
Présentisme Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Dans la philosophie du temps, le présentisme est la théorie métaphysique selon laquelle seul le présent existe, contrairement au passé et au futur qui n'existent pas. Cette théorie s'oppose directement à l'éternalisme, théorie selon laquelle le passé, le présent et le futur existent tout autant[1]. Le présentisme peut également désigner plus généralement les conditions du moment présent[réf. nécessaire]. Origine du terme[modifier | modifier le code] Le terme est utilisé pour la première fois dans les années 1920. Tout d'abord en 1921 par l'artiste Raoul Haussmann, du mouvement Dada, dans la revue De Stijl[2] En 1924, le philosophe français Frédéric Paulhan y recourt lui aussi[3],[4]. Existence du passé et du futur[modifier | modifier le code] Le présentisme est compatible avec la relativité galiléenne, dans laquelle le temps est indépendant de l'espace, mais est probablement incompatible avec la théorie de la relativité restreinte.
Phénologie La phénologie est l'étude de l'apparition d'événements périodiques (annuels le plus souvent) dans le monde vivant, déterminée par les variations saisonnières du climat. On étudie surtout la phénologie des végétaux, mais aussi des animaux (notamment les oiseaux et les insectes), des champignons, et même, dans le monde non vivant, des glaciers. En botanique, les événements périodiques sont par exemple la floraison, la feuillaison, la fructification, le changement de couleur des feuilles. En zoologie, il s'agit par exemple du départ et de l'arrivée d'oiseaux migrateurs, de l'apparition des larves et des formes adultes des insectes. Par exemple, en 1883, les journaux de l’audomarois (L'Indépendant du Pas-de-Calais et Le mémorial artésien) annoncent l'arrivée inhabituellement précoce des premières hirondelles [1]. Histoire[modifier | modifier le code] La date de ponte des amphibiens (ici Rana temporaria), puis d'apparition des têtards sont des indices phénologiques faciles à repérer.
Synchronicité Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. « Le voilà, votre scarabée », dit Jung à sa patiente en lui tendant un insecte apparu alors qu'elle racontait son rêve d'un scarabée d'or. La notion de synchronicité se distingue clairement de ces notions cependant. Sur le plan de l'expérience, la rencontre avec un événement synchronistique, à la différence de la rencontre avec un archétype ou une autre manifestation de l'inconscient collectif, a un tel degré de signifiance pour la personne, mais surtout apparaît d'une manière si fortuite et choquante pour le sens commun (malgré le sens qu'il revêt, ou à cause du sens qu'il revêt, pourrait-on tout autant dire), que la personne s'en trouve transformée. Sur le plan théorique, les synchronicités (si du moins on en accepte l'existence) remplissent un tel rôle. Définition, classification, exemple, analyse de la synchronicité[modifier | modifier le code] Jung la définit ainsi : - a) acausalité : l'événement ne s'explique pas par la causalité
Étiologie Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. En médecine, l’étiologie (ou étiopathogénie) est l'étude des causes et des facteurs d'une maladie, ce terme est aussi utilisé dans le domaine de la psychiatrie et de la psychologie pour l'étude des causes des maladies mentales. L'étiologie définit l'origine d'une pathologie en fonction des manifestations sémiologiques. Origine du terme[modifier | modifier le code] L'étiologie (du grec αἰτιολογία « recherche, exposition des causes »[1]) concerne une école philosophique de l'Antiquité s'intéressant à l'étude des causes. Pédagogie et imaginaire[modifier | modifier le code] On parle de conte étiologique lorsqu'une histoire a pour but de donner une explication imagée à un phénomène ou une situation dont on ne maîtrise pas l'origine scientifiquement. Notes et références[modifier | modifier le code] Voir aussi[modifier | modifier le code] Article connexe[modifier | modifier le code] Sémiologie médicale Lien externe[modifier | modifier le code]
Monade (philosophie) Le monadisme, vitaliste, s'oppose à l'atomisme, qui est mécaniste. La science des monades s'appelle « monadologie » ; ce néologisme vient, non de Leibniz, mais de Erdmann, l'éditeur de Leibniz en 1840. Quant aux mots, on peut dire que, parfois, le Grec appelle les nombres arithmétiques un, deux, trois, quatre, cinq, dix..., tandis qu'il appelle les nombres idéaux monade, dyade, triade, tétrade[1]. D'autre part, par convention, le mot « Monade » (avec majuscule) désigne le principe un, l'Un, l'Unité, tandis que « monade », avec minuscule, désigne une unité, une substance simple. Quant aux concepts, on peut distinguer ou confondre Un et Monade. Chez les pythagoriciens, surtout chez Philolaos de Crotone et Archytas, la Monade désigne l'unité originelle d'où dérive la série des nombres, en particulier la Décade (les dix premiers nombres entiers naturels). « Le principe de toutes choses est la Monade. Xénocrate, deuxième successeur de Platon à l'Académie, reprend l'opposition de Platon :
Éthologie L'éthologie Écouter est l'étude scientifique du comportement des espèces animales, y compris l'humain, dans leur milieu naturel ou dans un environnement expérimental, par des méthodes scientifiques d'observation et de quantification des comportements animaux. Aristote étudie déjà le comportement animal avant que le terme « éthologie » ne soit défini par le naturaliste Isidore Geoffroy Saint-Hilaire en 1854. Des scientifiques tels que Charles Darwin, Oskar August Heinroth, Jean-Henri Fabre, Charles Otis Whitman, Jakob von Uexküll marquent l'étude du comportement animal en biologie. Les bases formelles de l'éthologie sont posées à partir des années 1940 par les travaux des Autrichiens Karl von Frisch et Konrad Lorenz et du Néerlandais Nikolaas Tinbergen, considérés comme les fondateurs de l'éthologie moderne et récipiendaires du prix Nobel de physiologie ou médecine de 1973. La réflexion scientifique sur la sensibilité des plantes conduit à parler d'éthologie végétale.
Méthode Coué Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. L'édition de 1926 du livre qui a fondé la méthode d'Émile Coué La méthode Coué est une prophétie autoréalisatrice qui tire son nom des travaux du psychologue et pharmacien français Émile Coué de la Châtaigneraie (1857 - 1926). Théorie[modifier | modifier le code] Reprenant le concept d'idéo-dynamisme proposé par H. quand la volonté et l'imagination sont en lutte c'est toujours l'imagination qui l'emporte sans aucune exception ;dans le conflit entre la volonté et l'imagination, la force de l'imagination est en raison directe du carré de la volonté ;quand la volonté et l'imagination sont d'accord, l'une ne s'ajoute pas à l'autre, mais l'une se multiplie par l'autre ;l'imagination peut être conduite[2] par l’autosuggestion consciente. Il est possible d'influencer favorablement notre être inconscient par la suggestion, et de cette façon d'améliorer notre état tant physique que moral. La méthode[modifier | modifier le code]
Épistémologie Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. L'épistémologie (du grec ancien ἐπιστήμη / epistếmê « connaissance, science » et λόγος / lógos « discours ») désigne soit le domaine de la philosophie des sciences qui étudie les sciences particulières, soit la théorie de la connaissance en général. Définition[modifier | modifier le code] L'épistémologie serait selon la « tradition philosophique francophone », une branche de la philosophie des sciences qui « étudie de manière critique la méthode scientifique, les formes logiques et modes d'inférence utilisés en science, de même que les principes, concepts fondamentaux, théories et résultats des diverses sciences, afin de déterminer leur origine logique, leur valeur et leur portée objective »[1]. Dans la tradition philosophique anglo-saxonne, l'épistémologie se confondrait avec la théorie de la connaissance, et ne porterait donc pas spécifiquement sur la connaissance scientifique. Qu’est ce que la connaissance (la question gnoséologique) ?
Anthropocentrisme L’anthropocentrisme est une conception philosophique qui considère l’humain comme l'entité centrale la plus significative de l'Univers et qui appréhende la réalité à travers la seule perspective humaine. Aristote fut le premier à en développer la théorie en même temps que celle du géocentrisme, conception scientifique qui, elle, a prévalu jusqu'au XVIe siècle et selon laquelle la Terre était le centre de l'univers. L'anthropocentrisme, en revanche, se prolonge encore aujourd'hui sur le plan philosophique et moral avec l'humanisme, idéologie à laquelle il est étroitement lié (et avec laquelle on le confond souvent), qui assigne à l'homme le rôle de mètre-étalon pour mesurer toute chose ou phénomène. Les mythologies antiques les plus anciennes sont fondées sur des représentations du monde fort différentes de l'anthropocentrisme. Chez des philosophes grecs comme Aristote, cette conception du monde va de pair avec l'idée que l'homme occupe une place centrale dans le monde.
Synesthésie Si des métaphores exprimant un croisement de sens sont parfois qualifiées de « synesthétiques », la vraie synesthésie est neurologique et involontaire. Une personne sur 23 (environ 4 % de la population) serait concernée[3]. Déterminer précisément le nombre de personnes véritablement synesthètes dans une population est néanmoins délicat car cette notion est une perception personnelle (subjective). On peut vivre avec une synesthésie sans le savoir[4], se déclarer synesthète sans l'être véritablement, ou à des degrés considérablement moindres que d'autres personnes, s'approchant d'une perception « normale ». L'origine de la synesthésie est au moins en partie génétique et héréditaire, transmise via certains chromosomes[5]. Histoire de la recherche sur la synesthésie[modifier | modifier le code] En 1812, une première description scientifique aurait été faite par Georg Tobias Ludwig Sachs, médecin bavarois[9],[10]. Critères diagnostiques[modifier | modifier le code] Kevin T. Note ↑ S.
Acosmisme L'acosmisme dans la philosophie occidentale[modifier | modifier le code] L'acosmisme est repéré dans l’œuvre d'un certain nombre de philosophes occidentaux, dont Parménide, Spinoza, Kant, Hegel, Schopenhauer, Spir, Martinetti et les idéalistes britanniques et américains tels que F.H. Bradley[2],[3]. Le terme « acosmisme » est souvent attribué à Hegel qui l'emploie dans sa discussion de la philosophie de la religion, en particulier sa compréhension du panthéisme et sa réfutation des accusations d'athéisme contre Spinoza[4],[5],[6]. Hegel explique que pour Spinoza c'est la substance infinie qui est réelle, tandis que le monde fini n'existe pas. « Mais les accusateurs du spinozisme sont incapables de se libérer du fini ; par conséquent, ils déclarent que pour le spinozisme tout est Dieu, parce que c'est précisément l'ensemble des finitudes (le monde) qui à présent disparaît. L'acosmisme dans la philosophie orientale[modifier | modifier le code] Voir aussi[modifier | modifier le code]