
France Culture passe le bac ! (2/3) : Réviser l'épreuve d'histoire avec La Fabrique A trois semaines du début des épreuves du baccalauréat, et à l'instar des émissions La Méthode scientifique, Entendez-vous l’éco ? Les chemins de la philosophie et La compagnie des auteurs, La Fabrique de l’histoire accompagne les lycéens dans leur préparation de l'épreuve d'histoire. Première partie : Focus, l’histoire d'une photo par Catherine de Coppet "Willy Brandt : Der Kniefall von Warschau" (La génuflexion de Varsovie) de Sven Simon, 7 décembre 1970 Lors d’un voyage officiel en Pologne, Willy Brandt (1913-1992), alors Chancelier de la République fédérale d'Allemagne (RFA), s'agenouille devant le mémorial honorant les Juifs victimes de la répression du soulèvement du ghetto de Varsovie en 1943. Avec Hélène Miard-Delacroix, professeure d’histoire et de civilisation de l’Allemagne contemporaine à Sorbonne Université. Seconde partie, le corrigé Socialisme et syndicalisme en Allemagne à partir de 1875 avec Rémy Pawin, professeur au lycée Louise Michel à Bobigny (93).
Syndicats français - Entre révolution et réforme Le syndicalisme tel que nous le connaissons aujourd'hui a moins de deux siècles d'existence. Il est né en Angleterre avec la révolution industrielle et la formation d'une classe ouvrière. Il a obtenu droit de cité à la fin du XIXe siècle dans la plupart des pays occidentaux. En France, l'empereur Napoléon III a accordé en 1864 le droit de grève et d'association aux ouvriers mais c'est seulement vingt ans plus tard, sous la IIIe République, qu'ont été légalisés les syndicats, par la loi Waldeck-Rousseau du 21 mars 1884. En butte à la méfiance de la classe politique, à la différence de leurs homologues britanniques et allemands, ces syndicats vont être livrés à l'extrême-gauche anarchiste et s'abandonner à l'illusion du grand soir révolutionnaire. Syndicats et Bourses du Travail donnent naissance à la première confédération Après les troubles de la Commune, la gauche républicaine qui a pris le pouvoir se détourne ostensiblement de la classe ouvrière. La situation se gâte en 1920.
8-13 octobre 1906 - La Charte d'Amiens fonde le syndicalisme révolutionnaire Le 8 octobre 1906 s’ouvre à Amiens le congrès de la Confédération Générale du Travail (CGT), qui groupe 2400 syndicats français et deux cent mille adhérents. Cinq jours plus tard en sort une motion qui va entrer dans l’Histoire syndicale sous le nom de Charte d’Amiens. Ce texte très court (2000 signes) définit encore aujourd’hui en théorie les objectifs du syndicalisme français, en radicale opposition avec les syndicalismes allemand et britannique. Révolutionnaire ou réformiste ? La CGT est née à Limoges en 1895, à peine plus de dix ans après la légalisation des syndicats ouvriers. Au départ simple association de quelques fédérations nationales de syndicats, elle se structure et se renforce au congrès de Montpellier, en 1902. Ses effectifs bondissent à plus de cent mille membres sous l’impulsion de son secrétaire général Victor Griffuelhes, un ancien militant anarchiste. Il organise le 1er mai 1906 la première grève générale pour la journée de huit heures.
leçon révolution industrielle Le « Robin des bois rouge » : Max Hölz, une figure de la Révolution allemande « La ville de Plauen, dans le Vogland, en Saxe, vient de subir la dictature d'un chef communiste, Max Holz. Commandant l'armée rouge de la région, Holz installa son quartier général au château de Falkenstein, mais il se rendait avec ses hommes à Plauen.Les industriels devaient se trouver au café Tromel et y apporter des sommes élevées, pour éviter l'incendie de leurs villas. Quelques-uns payèrent, mais avant l'entrée de la Reichswehr et la fuite de Holz, ce dernier fit brûler les habitations les plus riches. » Dans ce reportage, Le Miroir minore la dimension politique pour transformer la lutte en « crime ». Hölz s’affirme encore comme un leader militaire et politique charismatique en participant à l’insurrection de mars 1921, appelant à une nouvelle République des Conseils. Nicolas Offenstadt, historien, maître de conférences à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialiste de la Grande Guerre. Pour aller plus loin : Max Hölz : Un rebelle dans la Révolution, Paris, Spartacus, 1988
Les conditions de vie des ouvriers - Réviser une notion - Histoire - 4e La révolution industrielle provoque une profonde mutation sociale avec l'apparition du prolétariat. Cette nouvelle classe sociale rassemble tous les ouvriers qui ne possèdent que leur seule force de travail. Quelles sont leurs conditions de vie ? Quelles sont leurs revendications ? I. 1. • Au XVIIIe siècle, le terme ouvrier s'applique à tous les artisans. • Les membres de la classe ouvrière connaissent en fait des situations assez diverses. • Dans la grande industrie, les ouvriers sont regroupés dans des usines dont la taille est de plus en plus importante. 2. • La course au profit menée par les industries du XIXe siècle conduit le patronat à exiger des ouvriers un travail toujours plus intense. • Dans le système libéral, le travail ouvrier est considéré comme une marchandise : il est soumis à la loi du marché. • Dans les usines sont imposés des règlements très sévères. 3. • L'essentiel du budget des familles ouvrières est absorbé par les besoins alimentaires. II. 1. 2. 3.
Visualisez 68 ans de coalitions en Allemagne Depuis 1949, les Allemands n’ont connu que quatre années où un seul parti avait la majorité au Bundestag. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Pierre Breteau Trois mois et demi après les élections législatives, les conservateurs (CDU-CSU) et les sociaux-démocrates (SPD) ont trouvé, vendredi 12 janvier, un accord en vue de former une « grande coalition », après vingt-quatre heures de pourparlers à huis clos. Cette décision doit encore être validée par la base militante. Le prochain gouvernement ne pourra en tout cas pas être constitué avant mars. Lire aussi : Un accord entre CDU et SPD pour diriger l’Allemagne Le mode de scrutin, particulier, fait qu’il est très difficile pour un parti d’obtenir la majorité à lui seul. Lire aussi : Ce qu’il faut savoir sur le système parlementaire allemand Contrairement au système français, conçu pour faire émerger une majorité claire à l’Assemblée nationale, l’histoire politique allemande d’après-guerre est faite de coalitions gouvernementales.
Les conditions de travail au XIXème siècle La condition ouvrière au XIXème siècle I) le travail des enfants « J'avais sept ans quand je commençai à travailler à la manufacture: le travail était la filature de la laine; les heures de travail étaient de 5 heures du matin à 8 heures du soir, avec un intervalle de trente minutes à midi pour se reposer et manger ...J'avais 14 heures et demie de travail effectif à 7 ans! Dans cette manufacture, il y avait environ 50 enfants à peu près de mon âge. Ces enfants étaient souvent indisposés et en pauvre santé... C'est à coup de lanière de cuir que ces enfants étaient maintenus au travail, c'était la principale occupation d'un contremaître de fouetter les enfants pour les forcer à faire ce travail excessif » Relevez les différents points qui illustrent la très difficile condition du travail des enfants d’après ces trois documents. Le salaire journalier des enfants en 1835 en francs 2) Le travail des femmes Sophie, lingère à Lille (en 1858) L'ouvrière monte des chemises d'hommes ou tire des fils.
Socialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne depuis 1875 | Cahiers d'histoire géo Mise au point scientifique Jehan-Philippe Contesse, Lycée Montchapet, Dijon L’industrialisation de l’Allemagne fut tardive : ce n’est qu’à partir de 1835 qu’ont lieu notamment la mécanisation dans l’agriculture prussienne et le développement du chemin de fer. Le premier cycle de croissance durable soutenu par l’industrie se produit en 1844-1847, mais c’est surtout après 1870 que l’industrie s’impose en Allemagne. On comprend bien que l’histoire du socialisme, du communisme et du syndicalisme en Allemagne est une seule et même histoire : l’histoire du socialisme au sens large, en tout cas celle du mouvement ouvrier4 allemand. Quand et comment naît le mouvement ouvrier en Allemagne ? I. L’Allemagne du milieu du XIXème siècle est la Confédération germanique mise en place par le Congrès de Vienne de 1815 : 38 Etats souverains, un pouvoir fédéral à Francfort-sur-le-Main (assemblée des ambassadeurs de chaque Etat : Bundestag (Diète)). Des partis peuvent se mettre en place s’il existe : A. B. a.
Droits des enfants Comment être à nouveau socialiste ? Au cœur des tempêtes doctrinales et politiques, comment demeurer socialiste ? Axel Honneth met au jour les points d’appui d’un socialisme renouvelé. En langue allemande, L’idée du socialisme date de 2015. Rien à voir, donc, avec les séismes électoraux traversés par le PS français ou par le SPD d’Outre-Rhin. Ce livre fait suite à une série de Conférences-Leibniz prononcées à Hanovre en 2014. Cet auteur est aussi présent dans les librairies que sur la toile. Un état des lieux L’orientation première de ce dernier volume publié par Honneth en France est le résultat d’un état des lieux de la théorie sociale de l’époque dans son rapport à l’idée de socialisme. Pourtant, maintient l’auteur, le socialisme contient encore une étincelle vivante. De toutes les manières, c’est dans le cadre de la mondialisation qu’il convient de se situer et de situer la perspective critique, évidemment sans rapport avec l’ancien thème de l’Internationale. Des principes normatifs positifs Mais un cadre obsolète
De la place de grève à la place de l'Hôtel de ville Le siège de la municipalité de Paris La place de Grève, devenue en 1803 place de l’Hôtel de Ville, abrite le siège de la municipalité parisienne depuis 1357, quand Étienne Marcel, prévôt des marchands, acquiert là à cet effet la « maison aux piliers ». À son retour des guerres d’Italie, François Ier décide de lui substituer un nouvel édifice qu’il commande à l’Italien Dominique Boccador. Le nouveau bâtiment, conçu en 1533, n’est achevé qu’en 1628. Dans la première moitié du XIXe siècle, il fait l’objet d’importants remaniements qui altèrent son style initial. Devenu le siège de la préfecture de la Seine à partir de 1849, il accueille à ce titre le préfet Haussmann dès 1853. Trois états de l’édifice municipal Le tableau de Théodore Hoffbauer, peint en 1856, s’inspire de gravures du XVIe siècle pour dépeindre la place, alors de terre battue, descendant en pente douce jusqu’au « port de la grève », où accostent des bateaux chargés de charbon, de bois et de chaux. Images et patrimoine
Le plus grand parti communiste de lentre-deux-guerres Le Parti communiste allemand, né de la défaite de 1918, a occupé une place centrale dans la politique allemande jusqu’en 1933. Le Parti communiste allemand, le KPD, a été pendant une partie de l’entre-deux-guerres le plus important des mouvements de l’Internationale communiste. En conséquence, il a généré un nombre important de travaux et suscite encore aujourd’hui une abondante bibliographie. Cependant, en dehors de quelques livres ou souvenirs traduits en français, le lecteur francophone doit se satisfaire de publications en langue allemande et, parfois, en anglais : ainsi de Weimar Communism as Mass Movement 1918-1933, qui constitue une mise au point sur quelques aspects de la politique du KPD entre la fin de la Grande guerre et son écrasement par le pouvoir nazi. Guerre et révolution Un Parti normalisateur Né dans le sang, le KPD connaît une multitude de crises et d’exclusions en raison de son hétérogénéité. Une politique sociale