Aphrodite, dite "Vénus de Milo"
Depuis sa découverte sur l’île de Mélos en 1820, cette effigie divine fascine par sa grâce et par le mystère qui entoure son interprétation. Faut-il y reconnaître Aphrodite, souvent figurée à demi nue, ou Amphitrite, déesse de la mer vénérée à Milo ? L’œuvre reflète les recherches des sculpteurs à la fin de l’époque hellénistique : pétrie de références classiques, elle innove par sa composition hélicoïdale, par l’insertion de la figure dans l’espace et le glissement du drapé sur les hanches. Découverte d'un chef-d'œuvre mutilé La Vénus de Milo est découverte en 1820 à Mélos (Milo en grec moderne), une île du sud-ouest des Cyclades. Le mystère d'une déesse sans nom ni attribut La déesse est nimbée de mystère, son attitude toujours aussi énigmatique. Une création hellénistique : héritage classique et innovations La statue a parfois été considérée comme une réplique librement inspirée d’un original de la fin du IVe siècle av. Bibliographie - RIDGWAY B. - HAVELOCK C.
Napoléon - Le sacre de Napoléon
Jacques-Louis David (1748-1825) Le sacre de l'empereur Napoléon Ier et le couronnement de l'impératrice Joséphine le 2 décembre 1804 Vue d'ensemble Huile sur toile 621 x 979 cm Paris, musée du Louvre, département des Peintures, Inv. 3699 (C) RMN Une véritable galerie de portraits Dans l'assistance, les personnages, près de cent cinquante, adoptent des attitudes conventionnelles et solennelles, respectant l'ordonnance des préparatifs voulus par Napoléon. Quatre-vingt d'entre eux ont pu être identifiés. L'Impératrice est accompagnée de sa dame d'atours, Mme de Lavalette, née Beauharnais. Jacques-Louis David (1748-1825) Le sacre de l'empereur Napoléon Ier et le couronnement de l'impératrice Joséphine le 2 décembre 1804 Détail : les princesses Huile sur toile 621 x 979 cm pour l'ensemble Paris, musée du Louvre, département des Peintures, Inv. 3699 (C) RMN L'Empereur se sacre lui-même L'architecture est mise en valeur par les puissantes colonnes encadrant la scène du sacre. Napoléon et David
L'art de Goya en guerre
Qu’on se rassure : cette exposition se penche bien moins sur la Guerre d’Indépendance que sur le génial artiste espagnol. La réalité historique sert davantage de prétexte à un hommage rendu à Francisco de Goya, l’un des artistes de référence du musée du Prado, qui organise là l’exposition la plus ambitieuse sur le peintre aragonais depuis 1996. Goya en temps de guerre, ce sont quelque 200 œuvres (peintures, dessins, gravures) réalisées au cours des soubresauts historiques dont l’artiste est témoin pendant un quart de siècle, entre 1794 et 1820 : Révolution française, Terreur, invasion napoléonienne de l’Espagne, révolte populaire à Madrid contre José Bonaparte et restauration par le roi Fernando VII. Madrid - 2 Mai 1808 : Charge des Mameluks (1814)Francisco de Goya y Luciente © Musée national du Prado Comme le dit la commissaire Manuela Mena : « Durant toutes ces années, Goya acquiert une profonde indépendance artistique, qu’il exprime de façon de plus en plus personelle et intimiste ».
Buste de femme : Ariane
Longtemps demeuré dans l'oubli, ce buste féminin trouvé à Faléries, à une cinquantaine de kilomètres de Rome, a été reconnu récemment comme un chef-d'oeuvre de la sculpture étrusque en terre cuite. Créé au début du IIIe siècle av. J.-C., il s'inscrit dans la tradition des sculptures grecques de l'époque classique. Réhabilitation d'un chef-d'œuvre de la sculpture étrusque Après avoir été longtemps ignoré, ce buste de femme en terre cuite a été identifié récemment avec une statue étrusque fragmentaire découverte en 1829 sur le site de l'antique Faléries, au nord de Rome. Une statue hellénistique dans la mouvance du classicisme grec La statue est une création originale exécutée à Faléries dans les premières décennies du IIIe siècle av. Les noces d'Ariane et de Dionysos ? Cette statue de femme, de taille naturelle, voilée et coiffée d'une couronne de pampres et de feuilles de vigne, attribut bachique, représente vraisemblablement . Bibliographie
Napoleon auf der Spur | Quellenblog zur napoleonischen Ära in den deutschen Landen
El Tres de mayo de Goya - love-arts-plastiques.overblog.com
Ce tableau est une RUPTURE avec le néo-classicisme. Les héros ne sont ni tirés de la mythologie, ni célèbres : ils sont anonymes et désarmés. Goya annonce, par la manière de peindre et son thème, le romantisme ( qui donne une grande importance aux sentiments et à leur représentation). Goya Il veut susciter des émotions chez le spectateur, pour cela, il utilise les contrastes (clair/obscur, violence/calme). Un peintre engagé : Goya se place du côté des martyrs, il veut faire ressentir l'injustice de la répression. par son tableau, il montre le massacre et l'oppression exercée par la France. De Goya, est un peintre acquis aux idées des Lumières (liberté, égalité). "Dos de Mayo" et "Tres de Mayo" sont devenus pour les Espagnols des symboles de l'indépendance et de l'identité nationale.
Le 28 Juillet : La Liberté guidant le peuple
L'insurrection populaire du 27, 28 et 29 juillet 1830 à Paris, ou Les Trois Glorieuses, suscitée par les républicains libéraux contre la violation de la Constitution par le gouvernement de la seconde Restauration, renverse Charles X, dernier roi bourbon de France et met à sa place Louis Philippe, duc d'Orléans.Témoin de l'évènement, Delacroix, y trouve un sujet moderne qu'il traduit méthodiquement en peinture mais avec la même ferveur romantique que pour la Guerre d'Indépendance grecque. Un acte patriotique Tout, que ce soit dans la nature, dans une croisée d'ogive gothique, dans un félin, dans un voyage, dans une passion humaine, ou dans un événement qui change le cours de l'histoire et inverse les rapports de force artistiques, exalte l'imagination de Delacroix et le plonge dans une émotion profonde qui s'exprime aussitôt dans la peinture d'une manière personnelle et chaque fois renouvelée. Une Révolution parisienne Un sujet moderne Bibliographie
1815 Napoleon Prisonnier
Tres de mayo
Tres de mayo (nom complet en espagnol : El tres de mayo de 1808 en Madrid, soit « Le trois mai 1808 à Madrid ») est un tableau renommé du peintre espagnol Francisco de Goya. Peinte en 1814 et conservée au musée du Prado à Madrid, cette toile est également connue sous le nom Les Fusillades du 3 mai ou en espagnol sous le nom de Los fusilamientos de la montaña del Príncipe Pío[2]. Ce tableau est la suite directe des événements décrits par Dos de mayo. Le sujet de la toile, sa présentation ainsi que l'émotion qu'elle dégage font de cette toile l'une des représentations les plus connues de la dénonciation des horreurs liées à la guerre. « Le peuple de Madrid, abusé, s'est laissé entraîner à la révolte et au meurtre » note le 2 mai 1808 Joachim Murat, chef des armées de Napoléon en Espagne. Sous le prétexte de renforcer les armées espagnoles, 23 000 soldats français entrent en Espagne sans opposition en novembre 1807[7]. ↑ (es) Manuela B.