
"L’art et la formule" de Jean-Yves Pouilloux "Le livre essentiel, le seul livre vrai, un grand écrivain n'a pas, dans le sens courant, à l'inventer, puisqu'il existe déjà en chacun de nous, mais à le traduire. Le devoir et la tâche d'un écrivain sont ceux d'un traducteur." Marcel Proust, Nicolas Bouvier, Jean Paulhan, Raymond Queneau... tous ont fait oeuvre de traduction. Mais comment chacun est-il parvenu à dire l'impression première que suscitaient en eux la vue d'une aubépine, un aigle qui surgit ou encore des amants qui s'embrassent ? Le texte du jour « Une petite voiture encadrée par deux coureurs qui la manoeuvrent de l'extérieur, ça retient quand même l'attention. Nicolas Bouvier, L'usage du monde (1963), « La route d'Anatolie », (Bibliothèque Payot, 2003) Extraits - Proust, A la recherche du temps perdu, Le temps retrouvé (1927) lecture : Denis Podalydès - Archive : Nicolas Bouvier : émission « Agora » 21/04/1994 Nicolas Bouvier au micro d'Olivier Germain Thomas Lecture Référence musicale - Jean-Marie Hummel, Le 1er voyage
Le blog de Gérard Larnac Deux poètes chamans : Ted Hughes et Kenneth White Issus tous deux des marges celtes de la Grande-Bretagne, l’Anglo-Irlandais Ted Hughes (1930-1998) et l’Ecossais Kenneth White (né en 1936) viennent du prolétariat, fils d’artisan devenu buraliste pour Hughes, fils de cheminot pour White. Ils ont pu profiter des avantages culturels accordés par le Welfare State aux jeunes intelligences brillantes et mener des études jusqu’à l’université, de Cambridge (Hughes), de Glasgow et Munich puis Paris (White). Les deux poètes mettent l’accent sur l’énergie élémentale à l’oeuvre tant dans le monde physique que dans le corps et le psychisme humains. Ils éprouvent peu d’affinités pour la scène culturelle des « fifties » et des « sixties » dominée en Grande-Bretagne par un « Movement » d’obédience néo-classique et un courant « pop » qui tous deux se centrent sur la quotidienneté de la vie urbaine et suburbaine aux dépens des données premières, primordiales. A propos du plasticien Joseph Beuys, White poursuit : Je fus appelé dehors, Le feu m’a parlé
Humanisme et urbanisme III – La ville : un objet philosophique L'urbanisme reflet de la société Il convient de rendre la ville à ceux qui l'habite. Le modèle progressiste élabore une même conception de l’homme et de la raison qui sous-tend et détermine leur proposition relative à la ville. Avec la rationalisation des voies de communications, c'est la raison qui s’étend, fait triompher le vrai et, in fine, perd le sens. Mais cette contribution technique ne va pas sans danger idéologique : si les urbanistes ont le mérite d'entretenir un rapport concret avec la technologie, leur attitude s'achève le plus souvent en technolâtrie. Urbanisme et anthropologie G. Simmel franchit une étape dans sa réflexion en s'attachant plus particulièrement à la réserve qu'exige la vie urbaine (reprise par Jane Jacob, dans son apologie de la rue). Pour Simmel aussi, l'extension croissante de la ville joue un rôle prépondérant dans le développement des aptitudes humaines. Perspectives de l'urbanisme à visage humain Conclusion
Lire et dérouler la carte - Suzanne Joos Cartographies nomades Quand je regarde une carte d’un point de vue strictement utilitaire, soit pour retrouver mon chemin ou repérer l’emplacement d’un pays, je la lis, mais je ne la vois pas. Dès que je la contemple au-delà de son utilité, elle me montre alors toute sa capacité de générer l’imaginaire des lieux et des parcours. Ces œuvres s’inscrivent ainsi dans une démarche picturale qui a, depuis plusieurs années, la carte géographique pour sujet d’étude et d’exploration. L’intérêt pour le lien entre la peinture et la cartographie est issu d’une histoire personnelle. Pour concrétiser un tel rapport entre la peinture et l’écriture des lieux, je travaille sur papier avec des médiums indélébiles qui me viennent à la fois d’ailleurs et de l’enfance: l’aquarelle m’a ainsi été envoyée par ma tante de l’Allemagne, les tampons de lettres et de chiffres ont d’abord été de simples jouets. Suzanne Joos Cartographies nomades (extrait)
amazon La république des livres - Blog LeMonde.fr Biographie expresse Mais je ne fais pas que ça : je peins, j’expose, j’écris, je publie, j’enseigne, étant de plus et la plupart du temps mon propre marchand, secrétaire, manutentionnaire, etc., tout ça pour le même prix. En 1988 naît Charles, mon fils. Puis en 1991, Ulysse, mon fils également. L’artiste que je m’efforce d’être rencontre régulièrement Marcel Duchamp dans des bibliothèques et des musées. J’écris aussi régulièrement et je compose des ouvrages confidentiels que j’édite à la boutique de photocopie voisine : Peindre en liberté n°2, Le Petit Dictionnaire Qui N’a Pas Peur Des Gros, Citations etc., Manuel de survie pour l’Artiste, L’Encyclopédia Veeska, Exercices spirituels… D’autres bouquins sont en projet, et envisagent de rester à l’état de projet pour préserver la forêt amazonienne de tout risque de best-seller. En novembre 2002, j’ouvre ce site internet.
Introduction à une critique de la géographie urbaine Le mot psychogéographie, proposé par un Kabyle illettré pour désigner l’ensemble des phénomènes dont nous étions quelques-uns à nous préoccuper vers l’été de 1953, ne se justifie pas trop mal. Ceci ne sort pas de la perspective matérialiste du conditionnement de la vie et de la pensée par la nature objective. La géographie, par exemple, rend compte de l’action déterminante de forces naturelles générales, comme la composition des sols ou les régimes climatiques, sur les formations économiques d’une société et, par là, sur la conception qu’elle peut se faire du monde. Le désert est monothéiste, a-t-on pu dire il y a longtemps. Il est bon d’avoir de l’utilitaire une notion historiquement relative. "En fonction de ce que vous cherchez, choisissez une contrée, une ville de peuplement plus ou moins dense, une rue plus ou moins animée. S’il n’y a pas eu d’erreur dans vos calculs, la réponse doit vous satisfaire." Guy-Ernest Debord
Numérique : la représentation spatiale en question En quelques années, estime Henry Grabar (@HenryGrabar) dans l’excellent CityLab (@CityLab), les technologies de localisation ont considérablement transformé notre capacité de repérage spatial. En 2011, rappelle-t-il, seulement 35% des Américains avaient un smartphone. Ils sont 61% en 2013. Le problème est que les cartes numériques transforment notre capacité à nous repérer spatialement, estime Grabar. La perte de nos cartes cognitives Pourtant, s’orienter n’a jamais été aussi facile. Image : image extraite de Google Street View par l’artiste canadien Jon Rafman qui a collecté et rassemblé sur un site puis dans un livre les images les plus étranges prises par les voitures cartographes de Google. Cette nouvelle déficience soulève des questions qui vont au-delà de l’anthropologie urbaine. “N’est-ce pas ironique ? Nous n’avons jamais été aussi mauvais en repérage spatial, et pourtant, nous n’avons jamais été autant confronté à des cartes et des visualisations ! Hubert Guillaud
Proust - Gisements profonds d'un sol mental Paul Collier Sir Paul Collier, CBE (born 1949) is Professor of Economics and Public Policy at the Blavatnik School of Government, and Director for the Centre for the Study of African Economies at The University of Oxford and Fellow of St Antony's College. From 1998 – 2003 he was the director of the Development Research Group of the World Bank. In 2010 and 2011, he was named by Foreign Policy magazine to its list of top global thinkers.[1][2] Collier currently serves on the advisory board of Academics Stand Against Poverty (ASAP). Career[edit] The Bottom Billion: Why the Poorest Countries are Failing and What Can Be Done About It (ISBN 0195311450), has been compared[3] to Jeffrey Sachs's The End of Poverty and William Easterly's The White Man's Burden, two influential books, which like Collier's book, discuss the pros and cons of developmental aid to developing countries. His 2010 book The Plundered Planet[6][7][8][9][10] is encapsulated in his formulas: Nature - Technology + Regulation = Starvation,