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Vers un Nouveau Monde de données

Vers un Nouveau Monde de données
A l’occasion de la Semaine européenne des l’Open Data qui se déroulait à Nantes du 21 au 26 mai 2012, j’étais invité à faire une présentation sur le web des données, pour dépasser et élargir la problématique particulière de la réutilisation des données publiques. En voici la transcription. Nous sommes passés d’un web de l’information et de la connaissance à un web de données. « Les données sont le nouveau pétrole de l’économie », expliquait le consultant Clive Humby dès 2006. Le web est un écosystème de bases de données interconnectées. Tout est information. Le web est devenu « la base de données de nos intentions », affirmait John Battelle en 2003. La première des données, le pétrole non raffiné, est bien celle de nos comportements en ligne, ces milliards de clics que nous faisons sur le web à chaque instant. Mais ne nous y trompons pas. Il n’y a presque plus de données qui ne soient pas personnelles. Voici une application qui s’appelle SceneTAP. Tout est appelé à devenir des données.

Le « reverse marketing » utilisant le tsunami des données, le consommateur reprend la main – quelles conséquences dans le domaine des transports ? Le rôle de la donnée dans le domaine des transports, détaillée dans plusieurs précédents articles (notamment ICI), va devenir tellement important que la plupart des entreprises le sous-estiment sans doute. Tous les acteurs seront touchés. Surtout ceux qui protègent leurs données stratégiques de leurs clients. Des outils de « couche supérieur » exploitant une partie de ces données seront développés par et pour plusieurs types d’acteurs (entreprise, collectivité, citoyen, association, ONG) pour apporter à tous les consommateurs les informations stratégiques, celles qui structurent le choix d’un produit ou d’un service. Pour établir ce flux inverse, le crowdsourcing trouvera là une parfaite application, plus les consommateurs donneront leurs avis, leurs données réelles (comme la consommation des véhicules par exemple), plus les outils seront performants, complets, ciblés, puissants et plus les consommateurs les utiliseront.

Les temps de la concertation. L’expérience du centre de Saint-Denis Dossier : Espaces publics urbains et concertation Les effets de la concertation sur la qualité des aménagements urbains sont-ils positifs ou négatifs ? La question mérite d’autant plus d’être posée que ce thème est devenu consensuel et que rares sont les programmes politiques à ne pas l’afficher comme prioritaire. On pense, en général, que la participation du public est « bonne » en soi. Mais pourquoi cette écoute conduit-elle parfois à des aménagements qui, au lieu d’unir, séparent et forment une collection d’usages sans faire lieu ? Un projet ne peut répondre à toutes les attentes, assurer toutes les fonctions. Bien menée, la concertation permet de préciser des attentes, de nourrir des projets et de leur donner plus de justesse, de favoriser l’adhésion de la population au mouvement, de mobiliser les acteurs de la cité en renforçant les partenariats. La rénovation du centre-ville de Saint-Denis ou la volonté de démocratie L’élaboration pas à pas du projet urbain dans la concertation

Les enjeux de l’extension de l’Open Data au monde de l’entreprise « Ainsi donc, nous souhaitons étendre le nombre et la diversité des données réutilisables. Mais pourquoi, en fait ? Pourquoi, en particulier, les entreprises contribueraient-elles à l’Open Data ? » C’est avec cette question que Daniel Kaplan, délégué général de la Fondation internet nouvelle génération, entamait son intervention de synthèse de la session sur l’Open Data appliquée au monde de l’entreprise pendant la semaine européenne de la réutilisation des données publiques qui se tenait à Nantes du 21 au 26 mai 2012. « Certes, beaucoup d’entreprises veulent agir en bons citoyens, mais cette motivation ne peut pas leur suffire… » Nous n’avons jamais pris les données au sérieux « Nous n’avons jamais pris les données au sérieux et aujourd’hui, elles se vengent », estime Daniel Kaplan. Les données sont pour la plupart des constructions ad hoc visant à remplir les variables des programmes, explique-t-il. L’ouverture banalisée Les enjeux des données d’entreprise ouvertes Hubert Guillaud

Zoomer ou dézoomer? Les enjeux politiques des données ouvertes Pour Dominique Cardon, le journalisme de données doit apprendre à se dézoomer lui-même: c'est la condition pour que la libération des données publiques soit véritablement pertinente. Afin que tout un chacun puisse se retrouver dans les chiffres. Dominique Cardon, sociologue au Laboratoire des usages d’Orange Labs, est l’auteur de “La démocratie Internet” (Seuil/République des idées). Le mouvement qui s’est constitué autour des “données ouvertes” et du “journalisme de données” ouvre un nouveau terrain au dialogue, déjà ancien, entre journalisme et sciences sociales. On ne peut que se réjouir de cette proximité, même si, faut-il le rappeler, le journalisme ne se résume pas à ce travail de mise en perspective documentaire et qu’il doit sa noblesse au rapport privilégié qu’il entretient avec l’événement en train de se faire – rôle dans lequel les sciences sociales ont toujours montré une inaptitude quasi constitutive. Secrets des coulisses, secrets des chiffres SourceMap Nosdéputés.fr

Open Data (4/4) : Le monde de l’entreprise face au défi de l’ouverture… Par Hubert Guillaud le 07/06/12 | 4 commentaires | 3,246 lectures | Impression Le mouvement de l’Open Data a été initié dans le secteur public. Sa volonté, dès l’origine, était claire : ouvrir à la réutilisation des données publiques qui ne soient pas personnelles pour en faire un levier d’innovation public à la fois pour l’administration et les usagers. Aujourd’hui, c’est au monde de l’entreprise de s’intéresser à ce mouvement. Si ces deux questions sont d’importance, une autre l’est encore plus : de quelles données parle-t-on ? Quelles sont les motivations des entreprises à libérer des données ? Quelles données ? Les données publiques ne représentent qu’une partie du vaste puzzle de données qui compose l’écosystème des échanges de données, rappelle Ton Zilstra (blog, @ton_zylstra), responsable du réseau européen ePSI Plateform (présentation). De plus en plus d’entreprises se lancent dans l’ouverture des données. Renforcer la transparence Améliorer la circulation des données

Bases de données - Alisse, statistiques d'entreprises - Accueil Les statistiques structurelles d'entreprises sont des statistiques diffusées chaque année, portant sur des thèmes variés (exportations, recherche et développement, liaisons financières entre entreprises...). Les sources statistiques sont diverses : Les données sont affichées comme des séries chronologiques, la dimension temporelle étant les années de référence des données livrées. Le téléchargement des valeurs peut porter sur une sélection de séries ou sur l'ensemble des séries. Un fichier de métadonnées accompagne systématiquement les valeurs. Les liens suivants permettent un accès rapide aux données :

Open Data (2/4) : Animer, animer et encore animer Suite de notre retour sur la semaine européenne de la réutilisation des données publiques qui se tenait à Nantes du 21 au 26 mai 2012. Open Data : un moyen pour animer le territoire Laurent-Pierre Gilliard (@lpg), directeur général d’Aquitaine Europe Communication, est revenu dans sa présentation sur l’historique de l’Open Data en Aquitaine. C’est en décembre 2010 aux assises Aquitaine de l’Open Data que le sujet a été lancé par les élus de l’agglomération de Bordeaux, du département et de la Région accompagnés par AEC et la Fing. Deux portails de données ont été mis en place : celui de la communauté d’agglomération et un portail mutualisé pour les acteurs girondins et aquitains. Animer, c’est faire se croiser les acteurs, comme dans le cadre d’un travail sur l’eau intitulé Bord’eau réalisé en partenariat avec la Lyonnaise des Eaux, l’IUT de Bordeaux et le laboratoire de recherche de la Lyonnaise des Eaux. Laurent-Pierre évoque également de nombreux projets. Hubert Guillaud

Google : la mise en place de l’aspirateur à données personnelles Dans le précédent article de cette petite saga, nous avons pris le temps de retracer un petit historique des dates phares de Google. Il s’agissait pour le moment d’une belle success story ne laissant transparaitre que bien peu d’ombres au tableau. Il y a aussi ces histoires un peu moins connues que les rachats en chaines de tout ce qui était susceptible de créer de la valeur. Quand on opère des services gratuits à l’échelle mondiale, on dispose de grands pouvoir… et donc de grandes responsabilités. Ça coûte combien ces trucs gratuits ? On le sait depuis l’éclatement de la bulle Internet dont nous parlions dans le premier article de cette série : la gratuité d’un service, particulièrement quand il est mondial et d’une importante volumétrie, ça coute forcément quelque chose… bref c’est tout sauf gratuit. Illimité et gratuité, les deux mamelles cancérigènes du Net L’impression de la gratuité chez Google commençait par un message fort : la page d’accueil de son domaine.

Open Data (1/4) : Où en est-on Claire Gallon de LiberTIC, l’association nantaise de promotion de l’ouverture des données publiques (@LiberTIC), et Charles Nepote du programme Réutilisation des données publiques de la Fondation internet nouvelle génération (Fing) (@CharlesNepote, @la_fing), principaux coorganisateurs de la Semaine européenne de l’Open Data qui avait lieu à Nantes du 21 au 26 mai 2012, ont commencé par poser un état des lieux assez complet du mouvement de réutilisation des données publiques. Ce que l’Open Data a réalisé Le mouvement pour la réutilisation des données publiques est un mouvement mondial né début 2009 et qui a connu une forte accélération en 2010-2011, estime Charles Nepote. Image : la carte de France de l’Open Data maintenue par LiberTIC, version 4, mise à jour janvier 2012. Pourtant “si le mouvement commence à se structurer, force est de reconnaître que nous en sommes encore au temps des pionniers”, souligne Charles Nepote. Les défis à venir de l’Open Data En effet. Hubert Guillaud

Les données peuvent changer nos pratiques, notre rapport aux autres et initier une nouvelle forme d'intelligence collective Carlo RATTI, Directeur du MIT Senseable City Lab vient de publier deux représentations vidéos des données des trains de la SNCF : évolution dynamique des cartes isochrones et traces temps réel des trains. Cette exploitation des données est intéressante à plusieurs niveaux. Non seulement il s'agit d'une véritable mise en scène qui a nécessité un travail, une réflexion; Première leçon, de nouveaux outils et métiers apparaissent pour traiter des masses de données techniquement, pour les présenter, les "faire parler" et également les croiser avec d'autres données. Il faudra que des spécialistes soient formés mais également que des outils soient déployés pour que tout le monde puisse devenir acteur. Ensuite ces représentations nous permettent de visualiser notre environnement, nos actions, nos pratiques; elles parlent de nous, elles nous renvoient des images de nous mêmes et nous permettent de mieux comprendre l'impact de nos pratiques, de nos technologies, de nos organisations.

Open Data (3/4) : L’enjeu de la coproduction Par Hubert Guillaud le 06/06/12 | 3 commentaires | 2,747 lectures | Impression Au-delà des producteurs de données et d’un public de geeks à la recherche de moyens de développements, la question de l’Open Data ne mobilise pas les foules, malgré l’effort de mobilisation et d’animation autour de la question qui anime tous les acteurs publics qui ont publié des jeux de données. Comment élargir le cercle de ceux qui s’intéressent aux données ? Comment mettre les habitants, les associations en capacité d’agir avec les données ? Comment leur fournir les outils, leur mettre à disposition compétences et ressources ? Coproduire pour ouvrir Open Street Map est une base de donnée géographique libre et gratuite, rappelle son président, Gaël Musquet (@ratzillas). Image : la page d’accueil d’Open Street Map France. OSM se présente comme un moyen d’accéder à la cartographie par tous et pour tous, explique son président. Coproduire la transparence Structurer la communauté de l’Open Data Hubert Guillaud

La pénurie de talents freine l'adoption de la science des données La capacité de récolter et d'utiliser les données pour prendre les bonnes décisions est, aujourd'hui, cruciale pour les entreprises. Alors que Big Data est devenu un sujet majeur, la demande en spécialistes en données augmente mais l'offre n'est pas à la hauteur. La collecte d'un nombre toujours plus important de données, rendue possible par l'innovation technologique, confère à la capacité des entreprises à les utiliser de manière efficace une importance cruciale, tant pour le développement de leurs propres affaires que pour l'amélioration de leur compétitivité. Une étude menée par EMC, entreprise spécialisée dans les services IT, parmi la communauté de la science des données à travers le monde, montre que la majorité des entreprises n'utilisent pas les données dont elles disposent de manière efficace, en grande partie en raison du manque de spécialistes en données expérimentés sur le marché. Les entreprises se préoccupent des données mais ne les utilisent pas efficacement

Cet article, issu du portail InternetActu.com, donne un bon aperçu de ce que c’est les « données » en général et plus exactement les « données personnelles » stockées et utilisées sur le Web. Il décrit aussi comment grâce à notre surf, notre historique, les données tissent le Web d’aujourd’hui et créent de nouvelles combinaisons avec d’autres bases de données. Cet article semblait intéressant notamment pour avoir une vision globale des données produites en permanence et pour réfléchir à leur rôle dans la construction de notre vie future. by vgolovnya Dec 4

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