background preloader

Ce que les auteurs gagneront (Th Crouzet)

Ce que les auteurs gagneront (Th Crouzet)
Les auteurs de BD pour commencer, puis tous les auteurs derrière, entendent prévenir les dérives pour leurs droits que le passage au tout numérique risque d’entraîner. Ils ont raison, bien sûr, mais leur appel, peut-être surtout par sa formulation et ses sous-entendus conservateurs, me dérange. Les auteurs déplorent que les initiatives éditoriales partent dans tous les sens -imposent leur cadre- sans plus aucun cadre légal adapté et protecteur des auteurs. Comment pourrait-il en être autrement puisque personne ne sait où nous allons ? Comment l’éditeur va-t-il adapter au numérique les usages établis de l’exploitation permanente et suivie qui sont au cœur de son métier : vente active, promotion, disponibilité permanente du « produit » ? Cette phrase en particulier et presque tout le texte m’ont fait tiquer. Revenons un peu en arrière. Les auteurs doivent dorénavant négocier leurs droits de manière étroite. Apple ponctionne 30 % des revenus. Retour à la réalité. Je pense tout haut.

Pourquoi je défends le livre électronique (ThCrouzet) Je ne suis pas technophile. Je me fiche du dernier gadget d’Apple ou de Sony. Je ne m’intéresse qu’aux changements qui pourraient survenir dans ma vie et dans la société. Si nous n’étions pas dans une impasse, je me satisferais des livres papier qui encombrent par millier ma maison et que je continue à lire avec plaisir. Alors, j’ai l’espoir qu’une nouvelle technologie redistribue les cartes. Aujourd’hui, via le Kindle d’Amazon, les lecteurs achètent les mêmes titres que dans les rayons traditionnels. Dans l’édition aujourd’hui, publier un livre implique d’investir, au minimum l’impression de plusieurs centaines d’ouvrages. La liberté de diffuser doit se doubler d’une liberté d’accès. Vous allez dire que les liseuses seront payantes. Voilà pourquoi le livre électronique mérite qu’on s’y intéresse (je dis bien le livre, les liseuses on s’en fiche). J’ai envie de voir le champ où je m’active depuis des années vivre sa transition. Tags: édition, eBook, Dialogue

Ce qui ne va plus entre auteurs et éditeurs - La république des Pour la deuxième année consécutive, la SCAM (Société civile des auteurs multimédia) publie un état des lieux des relations entre auteurs et éditeurs, une semaine avant l’ouverture de la chasse (la Salon du livre de Paris, en pleine débandade pour ses 30 ans). Cette étudequi se présente comme un baromètre indiquant la température actuelle du couple (de l’eau dans le gaz ?) est sous-titré « Les bons comptes feraient les bons amis ». Demandez le programme… 500 écrivains ont répondu au questionnaire de la SCAM qui représente un grand nombre de créateurs (écrivains, réalisateurs, traducteurs, journalistes, photographes, dessinateurs) auprès du législateur, des producteurs et des diffuseurs. Etat des lieux et conclusions : • Un quart des auteurs interrogés a eu connaissance d’exploitation de ses livres à l’étranger sans en avoir été informé par l’éditeur. • 28 % n’ont pas été informés de la mise au pilon d’un ou plusieurs de leur(s) livre(s). Cette entrée a été publiée dans La vie littéraire.

Le livre : son passé, son avenir - La vie des idées Entretien également disponible aux formats audio (mp3) et texte (pdf). Les mutations de l’objet livre La Vie des idées : Je voudrais évoquer avec vous la manière dont l’objet livre se métamorphose aujourd’hui sous l’influence des technologies liées à Internet (les e-books, le print on demand, etc.). Roger Chartier : Le premier problème, c’est : qu’est-ce qu’un livre ? Tous les problèmes de la réflexion tiennent à cette relation complexe entre le livre comme objet matériel et le livre comme œuvre intellectuelle ou esthétique, parce que, jusqu’à aujourd’hui, la relation s’est toujours établie entre ces deux catégories, entre ces deux définitions – d’un côté, des œuvres qui ont une logique, une cohérence, une complétude et, de l’autre, les formes matérielles de leur inscription, qui pouvait être, dans l’Antiquité et jusqu’au premier siècle de notre ère, le rouleau. Roger Chartier : Oui. Mais cette distinction productrice peut aussi masquer deux éléments. Qu’est-ce que lire ? Note technique :

Blog Archive » Quel avenir pour le livre numériq Quelques points retenus dans les nombreuses déclarations faites lors de la table ronde organisée le 28 avril 2010 par le Sénat pour poursuivre les réflexions déjà engagées sur l’avenir de la filière du livre, en mettant l’accent sur la question du prix unique, puis sur les modèles envisagés pour la numérisation du patrimoine. Article mis également en ligne sur le site de l’ADBS Vidéocast de la table-ronde. Un enjeu : sortir du cadre Que le marché du livre numérique ait pris son essor, voilà qui semblait (presque) reconnu par tous. Il y avait le même consensus pour reconnaître que le numérique était une opportunité. Innover implique d’investir. Pour faire état de la situation, il suffit de rappeler que lorsque l’on passe de l’analogique vers le numérique, l’on passe d’une économie de biens à économie de services [3], soit un paradigme différent impliquant de nouveaux usages et de nouveaux modèles économiques. Le prix unique : une solution ? Une filière du livre ébranlée Un prix unique ?

je n'ai pas envie du livre numérique Ce titre est bien sûr aussi une provocation, même si les questions sont sérieuses. En tout cas, pour moi le germe de ce qui m’a mené à publie.net. L’apparition de tablettes liées à la presse magazine d’une part, l’émergence de téléphones à contenus réseaux et multimedia d’autre part, permet d’envisager que le texte numérique ne soit pas une simple transposition de l’écriture traditionnelle, mais autorise à la littérature de s’installer nativement dans les nouveaux usages, avec les conséquences narratives et formelles qui en découlent. Il se peut que les liseuses si longtemps attendues pour la transposition du livre n’aient plus même la place où surgir. Dans les interrogations qui en résultent, est-ce que le lieu d’intervention et de pratique de la littérature peut devenir à terme indépendant du livre, de plus en plus soumis à son rôle utilitaire ? 1 _ du Loch Ness et des liseusesC’est comme un genre de monstre du Loch Ness reparaissant depuis quelques années.

Édition: la fourchette fatale Aux Échecs, la fourchette est le coup rêvé. Attaquer simultanément plusieurs pièces de l’adversaire ce qui lui impose d’en sacrifier au moins une. Le monde de l’édition se trouve dans la même situation. Quelles pièces seront sacrifiées ? Le livre est mort Tout d’abord, il faut se mettre dans la tête un fait : le livre ne survivra pas à la révolution numérique. Par livre, j’entends cet objet fait de feuilles de papier reliées, surtout pas du texte qui est imprimé sur ces feuilles. Certains invoquent un pseudo théorème : une nouvelle technologie n’a jamais fait disparaître une technologie plus ancienne. Ce théorème ne tient pas. L’erreur est de croire que le livre est un média. Nous y voilà. Les nouvelles liseuses offriront tous les avantages du papier et tous ceux du numérique et elles s’alimenteront en électricité à l’aide de la lumière ambiante. L’édition est morte Un tel système se perpétuera-t-il lorsque le texte aura achevé sa mue numérique ? Notes Tags: édition, eBook, Coup de gueule

Philippe Vasset jeu de quilles AVERTISSEMENT […] À l’origine du projet, l’écart sans cesse grandissant entre les fictions dont on nous abreuve ad nauseam et un réel presque invisible, comme relégué à la périphérie du champ de vision. Faits de la même matière molle, douceâtre, envahissante, les romans, les sitcoms et les blockbusters ne suscitent plus qu’un désir réflexe, presque inconscient… En arrière-plan de ces histoires prémâchées s’agite un réel globalisé dont ne sait rien ou presque : échanges confus, soubresauts incompréhensibles, violence irraisonnée... Chaque épisode se propose de décrire le fonctionnement d’un pan de l’économie mondialisée habituellement soustrait aux regards. Rien n’y sera inventé : les événements relatés dans chaque épisode auront effectivement eu lieu, les noms seront vrais, tout comme les dates. Après, pourquoi ça marche. Il fait peur, le Vasset. Je le dis gravement : on ne va pas là exprès. La question Jules Verne, c’est celle de l’imaginaire. C’est dangereux. extrait, p 95-98

Et si l’édition faisait un virage à 180° ? | Owni.fr “This the end of the publishing and books are dead and boring”… à moins que le secteur ne prenne le chemin inverse pour s’adapter à l’évolution du marketing provoquée par les réseaux sociaux et à la dématérialisation des contenus. Vous comprendrez à mi-parcours de cette vidéo ;-) Une leçon dont d’autres secteurs de l’industrie culturelle ferait [...] “This the end of the publishing and books are dead and boring”… à moins que le secteur ne prenne le chemin inverse pour s’adapter à l’évolution du marketing provoquée par les réseaux sociaux et à la dématérialisation des contenus. Vous comprendrez à mi-parcours de cette vidéo ;-) Une leçon dont d’autres secteurs de l’industrie culturelle ferait bien de s’inspirer, s’il n’est pas trop tard. Vidéo trouvée sur Vinzblog, réalisée pour la branche anglaise de Dorling Kindersley Books et produite par Khaki Films. À lire sur le blog de Penguin USA, une interview de Zoe Uffindell, réalisatrice du film.

Amazon se lance dans l'édition de littérature étrangère avec Ama Après le lancement l'année dernière de sa branche d'édition (pour les auteurs autoédités) AmazonEncore, le cybermarchand fait une nouvelle incursion dans le monde de l'édition en lançant AmazonCrossing. Cette nouvelle branche d'édition s'intéresse aux oeuvres étrangères qui n'ont pas encore été publiées ni traduites en anglais. Il semblerait bien que la volonté d'Amazon de s'ancrer plus fortement dans le paysage de l'édition s'affiche de plus en plus clairement. On se souviendra aussi que le cybermarchand est devenu l'éditeur de J.A. Konrath qui était auparavant dans l'écurie d'Hyperion. Pour ce qui est du choix des oeuvres qui seront éditées, AmazonCrossing fonctionnera sur le même modèle que AmazonEncore. Le vice-président livres chez Amazon, Jeff Belle a expliqué : « L'objectif de nos programmes d'édition est de présenter aux lecteurs des auteurs formidables qu'ils n'auraient pas eu autrement l'occasion de connaître. Sources : , , , Pour approfondir

My Major Compagny Books lancé avec XO Editions - ActuaLitté - Le Et un de plus qui s'aventure dans l'édition participative, mais cette fois fort d'une certaine expérience dans le domaine. En effet, depuis plusieurs mois, My Major Compagny et XO Éditions travaillent ensemble à la réalisation d'un site invitant les internautes à s'investir dans des livres, sur un principe simple : récolter des fonds pour payer la réalisation du livre élu. Élu, à la condition qu'il recueille les 20.000 € nécessaires pour voir le jour, à travers My Major Compagny Books. Bien sûr si le montant des 20.000 € n'est pas atteint, les internautes seront rembrousés des parts achetées. Ici, comme ailleurs, donc, l'internaute pourra découvrir des extraits de textes et décider d'investir ses derniers dans un auteur qui lui semble intéressant. Pour l'heure, seule une version bêta est en ligne et le grand lancement se fera le 24 mai. Gagner de l'argent sur les ventes Et des ventes, on risque d'en voir se faire, puisqu'en mettant Bernard Fixot dans l'affaire, MMC ne se trompe pas trop.

Related: