
Terres arables et population Meadows Donella H., Meadows Dennis L., Randers Jorgens et Behrens William W., (1972), , Paris, Fayard, p. 166-171 La courbe supérieure représente la superficie des terres, arables disponible en fonction du temps. L'allure de cette courbe est intéressante : Jusqu'au début du XXe siècle, le plafond théorique des superficies cultivables était de 32 millions de km2. A partir de cette époque, ce plafond décroît du fait de l'urbanisation. En admettant qu'on puisse utiliser intégralement la superficie des terres arables théoriquement disponibles, et cela dans les conditions les meilleures possibles, le manque de terre cultivable se fera désespérément sentir avant même l'an 2000 si la population continue de s'accroître au taux actuel et si on n'arrive pas à satisfaire ses besoins alimentaires en utilisant pour chaque homme une superficie de terre encore inférieure au strict minimum actuel. Nous pouvons toujours imaginer que l'urbanisation ne conduira pas au sacrifice d'un iota de terre arable.
La croissance verte : oxymore ou voie royale vers l’avenir radieux de l’humanité ? Voici le temps des anniversaires : 40 ans pour le rapport Meadows au club de Rome sur les limites à la croissance[1], 35 ans pour le rapport Bruntland (notre avenir à tous) qui lançait le concept de développement durable, 20 ans pour le sommet de Rio. C’est le moment de faire un point sur les avancées dans le domaine de l’économie verte. Au plan théorique, les débats entre experts, économistes, journalistes et blogueurs font rage. Certains, comme Dennis Meadows, affirment que développement durable ou croissance verte sont des oxymores. La croissance ne peut que buter sur les limites d’un monde fini. Elle ne peut être verte ni durable ; la décroissance nous sera imposée de gré ou de force. D’autres au contraire se disent que le « verdissement » des modèles économiques permettra de régler la question des raretés, en découplant croissance économique et consommation de ressources. S’il y a des débats au plan théorique, il n’y en a malheureusement guère au plan pratique.
Une récession temporaire… ou la fin de la croissance ? Tout le monde s’accorde sur ce fait : notre économie est mal en point. Les symptômes inévitables comprennent un déclin des dépenses et de la confiance des consommateurs, ainsi qu’un repli des échanges commerciaux mondiaux et du crédit disponible. Ajoutez à cela un effondrement des valeurs immobilières, un carnage dans les industries automobiles et le transport aérien, et vous obtenez effectivement un tableau très sombre. Mais pourquoi l’économie états-unienne et, dans une perspective plus large, l’économie mondiale flanchent-elles toutes les deux ? Du côté des médias dominants, des dirigeants mondiaux et des économistes en chef états-uniens (Timothy Franz Geithner, le secrétaire au Trésor et Ben Shalom Bernanke, le directeur de la Réserve Fédérale) on observe une quasi-unanimité d’opinion : ces récents troubles s’expliqueraient principalement par la combinaison de mauvais prêts immobiliers et d’une règlementation insuffisante des produits dérivés de la finance. Conséquences du pic
«Le scénario de l’effondrement l’emporte» We and our partners store and/or access information on a device, select basic ads, select personalised ads, measure ad performance, develop and improve products, create a personalised ads profile, create a personalised content profile, select personalised content, measure content performance, apply market research to generate audience insights, select basic ads, create a personalised ads profile, select personalised ads, create a personalised content profile, select personalised content, measure ad performance, measure content performance, apply market research to generate audience insights, develop and improve products. These technologies may process personal data such as IP address and browsing data for ensure security, prevent fraud, and debug, technically deliver ads or content. They may match and combine offline data sources, link different devices, receive and use automatically-sent device characteristics for identification. Contrôlez vos données Contrôlez vos données
Tim Jackson : « On est au bord du gouffre écologique » | Rue89 Eco Un embouteillage monstre, image du film « Le Syndrome du Titanic » de Nicolas Hulot L’économiste anglais Tim Jackson est un peu devenu le « gourou » des théoriciens de la fin de la croissance. Face à l’urgence écologique, il remet en cause l’idée que la croissance verte pourrait suffire. mensuel rapport explosif au gouvernement britannique. Le livre qui en est issu, « Prospérité sans croissance : la transition vers une économie durable », bouleverse la macro-économie traditionnelle. Tim Jackson part d’un constat presque enfantin : « une économie en croissance constante répartie sur une planète finie ne marche pas », et propose une prospérité où seraient décuplés les investissements durables et retrouvé l’épanouissement personnel. Un entretien à retrouver au sein du dossier « Et si la croissance ne revenait plus ? Comment a été accueillie votre analyse ? Le gouvernement britannique n’a pas répondu formellement au rapport, il a simplement pris acte de ses conclusions. Les pistes de Tim Jackson
Le mot « décroissance », un « suicide politique » pour Dennis Meadows | Rue89 Planète A l’heure où la planète a rendez-vous à Rio pour parler d’« économie verte », la voix de Dennis Meadows mérite d’être écoutée. Environnementaliste américain, il était chercheur au MIT (Massachusetts Institute of Technology) et âgé de seulement 30 ans lorsqu’il a publié, avec ses collègues, en 1972, le rapport sur « Les Limites de la croissance », à la demande du Club de Rome. Modèle complexe L’équipe du MIT a modélisé un système très complexe, à savoir l’humanité. Ils définissent ainsi l’empreinte écologique de l’humanité par rapport à la capacité de charge de la Terre. Au beau milieu des Trente Glorieuses, ce texte devenu un best-seller créa un choc dans le monde développé. Sa réédition augmentée en français, quarante ans après (éditions Rue de l’Echiquier), est saisissante car on s’aperçoit de la capacité de prédiction de ces modèles. Une croissance soutenue ne peut être l’horizon de l’humanité, affirme-t-il encore aujourd’hui. Vous conseillez aux gens de ne pas aller à Rio ?
Le Blog d'Olivier Berruyer sur les crises actuelles En 1972, dans un rapport commandé par le Club de Rome, des chercheurs de l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT) publient un rapport intitulé « Les limites de la croissance ». Leur idée est simple : la croissance infinie dans un monde aux ressources limitées est impossible. Aussi, si les hommes ne mettent pas fin à leur quête de croissance eux-mêmes, la nature le fera-t-elle pour eux, sans prendre de gants. En 2004, le texte est, pour la deuxième fois, remis à jour. Terra eco : Vous avez écrit votre premier livre en 1972. Dennis Meadows : A l’époque, on disait qu’on avait encore devant nous quarante ans de croissance globale. Comment amorcer ce changement ? Il faut changer notre manière de mesurer les valeurs. Pourquoi les hommes politiques s’entêtent-ils dans cette voie ? Vous buvez du café ? Ils continuent néanmoins à dire que la croissance va résoudre la crise. Prenons l’exemple des actions en Bourse. Oui, ça pourrait être utile. Mais qu’est-ce qui résoudra le problème alors ?
La Dotation Inconditionnelle d’Autonomie (DIA), un outil pour l’égalité et la dignité » Parti Pour La Décroissance La Dotation Inconditionnelle d’Autonomie (DIA), un outil pour l’égalité et la dignité. Promouvoir une transition démocratique et sereine vers des sociétés soutenables et surtout souhaitables de Décroissance. « L’homme ne désire pas par nature gagner de plus en plus d’argent, mais il désire tout simplement vivre selon son habitude et gagner autant d’argent qu’il lui en faut pour cela ». Max Weber Version de mars 2012 à télécharger en pdf La première des Décroissances[1] doit être la décroissance des inégalités. Sans être une fin en soi, la DIA pourrait être un outil économique et social formidable pour initier une transition démocratique[3] et sereine vers une sortie de l’asservissement au travail, une sortie du capitalisme, une relocalisation de l’économie, une repolitisation de la société grâce à la réappropriation de nos choix de vie et permettre ainsi à toutes et tous de participer à la construction de sociétés de Décroissance soutenables, souhaitables et conviviales. Santé Education
Une voie libérale vers la décroissance ? Notre modèle de croissance est à bout de souffle. La croissance n’empêche plus ni le chômage, ni les inégalités croissantes, ni ne permet l’intégration sociale par le travail et le progrès humain d’une manière générale. Aujourd'hui, le peu de croissance qu'il nous reste ne sert guère qu’à rembourser les intérêts d’une dette, cette arnaque qui enrichit les poches de l’élite capitaliste. Pour toutes ces raisons, je ne suis pas effrayé d’envisager une décroissance (y compris du PIB), si celle-ci est accompagnée de modifications structurelles des modes de production, de consommation, qui aboutiraient à une économie plus efficiente, juste, et riche socialement. Cette position là suscite d’ailleurs des hérissements de poils chez certains de mes amis libéraux, tandis que d’autres, plutôt à gauche, m’interpellent également car ils ne comprennent pas que je mette le revenu universel avant tout autre thème, et notamment celui de la décroissance. La décroissance est déjà là Photos flickr Desazkundea
Patrick Viveret « Inventer la frugalité » » Source : Le Monde du 30.05.2013 Sobriété, frugalité, bien-vivre : ces mots sont au cœur de la critique des sociétés industrielles. Pour lutter contre un modèle jugé aliénant, de plus en plus de citoyens inventent de nouvelles manières de vivre ensemble – transports alternatifs, énergies douces, partage de savoirs. Philosophe et écrivain, créateur d’un cabinet de « conseil en imaginaire », Patrick Viveret a rédigé des rapports sur les politiques publiques et les indicateurs de richesse. « Décroissance », « simplicité volontaire », « sobriété heureuse »… Ces notions évoquent-elles la même posture ? Leur point commun est la critique du modèle dominant, c’est-à-dire d’une forme de croissance insoutenable sur les plans écologique, social et, ce qui est nouveau, financier, puisque le terrain même où le système se prétendait le plus fort – le capitalisme financier – est devenu son terrain de fragilité par excellence. Quels sont l’origine et les fondements théoriques de ce mouvement ? Pas du tout.
"La croissance mondiale va s'arrêter" LE MONDE | • Mis à jour le | Par Stéphane Foucart et Hervé Kempf En mars 1972, répondant à une commande d'un think tank basé à Zurich (Suisse) – le Club de Rome –, des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) publiaient The Limits to Growth, un rapport modélisant les conséquences possibles du maintien de la croissance économique sur le long terme. De passage à Paris , mercredi 23 mai, à l'occasion de la publication en français de la dernière édition de ce texte qui fait date (Les Limites à la croissance, Rue de l'Echiquier, coll. "Inital(e)s DD", 408 p., 25 euros), son premier auteur, le physicien américain Dennis Meadows, 69 ans, a répondu aux questions du Monde. Quel bilan tirez-vous, quarante ans après la publication du rapport de 1972 ? D'abord, le titre n'était pas bon. Pourtant, l'idée commune est, aujourd'hui encore, qu'il n'y a pas de limites. Qu'entendez-vous par effondrement ? Voit-on des signes tangibles de cet effondrement ?