Nos amours comme des Pokémon
Aujourd’hui encore, dans les relations hétérosexuelles, les préoccupations amoureuses sont codées comme féminines. Ce sont plus volontiers les femmes qui prennent le temps d’en parler avec leurs ami.e.s, de lire des livres de développement personnel pour apprendre comment mieux communiquer et comment gérer les conflits. Ce sont elles, quand la relation souffre, qui proposent d’aller consulter ensemble un.e thérapeute ; elles encore qui provoquent souvent dans leur couple les discussions indispensables (« comment tu vas vraiment ? où est-ce qu’on en est ? Dans une société féministe, nous aurons, très jeunes, appris à refuser le nom d’amour à des comportements agressifs, violents, contrôlants, abusifs. Avoir chanté «Je l’aimais tant que je l’ai tuée» (Johnny Halliday) nous paraîtra absurde. Heloisa Marques (c) Les Glorieuses
Ces livres de jeunesse qui préparent la rentrée scolaire
De Matilda à Harry Potter de nombreux livres destinés à la jeunesse ont comme cadre un environnement scolaire. Loin d’être une mode récente, ce thème récurrent s’est développé à partir du XIXe siècle avec la parution en 1857 de Tom Brown’s School Days de Thomas Hughes. Peu connu en France, et désuet même en langue anglaise, ce roman a mis en place les bases du genre, des scènes de compétitions sportives à la place du directeur d’école, en passant par les figures de l’ennemi juré, du meilleur ami, des scènes de cafétéria ou des coups montés. Tous ces lieux communs que l’on retrouve dans les livres de jeunesse sur l’école proviennent de l’œuvre de Hughes. Cette littérature s’est ensuite beaucoup développée au XXe siècle, dans des séries, notamment celles d’Elinor Brent-Dyer ou d’Enid Blyton (autrice du célèbre Club des Cinq), jusqu’à devenir incontournable dans la deuxième moitié du XXe siècle. Au-delà d’Harry Potter Visées pédagogiques Pour l’école primaire, Quel stress pour la maîtresse !
Les bibliothèques, lieux ressources pour les publics LGBT+
Dans son ouvrage sur les Représentations des homosexualités dans le roman français pour la jeunesse, Renaud Lagabrielle1 souligne l’importance des oeuvres proposant un ou des personnages homosexuels dans le panorama éditorial pour la jeunesse, et donc au sein de toutes les bibliothèques (scolaires, municipales et universitaires) à l’heure où celles-ci réfléchissent à la question de l’inclusion sociale. L’une des missions des bibliothèques est en effet de permettre l’accès à tous au savoir et à l’information, et celles-ci semblent ainsi particulièrement indiquées pour amener les adolescents LGBT+ à venir chercher des informations (même si Internet leur offre un accès plus direct et plus discret), et des personnages fictionnels auxquels s’identifier. Par ailleurs, il semble que le concept d’inclusion ne peut se penser sans celui de visibilité, et là encore, les bibliothèques ont un rôle à jouer. Visibilité des thématiques LGBT+ en bibliothèque Exemples d’actions culturelles
Court toujours, la nouvelle collection de livres des éditions Nathan Jeunesse
Le 3 septembre 2020, les éditions Nathan lanceront la collection « Court toujours », des textes d’environ 60 pages, à destination des lycéens qui veulent lire sur le pouce ou redécouvrir le plaisir de la lecture. Les textes sont d’autant plus accessibles qu’ils peuvent aussi être lus en version numérique ou auditive, pour les amateurs. La collection semble aussi très adaptée pour les dyslexiques. Pour cette première fournée, six titres ont été lancés. Du côté des histoires, les romans de la collection « Court toujours » sont d’une grande variété, tous ancrés dans le réel. J’ai aimé chacun de ces romans et les thèmes qu’ils abordent. La collection « Court toujours » est donc une collection très intéressante, qui pourra être exploitée par des parents soucieux de raccrocher leurs enfants à la lecture, des professeurs de fin de collège et lycée en quête de romans prenants et forts, faciles et accessibles à tous.
Vous êtes L, G, T, B, Queer, Intersexuel ou A
Un des effets les plus spectaculaires de la libéralisation sexuelle est que de plus en plus de personnes stigmatisées, car non-conformes aux normes, peuvent revendiquer leur sexualité comme «une orientation». Les asexuel-les, par exemple. Bonne chose ? En 2019, l’arc-en-ciel de l’orientation sexuelle a pour sigle anglais LGTBQIA+, soit lesbiennes, gays, transgenres, bisexuel-les, queers, intersexes et… asexuel-les. Inflation taxinomique absurde Le fait qu’elle désigne pêle mêle des pratiques, des sentiments, des fantasmes, des hésitations ou des attitudes fait de cette liste fourre-tout le miroir grossissant d’une inflation taxinomique absurde. La biopolitique ou comment séparer les homos des hétéros… … et les obsédés des inhibés La réprobation sociale des abstinents Dans le DSM IV, l’ISD est rebaptisé «troubles du désir sexuel hypoactif» (Hypoactive Sexual Desire Disorder, HSDD) et défini comme «la persistence ou récurrence d’une déficience (ou absence) de désir et de fantasmagorie».
UN SITE ANIMÉ PAR DES ENSEIGNANTS DE LILLE 3 ET OUVERT À TOUS - Lille Lecture Jeunesse
Lille Lecture Jeunesse est un site indépendant, animé en grande partie par des enseignants et des étudiants en Sciences de l’Information et de la Documentation de la région Nord—Pas-de-Calais. Vous y trouverez de nombreux travaux explorant l’univers de l’édition jeunesse au détour des différentes rubriques proposées : Livrez-vous qui recueille des écrits fictionnels sur des livres jeunesse,une rubrique de Critiques et Analyses d’œuvres pour enfants et adolescents,une rubrique de Réflexions sur des questions liées à la littérature jeunesse,des portraits d’auteurs et d’illustrateurs dans Acteurs Littérature Jeunesse,et enfin des travaux de réécritures reprenant nos héros préférés et intemporels. Les contributeurs sont étudiants, collégiens, lycéens, enseignants et professionnels du livre, mais aussi de simples passionnés qui ont envie de partager leurs coups de cœur ou leurs coups de griffes. Nous vous informons également des événements littéraires dans la rubrique Actualités. Remerciements
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Mobilisation en faveur du livre et de la lecture | Ministère de l'Education Nationale de la Jeunesse et des Sports
La maîtrise de la lecture est essentielle à la réussite de la scolarité. L'École a pour mission de permettre à tous les enfants de lire d'une manière fluide. C'est le préalable nécessaire pour développer le goût de la lecture. Selon l'enquête Les jeunes et la lecture commandée par le Centre national du livre en 2016, 96 % des jeunes de 7 à 19 ans lisent, 89 % dans un cadre scolaire, 78 % dans le cadre de leurs loisirs. 68 % lisent au moins une fois par semaine, 28 % tous les jours ou presque. Selon cette même enquête, le nombre de livres lus par goût personnel chute à l'entrée au collège puis au lycée (un écolier lit deux fois plus de livres qu'un collégien, trois fois plus qu'un lycéen). Or, la lecture, que ce soit celle de la fiction littéraire, de la littérature d’idées ou encore de la presse, occupe une place essentielle dans la formation intellectuelle et morale. Réussir pour tous l'apprentissage de la lecture à l'École Développer l’intérêt pour la lecture Il s'agit par exemple :