
L’ouverture et la chute du mur Le 9 novembre 1989, peu avant 19h00, à la fin d'une conférence de presse, le secrétaire du comité central Günter Schabowski annonça de façon lapidaire l'entrée en vigueur d'une nouvelle règlementation pour les sorties du territoire de RDA. Face à la pression croissante de la population, la direction du SED avait publié, le 6 novembre, un projet de loi sur les entrées et sorties du territoire de RDA, dont elle ne souhaitait publier qu'un extrait dans un premier temps, à savoir les autorisations de sortie définitive du territoire. Le but de cette opération consistait à endiguer l'exode de citoyens de RDA par la République Socialiste Tchèque. A la suite des manifestations contre ce projet de loi, à Leipzig, Berlin et dans d'autres villes, le texte avait été révisé une nouvelle fois au matin du 9 novembre. Il contenait désormais une autorisation de sortie provisoire du territoire, avec visa disponible sur simple demande des ressortissants, sans délai d'attente.
La chute du mur de Berlin Roumanie 1989, la révolution confisquée 30 ans plus tard, la Roumanie peine à se défaire de cet héritage. C’est une petite caserne militaire comme il en existe des dizaines en Roumanie, mais celle de Targoviste, à 80 kilomètres de Bucarest, a des airs de maison hantée. Les pièces sont sombres et humides. C’est comme si le temps s’y était arrêté le 25 décembre 1989. Les tables, les chaises, les lits, les téléphones, rien n’a bougé. Ionel Boyeru montre les chaises sur lesquelles se trouvaient Nicolae et Elena Ceausescu lors de leur procès Photo : Radio-Canada Ionel Boyeru se souvient de tout, comme si c’était hier, même du parfum que portait le dictateur Nicolae Ceausescu quand il a débarqué, devant lui, d’un véhicule blindé, avec sa femme Elena. C’était Noël, et les heures du régime de terreur de celui qu’on appelait le Conducator étaient comptées, au terme d’un soulèvement populaire auquel l’armée venait de se rallier. Une parodie de procès qui passera à l’histoire. Le procès du dictateur et de sa femme a été diffusé à la télévision
1989 : la chute du mur de Berlin Le 9 novembre 1989, le mur de Berlin s'effondre. Familles et amis se retrouvent après 28 ans de déchirure. Les Berlinois de l'Est sont 3,5 millions à passer à l'Ouest. Ils découvrent le monde occidental, un rêve pour beaucoup d'entre eux, mais une désillusion pour d'autres. Comment et pourquoi le mur de Berlin a-t-il été détruit ? Le 9 novembre 1989, Egon Krenz, nouveau chef du Parti communiste et de l'Etat est-allemand (RDA), annonce l’ouverture de la frontière avec l’Ouest. Ce week-end-là, 3,5 millions d'Allemands de l'Est s'engouffrent dans les passages ouverts vers l'Ouest. En 3 jours, les VoPos (la Volkspolizei, la police nationale chargée de l'Allemagne de l'Est) ont changé radicalement de comportement. Berlin-Ouest est prise d'assaut. Des Allemands de l'Est témoignent : « Nous attendons des amis que nous n'avons pas vus depuis très longtemps. La nuit tombe sur Berlin, mais la ville ne s'endort pas. Quelles sont les conséquences de la chute du mur de Berlin ?
30 ans après la chute du mur de Berlin, qui se souvient de la RDA? Un soir de semaine aux limites de Dresde. Une ancienne prison de la Stasi convertie en mémorial. Une femme crie des numéros. Des adolescents et leurs parents s’avancent et prennent un casque d’écoute et un récepteur. Quelques instructions, puis ils franchissent une lourde porte. Elle se referme brusquement. Cette visite guidée est l’oeuvre d’un artiste allemand qui a cherché à recréer l’ambiance sonore qui régnait lorsque le lieu était contrôlé par la Stasi, la police qui surveillait les Allemands de l’Est afin de protéger le régime communiste de la République démocratique allemande (RDA). C’est pas mal bien fait, confirme Henry Krause, lui-même emprisonné par la Stasi pour avoir tenté de fuir l’Allemagne de l’Est lorsqu’il avait 18 ans. La première fois qu’il est revenu dans une cellule semblable à celle qui était la sienne à l’époque, Henry Krause admet s’être senti mal, avoir vomi. Photo : Radio-Canada / Yanik Dumont Baron « Pour moi, ce n’est que de l’histoire » Elina Markalow
La crise du communisme du dossier « La chute du Mur de Berlin » - Pour mémoire - CNDP Manifestation pour la démocratie et la liberté à Berlin-Est, 4 novembre 1989 Source : Wik : Bernd Settnik. Déclaration sur l’Europe centrale et orientale, à l’issue du Conseil européen de Strasbourg des 8 et 9 décembre 1989 Chaque jour, en Europe centrale et orientale, le changement s’affirme avec plus de force.
Il y a 30 ans, le mur de Berlin s’écroulait Les grandes retrouvailles Tout s’est passé tellement vite qu’on a de la peine à y croire. Le mur s’en va. En cette première moitié du mois de novembre 1989, l’Allemagne vit depuis plusieurs jours l’Histoire en accéléré. Peu d’Allemands cependant soupçonnent que le 9 novembre, le symbole de la division de leur peuple depuis 1961, le mur de Berlin, va s'écrouler. Dans un geste surprenant, et encore mal expliqué de nos jours, les autorités de la République démocratique allemande décident de laisser passer les gens vers Berlin-Ouest en ouvrant les portes du mur. Les Allemands de l'Est s'engouffrent dans la brèche. Le 11 novembre 1989, les journalistes Raymond Saint-Pierre et Francine Bastien décrivent pour le Téléjournal animé par Céline Galipeau l’atmosphère de fête qui s’est emparée de l'Allemagne. Le reportage de Raymond Saint-Pierre montre des Berlinois occupés à détruire frénétiquement le symbole qui a divisé leur ville pendant 28 ans. Annexée plutôt que réunie « L’ostagie »
L’ouverture et la chute du mur Le 9 novembre 1989, peu avant 19h00, à la fin d’une conférence de presse, le secrétaire du comité central Günter Schabowski annonça de façon lapidaire l’entrée en vigueur d’une nouvelle règlementation pour les sorties du territoire de RDA. Face à la pression croissante de la population, la direction du SED avait publié, le 6 novembre, un projet de loi sur les entrées et sorties du territoire de RDA, dont elle ne souhaitait publier qu’un extrait dans un premier temps, à savoir les autorisations de sortie définitive du territoire. Le but de cette opération consistait à endiguer l’exode de citoyens de RDA par la République Socialiste Tchèque. Pendant la conférence de presse, Schabowski présenta par anticipation le nouveau régime des visas. Confrontés à une pression croissante, les gardes-frontières du poste de Bornholmer Straße laissèrent transiter les premiers citoyens de Berlin-Est à l’Ouest vers 21h20.
Chute du mur de Berlin : trente ans après, 9 cartes sur le décalage persistant entre l’ex-RDA et le reste de l’Allemagne Davantage d’athées. La République démocratique allemande (RDA) était un régime communiste athée, qui décourageait la pratique religieuse. Trente ans après, cet héritage reste marqué. Une population plus âgée. Ce graphique représente l’évolution du taux de fécondité – nombre d’enfants par femme – en RDA (puis dans l’est de l’Allemagne) et en Allemagne de l’Ouest de 1977 à 2017. Un héritage politique toujours marqué à gauche. Un chômage difficile à résorber. Des revenus environ 20 % plus faibles. Ce graphique représente l’évolution du revenu médian annuel en Allemagne, entre la partie est et la partie ouest du pays, de 1991 à 2016. Des exploitations agricoles gigantesques. Davantage de logement public. Moins d’étrangers. Un plus faible taux d’équipement automobile.
Mur de Berlin Le mur de Berlin désigne une barrière de séparation érigée dans la capitale allemande en 1961 par la République démocratique allemande (RDA) pour mettre fin à l’hémorragie migratoire de ses habitants vers la République fédérale d'Allemagne (RFA). Appelé "mur de la honte" par les Allemands de l'Ouest et "mur de protection antifasciste" par les autorités est-allemandes, le mur a pendant plus de 28 ans séparé la ville de Berlin en deux et est devenu l'un des symboles de l'Europe divisée par le rideau de fer. Le mur a également symbolisé le clivage politique et idéologique de la guerre froide entre les deux blocs. À la fin des années 1980, la donne géopolitique change. Aujourd'hui, le mur est presque totalement détruit, mais il laisse dans la capitale allemande une cicatrice urbaine qui se résorbe d'année en année.