
Q.I. or not Q.I. ? L’identification du surdon (4 / 12 ) – Les techniques d’identification Par Stéphanie Aubertin – Neuropsychologue chez I-Cog, structure aixoise spécialisée dans le handicap cognitif. Ce billet aborde précisément le cœur même de l’identification des personnes à HP. J’ai parlé dans un précédent billet des caractéristiques des personnes à HP (Haut Potentiel). Même si cette liste n’est pas exhaustive, il apparaît évident qu’on ne peut réduire ces personnes au simple qualificatif de “personne très intelligente”, et rechercher uniquement des marques d’intelligence qui en émanent. Ce serait alors oublier toutes les autres caractéristiques qui « font » la personnalité HP et rejeter les personnes qui souffrent d’inhibition intellectuelle, un mécanisme de défense pour tenter de ressembler à tout le monde. Il a maintes fois été rappelé que le QI n’est qu’un symptôme parmi tant d’autres, et qu’il existe 1001 façons de rater son test de QI. 1. 2. – Les épreuves standardisées sont les plus utilisées et correspondent aux tests classiques. 3. Bibliographie
Q.I. or not Q.I. ? L’identification du surdon (6 / 12 ) – Les échelles de Wechsler : des qualités psychométriques non valables pour les HP Par Stéphanie Aubertin – Neuropsychologue chez I-Cog, structure aixoise spécialisée dans le handicap cognitif. Le précédent billet traitait de la psychométrie des échelles de Wechsler. Nous avons vu que de nombreux « arrangements » (selon le terme de Lautrey, 2007) ont été réalisés lors de la construction du test et de son étalonnage de manière à ce que les performances de la population obéissent à la loi normale, et en accord avec l’existence d’un facteur g. Néanmoins, est-ce que toute la population répond à ces mêmes spécificités psychométriques ? 1. La sensibilité d’un test est sa qualité à bien différencier les individus entre eux. 1.1 Effet plafond Il est fréquent de constater que les personnes à HP « réussissent » tous les items d’un ou de plusieurs subtests. 1.2 Effet Flynn Cet effet désigne une augmentation régulière du QI à travers les générations. 2. Pour toute mesure psychologique, le score obtenu est constitué d’un score vrai ET d’une erreur de mesure. 3. 4. Bibliographie M.
Q.I. or not Q.I. ? L’identification du surdon (11 / 12) – Du don au talent : l’expression du potentiel Par Stéphanie Aubertin – Neuropsychologue chez I-Cog, structure aixoise spécialisée dans le handicap cognitif. Dans les précédents billets, j’ai exposé les dessous des échelles de Wechsler ainsi que les variables susceptibles d’influencer les performances. Je termine ma série de billets sur l’identification du surdouement et le (més)usage du QI, par les modèles explicatifs du passage du Don au Talent, soit de l’expression du potentiel, car les tests de QI mesurent bien une expression d’un potentiel, et précisément l’expression d’une aptitude. Avant d’exposer les modèles théoriques en vigueur, je ferai le point sur quelques notions importantes qu’il est primordial de clarifier. 1. Clarification de quelques notions – Aptitude / potentialité Selon Piéron (cité par Morin), l’aptitude et le « le substrat constitutionnel d’une capacité, préexistant à celle-ci ». – Capacité / habileté Une capacité représente l’utilisation d’une ou plusieurs aptitudes. – Compétence – Talent 2. Source : Gagné (2003) 3.
Q.I. or not Q.I. ? L’identification du surdon (10 / 12) – Les autres variables qui peuvent influencer le QI Par Stéphanie Aubertin – Neuropsychologue chez I-Cog, structure aixoise spécialisée dans le handicap cognitif. Dans les précédents billets, nous avons analysé en détail le test de QI utilisé en France et ses limites pour l’identification des personnes à Haut Potentiel. Ce billet traite de manière plus générale les différentes variables qui peuvent influer sur les performances à tout type de tâche. 1. 1.1. Savoir : donnée, concept, méthode théorisés à partir du réel ; il existe en dehors du sujet. 1.2. La notion d’interaction avec l’environnement est très importante car elle est à la base de tout processus d’adaptation. Dans un premier temps, nous percevons des stimuli par nos sens. Dans les tâches quotidiennes et a fortiori lorsque nous passons un test de QI, il faut bien comprendre que toutes ces étapes sont importantes, et que la performance n’est pas une copie exacte de la qualité des fonctions cognitives. 1.3. 2. 2.1 L’émotion L’émotion est une variable très importante. Source : A.
Q.I. or not Q.I. ? L’identification du surdon ( 3 / 12 ) - La diversité des caractéristiques des personnes à Haut Potentiel (HP) Par Stéphanie Aubertin – Neuropsychologue chez I-Cog, structure aixoise spécialisée dans le handicap cognitif. Dans le précédent billet, j’ai exposé les différentes théories de l’intelligence. A la lumière de ce que l’on sait sur l’intelligence – c’est-à-dire pas grand-chose, au vu du débat qui court toujours – ce billet tente de cerner les caractéristiques des personnes à HP, que l’on dit intelligentes. 1. Il existe de nombreux termes pour évoquer notre sujet. Il est rare que dans une langue donnée une notion soit représentée par une telle diversité de termes. Voyons maintenant quelles sont les caractéristiques des surdoués. 2. De manière générale, ce qui caractérise les HP est un traitement de l’information sur-efficient. Conséquence de l’efficience de ces fonctions cognitives : ces personnes ne peuvent se contenter de conclusions hâtives, car, avec leur capacité de traitement de l’information, elles auront pris en compte des dizaines d’éléments issus de la situation. 3.
Q.I. or not Q.I. ? L’identification du surdon (2 / 12) - Les théories de l’intelligence Par Stéphanie Aubertin (neuropsychologue chez I-Cog, structure aixoise qui s’occupe du handicap cognitif). Avant tout, il faut savoir qu’il n’existe pas de consensus sur ce qu’est l’intelligence, et par conséquent, pas de consensus sur la mesure de celle-ci. Il en résulte qu’il existe plusieurs théories de l’intelligence. Cependant, s’il n’existe pas de consensus sur une définition exacte de l’intelligence, les chercheurs admettent tout de même ce point : l’intelligence est ce qui nous permet de nous adapter à notre environnement. En tant que psychologue cognitiviste, je dirai que c’est un peu le rôle des fonctions exécutives (voir billet suivant), mais il faut avouer que les fonctions exécutives sont un fourre-tout et incluent plusieurs capacités. 1. 1.1 Une seule intelligence : le facteur g Les tests d’intelligence ont été créés en France par Binet en 1904 à la demande du ministère de l’Education qui souhaitait dépister les enfants déficients afin de les prendre en charge. 2. 3.
Q.I. or not Q.I. ? Là est la question... (1 /12) Ah ce fichu test d’intelligence, ce fichu Q.I… On est mal à l’idée d’aller le passer; on finit par prendre son courage à deux mains pour enfin savoir… et là… Un certain nombre de lecteurs ou de chatteurs m’ont fait part de ce qu’il se sont retrouvés confrontés à cette situation particulièrement embarassante, et parfois, surtout, désespérante, de ne pas être classés dans la catégorie surdoué, parce que leur test ne valide pas le fameux « 130 de QI ». J’ai reçu des témoignages poignants de personnes particulièrement malheureuses de ce résultat. Ce n’est pas en soi le fait d’être classé « surdoué » qui les intéresse. C’est le fait de pouvoir valider que les souffrances ressenties correspondent bien à un état de fait et qu’elles peuvent se fonder sur quelques chose de patent pour pouvoir (enfin!) trouver une issue à une partie de leurs difficultés. Je ne peux que les comprendre : je suis passée par là aussi. Stéphanie Aubertin est neuropsychologue. La suite à dans quelques jours !
La surprenante naïveté des enfants doués On ne cesse d’évoquer, à raison, l’extrême sensibilité des enfants doués : elle leur permet de comprendre ce qui n’est pas dit, de saisir les émotions de leurs proches sans se laisser duper par des paroles apaisantes destinées à les ménager, et pourtant, cette remarquable perspicacité semble disparaître, ou, du moins elle ne leur est plus d’aucune utilité quand ils sont confrontés à la méchanceté pure et à la bêtise. En fait, ils ne conçoivent pas qu’un être humain, apparemment semblable à eux, puisse être gratuitement méchant, même en cherchant bien, il est impossible de trouver une justification à ses réactions agressives et presque destructrices, si ce n’est le désir, ou le plaisir, de faire du mal. Cette pulsion leur est tellement étrangère qu’ils ne peuvent la prévoir et ils se sentent désarmés quand ils se retrouvent victimes d’un déchaînement de violence que rien n’a provoqué.
Surdoués, douance, précocité : 8 idées reçues On les croit sûrs d’eux, forcément heureux, supérieurs… Pourtant la réalité des adultes surdoués est toute autre. En cause ? Une incompréhension et surtout, une méconnaissance de ces personnes différentes, hors normes. Le point, avec Monique de Kermadec, psychanalyste et spécialiste des surdoués, sur huit fausses croyances. Margaux Rambert Sommaire Etre surdoué, c’est avoir un QI supérieur à 130 La réponse de Monique de Kermadec : « En France, on considère effectivement qu’une personne est surdouée si elle a un QI supérieur à 130. La douance disparaît avec l’âge La réponse de Monique de Kermadec : « C’est faux. Les personnes surdouées sont heureuses A découvrir A lire "Les adultes surdoués souffrent d'un sentiment de décalage" Etre surdoué : un atout ou une faiblesse ? La réponse de Monique de Kermadec : « En réalité, beaucoup souffrent de leur différence, mal vécue ou mal comprise par leur entourage, et se sentent marginalisées. Les personnes surdouées se sentent supérieures