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En Europe, un 1er mai marqué du sceau de l'austérité

En Europe, un 1er mai marqué du sceau de l'austérité
Les Espagnols ont défilé dans 80 villes dans un pays marqué par la crise, des coupes budgétaires sans précédent et une réforme du travail introduite par le gouvernement conservateur pour tenter de réduire un taux de chômage record. Derrière une grande banderole où l'on pouvait lire "Travail, dignité, droits. Ils veulent tout détruire", des dizaines de milliers de personnes ont parcouru le centre de Madrid en agitant des milliers de petits drapeaux rouges. Malgré la réforme, l'Espagne a pulvérisé vendredi un nouveau record de chômage dans les pays industrialisés, avec un actif sur quatre (24,4%) sans emploi. Grèce: défilé à cinq jours des législatives En Grèce, frappée par une politique de rigueur encore plus sévère, des milliers de personnes ont participé aux manifestations à Athènes et dans d'autres villes. Les rues de France prises d'assaut Quant au cortège syndical réuni à l'appel des syndicats, il a rassemblé 48 000 personnes, selon la police, soit quatre fois plus qu'en 2011.

Le 12 mai le monde s’insurge, Bruxelles aussi ! ● Rejoignons-nous ! #12MBXL FR/NL/EN | Occupy Belgium Les Printemps arabes ont boosté le blanchiment d'argent Tout a commencé avec un "tuyau" faisant état d'un versement d'un million et demi sur le compte de l'ambassade de Libye à Bruxelles. C'était juste après la décision du Conseil de sécurité de l'ONU de geler les avoirs de la famille Kadhafi, des banques et de la compagnie pétrolière libyenne. S'ensuivent d'importants retrait en liquide du compte. Bizarre autant qu'étrange pour la Cellule de Traitement des Informations Financières qui estime que l'argent pouvait provenir d'institutions servant d'écran au clan Kadhafi. Jean-Claude Delepière, le directeur de la Cellule rappelle qu'il avait mis en garde contre les conséquences possibles des révolutions en Tunisie, en Libye et en Egypte sur le blanchiment. Augmentation des dossiers Au total 23 dossiers de corruption politique ont été ouverts l'an dernier, bien plus que les 9 ouverts en 2010, même si tous n'ont pas de lien avec les printemps arabes.

Un militant écologiste interné de force en psychiatrie - Politique de la peur Jean-Pascal [1], militant écologiste, ne s’attendait certainement pas à se retrouver en hôpital psychiatrique pour avoir mené une action non-violente. Tout commence, rappelle la Ligue des droits de l’homme en Languedoc-Roussillon, lorsque Jean-Pascal apprend que le maire de la commune de Loupian (Hérault) demande le déclassement de l’unique zone Natura 2000 du village. Pour protester contre la fin annoncée d’une zone protégée, le militant s’enchaîne le 26 mars à un puits, dans les locaux de l’hôtel de ville. La gendarmerie intervient, et là, la machine administrative s’emballe. En cause, la loi du 5 juillet 2011 relative « aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques et à leurs modalités de prise en charge ». Pour que le militant puisse être libéré, il faut maintenant que les médecins de l’hôpital psychiatrique et le préfet s’entendent pour le décider. Sophie Chapelle

Madrid: des dizaines de milliers de manifestants contre la rigueur "Les coupes dans la santé et l'éducation, c'est la dernière chose que nous pouvions supporter, nous la classe des travailleurs. Sans ça, qu'est-ce qu'il nous reste ? Nous n'avons même plus de travail", s'indigne Domingo Zamora, 60 ans, employé du secteur public. "Ils nous pressent jusqu'à l'asphyxie", a renchéri Pilar Logales, 60 ans, employée dans une mutuelle de santé. "C'est criminel de couper dans la santé", "Peuples d'Europe, levez-vous" et "NON" pouvait-on lire sur les pancartes brandies par les manifestants sous la pluie. La plupart des slogans étaient accompagnés du dessin d'une paire de ciseaux, symbolisant les coupes budgétaires. Engagé dans une course à la réduction du déficit, le gouvernement conservateur espagnol a adopté le 20 avril un plan de rigueur visant les secteurs très sensibles de la santé et de l'éducation, gérés en Espagne par les 17 régions. Le pays espère ainsi générer 10 milliards d'euros d'économies par an.

Grèce: élections en vue après deux ans de marasme et de crise Une montée de la gauche radicale et communiste mais aussi l'irruption d'un perturbateur néo-nazi sont possibles. Le chauffeur de taxi fait la grimace, les touristes ne sont pas nombreux mais, se rassure-t-il, la saison ne fait que débuter. Les étrangers déjà présents font aussi la grimace devant les volets baissés de commerces incendiés voici deux mois. Aujourd'hui, façades et monuments du centre d'Athènes sont recouverts de slogans écrits à la bombe. A 5 jours du scrutin anticipé raisonnent les propos des candidats venus défendre les programmes des deux piliers, socialiste et conservateur, fortement décrédibilisés, et des 30 formations qui vont de l'extrême-gauche à l'extrême-droite nazie. Mercredi soir, le Parti Communiste, qui rêve enfin de jouer un rôle, a réuni ses militants au centre de la capitale. Willy Vandervorst à Athènes

Etats-Unis: Lancement d’Indignación, journal en espagnol d’Occupy Wall Street [liens en espagnol et en anglais] Indig-Nación, groupe appartenant au mouvement Occupy Wall Street (OWS), souhaite établir des liens avec la communauté latino des Etats-Unis et le monde hispanique, à l'aide d'un site d'information et d'un journal en espagnol portant le nom du groupe. Cette vidéo présente le mouvement Indig-Nación: Comme l'explique Mariné Pérez, traductrice de l'édition espagnole du journal Occupy Wall Street, dans une interview accordée à Global Voices, l'idée d'un journal en espagnol présentant des articles originaux a été accueillie avec beaucoup d'enthousiasme au cours de la première Assemblée Générale de OWS. Après plusieurs mois de préparation, la première édition du journal a enfin été distribuée. Sofía Gallisá Muriente, artiste et activiste portoricaine, membre de la rédaction d'Indig-Nación, évoque le lancement du projet, annoncé par Mariné Pérez, traductrice de l’édition en espagnol du journal Occupy Wall Street. Sofía Gallisá. GV: Pourquoi utiliser internet?

Le monde arabe fête le 1er mai Le 1er mai, la fête du travail, ou la journée internationale des travailleurs est un jour férié dans de nombreux pays arabes. C'est l'occasion de manifestations et de rassemblements organisés par les syndicats et les partis politiques pour rendre hommage au rôle des travailleurs et rappeler leurs droits. Le Conseil National de Transition lybien a déclaré [ar] que la journée internationale des travailleurs serait un jour férié à partir de cette année. Hamid a twitté de Tripoli : @2011feb17: #Libya's first #MayDay (le 1er mai en Lybie) déclaré férié pour la première fois depuis 42 ans ! Bon congé à tous Yup #Libya (La Lybie) a changé :) Manifestation sur l'Avenue Habib Bourguiba, Tunis. Maryam Alkhawaja, activiste bahreïni, rend hommage aux travailleurs immigrés du Golfe : @MARYAMALKHAWAJA: pour la fête du travail nous rendons hommage à tous les travailleurs immigrés qui sont traités comme des esclaves modernes dans les pays du Golfe (#gulf countries) Manifestation à Barbar, Bahreïn.

Sarkozy ou les « Indignés », qui sont les héritiers de la Résistance ? Le Président s’est à nouveau réclamé du Conseil national de la résistance, dont le programme, mis en place après guerre, fait pourtant partie des valeurs de la gauche. Les représentants du Comité national de la Résistance Le programme du Conseil national de la Résistance (CNR) est notamment à l’origine de la protection sociale, l’objet du déplacement de Nicolas Sarkozy à Bordeaux. Dans son discours, le Président a multiplié les références à ce texte adopté en 1944 et s’est présenté comme l’héritier de ses auteurs : « Ceux qui ont trahi l’héritage du Conseil national de la Résistance, ce sont ceux qui ont refusé depuis des décennies toute réforme par lâcheté et par opportunisme politique. [...]Pouvons-nous regarder notre système de protection sociale comme si rien ne s’était passé entre 1945 et 2011 ? [...] Ce sont pourtant des anti-sarkozystes qui ont remis le programme du CNR à la mode. Selon Hessel, il faut « résister » à Sarkozy Un texte adapté à la crise ?

ESPAGNE • Vive l'union des travailleurs précaires ! S'inspirant de la lutte anti-expulsion menée en Espagne, le collectif Juventud Sin Futuro (Jeunesse Sans Avenir) et le mouvement des Indignés mettent sur pied des outils pour combattre le travail informel et dénoncer les exploiteurs. Rita prend le micro et commence à raconter son parcours. Etudiante en sciences politiques, cette jeune femme de 24 ans vit chez ses parents et n'a pas cessé d'aligner les emplois précaires : hôtesse d'accueil, professeur d'italien en soutien scolaire, vendeuse, serveuse à 5 euros de l'heure... Face à elle, une centaine de personnes rassemblées sur la place du 2 Mai, dans le quartier de Malasaña [à Madrid]. Parmi la foule, des chômeurs, des travailleurs, des grands-parents, des parents, leurs enfants. Certains ont atterri ici juste après la manifestation du 1er mai, d'autres l'ont boudée parce qu'ils ne s'y sentaient pas représentés. Sur le même escalier, avec le même micro, Abel Martínez présente un autre versant du projet : D comme droits.

Législatives en Grèce: incertitudes sur fond de montée des extrêmes Favori du scrutin, le conservateur Antonis Samaras, bientôt 61 ans, a tenu son avant-dernier meeting de campagne à Athènes jeudi soir en lançant un vibrant appel à "isoler les nazis", le parti neo-nazi Aube dorée qui pourrait créer la surprise dimanche, étant crédité dans les sondages de 5% des intention de vote, ce qui lui permet techniquement d'obtenir des députés pour la première fois de l'histoire moderne de la Grèce. Devant ses militants, Antonis Samaras a rejeté la possibilité d'une coalition avec le parti socialiste Pasok, avec lequel son parti Nouvelle Démocratie gouverne à contre-coeur depuis novembre pour éviter la faillite du pays. "Je demande de gouverner seul avec un mandat fort au nom de la stabilité politique", a-t-il dit, excluant une coopération avec son rival Evangélos Vénizélos qui "condamnerait", selon lui, la Grèce à la "stagnation". Evangélos Vénizélos doit tenir son propre meeting à Athènes vendredi soir. Le bipartisme a vécu Pour M. Les indécis très nombreux

Suicide au centre d’Athènes : « La Grèce a son Bouazizi » Rassemblement, le 4 avril 2012, place Syntagma à Athènes après le décès d’un retraité (John Kolesidis/Reuters) La Grèce est sous le choc depuis mercredi matin, après le suicide de Dimitris Christoulas, 77 ans, qui s’est tiré une balle dans la tête vers 9 heures, devant les passants, sur la place Syntagma à Athènes, face au Parlement. Dimitris Christoulas serait un retraité qui aurait vendu sa pharmacie en 1994. Avant de se tuer, il aurait crié qu’il « ne voulait pas laisser des dettes à ses enfants ». Un appel a été lancé à un rassemblement sur la place Syntagma dès mercredi soir : « Tout le monde à Syntagma. Incidents au centre d’Athènes mercredi soir En Grèce, Twitter a débordé toute la journée de commentaires et réactions à ce tragique suicide : @YanniKouts : « Suicide d’un homme de 77 ans ce matin sur la place Syntagma choque la Grèce. Arkoudos (@arkoudos) exprime ces souhaits au nom de ceux qui sont restés : « J’aimerais que tu ne sois pas parti. Pas un suicide, mais « un meurtre »

ÉMIRATS ARABES UNIS • L'Iran nargue les pétromonarchies arabes A La Défense : « Les Français ne sont pas indignés, ils sont résignés » Vendredi, les « Indignés » ont été délogés par les forces de l’ordre, qui ont démonté leurs tentes. Ce samedi, une centaine d’entre eux sont revenus devant la Grande Arche de la Défense, toujours déterminés à occuper le quartier des affaires. Le rendez-vous avait été fixé à 14 heures. A l’heure dite, une trentaine de personnes est présente. Leur nombre gonflera au fil de l’après-midi, pour atteindre dépasser une petite centaine. Loin des rassemblements observés à Madrid, New York ou Londres. Plein écran ▣ ​« Un peu frustré des réactions françaises » Willy, 35 ans, porte autour du cou un panneau « Nous sommes les 99% », le slogan des « Indignés » du monde entier, réponse au 1% qui contrôlerait les richesses et les pouvoirs. « On est un peu frustré des réactions françaises. Willy croit pourtant en ce mouvement qui se veut apolitique. « J’en ai même parlé à ma boulangère ce matin, en lui demandant si elle viendrait, elle a rigolé. « On ne nous a pas laissés nous installer » La consigne ?

ESPAGNE • Le site web de la délation El País 27 avril 2012 | Partager : Le gouvernement catalan a lancé, mardi 24 avril, un site web où les Espagnols peuvent aider la police à identifier les auteurs de violences urbaines survenues lors de la grève générale du 29 mars à Barcelone, rapporte le quotidien espagnol El Pais. La page internet qui a reçu 140 000 visites le premier jour, présente des photos de 68 personnes supposées avoir participé aux troubles. Les clichés ont été pris par les Mossos de Esquadra (police catalane) mais aussi dans les médias ou sur les réseaux sociaux. L'ouverture du site a été précipitée afin de dissuader les futurs fauteurs de troubles attendus au mois de mai pendant la fête du travail (1er mai), le sommet de la BCE (2 et 3 mai) et l'anniversaire du mouvement du 15-M (12-15 mai)

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