
Isolées, paupérisées et stigmatisées, les mères séparées peinent à se faire entendre | Stéphanie Lamy "Le foyer est un lieu économique aussi crucial qu'est le marché" - Christine Delphy La législation au niveau des textes régissant le droit de la famille a fortement évolué ces 40 dernières années. D'abord sous la pression des mouvements féministes, ensuite sous l'influence des association dites de "pères séparés" qui eux ont fait passer un nombre non-négligeable de lois depuis la fin des années 80 pour asseoir ce qu'ils nomment "leurs droits". Cependant et force est de constater que les mères séparées, elles, peinent à imposer leurs revendications - aussi bien au niveau intra- que sur le plan extra-familial. Fait emblématique : le peu de crédit accordé aux associations de défense des mères séparées lors des débats sur la loi Famille ou encore la "nouvelle" "garantie" des pensions alimentaires impayées. On est encore loin d'avoir trouvé une réponse à la hauteur des enjeux. Un appauvrissement systémique et non anecdotique des mères Isolées par défaut
Histoire des droits de la femme Olympe de Gouges publie la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne » septembre 1791 Le texte est présenté à l’Assemblée nationale le 28 octobre 1791. La « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne », pastiche de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen est un texte fondateur (Olympe de Gouges est considéré aujourd’hui comme la première féministe), prônant l’émancipation de la femme. Olympe de Gouges réclame l’égalité entre les sexes, la femme devant être considérée comme une citoyenne, à l’égal des hommes. « Les mères, les filles, les sœurs, représentantes de la Nation, demandent à être constituées en Assemblée nationale. » Rejeté par la Convention, le texte demeurera lettre morte. Adoption de la première loi française sur le divorce 20 septembre 1792 L’Assemblée nationale déclare que désormais « le mariage est dissoluble par le divorce ». Cette loi marque les esprits. La nouvelle loi sur le divorce sera abrogée sous la Restauration, le 8 mai 1816.
Violences sexuelles : trop peu dépistées, si mal soignées En 2004, un médecin généraliste belge entreprit de demander à 100 de ses patientes adultes si elles avaient subi des violences. Les résultats furent édifiants: la moitié d'entre elles en avaient été victimes, dont 21 % de violences sexuelles. Mais surtout… 90 % d'entre elles en parlaient pour la première fois avec un médecin. Face au manque de données sur le parcours des victimes de violences sexuelles, l'association française Mémoire traumatique et victimologie a interrogé, avec le soutien de l'Unicef, 1214 d'entre elles (dont 1153 femmes) âgées de 15 à 72 ans. • Portrait robot: un enfant violé par un proche, qui se tait et n'est pas protégé Premier constat, qui confirme ce que l'on s'obstine à ignorer: la victime «type» de viol n'est pas une jeune femme agressée par un inconnu dans une sombre ruelle. Chaque année, selon ce même observatoire, 86.000 femmes et 16.000 hommes de plus de 18 ans sont victimes de viol ou tentative. • Des soins médicaux insuffisants et inadaptés
Celle qui osa briguer le baccalauréat en 1861 Il est certains droits qu’on n'obtient qu’en les arrachant. Dans la France du milieu du XIXe siècle, celui de passer le baccalauréat quand on était une femme en faisait partie. Julie-Victoire Daubié, fille de petits bourgeois, avait reçu une éducation ordinaire et obtenu son brevet élémentaire jusqu'au jour où elle dut donner des leçons pour vivre ; elle compléta alors elle-même son instruction, se prit de passion pour le latin et fut bientôt capable de traduire les auteurs les plus difficiles. Le jour où elle s’en sentit capable, elle décida de passer son baccalauréat, quand bien même aucune femme ne l'avait fait jusque-là. La manière dont elle procéda est rapportée dans quelques journaux, comme dans Le Petit Parisien en 1879. « Notre étudiante (en chambre) se rendit à la Faculté des lettres et pria qu'on voulut bien l'inscrire pour les examens. Et le journalise de commenter : Plusieurs lieux d'éducation portent aujourd'hui le nom de Julie-Victoire Daubié.
Muriel Salmona «La réalité des violences sexuelles est l’objet d’un déni massif» Dès l’introduction de votre Livre noir des violences sexuelles (1), vous précisez que les violences sexuelles sont en augmentation, et que les victimes sont à 80 % des femmes. Cette situation paraît aberrante dans notre pays, au XXIe siècle… Muriel Salmona. Malheureusement, les chiffres sont catastrophiques. Toutes les enquêtes le montrent, les victimes sont issues de tous les milieux sociaux et de toutes les catégories professionnelles, et les violences sexuelles sont commises essentiellement par des hommes, par des proches ou quelqu’un de connu par la victime dans 80 % des cas. Vous voulez dire que notre société se rend complice de ces violences, en n’écoutant pas assez les victimes et en ne les protégeant pas ? Muriel Salmona. Vous montrez aussi que le lieu de travail est un endroit privilégié des agressions sexuelles en France… Muriel Salmona. Muriel Salmona. Comment analysez-vous cette loi du silence qui est même relayée par les acteurs médico-sociaux ? Muriel Salmona.
Recettes de salades de pâtes froides au basilic, comme en Italie A manger en entrée, en repas buffet ou encore en plat unique, ces salades fraîcheurs composées, mélangent audacieusement les saveurs méditerranéennes. Ces hors d'œuvres ont la faculté de transformer un repas simple en un feu d'artifice de saveurs, de goûts, de couleurs qui réjouira bien des gourmands. Recette de salade de pâtes aux tomates séchées, aubergine et parmesan Cette entrée fraîcheur est idéale pour garnir viandes, poissons grillés, ou autres grillades. Exempt de viandes ou poissons, c'est également un plat convenant aux végétariens. Ingrédients (pour 5 personnes): 400 g de pâtes (type rigatoni ou penne) 2 aubergines moyennes 1 poivron rouge coupé en deux (graines et queue éliminés) 40 g de pignons de pin 50 g de tomates séchées à l'huile 20 feuilles de basilic 2 oignons verts frais 1 gousse d'ail violet ou rose 20 pétales de parmesan 1 cube de bouillon de légumes huile d'olive, selon les goûts 2 c. à soupe de vinaigre balsamique sel poivrePréparation:
Témoignage: se reconstruire après un viol Selon un rapport d'Amnesty International, le nombre de viols dénoncés à la police a augmenté de 20% entre 2009 et 2011 en Belgique, soit onze plaintes par jour. C'est énorme et pourtant, selon les statistiques policières, cela ne représenterait qu'un dixième de la réalité. Frédérique Herbigniaux, une jeune femme de 33 ans a accepté de nous raconter son histoire ouvertement, sans être cachée, convaincue que parler est un moyen efficace pour faire avancer la cause des femmes violées. Frédérique est issue de la classe moyenne, des parents employés et une mère très catholique. Et l'histoire recommence... Frédérique va vivre neuf ans avec ce premier compagnon et pourtant la lune de miel ne durera qu'un an : "Je me suis rendue compte que c'était une personne violente, sexuellement aussi. Cette jeune femme subira pendant de longues années des viols répétés et des agressions. Et se répète Une prise en charge efficace Aujourd'hui, elle envisage la vie plus sereinement. Dominique Burge
J'ai pris des fessées, je n'en suis pas morte - Graine de Caillou La fessée, ce débat récurrent qui heurte le français... Aujourd'hui, veille de la journée de la non-violence éducative, j'ai envie de t'en parler. Mais je ne jugerai pas. Je voudrais juste te donner mon point de vue, mon expérience... Petite, je ne suis pas tombée dans une potion magique qui aurait fait muter un de mes gène en gènes du bisounours. Je suis née dans une famille de classe moyenne où j'ai pu grandir à l'abri de tous besoins. J'ai été éduquée à la française ! Je ne suis pas devenue une délinquante pour autant, ni une droguée ou une alcoolique (quoiqu'il y a une dizaine d'années...Bref continuons !) Je me souviens d'une scène chez mes parents, en novembre 2008 (j'étais enceinte de trois semaines), alors qu'Edwige Antier relançait le débat sur l'interdiction de la fessée. "Et puis quoi encore, si on ne peut même plus élever nos enfants comme on veut ! Ça me foutait en rogne qu’une loi puisse intervenir dans l'intimité des Français ! Je suis française ! J'ai eu un enfant.
La décence, chèr-e-s blanch-e-s...(3ème partie) [1ère partie] [2ème partie] Le Tone Policing « T’es agressive ! « Pourquoi être si violente, c’est dommage.. » « J’aime beaucoup te suivre, mais tu es très dure dans ta façon de t’exprimer.. » Un incontournable. Le problème ? NB : Arrêtez d’utiliser MLK pour l’opposer à Malcom X et nous silencier. pour illustrer, je conclus ce paragraphe avec une citation de Malcom X: traduction: » Q: êtes-vous d’accord avec la politique de non-violence de MLK? Malcom X: Je ne crois en aucune forme de non-violence. Les derailings Faire des derailings : synonyme français : digression, faire un hors-sujet par rapport au sujet initial, qui est de dénoncer un mécanisme raciste, est indécent. Par l’un des procédés cité plus haut, ou reprendre un argument fallacieux cité par une précédente personne. En philosophant sur un problème réel. En comparant le racisme avec d’autres oppressions, en essayant de le mettre sur le même plan que le racisme…non. Suite au prochain épisode! [4ème partie] [5ème partie]
Anecdote #1 Harcèlement de rue | Comprendre et agir Très tôt on nous apprend les formules élémentaires de politesse : entre autres dire bonjour et demander la parole avant de la prendre. Quand on aborde une personne dans la rue, c’est assez rare, et c’est souvent pour demander un renseignement. On commence alors par s’excuser de déranger puis si on perçoit que la personne est disposée à répondre, on pose notre question. Ces conventions paraissent anodines mais elles sont en réalité essentielles : elles montrent que nous respectons les règles de base qui jalonnent les interactions humaines. Elles montrent que la personne qui aborde connaît et respecte les conventions, donc que la personne abordée n’est pas en danger. Pourquoi, dès lors qu’il s’agit d’un « compliment », serait-on autorisé à devenir impoli ? Parce qu’il ne s’agit pas d’un compliment. Dans l’espace public, les femmes tendent à être considérées comme un bien public. Il est temps que nous soyons tout-e-s considéré-e-s comme des êtres humains à statut égal. En savoir plus J'aime :
#PayeTonUtérus: ce qu'elles n'auraient jamais dû entendre chez le médecin Regards désapprobateurs, examens brutaux, réflexions sexistes, homophobes, ou juste débiles. En 24 heures, plus de 6400 tweets ont été rédigés avec le hashtag #PayeTonUtérus. Ils racontent les pires comportements des professionnels de santé face aux femmes et leurs questions liées à la sexualité, la contraception et la grossesse. L'Express a recueilli le témoignage de patientes maltraitées. (Lire ci-après) Après une fausse couche: "La prochaine fois, vous prendrez la pilule" "Après deux ans d'essais infructueux, je tombe enfin enceinte, avant de faire une fausse couche. "Il faudra bien que le bébé passe par là!" "Lorsque qu'avec ma copine nous avons voulu faire une PMA, il fallait qu'elle passe des échographies internes pour déterminer le nombre de follicules, avant de prendre la route pour l'insémination en Belgique, comme de nombreux couples homo. A une ado paniquée: "Les préservatifs, c'est pas fait pour les mouches" "J'avais 15 ans et j'étais au tout début de ma vie sexuelle.