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Comment la Russie assoit sa puissance sur les gazoducs

Comment la Russie assoit sa puissance sur les gazoducs
Après avoir réglé, le 31 décembre 2019, son conflit avec Kiev en signant un accord très attendu sur la prolongation du transit du gaz russe vers l’Europe via l’Ukraine, Moscou peut se réjouir de l’inauguration, le 8 janvier 2020, du gazoduc Turkish stream. Vladimir Poutine se rend ce jour à Istanbul pour célébrer l’événement avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan. Comme l’écrit le quotidien moscovite Kommersant, dans un contexte d’escalade de la tension entre les Etats-Unis et l’Iran après l’assassinat ciblé du général iranien Soleimani par Washington, “ce projet gazier commun permet à Moscou et Ankara de mettre un peu de côté des divergences politiques assez sérieuses [sur la Syrie et la Libye] et de chercher des approches communes concernant les événements du Moyen-Orient”. Comme toujours, les enjeux liés aux pipelines sont profondément stratégiques. Décryptage. Comme l’écrit le magazine analytique russe Expert, “les analystes sont convaincus que ces trois projets apporteront Related:  La Russie : entre coopérations et tensionsRessources - EnergiesEurope et Russie

Covid-19: Spoutnik V, un vaccin russe très politique Le monde est-il prêt à abandonner le charbon ? Sale temps pour le charbon en Allemagne, qui produit encore 38 % de l’électricité du pays. D’ici à 2038, si tout se passe comme prévu, l’ensemble des centrales auront été fermées, selon le plan du gouvernement. Les États-Unis semblent suivre cette voie. La consommation de charbon vient de tomber à son niveau de 1975 et les mines ferment les unes après les autres. Non pas en raison d’une prise de conscience environnementale, mais simplement, en raison de l’abondance de gaz, en particulier du gaz de schiste. La production n’a jamais été élevée et les prix sont au plus bas depuis trente ans. Une raison politique en Europe, où les renouvelables gagnent du terrain, et une logique de marché Outre Atlantique suffiront-elles à ébranler la puissance du « roi charbon », aujourd’hui responsable de 40 % des émissions de CO2 de secteur de l’énergie. Une énergie bon marché et qui pourvoyeuse d’emplois L’Asie, continent moteur pour le charbon Les différentes énergies

Frontières 1) Au sens strict, la frontière est une limite fixée par traité entre deux États. En anglais, c'est le sens des mots border, borderline ou boundary line. La frontière comme ligne continue est historiquement récente et datée, elle a caractérisé l'apparition des États modernes, westphaliens. L'effort d'assignation de leurs limites a été rendu possible par le progrès des techniques de localisations géographiques et de cartographie. Auparavant, en l'absence de murailles ou autres fortifications, la frontière était une périphérie incertaine de « marches » à défendre ou de confins peu peuplés ou moins contrôlés. Limites séparant deux entités territoriales différentes, les frontières, coupures ou coutures, peuvent être plus ou moins fermées, plus ou moins perméables. Une frontière ne saurait être « naturelle » en soi. (ST, JBB). Références citées Delphine Acloque, « Frontière désertique, front pionnier et territorialisation. Pour compléter avec Géoconfluences

En Europe, les inégalités augmentent entre Etats et territoires et menacent le projet européen Des inégalités persistantes et accrues En Europe, les inégalités peuvent se mesurer en comparant les PIB/habitant de chaque Etat et/ou territoire par rapport à la moyenne communautaire. L’Union européenne connait des écarts très significatifs entre ses Etats membres (PIB/habitant au standard de pouvoir d’achat). En 2017, pour une moyenne de 100, le maximum est atteint au Luxembourg (253), le minimum en Bulgarie (49). Ces données ne sont pas figées. Certes, le PIB par habitant n’est pas révélateur de toutes les réalités économiques et sociales d’un territoire. 1. « Les gagnants – les perdants », carte de l‘évolution du PIB par habitant / moyenne européenne entre 2007 et 2016 Cette carte du PIB par habitant appliquée à chaque région afin de les situer par rapport à la moyenne européenne entre 2007 et 2016 met en évidence un développement très fort en Europe centrale et orientale et des reculs en Europe de l’Ouest, à l’exception des régions capitales des Etats. 2. Nicolas Ravailhe

Réchauffement climatique : pourquoi Vladimir Poutine est-il "climato-sceptique" ? Le 19 décembre dernier, lors de sa conférence de presse annuelle, Vladimir Poutine a remis en cause la responsabilité de l’Homme dans le réchauffement climatique et il le fait pour de bonnes raisons. "Personne ne connaît les causes du changement du climat mondial. Nous savons que notre Terre a connu des périodes de réchauffement et de refroidissement et cela peut dépendre de processus dans l’univers", a-t-il déclaré. Le président russe ne change pas trop, ça fait au moins trois fois en une décennie qu’il avance ce genre de chose, fausse, évidemment. Plus de 97% des scientifiques depuis une quarantaine d’années expliquent que le réchauffement climatique est provoqué par l’Homme et ça se voit notamment grâce au rapport du GIEC. On voit clairement un réchauffement en progression depuis le début de l’ère industrielle milieu du XIXème siècle et encore plus au XXème siècle. Du climato-sceptisme politique La question est de savoir pourquoi Vladimir Poutine continue à nier l’impact de l’Homme.

Thought water scarcity was a developing world problem only? Think again It is far too easy to view scarcity and poor quality of water as issues solely affecting emerging economies. While the images of women and children fetching water in Africa and a lack of access to water in India are deeply disturbing, this is not the complete picture. Water is not a developing-world problem. It's an everyone, everywhere problem. And it's one of the most pressing issues of our time. We all need and rely on it, and as competition for water escalates around the world, the strain of growing populations, climate change and political tensions add even more pressure to ensuring we all have access. What happens when society fails to invest in water infrastructure, or to adopt innovative technologies, modernize policies, regulations and governance? The past is no longer a guide to the future We get ever closer to “day zeros” - the point at when municipal water supplies are switched off - and tragedies such as Flint. Water inequity requires global action - now. Written by

Entretien avec Yves Lacoste : Qu’est-ce que la géopolitique ? Diploweb.com Merci de cliquer à gauche sur le triangle noir pour activer le podcast. Retranscription de l’entretien Estelle Ménard : Qu’est-ce que l’analyse géopolitique apporte à un sujet d’actualité ? Yves Lacoste : Cela dépend. Ça apporte beaucoup de choses, à condition de savoir manier le raisonnement géopolitique. Estelle Ménard : Pourquoi est-ce plus intéressant de parler de représentations plutôt que de théories ou d’opinions ? Yves Lacoste : Parce que la théorie, ça se veut scientifique, tandis que si vous prenez le mot « représentation », c’est une façon dont quelqu’un, à tort ou à raison, se représente les choses. Estelle Ménard : Qu’est ce qui a fait que le terme de géopolitique soit revenu dans l’actualité ? Yves Lacoste : Ah ça, je n’y suis pour rien. Léa Gobin : Quelle importance de la politique dans les études d’un géographe ? Yves Lacoste : Bien sûr. Estelle Ménard : L’Université Paris 8 était réservée aux Sciences Humaines, par rapport à d‘autres universités en France. . . . . . . . . .

Kazakhstan : l’autoroute entre Almaty et Nur-Sultan modernisée par la Chine et l'Europe La Banque européenne pour la reconstruction et le développement va financer le projet de reconstruction de l’autoroute entre Almaty et Nur-Sultan. Le chantier sera assuré par l’entreprise chinoise Xinjiang Construction. Une modernisation intégrée au projet chinois des Nouvelles routes de la Soie. L’autoroute reliant la capitale Nur-Sultan (ex-Astana) et la capitale économique Almaty sera réaménagée par une entreprise chinoise grâce à des fonds européens. Novastan est le seul média en français et en allemand spécialisé sur l'Asie centrale. La majorité de l’autoroute entre Nur-Sultan, dans le nord du Kazakhstan, et Almaty, dans le sud, est déjà opérationnelle. Les Nouvelles routes de la Soie, boussole des investissements chinois et européens au Kazakhstan Lire aussi sur Novastan : Malgré la crise, le Kazakhstan multiplie les grands chantiers de développement Les projets internationaux intégrés tant bien que mal au développement territorial kazakh Arnaud Muller Rédacteur pour Novastan

La Russie dans le monde : quelles singularités ? A. de Tanguy répond au Diploweb.com Laurent Chamontin (L. C. ) : Vous vous penchez dans "La Russie dans le monde" (CNRS édition) sur le rapport de la Russie au monde extérieur. Celui-ci a-t-il une spécificité ? Comment l’abordez vous ? Anne de Tinguy (A. de T.) : Dans le cas de la Russie comme de tout autre pays, le rapport au monde extérieur est complexe : il est fonction de son identité en tant qu’acteur international et de ses ambitions. Pour explorer ce rapport au monde extérieur, l’ouvrage accorde une attention particulière aux perceptions et aux représentations, qui jouent, nous le savons tous, un très grand rôle dans les relations internationales. L. A. de T. : La Russie a toujours été un objet compliqué à appréhender. L. En Russie, Vladimir Poutine a annoncé qu'il pourrait se présenter à un 5ème mandat présidentiel. L. A. de T. : Oui, la question de l’héritage que V. L. A. de T. : En Asie-Pacifique, la politique russe a donné des résultats indéniables. L. L. L. Copyright Mai 2019-de Tinguy-Chamontin/Diploweb.com

L’Atlas de l’eau Une ressource rare, précieuse, vitale, menacée par la pollution et les conflits… Courrier international vous invite à découvrir son “Atlas de l’eau” : un tour du monde des enjeux liés à cet élément en plus de 30 cartes et infographies. En vente actuellement chez votre marchand de journaux. À Courrier international, l’idée de cet atlas de l’eau nous trottait dans la tête depuis plusieurs années : le sujet est omniprésent dans nos pages comme sur notre site et dans nos précédents atlas. L’eau, voie navigable ; l’accès à l’eau, un facteur d’inégalité supplémentaire ; l’eau, objet de convoitises et de rivalités, de la mer de Chine à l’Europe. Mais surtout, l’eau, un bien commun, vital, et de plus en plus rare. C’était déjà l’objet de notre numéro de rentrée 2019, “Un monde sans eau”. Un an après, la situation est encore plus tendue. Cet élément vital, mis à mal par notre consommation, notre volonté de le maîtriser, est un sujet d’urgence, un motif de casus belli. Bonne lecture.

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