
Le problème de la conscience en neurobiologie et en anthropologie théologique Avons-nous aujourd’hui une théologie de la conscience qui embrasse les trois niveaux cognitifs en question ? Si elle reste encore à faire, sur quoi doit-on la fonder ? Suffit-il de moderniser l'image chrétienne de l'homme en faisant appel aux sciences humaines et à leurs conquêtes les plus récentes ? Ou faut-il commencer par faire une relecture des grands textes fondateurs du christianisme, dans la conviction qu’ils constituent toujours la base d’une telle théorie théologique ? La syneidesis comme conscience éthique dans le Nouveau Testament Il apparaît que les auteurs néotestamentaires optent systématiquement pour le terme syneidesis en mettant l'accent sur sa signification d’instance éthique [36] Voir W. Il est cependant frappant de constater que l'Apôtre ne limite pas cette conception de la conscience éthique à la seule communauté chrétienne. Que dit l'Apôtre de la syneidesis des autres, chrétiens ou païens, envers lesquels il se montre si accueillant ?
Le cas de la psychanalyse Par Eve Suzanne. La neurobiologie peut-elle expliquer parfaitement le fonctionnement de la vie psychique ? La difficulté sous-jacente est de déterminer qui des deux est la plus apte à fournir une telle explication entre la psychanalyse et la neurobiologie. Cependant, peut-être que cette opposition n’était pas évidente au départ, et peut-être qu’elle ne l’est toujours pas : Sigmund Freud était convaincu qu’un jour la biologie viendrait valider les présupposés sur lesquels repose la psychanalyse et en particulier l’inconscient. Dualisme et inconscient : André Green, psychanalyste et anciennement lacanien (de 1955 à 1967) se montre particulièrement virulent envers certaines prétentions des neurosciences. Par ailleurs, poser l’existence d’un inconscient face à la conscience est très problématique pour les neurosciences : si la conscience est parfaitement réductible à l’activité cérébrale quant est-il de l’inconscient tel que Freud le façonna ? En voici un exemple (de H. Lire la suite : [3] F.
Le libre-arbitre à la croisée des neurosciences et de la psychanalyse. Le problème du libre-arbitre se trouve aujourd’hui réactualisé par les découvertes faites dans le domaine des « neurosciences ». Ce terme fut inventé au début des années soixante-dix pour permettre un échange multidisciplinaire entre divers champs du savoir s’attachant à l’étude du cerveau: physiologie, génétique, pharmacologie, chimie, biophysique, psychologie. Des expériences telles que celles de Benjamin Libet[1] ont ainsi prétendu donner une réponse à la question que les philosophes se posent depuis l’Antiquité: sommes-nous libres ou bien déterminés? Ces expériences ont été vivement débattues et sont loin de prêter à consensus. Ainsi, et paradoxalement, psychanalyse et neurosciences se rejoignent sur la question du libre-arbitre, malgré leurs divergences d’approches. Krystèle Appourchaux Cet article reprend les axes de recherche d’une thèse de doctorat menée actuellement par l’auteur [3] FAURE-PRAGIER, Sylvie et PRAGIER, Georges.
Neurobiologie et philosophie - Guillaume Pigeard de Gurbert Une conférence de 18 minutes de Jean-Pol TASSIN qui propose une plongée dans le cerveau où l’on peut puiser une définition de la philosophie (à partir de la 12ème minute). Un dispositif neuronal glutamique sert à recevoir les données extérieures, un autre, modulateur, permet de réguler ces données, de les « moduler ». Au cours des quinze premières années de la vie, ces deux dispositifs se couplent progressivement jusqu’à atteindre un équilibre qui empêche que le dispositif réceptif soit livré à lui-même et bascule dans la démesure comme on le voit chez l’enfant dont les émotions fonctionnent en régime excessif. En termes philosophiques, on dira que la surface pathématique de la pensée est découplée de son appareillage mathématique.
Le libre-arbitre existe-t-il Nous avons coutume de penser que nous sommes libres de décider et de choisir nos actes. Et pourtant, une série d’expériences de neurosciences jettent un doute sur ce qu’on a l’habitude d’appeler notre libre-arbitre. Même si elles sont largement débattues, tant du point de vue de leurs résultats scientifiques que de l’interprétation philosophique qui en est donnée, ces expériences sont pour le moins…troublantes ! Aujourd’hui au menu : neurologie, sciences sociales et philosophie ! Libre arbitre et activité neurologique Nous avons tous une notion intuitive de ce qu’est le libre-arbitre. Le schéma ci-contre (extrait de [1]) montre un des chemins possibles, dans lequel le cortex moteur (M1) est activé par une région appelée aire motrice supplémentaire, (ou SMA en anglais) qui reçoit elle-même des signaux d’autres parties du cerveau. 1983 : L’expérience fondatrice de Benjamin Libet 2008 : Une nouvelle expérience vraiment troublante Quelle conclusion raisonnable tirer de ces expériences ? [1] P.
1 : La psychanalyse face aux neurosciences (1 Par Eve Suzanne. Avec l'aimable autorisation de Ann Holloway Pour Sigmund Freud, lorsque la biologie sera suffisamment avancée sur le chemin de la connaissance, elle sera en mesure de valider les présupposés sur lesquels repose la psychanalyse, et notamment l’inconscient, afin de lui permettre d’acquérir le statut de science. Cependant, l’état actuel des sciences conduit vers une remise en cause des présupposés sur lesquels reposent la psychanalyse. Mon objectif, dans l’exposition des faits qui suit, n’est pas de défendre un retour à la nature, au sens d’une nature qui ne serait pas corrompue par la technique ou, pour le dire autrement, à un passé meilleur, avec des contacts plus humains et plus solidaires… Déjà parce que ce serait naïf et qu’ensuite nous sommes entrés dans l’ère de la technique, aussi il serait futile voire dangereux de l’ignorer. Qu’il y ait aujourd’hui une indifférence voire une animosité des neurobiologistes vis-à-vis des psychanalystes est un fait avéré.
Des neurosciences à la philosophie. Neurophilosophie et philosophie des neurosciences: Amazon.fr: Poirier Pierre, Faucher Luc La méditation, c’est bon. Mangez-en ! On ne compte plus le nombre de livres ou de personnes qui vous vantent les bienfaits de la méditation. Depuis plusieurs années, une équipe conjointe de l’université de Dalian en Chine et de l’université d’Oregon aux USA tente de mettre en évidence, de manière scientifiquement rigoureuse, les bienfaits de la méditation . Alors pour se faire une idée sur la question, voici un petit tour d’horizon de quatre de leurs papiers les plus importants, qu’on peut penser plutôt sérieux car tous publiés dans la prestigieuse revue PNAS (Proceedings of the National Academy of Science). Comment évaluer rigoureusement les impacts de la méditation ? A priori, réaliser une étude scientifique sur les éventuels bienfaits de la méditation n’est pas chose facile. Mais si on prend comme "groupe test" une population de gens qui méditent depuis longtemps, on risque de créer des biais. La méditation IBMT Les impacts sur le comportement Les impacts physiologiques Comment la méditation modifie le cerveau [1] Y. [2] Y.
2 : La psychanalyse face aux neuro-sciences Par Eve Suzanne. L’approche thérapeutique des neurosciences cognitives mise en relief avec la psychanalyse. by mynameishalo - Creative Commons Toute la question repose sur un souci purement pratique : comment fait-on pour aider les individus souffrant de troubles psychiques et éventuellement les guérir ? Á ces deux types d’inconscients se greffent deux visions distinctes dans la manière de considérer ces troubles, et donc deux techniques d’approches différentes. Des deux disciplines, c’est celle qui sera la plus armée pour expliquer le fonctionnement psychique d’un individu qui sera déclarée la plus compétente en terme de traitement de troubles psychiques. Le psychanalyste, par la parole, fait remonter des souvenirs c’est-à-dire que des évènements dont le patient n’avait plus conscience, lui apparaissent. Á l’inverse, de nouvelles méthodes appelées « TCC », soit « Thérapies Cognitivo-comportementales » sont apparues depuis peu. Dans la pratique : Le dualisme de l’âme et du corps : [1]A.
5 : Neurophilosophie ? Qu'est-ce que la neurophilosophie ? [mardi 16 décembre 2008 - 16:00] Philosophie Des neurosciences à la philosophie. Éditeur : Syllepse Autre problème abordé : celui de l’objectivité. Enfin, Joëlle Proust et Elisabeth Pacherie s’intéressent à la distinction classique entre niveau personnel et niveau subpersonnel et à la division du travail qu’elle justifie entre philosophes (qui traiteraient du niveau personnel) et neuroscientifiques (qui traiteraient du niveau subpersonnel). En conclusion Il est difficile d’évaluer un recueil d’articles qui regroupe les travaux d’une vingtaine d’auteurs différents. Mais à qui ce livre s’adresse-t-il ? Et si les neurosciences pouvaient aider le changement ? #neuroscience par @ceciledemailly 01net. le 20/08/12 à 10h15 © © 2009 SanFranAnnie, Flickr Cet été, je déjeune en terrasse avec une amie, l’une des gourous 2.0 d’une multinationale française, et nous parlons conduite du changement (oui, oui, même en terrasse l’été). La question qui nous préoccupe est de savoir comment aborder les freins et les résistances au changement à un niveau d’ensemble et de manière efficace. Au niveau individuel, il est possible assez simplement de cibler et d’apporter à chaque personne l’aide spécifique qu’il lui faut. Mais lors d’un changement stratégique important, aucune entreprise ne peut se permettre d’approcher individuellement tous les employés concernés, sans parler des clients, partenaires et autres intéressés. Du coup, j’aimerai profiter de ce billet pour revenir sur quelques idées reçues. Les neurosciences : des binocles plutôt qu’une baguette magique Les neurosciences consistent à étudier le fonctionnement du cerveau à l’aide de toute la technologie d’imagerie médicale disponible.
3 : La psychanalyse face aux neurosciences Par Eve Suzanne By Ryan D'Alessandro - Creatives commons Il y a un conflit profond et général qui tourne autour de la question de savoir qui a le mieux compris le fonctionnement psychique de l’individu. Point de convergence entre l’inconscient cognitif et l’inconscient freudien : Chacune des deux disciplines, psychanalyse et neurobiologie, reconnaissent qu’il faut prendre en compte des facteurs qui échappent à la conscience dans l’explication du comportement des individus. Cependant, dans la manière de voir les choses, si la psychanalyse n’exclut pas le recours à une intervention chirurgicale dans le traitement d’un sujet, les neurosciences tendent à estimer qu’à partir du moment où elles interviennent, elles se suffisent à elles-mêmes. Le concept de plasticité synaptique : Lorsque nous vivons une expérience qu’elle quelle soit, il reste une trace dans notre cerveau. [1] Le journal du CNRS, n° 194 de mars 2006, [2] F. [3] F.
4 : Neurophilosophie ? Qu'est-ce que la neurophilosophie ? [mardi 16 décembre 2008 - 16:00] Philosophie Des neurosciences à la philosophie. Éditeur : Syllepse Mais à quoi ressemblerait justement une "réponse satisfaisante" au problème de la conscience ? Cependant, cette théorie est mise en doute par Pierre Jacob qui, dans son article, se base sur des résultats neuroscientifiques pour montrer qu’il existe deux systèmes distincts de traitement de l’information visuelle : un système dédié à la reconnaissance des objets (et à la production d’un percept visuel) et un système dédié à l’action (et à la production d’une représentation visuo-motrice).