
Portrait de la France numérique : accès, compétences et utilisation en 2015 (par la Commission européenne) Dans le cadre de son agenda numérique, la Commission européenne a délivré le 26 février 2015, une mise à jour des fiches thématiques sur les avancées de chaque pays de l’Union européenne à propos des accès et des savoir faire pour les citoyens, en matière d’administration en ligne, de recherche et d’innovation, de numérique dans les écoles ; ceci en fournissant des données chiffrées et des indicateurs clés. France, internet et numérique : Où en est-on ? Pour la France, la fiche téléchargeable : Indice relatif à l’économie et à la société numérique – 2015 présente un panorama de l’accès et de l’appropriation du numérique dans l’hexagone avec des données phares à retenir : La France obtient une note globale de 0,48 et se classe à la 14e place sur les 28 États membres de l’UE. Concernant l’année écoulée, la France améliore sa note générale en valeur (en passant de 0,45 à 0,48).
Comment remettre l'homme au centre de la technologie : le manifeste de Jaron Lanier « Que se passe-t-il quand nous arrêtons de façonner la technologie et que la technologie commence à nous façonner ? » C’est la question centrale qui anime le livre « You are not a gadget, a manifesto » de Jaron Lanier, publié par Alfred A. Knopf. > Qui est Jaron Lanier ? Pionnier et père de la réalité virtuelle, classé par le Times, pour l'année 2010, parmi les 100 penseurs les plus influents au monde, Jaron Lanier a principalement travaillé sur l’interface et l’interaction entre la machine et l’homme.
Quand le numérique devient un fait cognitif culturel… Le rassemblement, largement médiatisé, organisé par Microsoft autour du numérique le 5 avril, dans la suite du rapport Fourgous et plus généralement d’un ensemble d’ouvrages et d’écrits, met en évidence l’émergence de l’impact culturel et plus précisément cognitif du numérique. Télérama s’y colle aussi avec son forum des 6 et 7 avril sur le thème « enfants et culture » donnant une large part au questionnement numérique. Ce n’est pas nouveau diront les spécialistes qui analysent le domaine depuis longtemps. Ce qui est nouveau c’est que jusqu’à présent la « culture à l’ère du numérique » ne faisait pas basculer le discours pas de manière radicale vers un questionnement de l’apprendre dans nos sociétés. Plus globalement les discours se cantonnaient jusqu’à présent pour la plupart à des analyses des dangers et freinaient toute idée de changement culturel lié au numérique.
Une chasse au canular collaborative Le socle commun insiste sur l’attitude de responsabilité à adopter à l’égard des TIC, notamment grâce à deux capacités à acquérir par l’élève : un esprit critique face à l’information et à son traitement et la participation à des travaux collaboratifs (Pallier 3, Compétence 4, domaine 2). De même, les compétences civiques et sociales évaluent la compréhension de l’influence des médias et des réseaux. Présentation de l’action : Les élèves analysent la validité d’une information-canular, largement diffusée sur Internet et partagée sur les réseaux sociaux. En répartissant collectivement leurs recherches d’informations, ils rassemblent des éléments de preuve, puis utilisent l’écriture collaborative pour fédérer les apports de chacun dans un même document. Référent Cadre
Archiver l’avenir – Milad Doueihi “La conversion en archive numérique est porteuse d’un potentiel prodigieux, mais aussi de problèmes et d’obstacles qui lui sont propres, et nous n’avons plus, je pense, la naïveté de croire à la promesse selon laquelle les nouvelles technologies vont constamment atténuer et simplifier les difficultés passées, à défaut de les résoudre.” Le chercheur, historien des idées, titulaire de la Chaire de recherche sur les cultures numériques à l’Université Laval, propose ensuite des solutions à ces problèmes principalement à partir de l’étude des imprimés: archivage partiel du web par la Wayback machine, archivage de parcours individuels par l’Historique web de Google, législation internationale adaptée, usage de formats ouverts (interopérabilité et compatibilité), développement et convergence entre les projets de bibliothèques numériques et surtout prise de conscience citoyenne. La seconde partie de cette citation est à nouveau teintée d’une irrépressible tendance au pessimiste.
“Comment développer et transmettre une culture numérique ?” Par Anne Delannoy Le mois dernier, le journal “Libération” faisait un “état des lieux de l’enseignement supérieur” avec une trentaine d’experts invités à débattre sur la connaissance et la formation. Un numéro passionnant de l’émission Place de la Toile sur France Culture y a été enregistré. Diffusée dimanche 2 décembre, cette émission a ouvert la porte à des questions d’actualité : Comment définir les traits saillants d’une culture numérique ? Les infomédiaires, au cœur de la filière de l'information en ligne Notes Pour des raisons de commodité de la lecture, nous privilégierons l’emploi de « filière de l’information en ligne » au lieu de « filière de l’information d’actualité sur l’internet ». Précisons toutefois que nous ne désignons pas – avec la formule « information en ligne » – l’ensemble des types d’information (administrative, professionnelle, encyclopédique, etc.) en circulation sur l’internet, mais bien les seules informations en lien avec l’actualité.
L’ancien président d’Harvard prône une utilisation collaborative des savoirs grâce au numérique « Un des paradoxes de l'enseignement supérieur américain est le suivant : les grandes universités, à travers leurs exigences académiques, contribuent beaucoup à définir ce que l'on enseigne dans le secondaire, et d'une manière plus générale, à établir le modèle de l'homme ou de la femme éduquée », écrit Lawrence Summers, ancien président de l'université Harvard et ancien secrétaire au Trésor américain, dans le « New York Times », le 20 janvier 2012. « Les campus sont perçus comme étant à la source des nouvelles façons de penser, des nouvelles idées, à la pointe de la société.(…). Et pourtant, la formation initiale évolue remarquablement peu au fil du temps » ajoute-t-il. Les technologies de l’information et de la communication ont un rôle important à jouer selon lui dans cette évolution nécessaire de l’enseignement supérieur.
Culture numérique dans l'éducation - FADBEN - Fédération des enseignants documentalistes de l’Éducation nationale Culture numérique dans l'éducation Le terme de « culture numérique » vise à rendre compte d'un basculement dans les modes de production et de diffusion des connaissances. L'école est confrontée à une double responsabilité : d'une part intégrer les règles techniques et organisationnelles du numérique dans les programmes, afin de permettre aux élèves de mieux maîtriser leur environnement ; d'autre part proposer un enseignement qui tire partie de nouvelles opportunités (formation à distance, travail collectif, accès aux documents,...) Le risque étant de reconstruire l'école sur des techniques et non sur des projets. La formule usagée du remplacement des savoirs par la capacité « d'apprendre à apprendre » va de pair avec la juxtaposition des documents sans hiérarchisation qui est le sous-produit des moteurs de recherche.
Philosoph'île - Cogitations - La bêtise Ce texte n'est pas récent mais il est inédit sur le web. Vous pouvez le consulter tel quel, mais pour une meilleure lisibilité des notes de bas de page, nous vous recommandons de le télécharger au format PDF en cliquant sur l'étoile: La bêtise A la mémoire de Frédéric Deluermoz, et en manière de reconnaissance envers son soutien constant devant diverses sortes d’imbéciles Philippe Bourjon, le 11 septembre 2010 « Il n’y a pas à dire, l’humanité est un peu bête. » Biographies, récits, essais Mais que faisions-nous avant l'arrivée de l'internet? C'est une question que les plus de 30 ans se posent parfois. La réponse est que nous faisions probablement la même chose, mais sans les possibilités du virtuel, qui ont bouleversé notre vie quotidienne. Nous vivons en quelque sorte dans une «réalité augmentée».
Cartographies des fractures numériques : natifs digitaux, diversité numérique, connectivité…les chantiers en cours La problématique de la fracture numérique a longtemps été traitée de façon unilatérale entre ceux qui auraient accès à internet et les autres. Mais aujourd’hui, les faits sont plus complexes et il est préférable de parler de « fractures numérique » en prenant en compte par exemple les inégalités entre l’accès et l’usage, entre les jeunes eux-mêmes dit tous natifs digitaux ou encore entre les endroits dans le monde depuis lesquels on se connecte... Ainsi contrairement aux mythes des digital natives et de la Génération Y, une enquête nous apprend que seuls 30% des jeunes de 15 ans à 24 ans sont actifs dans le monde sur Internet avec des « surprises » dans des pays pas toujours parmi les plus « riches » ayant misé sur l’éducation numérique. L’accès aux contenus est également inégalement réparti avec d’un côté des pays où règne la censure et dans le reste du monde, une hégémonie de Google et Facebook.