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Quelques mots sur l'affaire Megaupload

Quelques mots sur l'affaire Megaupload
Sans prétendre à l’exhaustivité, d’autant que je n’ai accès qu’aux informations publiées, voici un petit topo sur l’affaire Megaupload, qui a généré beaucoup de questions de mes lecteurs (☹) et lectrices (♥). Megaupload, pour ceux qui ne le savent pas, est le nom d’une société basée à Hong Kong, fondée par un ressortissant ayant les nationalités allemandes et finlandaises, Kim Schmitz, qui offrait au public un vaste espace de stockage en ligne, permettant de partager des fichiers très volumineux, par la technique du upload/download, ou téléchargement acendant/descendant (un utilisateur A envoie un fichier du disque dur de son ordinateur sur le serveur de Megaupload, un utilisateur B peut le télécharger du serveur Megaupload sur son disque dur. Qui est à l’origine de cette arrestation ? Sur la base de cet indictment, le FBI a saisi un juge fédéral de Virginie qui a émis un mandat d’arrêt international. Quelles sont les suites prévisibles ? Que risquent-ils ? Ce n’est pas un juge provincial.

Royaume Uni : projet de loi de surveillance renforcée des données 01net le 02/04/12 à 17h43 « Le Gouvernement sur le point d'espionner tous les mails »... Au seul titre de l'article de David Leppard, les lecteurs du Sunday Times s'attendaient peut-être à un poisson d'avril. Les FAI mis à contribution Toujours selon le discours officiel, le Government Communications Headquarters (GCHQ), l'agence britannique chargée des écoutes, pourra accéder à tout moment aux « données de communication [incluant] l'heure, la durée, le numéro composé pour un appel émis depuis un téléphone, ou une adresse mail. Indignation générale face au nouveau Big Brother Les réactions ne se sont pas faites attendre. On se souvient effectivement que le gouvernement travailliste, en 2006, avait un projet semblable.

Les sites de cinéphiles passionnés, vraies victimes de la fermeture de Megaupload La récente fermeture de Megaupload et sa galaxie de sites cousins, suivie de près par l’auto-sabordage de plateformes comme FileSonic et Allo-show-tv, a majoritairement été perçue comme un coup dur pour les fans de séries TV et de blockbusters piratés dès leur sortie de leur pays d’origine. La couverture médiatique imposante de l’affaire, évoquée jusque dans les JT de 20 heures, s’explique d’ailleurs autant par la démesure judiciaro-légale de l’opération du FBI que par le succès de ces pratiques en France: totalement mainstream en 2012, les sites de téléchargement direct étaient déjà comparés aux fast food du piratage ici même en 2010. publicité Pour des millions d’internautes avides de contenu frais et peu regardant du droit d’auteur, Megaupload tenait au quotidien une place quasi comparable à celles de Facebook ou Google, comme cette 3972ème parodie de Bref l’illustre assez bien: Les vraies victimes de la fermeture de Megaupload Un brin parano? Un travail artisanal de numérisation

Plus fort qu'Hadopi ? Un site dévoile ce que vous avez piraté sur BitTorrent ! Voilà une manière très provocatrice de rappeler que rien sur les réseaux P2P n'est privé. Par nature, les réseaux BitTorrent ou eMule exposent à tous les adresses IP de ceux qui téléchargent des fichiers, et même ce qu'ils téléchargent. Sur BitTorrent, il suffit en effet d'interroger les trackers pour connaître à chaque instant la liste des adresses IP à partir desquelles un fichier précis est partagé ou demandé, à un instant précis. C'est la méthode suivie en France par TMG pour collecter les adresses IP des internautes qui recevront un avertissement de l'Hadopi. Mais alors que l'Hadopi conserve dans une boîte noire les informations personnelles des abonnés ainsi identifiés, et alors que TMG ne surveille qu'une liste limitée d'œuvres piratées, le site YouHaveDownloaded.com s'est donné pour mission de tout archiver et de tout rendre public. Le site a déjà compilé plus de 52 millions d'utilisateurs identifiés par leur adresse IP, associés à plus de 110 000 torrents téléchargés.

Send Them Your Money : des copies de billets contre des copies de fichiers « Une campagne pour envoyer des milliards à la RIAA et la MPAA ». Sendthemyourmoney.com vient de lancer une initiative pour nourrir à pleine pelletée l’estomac des ayants droit. « La MPAA et la RIAA assurent qu’internet leur vole des milliards de dollars du fait du partage de copies de fichiers. Ils sont prêts à détruire le réseau avec des choses comme SOPA et PIPA dans l’espoir de collecter cet argent » L’auteur du site s’est inspiré d’un épisode de l’histoire japonaise où un juge avait été saisi par un aubergiste. Celui-ci accusait un pauvre étudiant de vol de fumet lorsqu’il préparait quelques mets délicieux. Plutôt que de rejeter l’affaire, comme lui conseillaient ses collègues, le magistrat accepta de le trancher... par l'absurde. L’auteur du site internet s’inspire à plein nez de l'épisode pour inciter les internautes à rendre à la MPAA et la RIAA l’argent de ces copies. « RIAA et MPAA considèrent que les copies numériques ont la même valeur que l’original.

MegaBox : la vraie raison de la fermeture de MegaUpload par le FBI ? C’est la rumeur qui enfle sur le Web : c’est à cause du lancement qui aurait dû être imminent de MegaBox que le FBI et la Justice américaine sont intervenus. Effectivement, MegaBox aurait mis à mal les services musicaux et vidéos connus, en rétribuant les artistes à hauteur de… 90%. Ça n’a échappé à personne : MegaUpload (MU) et ses services sont fermés. Les services similaires ou quasi-similaires changent rapidement leurs modèles, mettent des barrières pour éviter de subir le même sort. Mais au fond, risquent-ils vraiment quelque chose ? Kim Schmitz, alias Kim Dotcom, à droite sur la photo, fondateur du site Megaupload.com a été interpellé vendredi 20 janvier à Auckland après s'être retranché, armé, dans sa villa. MegaBox est un service dont les premiers indices sont arrivés sur le Web via TorrentFreak, en décembre 2011. Un accès illimité à des films et à de la musique Bref, les majors semblent avoir pris peur. MU comptait pour 4% de l'ensemble du trafic Web ! Via TechCrunch

le Blog de FDN Projet de loi CISPA : les internautes espionnés en toute impunité ? L’Electronic Frontier Foundation, organisation internationale à but non lucratif fondée en 1990 avec pour but de défendre la liberté d’expression sur Internet, dénonce le projet de loi CISPA – pour Cyber Intelligence Sharing and Protection Act – qui a été déposé à la Chambre des représentants le 30 novembre 2011 par le représentant républicain Mike Rogers. Elle juge un tel projet de loi inacceptable du fait qu’il " permettrait aux entreprises d’espionner leurs usagers et de partager des informations privées avec le gouvernement et d’autres sociétés, avec une immunité presque totale en matière de responsabilité civile ou pénale ". Selon l’Electronic Frontier Foundation, il n’y aurait en effet " presque pas de restrictions sur ce qui peut être recueilli et la manière dont cela peut être utilisé, sous couvert de fins de cybersécurité ", et cela, du fait d’une définition trop vague concernant les menaces. Les internautes n’ont apparemment pas l’intention de se laisser faire non plus.

MegaUpload : l'industrie du copyright en guerre contre les créatures qu'elle a enfantées Paris, 20 janvier 2012 – Le retrait1 de MegaUpload d'Internet montre une tentative globale de contrôler et de censurer Internet, à l'image du Protect IP Act (PIPA) aux États Unis2 et de l'accord anti-contrefaçon ACTA3. Conduite en dehors du territoire américain et sans même une décision de justice, cette affaire met en évidence la violence de la guerre disproportionnée menée au nom d'un droit d'auteur dépassé. Les énormes profits engrangés par MegaUpload grâce à une centralisation des œuvres soumises au droit d'auteur sont difficilement défendables. MegaUpload est un sous-produit direct de la guerre menée contre le partage pair à pair hors-marché entre individus. Après avoir promu une législation qui a encouragé le développement des sites centralisés, les lobbies du copyright leur déclarent aujourd'hui la guerre. « Le retrait par le FBI du site MegaUpload est utile à de nombreux égards.

RHIEN - Le Réseau d’Hébergeurs Indépendants et ENgagés Sauvons l'Internet mondial aux États-Unis 0 ont signé. Allons jusqu'à 1 000 000 Publié le 6 Avril 2012 Le Congrès des États-Unis tente en ce moment de faire passer discrètement une nouvelle loi qui lui permettrait d'espionner sans restrictions l'Internet mondial -- et il espère que le monde ne s'en apercevra pas. Nous avons aidé à neutraliser son attaque contre Internet la dernière fois, rééditons ce succès. Plus de 100 membres du Congrès appuient un projet de loi (CISPA) qui donnerait aux entreprises privées et au gouvernement américain le droit d'espionner n'importe lequel d'entre nous, à tout moment et aussi longtemps qu'ils le désirent sans mandat. C'est la troisième fois que le Congrès des États-Unis s'attaque à nos libertés sur Internet. Notre tollé mondial a joué un rôle de premier plan pour protéger Internet face aux gouvernements désireux de surveiller et contrôler nos faits et gestes sur Internet.

La fin de megaupload La nouvelle a fait l'effet d'un coup de tonnerre. Le site Megaupload a été fermé et les principaux dirigeants ont été arrêtés ou sont en fuite. Quelque soit la solidité du fondement juridique, dans les détails duquel je n'entrerai pas, le coup est magnifique. Politiquement et médiatiquement, c'est très impressionnant sur le moment, mais sur le moyen terme, je ne suis pas certain que les ayants droits, à l'origine de ce coup, aient des raisons de se réjouir. La démonstration est faite qu'il n'y a pas besoin de nouvelles lois. L'arsenal juridique ordinaire sur la contrefaçon et la procédure pénale suffisent à faire tomber ceux qui enfreignent de manière outrancière les droits de propriété intellectuelle. Pour autant, faire disparaitre Megaupload ne fera pas disparaitre le partage et le téléchargement d'oeuvres culturelles. Finalement, la disparition de megaupload est une très bonne chose pour le public et les partisans du partage libre de la culture et du savoir.

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