
Harcèlement scolaire : « Un élève sur dix est concerné » André Canvel est, depuis 2015, délégué ministériel chargé de la prévention et de la lutte contre les violences en milieu scolaire. A l’occasion de la 3e journée nationale Non au harcèlement organisée, jeudi 9 novembre, par l’éducation nationale, il rappelle les enjeux de ce qui tend à devenir une question de société. Selon les statistiques ministérielles, 700 000 jeunes disent avoir fait l’expérience du harcèlement. Qui sont-ils ? Que vivent-ils ? André Canvel : Les enquêtes, qui existent depuis 2011, nous disent que 14 % des élèves du primaire, 12 % des collégiens, 2 à 3 % des lycéens se déclarent harcelés. Trois éléments sont à prendre en compte dans la définition du harcèlement : l’isolement de la victime ; la répétition des agressions , et des agressions de plusieurs natures (verbales, physiques, etc.). Comment le phénomène évolue-t-il ? On constate, par les dernières enquêtes, une certaine stabilité. La parole autour du harcèlement sexuel semble se libérer dans la société.
sans titre Si les médias numériques, et en particulier les médias sociaux, offrent de nombreuses opportunités d'expression, de collaboration, d'accès à la culture et à la connaissance, ils présentent aussi des risques qu'on ne peut sous-estimer. Par des usages inappropriés, ils peuvent en effet favoriser, accroître ou induire des situations de violence en les prolongeant et en les démultipliant via Internet. Aussi une sensibilisation des élèves, de leurs familles et des personnels est-elle indispensable à l'École d'autant que les technologies de l'information et de la communication font partie intégrante de la vie quotidienne et sont devenues des vecteurs de communication, de socialisation et d'apprentissage incontournables. À cet effet, la formation des élèves aux droits et aux devoirs liés à l'usage d'Internet et des réseaux est une des dispositions de la loi d'orientation et de programmation pour la refondation de l'École de la République du 8 juillet 2013.
untitled Harcèlement scolaire : environ "un enfant sur dix" en est victime, "12% en primaire, 10% au collège et 4% au lycée" Environ "un enfant sur dix" est victime de harcèlement scolaire, "12% en primaire, 10% au collège et 3 ou 4% au lycée", a rappelé dimanche 2 septembre sur franceinfo, Catherine Verdier, psychologue et analyste, spécialiste des enfants et adolescents, à la veille de la rentrée scolaire. 12 millions d'écoliers, de collégiens et de lycéens reprennent le chemin de l'école lundi. "Le harcèlement scolaire ce n'est pas un conflit, ce n'est pas un jeux d'enfants, c'est une violence répétée, continue, de la part d'un ou de plusieurs élèves à l'égard d'un enfant" avec "ce concept, horrible à dire, qui est de nuire", a expliqué la spécialiste. "Au bout d'un moment, les faits, les actes, les paroles vont abîmer la victime qui va finir par perdre l'estime de soi, la confiance en soi", décrit-elle, déplorant qu'il n'y ait pas assez de personnes formées en France pour aider les enfants à sortir de cette situation. Catherine Verdier : Les chiffres officiels c'est grosso modo, un enfant sur dix.
Harcèlement scolaire - Violences scolaires - Provocation au suicide La direction de l'établissement scolaire doit respecter un protocole de prise en charge. Infographie - Protocole de prise en charge du harcèlement dans le second degré Ouvrir l’image dans une nouvelle fenêtre 1- Détection de la situation de harcèlement scolaire Lorsque le chef d'établissement est informé de l’existence de faits pouvant constituer un harcèlement, il doit échanger sur la situation avec le coordonnateur harcèlement de l'établissement. Entretien avec la victime Le chef d'établissement doit inviter l'élève concerné à exposer en détail la situation qu'il subit. L'objectif est de déterminer les faits pouvant être considérés comme du harcèlement et d'en identifier les auteurs. Mises en place de mesures de protection Des mesures de protection sont immédiatement mises en place pour la victime : Entretien avec les parents de la victime Les parents de l’élève victime sont informés de la situation. Ils sont associés au traitement de la situation et sont informés de leurs droits. À savoir
Cyberviolences et discrimination - CLEMI Objectifs Adopter une attitude responsable dans l’usage d’outils de captation et de diffusion d’images, de sons, de textes Comprendre en quoi consistent le droit à l’image et le respect de la vie privée.Apprécier l’opportunité de diffuser, de partager, de relayer des contenus sur le weComprendre ce qu’est une action diffamatoireSavoir identifier une situation de cyberviolenceConnaître les démarches à suivre en cas de cyberviolenceVeiller à sa e-réputation et à celle des autres Apprendre à identifier et à déconstruire des phénomènes de discrimination Liens avec les programmes Collège EMC (cycle 4) - La sensibilité : soi et les autres (Réflexions sur les différentes formes de racismes et de discriminations) - Le droit et la règle : des principes pour vivre avec les autres (L'usage d'Internet dans la vie sociale et politique). ÉMI (cycle 4) - Utiliser les médias de manière responsable : - Comprendre ce que sont l'identité et la trace numériques Lycée EMC, classe de seconde - Égalité et discrimination
Harcèlement scolaire : «Ce téléfilm, c’est mon histoire» Combien faut-il accumuler de moqueries, de menaces, de coups avant de décider d'en finir ? Jonathan Destin, lui, a subi pendant six ans le harcèlement de camarades de classe avant de s'immoler, le 8 février 2011. Il avait 16 ans. Ce lundi soir, à 21 heures, TF1 s'empare de son histoire lors d'une soirée spéciale présentée par Harry Roselmack autour du téléfilm « Le jour où j'ai brûlé mon cœur » à 21 heures et du documentaire « Harcèlement scolaire, le calvaire de Jonathan » à 23 heures. Si les scénaristes ont rencontré Jonathan et sa famille, la fiction s'éloigne de la réalité en imaginant notamment un conseiller principal d'éducation (CPE) joué par un formidable Michaël Youn, qui s'investit pour faire émerger la vérité et mobiliser. « A l'époque, le corps enseignant était moins sensibilisé au harcèlement scolaire. Comment avez-vous accueilli ce projet de téléfilm librement adapté de votre livre ? Je me suis dit qu'il pourrait aider à faire bouger les choses. Oui. Oui. Oui. Oui.
Éducation aux médias et à l'information - Présentation de l'EMI La lecture critique et distanciée, la capacité à publier, produire de l'information, s'informer, relèvent d'une pratique citoyenne des médias qui nécessite le développement de littératies multiples. L'éducation aux médias et à l'information : pourquoi ? Permettre aux élèves d'exercer leur citoyenneté dans une société de l'information et de la communication, former les « cybercitoyens » actifs, éclairés et responsables de demain.Permettre la compréhension et l'usage autonome des médias par les élèves et les enseignants qui sont à la fois lecteurs, producteurs et diffuseurs de contenus. L'éducation aux médias et à l'information : c'est quoi ? L'éducation aux médias et à l'information : comment ? Source : Point d'étape de l'entrée de l'École dans l'ère du numérique Les dispositifs au service de l'EMI "Inscrite dans la loi de refondation de l'École, l'éducation aux médias et à l'information contribue à préparer les élèves d'aujourd'hui à devenir les citoyens de demain. Le parcours citoyen
Conférence internationale sur la lutte contre le harcèlement entre élèves | Ministère de l'Education Nationale de la Jeunesse et des Sports Retour sur la conférence internationale sur la lutte contre le harcèlement entre élèves La Conférence internationale sur la lutte contre le harcèlement entre élèves s'appuie sur les engagements pris lors de la réunion des ministres de l'Éducation du G7 sous la présidence française en juillet 2019, et a au lieu à l’occasion de la première Journée internationale contre la violence et le harcèlement à l'école, y compris le cyberharcèlement. Les conséquences du harcèlement et du cyberharcèlement Le harcèlement à l’école prive des millions d’enfants et de jeunes du droit fondamental à l’éducation. Un rapport récent de l’Unesco révèle que plus de 30 % des élèves dans le monde ont été victimes de harcèlement, causant des conséquences dévastatrices comme la chute des résultats scolaires, l’abandon scolaire ainsi que des problèmes de santé physique et mentale. Une dynamique pour mettre fin au harcèlement à l'école Toutefois, nous devons faire plus. L’UNESCO salue et soutient cet appel.
Qu'est-ce que le cyber-harcèlement scolaire ? Le harcèlement scolaire est le fait pour un élève ou un groupe d’élèves de faire subir de manière répétée à un camarade des propos ou des comportements agressifs. es actes constitutifs de harcèlement scolaire sont par exemple les moqueries, les brimades, les humiliations, les insultes etc… Ils entraînent une dégradation des conditions de vie de la victime, et cela se manifeste notamment par l’anxiété, la chute des résultats scolaires et la dépression. Les faits de harcèlement scolaire sont sanctionnés, qu’ils aient été commis au sein ou en dehors des bâtiments de l’établissement scolaire. Le faible âge de la victime constitue une circonstance aggravante pour l’auteur du harcèlement, de même que l’utilisation d’internet dans la réalisation des faits. Le cyber harcèlement est une forme récente de harcèlement. L’éducation nationale a un rôle fondamental à jouer dans la transmission des valeurs liées à un usage responsable d’internet. Le rôle des adultes En savoir plus : cliquer ici
Haine en ligne : pourquoi la loi Avia est nécessaire “Internet est devenu un lieu où la haine s’exprime très facilement.” Ses yeux bleus, un regard pétillant et bienveillant et un sourire généreux animent son visage. Députée (LREM) de 2017 à 2019, Elise Fajgeles est comblée par ses nouvelles fonctions. Depuis juillet 2019, elle est chargée de mission de la lutte contre les discriminations et contre la haine sur internet, au sein de la DILCRAH (Délégation interministérielle contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti LGBT). Un engagement naturel, lié à son histoire familiale et personnelle. Une famille victime de l’holocauste Elise Fajgeles est juive, et petite-fille de déportés. Ma famille a toujours été habitée par un souci d’intégration et un sentiment d’injustice très forts : C’est ce qui a animé mon sentiment républicain." Augmentation des actes et menaces antisémites de 74% en 2018 Une haine qui déferle en grande partie sur les réseaux sociaux Une haine globale liée à un climat anxiogène La responsabilité des plateformes