
Navigateurs et vie privée : l'heure du bilan a sonné Les deux navigateurs ayant le plus retenu notre attention durant la rédaction de ces dossiers sont Firefox et Brave – pour des raisons très différentes – avec Vivaldi comme « premier dauphin ». Firefox est soutenu depuis le début par une politique claire sur la vie privée. Oui Mozilla doit faire quelques efforts, notamment dans les options actives par défaut sur les envois de données, tout particulièrement les statistiques d’utilisation. Mais le navigateur est open source, dispose d’un mode Strict faisant bien son travail et s’ouvre volontiers vers des extensions poussées par l’EFF comme Privacy Badger et HTTPS Everywhere. Firefox et Brave Brave est beaucoup plus jeune et se distingue par son approche radicalement différente : bloquer tous les dispositifs de traçage et les publicités pour en proposer d’autres, non intégrées dans les pages et servant à redistribuer les richesses sur la base de l’attention portée aux sites. En l'état, Chrome n'a plus guère d'avantages sur ses concurrents
Que penser du protocole de traçage des GAFAM ? Tribune de Guinness, doctorante en informatique et membre de La Quadrature du Net À l’heure où toutes les puissances de la planète se mettent à réfléchir à des solutions de traçage de contact (contact tracing), les GAFAM sautent sur l’occasion et Apple et Google proposent leur propre protocole. On peut donc se poser quelques minutes et regarder, analyser, chercher, et trouver les avantages et les inconvénients de ce protocole par rapport à ses deux grands concurrents, NTC et DP-3T, qui sont similaires. Commençons par résumer le fonctionnement de ce protocole. Mais commençons par le début. Le protocole utilisant de nombreux protocoles et fonctions cryptographiques, et étant assez long, je ne vais pas l’expliquer en détail, et si vous voulez plus d’informations, vous pouvez vous référer à la note en bas de page. Cryptographie Respect de la vie privée et traçage Premier problème : La quantité de calcul demandée aux clients Deuxième problème : Le serveur principal
Enregistré | Facebook Les Éditions du Net et ActuaLitté organisent le 24 octobre 2020 la 8e édition de la Journée du Manuscrit Francophone. Le dépôt des manuscrits pour y participer est ouvert depuis le 1er mai sur le site, mais dès la fin mars, de très nombreux auteurs avaient déjà pris contact. Nous pressentions que cette édition serait spéciale du fait du confinement dans de nombreux pays. EvgeniT CC 0 C’est la raison pour laquelle La Journée du Manuscrit et Actualitté ont demandé à Harris Interactive de réaliser un sondage la semaine dernière sur la lecture, l’écriture et l’achat de livres pendant et après le confinement en France. Des résultats rassurants sur la lecture et l’achat de livres Un résultat assez incroyable sur l’écriture Étonnant ! La fête de la littérature
Qwant : comment le moteur de recherche est passé d’espoir à vilain petit canard de la French Tech | Les Echos Start En janvier dernier, Qwant est devenu le moteur de recherche officiel de l’administration française. Seulement voilà, “Qwant ne marche pas ou mal”, selon Marc Endeweld, auteur de l’enquête sur l’entreprise française. Les résultats de recherches qui seraient souvent datés, peu fiables, peu pertinents, limités en nombre, selon une note confidentielle la Direction interministérielle du numérique (DINUM) datée d’août 2019 que Le Media a pu se procurer. Faits vérifiés dans une autre enquête réalisée par Jean-Marc Manach, journaliste spécialiste du numérique dans Next INpact publiée début avril 2020. Lorsqu’il recherchait “ce soir à la télé” sur le moteur de recherche, les résultats proposés ne mentionnent nullement l’année 2020, mais 2019. Plus dépendant que souverain Rappelons que ce qui représente la “puissance” d’un moteur de recherche, c’est son index. Surtout, Qwant aspirait redonner à la France, et à l’Europe, une souveraineté numérique. Un nouveau départ en 2020
Fonctionnement d'un moteur de recherche Alain Damasio : « Pour le déconfinement, je rêve d’un carnaval des fous, qui renverse nos rois de pacotille » Alain Damasio est écrivain de science-fiction. Son dernier roman, Les Furtifs, a été publié en avril 2019 aux éditions La Volte. Reporterre — Êtes-vous en colère avec ce qui se passe en ce moment ? Alain Damasio — Clairement, je suis en colère, mais pas contre la pandémie elle-même. Ce gouvernement nous martèle depuis deux ans : « Nous sommes l’innovation, nous sommes la réactivité, nous sommes la performance », et au moment crucial où il faudrait « performer », plus personne ! Mais quand le président de la République parle, 36 millions de personnes l’écoutent. On vit en démocrature, il faut quand même le réaliser ! En réalité, ce qui importe serait de comprendre ce que ces morts signifient pour un pays de 67 millions de personnes. On le sait : quelle que soit la crise — terrorisme, pandémie, guerre —, n’importe quel président en place gagne 15 à 20 points de popularité juste parce que la figure d’une autorité rassure. Oui, il faut rester conscient des ordres de grandeur. Bien sûr.
Enregistré | Facebook « Je t’aime, moi non plus » : La difficile relation entre les GAFAM et les États Fermeture du compte officiel de Donald Trump par Twitter, guerre d’information et d’influence au Sahel pour Facebook, prise de position des réseaux sociaux contre les messages de désinformation sur les vaccins : la place prépondérante qu’occupent les géants numériques dans les économies occidentales ne se calcule plus simplement en parts de marché. Les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) jouent désormais un rôle central dans notre espace public – rôle qui confère à ces géants une influence qui dépasse celle des grandes entreprises classiques. Ces dernières sont donc sous le radar des États qui n’hésitent pas à brandir la menace du démantèlement, comme dans le cas de Google ou de Facebook, face à des activités de plus en plus complexes à encadrer. Un rôle dans l’espace législatif La centralité de ces GAFAM pose en effet trois dilemmes que les régulateurs ont du mal à surmonter à l’heure actuelle. En Amérique, la menace de démantèlement Rendre les marchés « contestables »
Comment fonctionne un moteur de recherche : l’exemple de Google – Culture de l'info et des médias en lycée Premier objet d’étude du bloc “culture numérique” développé en accompagnement personnalisé niveau 2nde : le fonctionnement d’un moteur de recherche, à partir de l’exemple de Google, travaillé en demi-classe sur deux heures consécutives par groupe. (séquence largement inspirée du travail de F. Rabat, académie de Rouen, 2008) Document de préparation de séance Fiche professeur – objectifs et trame pédagogique détaillée, incluant le déroulé de la séquence Fiches et documents de l’élève – première heure Schéma fonctionnel simplifié du moteur de recherche Google, version corrigée. Parts de marché des principaux moteurs de recherche dans le monde (Greenlight, 2010) Google datacenter – plan aérien (Google, 2013) Google datacenter – plan moyen (Google, 2013) Google datacenter – plan rapproché (Google, 2013) Fiches et documents de l’élève – seconde heure Taux de clics en fonction du positionnement sur la page de résultats Google. Revenus publicitaires de Google en 2011 (Wordstream, 2012)
Le projet d’application de traçage « Stop-Covid » de plus en plus contesté en France comme en Europe Le Parlement débat cette semaine de l’application « Stop Covid ». La technologie doit tracer, via les smartphones, les contacts des personnes contaminées au coronavirus, pour tenter d’endiguer l’épidémie. Elle suscite de plus en plus de résistances. Ce 28 avril, les députés vont débattre, sans vote, de l’application « Stop Covid », qui doit permettre de tracer les contacts des personnes contaminées au coronavirus. Des grandes entreprises comme Dassault Systèmes et Orange sont aussi impliquées, a annoncé Le Monde [1]. « La collecte des informations personnelles des utilisateurs de téléphones mobiles ou de montres connectées revient à placer l’ensemble de la population sous bracelet électronique, et de les rendre, sinon coupables, à tout le moins tous suspects », a écrit le député en marche Sacha Houlié dans une tribune publiée dans le JDD le 7 avril [2]. En fait, les résistances se font de plus en plus vives. L’exemple du fichage ADN, finalement généralisé à toute la population