
Débat : fallait-il bannir Trump de Twitter ? Le réseau social Twitter a pris une décision pour le moins inédite vendredi soir : le bannissement définitif du compte personnel de Donald Trump (@realdonaldtrump). Compte suivi par 88 millions de personnes et via lequel le président des Etats-Unis a mené une communication directe, agressive, voire outrancière, tout au long de ses quatre ans de mandat. Pour justifier cette décision, le groupe dirigé par Jack Dorsey a mis en avant "de nouvelles incitations à la violence" après les ahurissantes scènes de chaos survenues mercredi au Capitole, à Washington, et qui se sont soldées par la mort de quatre personnes. Dans une réplique, le "banni" Donald Trump a fustigé "une atteinte à la liberté d’expression", un argument plusieurs fois repris hier au sein de la classe politique française. "La régulation du débat public par les principaux réseaux sociaux […] cela semble pour le moins un peu court d’un point de vue démocratique", a ainsi considéré le secrétaire d’Etat au numérique Cédric O.
Limiter les effets pervers de Twitter : la bonne résolution des journalistes | la revue des médias Lors d’un cours dans une école de journalisme, un étudiant a demandé à Nabil Wakim, journaliste au Monde et auteur d’un livre sur l’apprentissage de la langue arabe, comment il faisait pour se protéger. « J’ai désinstallé Twitter de mon téléphone », a-t-il répondu, avant de détailler les risques que faisait peser le réseau social sur le travail du journaliste. Nabil Wakim n’est pas technophobe. Avant de couvrir le secteur de l’énergie, il a été directeur de l’innovation au Monde. J’ai repensé à cet échange quelques jours plus tard, quand Joe Biden a été élu à la Maison Blanche. Sur CBS News, le journaliste politique Ed O’Keefe donnait une explication rarement entendue au succès de la campagne de Joe Biden : un point crucial de la stratégie de l’équipe du candidat démocrate avait consisté à « éteindre Twitter ». Deuxième écran Nabil Wakim s’est fixé d’autres règles : quand il se connecte depuis son ordinateur, il s’interdit de s’exprimer sur les sujets dont il n’est pas spécialiste.
« Changez votre photo de profil » : Facebook et le bleu-blanc-rouge en un clic Vendredi soir, les informations mises en ligne sur les réseaux sociaux dépassaient en cadence et parfois en pertinence celles offertes par les grands médias télévisuels et radiophoniques. Par le biais des échanges constants et des débats rendus possibles sur la Toile, « l’humanité connectée » est sans doute une humanité plus soudée et plus forte contre la peur. A ce titre, il serait donc difficile de reprocher à Facebook d’avoir demandé avec insistance à chacun de ses utilisateurs parisiens et franciliens de se signaler en sécurité le soir du 13 novembre. Cependant, l’engagement de Facebook est allé plus loin, puisqu’à cette fonctionnalité exceptionnelle s’en est ajoutée une seconde dont l’utilité civique et la portée sociétale posent autrement question. « Changez votre photo » Pour la première fois, les utilisateurs ont ainsi eu l’opportunité de superposer à leur photo de profil le drapeau d’une nation. Capture d’écran « Votre soutien à la France et aux Parisiens » Qui vous influence ?
Comprendre le complotisme : un dossier pédagogique et interactif Pourquoi croit-on aux théories du complot ? Quelles sont les bonnes questions à se poser ? Le réseau québécois RÉCIT tente de répondre à ces questions dans un dossier pédagogique en ligne, recommandé par Eduscol EMI. Comprendre les mécanismes du complotisme Comme introduction, une vidéo interactive aux allures de film policier retrace l’histoire des théories conspirationnistes, et décrypte les causes de leur succès. Dans la vidéo, il est aussi question de distinguer les différents types de théories du complot et d’identifier les mécanismes qui conduisent à y adhérer : besoin de donner du sens aux événements, sentiment d’appartenance, biais cognitifs… Surtout, il est rappelé que les jeunes sont aujourd’hui particulièrement touchés par le phénomène, et qu’il est essentiel de leur donner les bons outils pour comprendre le monde. Le rôle de l’école Image de homepage : © Getty
Opinion | Trump censuré par Twitter : la schizophrénie des dirigeants politiques français login?service= Internet s’est démocratisé sur toute la planète. Aujourd’hui, plus de la moitié de la population mondiale en est utilisatrice et cela va en augmentant (International Telecommunication Union, 2018). Plus spécifiquement en France, rien qu’en 2018 on compte 53 millions d’usagers mensuels et 43,3 millions d’usagers quotidiens (Mediamétrie, 2019). Si internet peut nous servir pour effectuer nos démarches administratives ou nos achats, il nous permet également de nous informer. Malheureusement, les théories du complot, dommageables pour les sociétés à bien des égards (e.g., Jolley & Douglas, 2014), se répandent dorénavant avec d’autant plus d’aisance qu’elles peuvent passer le filtre des médias traditionnels (e.g., Bruder et al., 2013). Les fausses informations se voient maintenant offrir une tribune inédite, sans aucun contrôle éditorial. Aussi, il importe donc de savoir reconnaître les vraies informations des fausses.
Web social Illustration d'un réseau social sur le web Le Web social (Social Web) fait référence à une vision d'Internet considéré comme un espace de socialisation, un lieu dont l'une de ses fonctions principales est de faire interagir les utilisateurs entre eux afin d'assurer une production continuelle de contenu, et non plus uniquement la distribution de documents. Il est considéré comme un aspect très important du Web 2.0. Historique[modifier | modifier le code] En 1955, le terme Social Web est employé pour la première fois par l'auteur August C. Au début des années 1990, les idées associées à ce concept ont été utilisées relativement aux systèmes en ligne utilisés pour supporter les interactions sociales telles que les communautés virtuelles ou les MUD (pour Multi-user dungeon, les jeux de rôle en ligne multi-utilisateurs). L'évolution du web social[modifier | modifier le code] Blogs et wiki[modifier | modifier le code] L'art social[modifier | modifier le code] Philippe Bouquillion, Jacob T.
Comment argumenter face à des complotistes ? Comment dialoguer avec une personne qui affirme que la Covid-19 a été créée par des laboratoires pharmaceutiques, que les attentats du 11 septembre n’ont pas été commandités par Al-Qaïda, que les démocrates américains font partie d’une secte pédo-criminelle qui se nourrit du sang des enfants ? Ou encore que notre bonne vieille Terre est plate ? Je vous le concède, le dialogue peut s’avérer difficile surtout s’il s’agit de votre moitié, de votre mère, de votre oncle ou d’un collègue de travail qui soutient mordicus ces thèses étranges. Nous verrons pourquoi le complotisme contamine de plus en plus de cerveaux. Et s'il est utile d'user d'arguments rationnels contre ces théories. Avec : Giulia Foïs la chronique Pas son genre
Faut-il censurer Donald Trump ? « Si vous comptez les votes légaux, je gagne largement. Si vous comptez les votes illégaux, ils peuvent essayer de voler l’élection. » Lors d’une allocution télévisée, dans la soirée du jeudi 5 novembre, Donald Trump a usé d’une rhétorique complotiste et diffusé de fausses informations à propos du décompte des voix de l’élection présidentielle. Chose rare, des chaînes de télé (NBC, ABC, MSNBC) ont coupé le signal afin de le corriger immédiatement : « Bon, nous voilà encore dans la position inhabituelle de non seulement interrompre le président des États-Unis, mais aussi de corriger le président des États-Unis », a par exemple lâché le présentateur de NBC, Brian Williams. Depuis quatre ans, Donald Trump diffuse des fake news dans ses discours et sur Twitter. undefined Nous avons posé la question à Yves Citton, auteur notamment de Médiarchie (Seuil, 2017). L’entretien (non censuré) avec Yves Citton Article 6 min Yves Citton. Philippe Nassif26 March 2015 Alexandre Lacroix22 septembre 2020 8 min
Renforcer le rôle des bibliothèques dans la lutte contre la fracture numérique Alors que 13 millions de Français se disent en difficulté avec le numérique et que l’objectif d’ici à 2022 est de dématérialiser l’ensemble des démarches administratives des services publics 1 , les bibliothèques sont de plus en plus confrontées aux réalités de la fracture numérique et aux exigences de l’inclusion numérique, sans y être véritablement préparées. Contexte et enjeux de l’inclusion numérique pour les bibliothèques Définie par l’association Emmaüs Connect comme « un processus qui vise à rendre le numérique accessible à chaque individu et à leur transmettre les compétences numériques qui leur permettront de faire de ces outils un levier de leur insertion sociale et économique », l’inclusion numérique répond à des enjeux technologiques, sociaux et culturels forts. Les bibliothèques engagées dans l’inclusion numérique des Bibliothèques numériques de référence (BNR) 4 . , permettant de desservir tout le territoire et de toucher des populations isolées dans des zones enclavées.
Savoirs CDI: Entretien avec Louise Merzeau : quelle présence numérique ? Louise Merzeau [avec l'aimable autorisation de l'auteur] Louise Merzeau est Maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université Paris Ouest Nanterre La Défense. Ses travaux de recherche portent essentiellement sur trois domaines : Mémoire et information, Médiation (approche médiologique) et Image et information.Elle est également artiste photographe.Pour visiter le site de Louise Merzeau : Quel type de traces un internaute laisse-t-il sur la toile ? Louise Merzeau : Un internaute laisse beaucoup de traces de différentes natures. Cela veut-il dire qu'on ne peut pas prétendre avoir une maîtrise totale de son identité sur le web ? Louise Merzeau : cette question est assez délicate. Vous préférez parler de présence numérique plutôt que d’identité numérique. Faut-il instaurer alors une sorte de droit à l'oubli ? Louise Merzeau : Absolument. Que devient la liberté individuelle quand on publie sur le net ?
Complotisme, infox... La commission Bronner décrypte le « chaos informationnel » En trois mois seulement, la commission Bronner mise en place par le chef de l’État fin septembre a tenté de dresser un état des lieux sur le sujet aussi techniquement complexe que politiquement sensible de la désinformation à l’heure d’Internet. Soupçonnés dès le départ de vouloir instaurer une vérité officielle, le sociologue Gérald Bronner et les treize spécialistes qui l’entourent ont dû prendre bien des précautions. Le rapport fait d’emblée certaines mises au point. → ENTRETIEN. « Les fausses informations sur Internet ont un effet délétère sur la démocratie » « Nos recommandations ne visent pas à éradiquer les désordres informationnels mais à limiter la propagation des contenus qui nuisent à la vie démocratique », nuancent d’emblée les auteurs. → EXPLICATION. Pas question donc de rentrer en guerre contre tous les acteurs de la nouvelle information, qu’il s’agisse de l’armée de l’ombre des internautes ou des puissants Gafa. L’enjeu de la formation de l’esprit critique → ENTRETIEN.
Yves Citton : “Quoi que dise Trump, son contradicteur est piégé” Déontologiquement, les journalistes ont-ils eu raison de couper la diffusion télévisée de la prise de parole de Donald Trump ? Yves Citton : Le travail de journaliste est de choisir, sélectionner, exclure s’il le faut. Donc ils ont le droit de faire ce qu’ils veulent. Comment jugez-vous alors la décision de ces rédactions télévisées ? Je ne suis pas sûr qu’il s’agisse d’un moment d’héroïsme télévisuel, comme on semble le faire croire. “Si l’on commence à censurer Trump à l’exact moment où il dénonce une machination, on ne fait que renforcer l’idée que la magouille existe bien”Yves Citton Pensez-vous que couper le signal soit contre-productif ? Oui, d’une certaine manière. Cette séquence marque les esprits parce qu’elle est radicale, comme si Trump était soudain effacé des médias. Je ne parlerais pas de contre-pouvoir médiatique. Finalement, les médias traditionnels comme la télévision ne sont-ils pas plus à même de s’opposer à Trump que les réseaux sociaux ? Absolument pas !