
L’inauguration du Mémorial national de la guerre d'Algérie et des combats | Lumni Enseignement Proposé par Institut national de l’audiovisuel Date de diffusion : 05 déc. 2002 Contexte historique Le 5 décembre 2002, le président de la République Jacques Chirac inaugure un Mémorial national de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie, à Paris. Le projet d’un mémorial national rendant hommage à tous les combattants de la guerre d’Algérie est initié en 1998 par le gouvernement de Lionel Jospin, quelques mois avant la reconnaissance officielle de la guerre d’Algérie par la loi du 10 octobre 1999 (voir La reconnaissance de la guerre d'Algérie par la loi). Bibliographie Dalisson Rémi, Guerre d’Algérie. Éclairage média Diffusé dans l’édition nationale du journal télévisé de France 3 le jeudi 5 décembre 2002, ce reportage rend compte de la cérémonie d’inauguration du Mémorial national de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie qui a eu lieu le matin même à Paris, quai Branly.
La mémoire divisée des pieds-noirs Contexte historique Les « pieds-noirs », terme à l’origine incertaine désignant les Européens d’Algérie, formaient une communauté nombreuse. Quelque 984 000 Européens vivaient sur le sol algérien en 1954 lorsque la guerre a éclaté, représentant 10 % de la population totale. Devenus « les rapatriés d’Afrique du Nord », ils s’installent un peu partout en France mais leur choix se porte principalement sur les régions méditerranéennes. Leur mémoire est rapidement prise en charge par des associations. Ces associations luttent essentiellement pour l’indemnisation des pertes subies par les rapatriés et la reconnaissance de leurs souffrances. La « nostalgérie » est très forte chez les pieds-noirs : la plupart cultivent la nostalgie d’une Algérie d’avant la guerre, idéalisée. Les pieds-noirs ont aussi leurs lieux de mémoire. Cultivant la nostalgie de l’Algérie française, la plupart des associations de rapatriés apparaissent ainsi engagées à droite ou à l’extrême droite. Bibliographie
Discours de Jacques Chirac sur la responsabilité de Vichy dans la déportation, 1995 Proposé par Institut national de l’audiovisuel Date de diffusion : 16 juil. 1995 Contexte historique Les années 1970 constituent un tournant décisif dans la mémoire de la Seconde Guerre mondiale. En 1972, les polémiques provoquées par l'affaire Touvier, ancien responsable de la milice gracié discrètement par Georges Pompidou, révèle à quel point la Seconde Guerre alimente des passions douloureuses. L'extrême droite française rend les enjeux du travail de mémoire encore plus cruciaux et actuels. Éclairage média Le reportage commence par des images de la cérémonie en plan large et est suivi de plans sur les officiels et le public. Jacques Chirac prononce un discours en restant calme et posé, presque distant si l'on compare à l'émotion et au lyrisme du discours sur Jean Moulin du grand orateur qu'était Malraux (1964) ou à la colère passionnée de Robert Badinter en 1993.
Pierre Vidal-Naquet et son engagement contre la torture pendant la guerre d’Algérie | Lumni Enseignement Contexte historique Historien spécialiste de la Grèce ancienne, Pierre Vidal-Naquet (1930-2006) s’est pleinement engagé contre le recours à la torture pendant la guerre d’Algérie. Prenant pour modèle les intellectuels dreyfusards, et plus particulièrement Jean Jaurès, il milite activement contre une pratique contraire aux valeurs républicaines. Il est aussi hanté par le souvenir de son père, torturé par la Gestapo en 1944 avant d’être tué à Auschwitz avec sa mère. L’engagement de Pierre Vidal-Naquet contre la torture débute en 1957. Puis le 12 mai 1958, à la veille de l’insurrection d’Alger, Pierre Vidal-Naquet publie L’Affaire Audin aux Éditions de Minuit. En mai 1960, il fonde un journal, Vérité-Liberté, avec Paul Thibaud, alors secrétaire de rédaction à Esprit. Après la guerre, il continue à œuvrer pour le dévoilement des responsabilités de l’armée et de l’État dans le recours à la torture. Il ne relâche par ailleurs jamais son action pour que l’affaire Audin ne soit pas étouffée.
Le 19 mars, date contestée de la commémoration de la guerre d’Algérie Proposé par Institut national de l’audiovisuel Date de diffusion : 08 nov. 2012 Contexte historique Jamais depuis 1962 une date commémorant la fin de la guerre d’Algérie ne s’est imposée. Le 19 mars recueille les suffrages de la Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie (FNACA), qui revendique 370 000 adhérents, ainsi que des partis de gauche. Désireux de ne heurter la mémoire d’aucun groupe et de choisir une date neutre, le président de la République Jacques Chirac instaure, par décret du 26 septembre 2003, la date du 5 décembre comme journée nationale d’hommage aux « morts pour la France » pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de Tunisie. En 2012, le président de la République François Hollande choisit quant à lui le 19 mars comme « journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc ». Éclairage média
Trop de mémoire, trop d'oubli... , un entretien avec Claude Liauzu « Nos soldats aux colonies » (Affiche - MAAO) Il apparaît nettement que la colonisation et la décolonisation font l’objet d’une intense guerre de mémoires. Toutes sortes d’initiatives entendent commémorer, de façon positive ou négative, proposant à la célébration nationale des dates, des événements, des héros ou des victimes, surtout des victimes. Sophie Ernst : Une première date à réintégrer dans la mémoire nationale française, c’est celle du 8 mai 1945. Claude Liauzu : 8 mai 1945 : en métropole, on fête la fin de la guerre, la victoire à laquelle ont contribué de nombreux soldats coloniaux débarqués en Italie et en Provence. Le problème n’est pas dans cette comptabilité macabre, il est dans la rupture devenue irréversible entre les deux communautés. C’est le 27 février 2005 seulement que l’ambassadeur de France en Algérie a reconnu qu’il s’était agi d’une « tragédie inexcusable ». L’article 4 de la loi du 23 février ne peut que conforter le regret du bon vieux temps des colonies :
La guerre d'indépendance racontée par les Algériens : un podcast à écouter en ligne | France Culture Avec nos partenaires, nous traitons vos données pour les finalités suivantes : le fonctionnement du site, la mesure d'audience et web analyse, la personnalisation, la publicité et le ciblage, les publicités et contenus personnalisés, la mesure de performance des publicités et du contenu, le développement de produit, l'activation des fonctionnalités des réseaux sociaux. Vos préférences seront conservées pendant une durée de 6 mois.
Témoignages de victimes de la torture pendant la guerre d'Algérie Proposé par Institut national de l’audiovisuel Date de diffusion : 23 nov. 2000 Contexte historique Pendant la guerre d’Algérie, l’armée française a recouru de façon quasi systématique à la torture contre les suspects de soutenir la cause du FLN. Bibliographie Branche R., La Torture et l’armée pendant la guerre d’Algérie, 1954-1962, Gallimard, 2001.Stora B., La Gangrène et l’oubli, La Découverte, 1991.Vidal-Naquet P., La Torture dans la République, Éditions de Minuit 1972. Éclairage média Ce reportage consacré aux témoignages de deux anciens membres du FLN victimes de tortures pendant la guerre d’Algérie a été diffusé dans le journal télévisé de vingt heures de France 2 le 23 novembre 2000.