
"Bas les masques" ou comment on tente de "reprofiler" une profession sans décision réglementaire ! Fidèle à ma ligne de conduite de mon expérience FADBEN et à mon attachement à convaincre par la raison et en argumentant, j'ai longtemps accepté de dialoguer avec J.-L. Durpaire, en défendant notre mandat enseignant, mais en pensant faire évoluer sa vision des choses, l’expérience du terrain, les recherches et expérimentations y aidant. J’ai collaboré à la rédaction, avec quelques uns, des nouvelles épreuves du CAPES. Sa structuration verrouillée : tables rondes avec des Inspecteurs généraux de disciplines exprimant les besoins des disciplines, sans professeurs documentalistes du terrain, sauf un collègue qui ne travaille pas spécialement dans un CDI « lambda », le pilotage par les IA-IPR des ateliers, dont un seul était consacré à la formation, confirmait une opération descendante d’information vers les académies pour démultiplier le discours officiel vers le terrain. On ne peut donc me taxer d’opposante systématique pour balayer mes propos d’une phrase dédaigneuse. Françoise Chapron
Les Centres de connaissance et de culture, CDI de nouvelle génération Bonjour, Je souhaiterais savoir s'il existe de la documentation professionnelle papier ou en ligne sur les centres de connaissance et de culture ? Ces centres correspondent aux CDI de lycée de "nouvelle génération". Merci pour votre réponse Réponse: Les Centres de connaissance et de culture (ou 3C) sont en quelque sorte l’application du modèle du Learning center aux CDI. Le modèle du learning center est présenté dans une notice du dictionnaire de l'enssib : Les Centres de connaissance et de culture sont décrits sur Eduscol : Les centres de connaissances et de culture Le site Savoirs-CDI a publié en 2013 un dossier de Mireille Lamouroux, Learning Centres vs Centres de connaissances et de culture Cordialement, Le service Questions?
Le Learning Centre n'est plus, vive le 3C ? Par Frédérique Yvetot La circulaire de rentrée est enfin parue et, cette année, un paragraphe va particulièrement intéresser les professeurs documentalistes : l'annexe 7. Et que dit cette annexe intitulée "Encourager la dynamique pédagogique et l'innovation" ? Évolutions, omissions, imprécisions Une évolution sans en être une... Ainsi on ne parle plus de Learning centre mais de Centre de Connaissances et de Culture (3C, CCC, C3) : « des espaces de ressources à la fois au centre des établissements scolaires et intégrés à leur environnement local », « des projets éducatifs et pédagogiq ues à part entière », des lieux qui « font cohabiter le livre et le numérique», des lieux qui permettent de « décloisonner espaces et temps scolaires pour donner aux élèves plus d'autonomie » et leur permettre de collaborer entre eux ou encore des espaces « pour personnaliser l'accompagnement des élèves et développer de nouvelles pratiques pédagogiques adaptées à leur besoins ». Rapport J.M.
Le LC-3C de Schiltigheim, un modèle déjà obsolète La présentation du premier projet de Learning Centre pour un lycée public a eu lieu au lycée Emile Mathis de Schiltigheim, le 14 février dernier. A l'invitation du Recteur de l'académie de Strasbourg la presse s'est fait l'écho de cet événement dont la réalisation effective est attendue pour la prochaine rentrée. De fait, il ne nous sera pas permis de "juger sur pièce" avant six mois et l'on se contentera pour l'instant de pointer quelques lignes de clivage. Il est question "d'espaces séparés pour des usages différents" dont seule la bibliothèque renvoie aux missions du professeur documentaliste ; les "salles modulables" étant, semble-t-il, dédiées aux enseignants disciplinaires. La collaboration de ces derniers avec le professeur documentaliste se limiterait d'ailleurs à la "création d'outils pour une pédagogie différenciée et adaptée" ou encore, selon le proviseur, à l'élaboration d'"outils de formation en ligne, pas disciplinaire". Vue du lycée Emile Mathis, de Schiltigheim
Learning center et CDI Le futur CDI vu par l’institution Education Nationale (On attend toujours une circulaire de mission pour remplacer celle de 1986) est depuis peu associé au concept de Learning center jusque là appliqué aux bibliothèques universitaires. Ainsi un séminaire "du CDI au learning center" est-il prévu du mercredi 23 au vendredi 25 mars 2011 à l’ESEN pour creuser le sujet. Quelques professeurs documentalistes y ont été conviés. Déjà Le sigle ECDI utilisé par J.L Durpaire annonçait le glissement d’un CDI, centre d’apprentissage et de formation avec un enseignant documentaliste, vers un CDI, service ouvert de façon maximale à un public plus "autonome" organisant lui même son apprentissage à l’aide de nouveaux supports. Si tout n’est pas à rejeter dans cette vision futuriste (et anglophone ?) Un résumé du concept de learning center sur le blog de Jean-Michel Mermet, chargé de Mission en Système d’Information Documentaire pour l’université de Grenoble. En savoir plus Learning center… purée !
Quels espaces de travail et d'étude, de recherche et de collaboration dans les établissements de second degré ? Dans les établissements de 2012, les élèves sont accueillis dans des salles de classes où des professeurs les encadrent, salles parfois spécialisées pour certains enseignements. Quand ils ne sont pas encadrés par un professeur, dans une salle de classe, au gymnase ou sur un plateau sportif, ils peuvent aller en salle d'étude, sous la responsabilité d'un personnel d'assistance éducative en général appelé « surveillant » ou « pion », et, pour certains d'entre eux, au centre de documentation et d'information sous la responsabilité du professeur-documentaliste. L'accès aux salles d'étude et au CDI est physiquement limité au nombre de places disponibles. Ceux qui sont en surnombre auront la possibilité de s'installer sur un escalier ou sur les bancs de la cour si le temps le permet, en collège, ou sortiront, s'ils sont lycéens, au risque de ne pas revenir. Dans le lycée professionnel, il s'agit aussi de stimuler l'ambition de réussir chez les élèves. Que déduire de ces trois exemples ?
le CDI ne deviendra pas un learning centre... j'ai, bien évidemment, cliqué sur le lien pour savoir ce qu'était ce pompeux "centre de connaissances et de culture". Le centre est une évolution du CDI (j'aime voir les lieux évoluer). Ils sont à l'image des e-learning centres anglais (on sait que le système éducatif anglais est l'un des plus performants, enfin surtout les écoles privées...). Que trouve-t-on dans ces "centres de connaissances et de culture"? Des enseignants et des personnels encadrants (je ne sais pas dans quelle partie l'institution met le prof-doc) qui donnent des conseils et des aides méthodo, surtout pas d'enseignement! donc, exit les learning centre, welcome les centres de connaissances et de culture... erreur, jeune Jedï, en regardant la vidéo qui nous explique l'extraordinaire, le magique voir le miraculeux projet de Schiltigheim, seule la voix off parle de "centre de connaissances et de culture". bref.
Learning centres : réponse de l’ADBEN Languedoc-Roussillon et du SNES aux propos de Jean-Pierre Véran Géraldine Gosselin, présidente de l’ADBEN Languedoc-Roussillon, et Françoise Suréda, responsable académique du collectif enseignants documentalistes du SNES à Montpellier ont adressé le 28 février 2012 une lettre ouverte à Jean-Pierre Véran, inspecteur honoraire. En novembre 2011, ce dernier avait accordé un entretien à La Lettre aux documentalistes, publication de l’ONISEP du Languedoc-Roussillon sur le thème de la « réinvention des CDI » à partir du modèle des learning centres. M. Jean-Pierre Véran Montpellier, le 28 février 2012 Objet : La lettre aux documentalistes Monsieur l'Inspecteur, Vous présentez dans la lettre aux documentalistes publiée par l'ONISEP Languedoc-Roussillon en novembre 2011 le concept de "Learning Center" que vous souhaiteriez voir appliqué aux CDI des établissements scolaires du second degré. De notre point de vue, pour "développer leur autonomie, apprendre à apprendre", les élèves ont besoin d'une médiation enseignante. Mme Géraldine Gosselin Mme Françoise Suréda
Séminaire ESEN : " Du CDI au Learning center" - Powered by Google Docs Learning Centres vs Centres de connaissances et de culture Dossier réalisé pour Savoirs CDI par le CRDP de l'académie de Versailles. La loi pour la refondation de l'École vise à mettre l'école dans son siècle, qui est celui de l'Internet, des réseaux sociaux, de l'information, de la communication, du nomadisme. Le rapport annexé développe des propositions essentielles pour que les élèves puissent « apprendre à l'ère du numérique » ; il évoque l'éducation aux médias et à l'information (art 35) ainsi qu' « un enseignement progressif et une pratique raisonnée des outils d'information et de communication et de l'usage des ressources numériques qui permettront aux élèves tout au long de leur vie de construire, de s'approprier et de partager les savoirs ». Seule catégorie professionnelle citée dans ce chapitre – les professeurs-documentalistes – dont il est dit qu'ils « doivent être particulièrement concernés et impliqués dans les apprentissages liés au numérique ». Le mouvement est lancé. Plan du dossier
Actualités - Les centres de connaissances et de culture Télécharger la vidéo " Du CDI au centre de connaissances et de culture " La transcription du clip Les centres de connaissances et de culture, dits "3C", sont des projets éducatifs et pédagogiques à part entière. Ils s'appuient sur les compétences du professeur-documentaliste, qui peuvent s'appuyer sur les CRDP. Les 3C font cohabiter le livre et le numérique. Les centres de connaissances et de culture répondent aux changements qu'ont induit les évolutions technologiques dans l'accès à l'information et aux connaissances. Les centres de connaissances et de culture permettent aussi de décloisonner espaces et temps scolaires, pour donner aux élèves plus d'autonomie dans leur parcours et plus d'occasions de collaborer entre eux. Un centre de connaissances et de culture est un lieu d'accueil.