
ESPAGNE • Les sans-papiers ont intérêt à ne plus tomber malade Un serveur au chômage a reçu une facture d'un montant de 20 797,39 euros pour l'opération du cancer de sa compagne chinoise sans-papiers. A partir du 1er septembre, pour pallier les déficits, les immigrés clandestins devront payer leurs soins de santé. Fin 2011, Landi Fan, ressortissante chinoise, 52 ans, a appris qu'elle avait un cancer du rectum et des ovaires. Le 15 février 2012, la jeune femme a été opérée à l'hôpital général d'Alicante, même si elle n'avait pas de carte d'assurance maladie. Début mai, son compagnon Eduardo Guillamó a reçu un courrier du ministère de la Santé de la communauté autonome de Valence lui réclamant 20 797,39 euros, le prix des prestations de soins. La somme à verser correspond à la taxe sur les prestations non prises en charge par le système de santé espagnol. 800 euros par mois "Comment vais-je m'en sortir ?" Eduardo a signé tous les documents Landi a alors fait une demande de carte de solidarité, destinée aux personnes sans ressources.
Espagne : « Réagissez ! Les voisins sont expulsés ! » Alors que l'Espagne est aux prises avec une crise sans précédent et qu’elle subit les coupes budgétaires du gouvernement, les banques sont le point de mire de l’ensemble de la population. L’annonce faite par le gouvernement de l’injection de 10 milliards d’euros de fonds publics dans la banque espagnole Bankia a provoqué de vives réactions sur Internet. Le blog Plataforma para la nacionalización de cajas de ahorro (Plate-forme pour la nationalisation des caisses d’épargne, en espagnol) réagit à ce sujet : La nueva inyección, que puede alcanzar los 10.000 millones de euros —mientras se recortan miles de millones en la Sanidad y la Educación públicas— en bonos contingentes convertibles en el Banco Financiero y de Ahorros volverá a ser insuficiente. (…)La propuesta de una banca pública bajo control democrático y gestionada con transparencia, creada mediante la nacionalización de las cajas de ahorro, no es una de las opciones posibles para resolver la actual crisis.
Un an après, les indignés de retour dans les rues d'Espagne A Madrid, les indignés devaient converger samedi soir, en plusieurs colonnes venues des quatre coins de la ville, vers la Puerta del Sol, pour un retour symbolique sur cette place qui a vu naître leur mouvement, le 15 mai 2011. Pendant quatre jours, ils ont l'intention d'y tenir une "assemblée permanente", défiant l'interdiction officielle selon laquelle les manifestations devront prendre fin chaque soir à 22h00. C'est sur la Puerta del Sol que s'était installé il y a un an le campement des indignés, avant de faire des émules dans le monde entier. Pendant un mois, cet amas de tentes et de bâches était devenu le symbole d'un ras-le-bol qui avait surpris un pays où, malgré la crise, le mécontentement s'était jusque là peu exprimé. Mais le gouvernement de droite, arrivé au pouvoir dans l'intervalle, a cette fois affiché sa fermeté, déclarant "illégale" toute tentative d'installer un nouveau campement. "Des limites horaires ont été fixées.
Espagne: le retour des indignés, un an après A Madrid, les indignés prévoient de converger samedi soir, en plusieurs colonnes venues des quatre coins de la ville, vers la Puerta del Sol, un retour symbolique sur cette place qui fut le lieu de naissance de leur mouvement, le 15 mai 2011. Sous les slogans "Prends la rue", "Nous ne sommes pas des marchandises aux mains des politiques et des banquiers", des manifestations sont convoquées dans environ 80 villes du pays, dont Barcelone. A Madrid, les manifestants prévoient de poursuivre la mobilisation en organisant des assemblées thématiques jusqu'à mardi, dont une "permanente" sur la Puerta del Sol. C'est sur cette place que s'était installé, il y a un an, le campement des indignés, avant de faire des émules dans le monde entier. Pendant un mois, jusqu'à son démantèlement le 12 juin, cet amas de tentes et de bâches était devenu le symbole d'un ras-le-bol qui avait surpris un pays où, malgré la crise, le mécontentement s'était jusque là peu exprimé. "Des limites horaires ont été fixées.
Espagne : Madrid prépare son anniversaire « indigné » Il y a un an, les Espagnols assistaient au réveil de la citoyenneté face à la gestion de la crise dévastatrice qui les frappe. La protestation pacifique et apolitique contre le pouvoir de la finance et des hommes politiques a vu naître un solide mouvement des Indignés descendus dans les rues de tout le pays. Ils avaient également campé sur la place emblématique de la Puerta del Sol, en plein centre de Madrid. Les chemins qui mènent à la Puerta del Sol, à Madrid. Après un changement de gouvernement, la situation continue à s'aggraver, offrant de nouvelles raisons de poursuivre. L'organisation de ces événements a débuté en février. Le calendrier compte différentes dates clés. Des étudiants en économie prévoient de s'installer en face du ministère de la Santé du 9 au 12 mai, date à laquelle les marches se rejoindront. Le 12 mai constitue la date la plus significative. Liste du 15M de Barcelone. L'organisation d'un Forum social les 19 et 20 mai constitue la grande nouveauté de cette année.
ESPAGNE • Vive l'union des travailleurs précaires ! S'inspirant de la lutte anti-expulsion menée en Espagne, le collectif Juventud Sin Futuro (Jeunesse Sans Avenir) et le mouvement des Indignés mettent sur pied des outils pour combattre le travail informel et dénoncer les exploiteurs. Rita prend le micro et commence à raconter son parcours. Etudiante en sciences politiques, cette jeune femme de 24 ans vit chez ses parents et n'a pas cessé d'aligner les emplois précaires : hôtesse d'accueil, professeur d'italien en soutien scolaire, vendeuse, serveuse à 5 euros de l'heure... Face à elle, une centaine de personnes rassemblées sur la place du 2 Mai, dans le quartier de Malasaña [à Madrid]. Parmi la foule, des chômeurs, des travailleurs, des grands-parents, des parents, leurs enfants. C'est un peu le même principe pour oficina precaria, sauf qu'en l'occurrence le bureau s'adresse aux travailleurs précaires, à ceux qui n'ont jamais vu un contrat de travail.
Etats-Unis: Lancement d’Indignación, journal en espagnol d’Occupy Wall Street [liens en espagnol et en anglais] Indig-Nación, groupe appartenant au mouvement Occupy Wall Street (OWS), souhaite établir des liens avec la communauté latino des Etats-Unis et le monde hispanique, à l'aide d'un site d'information et d'un journal en espagnol portant le nom du groupe. Cette vidéo présente le mouvement Indig-Nación: Comme l'explique Mariné Pérez, traductrice de l'édition espagnole du journal Occupy Wall Street, dans une interview accordée à Global Voices, l'idée d'un journal en espagnol présentant des articles originaux a été accueillie avec beaucoup d'enthousiasme au cours de la première Assemblée Générale de OWS. Sofía Gallisá Muriente, artiste et activiste portoricaine, membre de la rédaction d'Indig-Nación, évoque le lancement du projet, annoncé par Mariné Pérez, traductrice de l’édition en espagnol du journal Occupy Wall Street. Global Voices (GV): Comment vous êtes-vous impliquée dans le mouvement Occupy Wall Street? Sofía Gallisá. GV: Pourquoi utiliser internet?
En Europe, un 1er mai marqué du sceau de l'austérité Les Espagnols ont défilé dans 80 villes dans un pays marqué par la crise, des coupes budgétaires sans précédent et une réforme du travail introduite par le gouvernement conservateur pour tenter de réduire un taux de chômage record. Derrière une grande banderole où l'on pouvait lire "Travail, dignité, droits. Ils veulent tout détruire", des dizaines de milliers de personnes ont parcouru le centre de Madrid en agitant des milliers de petits drapeaux rouges. Malgré la réforme, l'Espagne a pulvérisé vendredi un nouveau record de chômage dans les pays industrialisés, avec un actif sur quatre (24,4%) sans emploi. Grèce: défilé à cinq jours des législatives En Grèce, frappée par une politique de rigueur encore plus sévère, des milliers de personnes ont participé aux manifestations à Athènes et dans d'autres villes. Les rues de France prises d'assaut Quant au cortège syndical réuni à l'appel des syndicats, il a rassemblé 48 000 personnes, selon la police, soit quatre fois plus qu'en 2011.
Madrid: des dizaines de milliers de manifestants contre la rigueur "Les coupes dans la santé et l'éducation, c'est la dernière chose que nous pouvions supporter, nous la classe des travailleurs. Sans ça, qu'est-ce qu'il nous reste ? Nous n'avons même plus de travail", s'indigne Domingo Zamora, 60 ans, employé du secteur public. "Ils nous pressent jusqu'à l'asphyxie", a renchéri Pilar Logales, 60 ans, employée dans une mutuelle de santé. "C'est criminel de couper dans la santé", "Peuples d'Europe, levez-vous" et "NON" pouvait-on lire sur les pancartes brandies par les manifestants sous la pluie. La plupart des slogans étaient accompagnés du dessin d'une paire de ciseaux, symbolisant les coupes budgétaires. Engagé dans une course à la réduction du déficit, le gouvernement conservateur espagnol a adopté le 20 avril un plan de rigueur visant les secteurs très sensibles de la santé et de l'éducation, gérés en Espagne par les 17 régions. Le pays espère ainsi générer 10 milliards d'euros d'économies par an.
ESPAGNE • Le site web de la délation El País 27 avril 2012 | Partager : Le gouvernement catalan a lancé, mardi 24 avril, un site web où les Espagnols peuvent aider la police à identifier les auteurs de violences urbaines survenues lors de la grève générale du 29 mars à Barcelone, rapporte le quotidien espagnol El Pais. La page internet qui a reçu 140 000 visites le premier jour, présente des photos de 68 personnes supposées avoir participé aux troubles. L'ouverture du site a été précipitée afin de dissuader les futurs fauteurs de troubles attendus au mois de mai pendant la fête du travail (1er mai), le sommet de la BCE (2 et 3 mai) et l'anniversaire du mouvement du 15-M (12-15 mai)
ESPAGNE • Madrid à nouveau en récession ESPAGNE • Le jeudi soir espagnol à l'agonie El Mundo 25 avril 2012 | Partager : "Mais où est passé le mythique jeudi madrilène ?" se demande le quotidien espagnol El Mundo. Si le phénomène est général en Espagne, la capitale est la ville le plus durement touchée." ESPAGNE • Le chemin de croix ne fait que commencer L’Espagne n’est pas au bout de ses peines, estime un fonds spéculatif américain qui parie contre la dette publique du pays. Dans un rapport de 54 pages, le fonds américain Carmel Asset Management justifie sa stratégie spéculative contre la dette de l’Espagne. Selon ce document, intitulé The Pain in Spain [L’Espagne souffre], le pays est dans un état lamentable et sa situation va probablement empirer. Pour cinq raisons : sa dette dépasse de 50 % les chiffres généralement avancés ; les prix de l’immobilier, toujours surévalués, doivent encore baisser de 35 % ; les “banques zombies” sont légion ; la récession s’intensifie ; et, enfin, l’Union européenne ne dispose ni de la puissance de feu financière ni du courage politique nécessaire pour organiser une opération de sauvetage. Ces dernières semaines, l’Espagne a rejoint, aux côtés de la Grèce, de l’Irlande et du Portugal, le groupe des pays européens les plus susceptibles de sombrer dans l’abîme financier.
Terrible article, à lire absolument ! by jessyd May 11