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Entretien avec Divina Frau-Meigs- Les infox : savoir analyser, interpréter et réagir

Entretien avec Divina Frau-Meigs- Les infox : savoir analyser, interpréter et réagir
“Faut-il avoir peur des fake news” est le titre d’un de vos récents ouvrages ? Or on peut avoir peur de ce qu’on ne connaît pas. Comment définissez-vous les fake news ? Les infox —puisque c’est ainsi qu’il faut les appeler en Français (j’aime bien le néologisme, qui est une heureuse trouvaille entre fausseté et intoxication) sont un complexe toxique. Côté format, elles se résument en « trois F » : elles se présentent comme des actualités avérées mais elles sont factuellement falsifiées, frelatées et factices (avec l’arrivée du deepfake). Côté contenu, elles sont fortement corrosives car elles jouent sur les ambiguïtés entre plusieurs genres qui se résument en « trois P » : la parodie, la propagande et le piège à clic. Quel est le rôle selon vous des médias sociaux dans ce phénomène des infox ? De manière encore plus large, les infox sont-elles un danger pour la démocratie ? Que peut faire l’école face à ce danger démocratique ? Savoir*Devenir est le nom de votre association. Related:  A ficherDocuments réflexifsEmi

Inclure par l’empowerment L’inclusion est un concept qui a progressivement remplacé celui d’intégration ces dix dernières années. Elle en conserve l’idée de « vivre ensemble » mais diffère dans la manière d’y parvenir. Dans l’inclusion, il n’existe pas de groupes de personnes stéréotypés par leurs différences, mais des individus qui présentent des besoins communs et d’autres personnels. Nous sommes donc dans une logique de diversité active et non plus de différenciation subie. Laidlaw Foundation, Toronto (Canada). . Le tiers-lieu La Bulle à Annemasse Photos Aurélie Bertrand La Bulle, tiers-lieu culturel Les tiers-lieux se développent depuis une dizaine d’années, avec une récente accélération soutenue par le programme « nouveaux lieux, nouveaux liens » porté par le ministère de la Cohésion des territoires 2 . Issues de l’économie sociale et solidaire, les ressourceries œuvrent à la collecte, au réemploi et à la revente d’objets ou matériaux d’occasion. Cf. l’échelle de la participation de Sherry R. . .

Webinaire A qui appartiennent les données Le 14 septembre 2020 les Tuto@Mate du Réseau Méthodes Analyses Terrains Enquêtes en SHS (InSHS) ont accueilli Lionel Maurel, juriste, bibliothécaire et Directeur Adjoint Scientifique de l’InSHS où il est en charge des questions d’information scientifique et technique. Le webinaire répond à une série d’interrogations telles que : – Dans un projet de recherche avec plusieurs collaborateurs qu’ils soient chercheurs, ingénieurs, techniciens ou doctorants, membres d’un laboratoire ou d’un consortium qui est propriétaire des données ? – Quand un prestataire met à la disposition d’une équipe de recherche un ensemble de données (entretiens, traitement d’archives, texte numérisé …), qui en est propriétaire ? – Selon quelles modalités puis-je partager ou diffuser mes données ? …

Illectronisme, vraiment ? A vouloir catégoriser, on finit par réduire une réalité complexe à une caricature des phénomènes que l'on veut analyser. Saluons, dans le rapport de la Mission d’information du Sénat sur la "Lutte contre l’illectronisme et pour l’inclusion numérique", une volonté d'analyse étayée et particulièrement intéressante pour tenter de comprendre ce que recouvre cette question dont la médiatisation (en particulier à l'occasion du confinement) a pour effet de réduire le sens. Mais il est plus facile de décréter un illectronisme que de tenter d'aller chercher une analyse plus approfondie de ce que ce terme signifie. Un illectronisme, des illectronismes Sur 7 axes mis en avant dans le rapport, le sixième interrogera bien sûr l'ensemble des acteurs de l'éducation puisqu'il est intitulé : "Axe n° 6 : construire une « Éducation nationale 2.0 » qui doit être le fer de lance de la lutte contre l’illectronisme." Un milliard de trop Les propositions pour l'Education nationale Bruno Devauchelle Le rapport

Comment décrypter l’information ? Face à la surmédiatisation et l’infobésité entraînées par la crise sanitaire liée au covid-19 et pendant la période de confinement, ces questions essentielles au quotidien ont pris une ampleur encore plus importante. S’il n’existe malheureusement pas de recette magique pour trier les informations, quelques explications et conseils avisés peuvent être utiles à l’ensemble d’entre nous. Tout d’abord, il faut prendre conscience de la réalité médiatique. Comme le souligne Pauline Rivière, co-directrice du média Le Connecteur « le plus embêtant voire même inquiétant, c’est la manière dont nous intégrons l’information ». S’il est tout à fait normal de lire des médias qui nous ressemblent, il faut faire attention à ne pas perdre de vue la nécessité du débat « car c’est le bouillonnement des idées qui permet de nous permet d’avoir assez de matière pour nous positionner face à une information ». Le plus embêtant voire même inquiétant, c’est la manière dont nous intégrons l’information.

Des émotimots aux photodiscours Abstract : Starting from a dynamic and plural conception of emotions, this thesis reflects on the discursive inscription of affects in digital interactions like WhatsApp. It is part of the field of analysis of discourses in interaction (Kerbrat-Orecchioni, 2005) by making the framework of digital discourse (Paveau, 2017) echo with the theoretical propositions of information and communication sciences (Allard, 2017). If linguists have long stressed the infinity of the linguistic marks of emotions (Kerbrat-Orecchioni 2000) or even their heterogeneity (Plantin, 2011 ; Micheli, 2014), this postulate is even more relevant in digital ecosystems where the expression of affects is distributed throughout the digital interface integrating words and gestures indifferently (Jeanneret and Souchier, 1999). Following a methodological reflection on the constitution of the WhatsApp digital corpus, this work focuses on the semiotic and discursive resources in the expression of emotions.

Emmanuel Macron plaide pour une souveraineté numérique européenne Devant les acteurs de la "French Tech", le président de la République a rappelé les atouts de la France et misé sur la coopération européenne. Mais il a également constaté que "la bataille du cloud" est à ce jour perdue. Dix jours après la présentation du plan de relance qui prévoit une enveloppe de 7 milliards d'euros en faveur de la filière numérique, Emmanuel Macron s'est adressé aux entrepreneurs de la "French Tech" lors d'une rencontre dans les salons de l'Elysée. Alors que les opposants à la 5G se font entendre, le président de la République a martelé une conviction : "la France est un pays de réseaux et d'équipements, historiquement les routes, les canalisations d'eau, et maintenant le numérique. J'entends beaucoup de voix qui s'élèvent pour expliquer qu'il nous faudrait relever la complexité des problèmes contemporains en revenant à la lampe à huile. En revanche, sur le thème majeur du cloud, Emmanuel Macron a dressé un constat amer : "la bataille du cloud, on l'a perdue !

Réseaux sociaux et information Dans un vigoureux réquisitoire, l’historien Vingtras s’insurge dans le blog qu’il tient sur Mediapart contre le « poison mental et psychique » de la rumeur, au pouvoir de destruction massive de « notre aptitude à vivre ensemble » démultiplié par les réseaux sociaux. Par Jacques Munier

PISA difficultés des jeunes à l’ère du numérique Suivez le lancement en direct 03/12/2019 - Un élève sur quatre dans les pays de l’OCDE ne parvient pas à effectuer les tâches les plus simples en compréhension de l’écrit, ce qui signifie qu’il aura probablement du mal à réussir dans un monde de plus en plus instable et numérique. C’est l’une des constatations de la dernière enquête mondiale PISA de l'OCDE, qui évalue la qualité, l’équité et l’efficacité des systèmes scolaires. Environ 600 000 jeunes de 15 ans scolarisés dans 79 pays et économies ont passé les tests PISA 2018 en compréhension de l’écrit, en sciences et en mathématiques, la plupart sur ordinateur. La plupart des pays, en particulier développés, n’ont guère enregistré d’amélioration au cours des dix dernières années, malgré une progression des dépenses d’éducation de 15 % sur la même période. Le bien-être des étudiants est également une problématique qui s’accroît. Certains pays ont néanmoins enregistré des améliorations impressionnantes ces dernières années.

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