective entre les États membres). L’Europe a répondu avec la faiblesse habituelle, M.

La Serbie sur la nouvelle route des migrations - Serbie / UE La « jungle » de Subotica, c’est la décharge de la ville, une immense décharge qui s’étend entre des blocs d’immeubles collectifs et le cimetière. Des migrants en attente de passer vers la Hongrie ont dressé des cabanes de fortune, des tentes bricolées avec des bâches en plastique. Cet hiver, quand le thermomètre est resté durablement fixé en-dessous de -20°, certains Afghans avaient trouvé refuge dans le cimetière, investissant des caveaux funéraires nouvellement creusés et pas encore occupés : ils parvenaient même à entretenir un petit feu sur la dalle de béton. Aujourd’hui, les silhouettes qui se glissent entre les monceaux d’ordures en train de se consumer fuient le contact. La prison de la ville déborde, et les mauvais traitements y sont systématiques. « Les policiers ont reçu la consigne de leur hiérarchie : il faut frapper fort pour dégoûter les migrants de revenir en Serbie », assure Brankica, engagée depuis l’automne dans le soutien aux migrants. « Sangatte des Balkans »

Les mauvais comptes de l’immigration clandestine Le ressentiment doit être vif pour que Valeurs actuelles déroge à sa propre devise, Il n’y a de richesses que d’hommes. Ce journal affirme que l’immigration clandestine coûte 4,6 milliards d’euros à la France. Le chiffre émane des Contribuables associés, agrégat où turbulent les phobiques de la dépense publique et de l’impôt. Il comprend les pertes de recettes au titre du travail illégal, les retours à la frontières, les dépenses de santé etc… Rapporté au nombre d’immigrés clandestins (500 000, dit-on), cela représente 9000 euros par personne. Les Contribuables Associés oublient plusieurs choses. D’une part, l’immigration clandestine est un non coût pour le secteur de la construction, du service à domicile ou de la restauration car les charges sociales non payées constituent un profit supplémentaire pour les entreprises. D’autre part, pour évaluer correctement le coût de l’immigration clandestine, il faut envisager, à côté du scénario de l’expulsion, celui de la régularisation. Like this:

Internet et migration : pour une déclaration de dépendance du cyberespace - Ceci n'est pas un blog C’est un classique des réflexions sur les migrations et la mondialisation que de relever qu’il existe de fortes inégalités en matière de mobilité. Bouger, se déplacer, voyager, passer d’un pays à l’autre, n’a pas le même sens pour un européen, une américaine, un jeune érythréen ou une famille kosovar. Le kilomètre n’a pas le même coût, la même temporalité et ne suppose pas les mêmes risques. Cette vitesse, cette fluidité, nous les admirons, nous les désirons (quand Laurent Bouvet envoie un tweet « Ouvriers bretons, mon conseil du jour : montez dans un bus et partez en excursion scolaire », avec le hastag #leonarda », il s’attend à ce que sa blague soit lisible dans la seconde, et dans le monde entier). Est-ce que je suis le seul à trouver cela paradoxal, voire contradictoire, au regard de notre obsession toujours plus grande à savoir d’où les gens viennent, pourquoi ils sont là, où ils devraient être ?

Pour une société de liberté : une immigration contrôlée L’article de Vincent Bénard sur la liberté de l’immigration a déclenché de nombreuses réactions dans nos commentaires. Dans la lignée des contrepoints que nous publions sur certains sujets, nous vous proposons un article de Jean-Baptiste Noé, qui ne mettra surement pas tout le monde d’accord sur Contrepoints. L’article de Vincent Bénard sur la libéralisation de l’émigration aborde de nombreuses questions fort intéressantes. Comme nous sommes à Contrepoints et que nous essayons de comprendre des phénomènes compliqués nous nous permettons la publication de cet article, afin d’apporter des éclairages complémentaires sur cette question épineuse. Pourquoi des migrations ? Dans une société idéale les hommes pourraient changer de lieu et d’espace selon leur bon vouloir. Favoriser les migrations ne permettra en rien d’atténuer ou d’arrêter les causes qui les ont provoquées. L’homme n’est pas une machine L’autre point concerne la nature de l’homme. La culture oubliée Les leçons de la décolonisation

Contrôles aux frontières de l’Europe Frontex, l’agence en charge des frontières extérieures de l’Union européenne, s’est trouvée récemment au centre de l’attention médiatique, militante et politique. À la requête du ministère grec en charge de la protection des citoyens, le dispositif d’intervention rapide aux frontières dont elle a la charge, dit RABIT [1] a été déployé pour la première fois entre novembre 2010 et mars 2011 sur la frontière gréco-turque. L’opération Poséidon 2011 a immédiatement suivi, pour étendre les opérations de surveillance et d’interception de l’agence à la mer Egée. Cette séquence peut contribuer à renforcer l’idée, commune aux représentations des médias, des militants, des bureaucrates ou des hommes politiques, que Frontex est le principal opérateur du durcissement des frontières extérieures de l’UE ; un durcissement d’autant plus difficile à tolérer qu’il contraste fortement avec la levée des contrôles permanents aux frontières entre les États membres de l’Union. L’Europe : quatre frontières

L’immigration imaginaire | ECOINTERVIEW En 2007, deux politologues britanniques ont montré qu’il existe en Europe une forte tendance à surestimer le nombre d’immigrés. Leurs sondages indiquent que les Français évaluent la proportion d’immigrés à 27% de la population, alors que seulement un dixième de la population est né étranger à l’étranger. Dans les têtes, on s’imagine donc que la France est la troisième terre d’accueil des immigrés en Europe, alors qu’elle se place au 10ième rang, sur un échantillon de 20 pays. Au Portugal et en Italie également, on voit double ou triple. Comment expliquer une telle erreur de perception? La confusion entre descendants d’immigrés, immigrés et étrangers est-elle le produit d’un manque d’information, d’une sensation d’invasion? Est-ce le signe que l’intégration échoue ou bien, au contraire, le symptôme d’une intégration qui se poursuit, au risque d’en déranger certains? Like this: J'aime chargement…

L'Europe s'emmure pour repousser les migrants LE MONDE | • Mis à jour le | Par Elise Vincent (Sofia, envoyée spéciale) Pour l'instant, ce n'est qu'une large bande de terre qui suit une vague ligne de crêtes sous le ciel gris de Bulgarie. Un tracteur travaille à aplanir ce qui ressemble encore à une piste cahoteuse taillée sans ménagement à travers la forêt. Mais dans quelques semaines, sur un tracé qui correspond au partage précis des terres entre Bulgarie et Turquie, s'élèvera une haute barrière de 3 mètres. Les autorités bulgares ont dévoilé officiellement leur projet mi-octobre, alors qu'elles doivent gérer un flux grandissant de clandestins et de demandeurs d'asile syriens. Elles ont bien tenté de minimiser leur décision par le fait que cette clôture ne couvrira que 30 des 259 km de frontière. Mais le symbole est là. Les restes de l'ancien rideau de fer sont toujours visibles, ...

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