
De l’édit de Nantes à l’affirmation de la monarchie absolue Durant la seconde moitié du XVIe siècle, le royaume de France est ravagé par les guerres de religion, opposant les catholiques aux protestants qui forment alors 10% de la population. Les premières persécutions contre les protestants commencent vers 1520. Mais c’est au cours des règnes successifs des trois fils de Henri II - François II (1559-1560), Charles IX (1560-1574) et Henri III (1574-1589) - que les conflits menacent l’intégrité du royaume et l’autorité royale. L’un des épisodes les plus sombres et qui restera dans les mémoires est le massacre de la Saint-Barthélémy le 24 août 1572. Le 22 août au matin, en quittant le Louvre, Coligny est victime d’un attentat, la noblesse protestante réclame justice. Le massacre de la Saint-Barthélémy, de François Dubois (1529-1584) photo © Musée cantonal des Beaux-Arts, Lausanne (Suisse)Cliquer pour agrandir l'image Il faudra attendre la signature de l’édit de Nantes en 1598 pour que le royaume se pacifie.
Louis XIV, chef de guerre pour une puissance dominante en Europe Louis XIV affirme la puissance de son royaume par les armes traditionnelles de la diplomatie, mais surtout en l’engageant dans une série de guerres : guerre de Dévolution (1667- 1668), guerre de Hollande (1672-1678), guerre des Réunions (1683-1684), guerre de la Ligue d'Augsbourg (1688-1697) et enfin guerre de Succession d'Espagne (1701-1713). Elles permettent d’agrandir considérablement le territoire sur le flanc Nord et Est (Alsace, Franche-Comté, Flandre, …) et consacrent l’hégémonie française en Europe continentale, même si Louis XIV échoue à faire entrer l’Espagne dans le royaume de France. Pétrarque, représenté dans les fresques (1379-1384) d’Altichiero da Zevio, à l’Oratoire Saint-Georges de Padoue (Italie) photo © DRCliquer pour agrandir l'image Comme tous les rois de France, Louis XIV est un « chef de guerre ». Surtout Louis XIV réorganise profondément l’armée. L’effort se porte aussi sur la marine quasiment inexistante au début de son règne.
Le Roi soleil, monarque de droit divin face à l’Eglise de France et Rome Le règne de Louis XIV est celui de l’absolutisme religieux. En religion, comme en tous autres domaines, Louis XIV veut l’unité autour de la personne du roi et lutte contre toute opposition et courants minoritaires. Le 17 octobre 1685, par l’édit de Fontainebleau, Louis XIV révoque l’édit de Nantes : le protestantisme est interdit sur le territoire français. Le royaume de France devient exclusivement catholique. Les conversions forcées entraînent des troubles, comme le soulèvement de paysans protestants dans les Cévennes entre 1702 et 1704, et un nouveau mouvement d’exil de 200 000 huguenots, après celui des guerres de religion. Couverture de l’Augustinus, de Cornelius Jansen, dans son édition originale de 1640, université de Louvain, photo © romancatholicism.orgCliquer pour agrandir l'image Louis XIV s’emploie à reprendre le contrôle de l’Eglise de France, agitée par des courants dissidents, comme le parti dévot et le jansénisme. Dès le début de son règne, il combat le jansénisme.