
Il faut fermer la Bourse Emmanuel Lévy : Dans un long papier paru dans le Monde Diplomatique vous préconisez la fermeture de la Bourse. Est-ce vos options politiques de dangereux gauchiste désireux de couper des têtes, ou vos motivations s’inspirent-elles d’une argumentation compatible avec un monde capitaliste ? Les idéologues libéraux, qui ont l’amnésie intéressée, voudraient faire oublier cette période du fordisme dans laquelle la finance a été cadenassée, la Bourse inexistante… et la croissance étincelante. Mais la Bourse s’est imposée dans le paysage, tout comme la météo ? C’est là typiquement le genre d’énoncé qui offre un concentré pur de l’idéologie néolibérale : la naturalisation des faits sociaux. La Bourse de Paris n’est-elle pas déjà fermée ? C’est la seule chose vraiment regrettable puisque ça rend plus difficile sa destruction physique, dont les bonnes propriétés symboliques et carnavalesques ne devraient pas être méconnues. C’est bien peu de le dire. Pour le coup oui !
Crise de la dette: La Chine est pr te aider l'Europe mais veut des contreparties La Chine est prête à investir davantage en Europe mais demande à être reconnue comme économie de marché, a déclaré ce mercredi au «Forum d'été de Davos» son Premier ministre Wen Jiabao, en appelant les pays occidentaux «à mettre de l'ordre» dans leurs finances. A l'ouverture du Forum dans la ville portuaire de Dalian (nord-est), le chef du gouvernement chinois a souligné que son pays était prêt à faire davantage pour un rééquilibrage de la croissance mondiale, mais a demandé des contreparties. «L'économie européenne peut rebondir» «La Chine pense que l'économie européenne peut rebondir» et «elle va continuer d'augmenter ses investissements en Europe» a affirmé Wen Jiabao alors que l'Europe est engluée dans une crise des dettes souveraines qui affole les marchés boursiers. «Selon le calendrier de l'Organisation mondiale du commerce, le statut d'économie de marché à part entière sera reconnu (à la Chine) en 2016. Il faut «accélérer la réforme» «Une croissance mondiale équilibrée»
Bourse : qui détient vraiment les groupes français?, Marchés Financiers Une Jean Arthuis (UDI) : "Cette carte des régions, c’est du... Le président du Conseil général de la Mayenne dit "ne pas savoir à quels objectifs répond cette nouvelle cartographie" et doute qu’elle "permette de dégager... France Les surprises de la réforme territoriale Sept régions ont obtenu de continuer à faire cavalier seul. Politique Français en Syrie: "Nous n'avons jamais été confrontés à un... En évoquant mardi sur RMC/BFMTV les 800 Français ou citoyens résidant en France et liés à la guerre en Syrie, le chef du gouvernement, Manuel Valls, a estimé que...
Écofascisme ou écodémocratie, par Serge Latouche Septembre a été le mois le plus chaud jamais enregistré sur la planète depuis que les températures sont prélevées scientifiquement (1880), a annoncé le 14octobre le Centre national océanique et atmosphérique américain. Cinq jours plus tard, le Conseil international pour la science mettait en garde : le monde va subir davantage de catastrophes naturelles meurtrières liées à l’accélération du réchauffement climatique. Emissions de gaz à effet de serre, pollution de l’air, consommation des ressources non renouvelables et de l’eau... Comment enclencher les cercles vertueux de la décroissance tout en garantissant la justice sociale, sans laquelle l’humanité est condamnée au désordre ? Le projet de construction d’une société autonome et économe rencontre une large adhésion, même si ses partisans se retrouvent sous des bannières différentes : décroissance, anti-productivisme, développement requalifié, voire développement durable. Taille de l’article complet : 3 142 mots. Vous êtes abonné(e) ?
Petit guide de déradicalisation économique à usage électoral Une question est à l’origine de L’intégrisme économique[1]. Pourquoi continue-t-on de promouvoir les recettes économiques néo-libérales alors que près de 40 ans d’application ont montré leurs effets pervers : multiplication des crises financières ; explosion des inégalités combinée à une hausse de la précarité et de la pauvreté qui fragilisent la cohésion sociale ; dégradations environnementales toujours plus importantes, etc. ? Leurs promoteurs continuent pourtant d’affirmer qu’il n’y a pas d’alternative et que de telles politiques économiques bénéficieront à tous, tôt ou tard. Et si, derrière cette rhétorique de façade, l’objectif n’était pas de servir l’intérêt général mais celui d’une minorité ? C’est ce sillon que nous creusons tout au long de cet ouvrage. Ce livre fournit les clés permettant de comprendre les dérives sectaires de l’intégrisme économique. L’intégrisme économique fait peser de lourdes menaces sur la démocratie comme sur le débat d’idées.
La « régulation financière », entre contresens et mauvais vouloi La mise au jour des délicatesses de Goldman Sachs fournira-t-elle l’impulsion désespérément manquante à la mise au pas de la finance ? Il faudra au moins ça car, à simplement prolonger les tendances antérieures, et sauf grave rechute des banques qui forcerait à les secourir de nouveau et ferait déborder le vase, il est assez évident que, pareille à la guerre de Troie, la re-régulation financière n’aura pas lieu. Pour se faire une idée de ce mauvais vouloir régulateur, il suffit d’observer la « philosophie générale » qui se dégage de l’ensemble des propositions actuellement sur la table : non pas éviter la survenue de la prochaine crise mais contenir ses effets… De cette (prévisible) révision à la baisse, pour ne pas dire annulation complète, des ambitions initialement proclamées, résulte, techniquement parlant, une orientation exclusive de tous les projets en circulation vers les questions couplées de la solvabilité et des faillites bancaires. Les limaces de la re-régulation Cocos
USA vs EUROPE : la soumission du "troisième cercle" (1/2) À l'orée du XXe siècle, les États-Unis se trouvent en bonne position pour accéder à la domination mondiale. Les deux premiers cercles sont sous leur coupe. Les limites de leur territoire légal (premier cercle) ne sauraient être remises en cause. Leur emprise sur l'Amérique latine (deuxième cercle) est d'autant plus solide que, hormis la frange défavorisée des populations concernées, personne au niveau international ne la conteste sérieusement. Cuba et Porto Rico appartiennent déjà aux États-Unis. À Cuba, la première intervention à propos de laquelle l'amendement Platt est invoqué se déroule, à la demande du président Tomas Estrada Palma (élu le 20 mai 1902 avec l'appui des Américains), en 1906, lorsque sa réélection, entachée d'irrégularités et de fraudes, provoque un soulèvement. Après cela, le sort de l'île est scellé. En règle générale, cependant, les États-Unis préfèrent à l'occupation militaire l'emprise économique. L'Europe égarée Août 1914. Le tournant de Versailles
Les caractéristiques des actions ordinaires | Finance de marché Détenir une action n’est pas seulement une prise de risque ou un pari à la hausse sur le cours d’une entreprise. De multiples droits, ainsi que des privilèges, sont attachés à cette partie du capital. La plupart des actions sont dites « ordinaires » ; elles ne jouissent d’aucune préférence en matière de dividende ou ne profitent pas d’un droit de regard supérieur sur les actifs en cas de faillite. Quelles sont les caractéristiques des actions ordinaires ? Comment, à partir d’une simple action, peut-on participer à une course aux procurations ou à l’émission d’actions nouvelles ? Les droits des actionnaires L’une des caractéristiques premières des actions ordinaires est le droit de vote. Le vote par procuration Le vote par procuration consiste à se faire représenter, le jour d’une élection, par une autre partie. En septembre 2001, les fabricants Hewlett-Packard et Compaq affirmèrent publiquement leur volonté de fusionner, afin de créer un nouveau géant de l’informatique.
La cotisation, levier d’émancipation, par Bernard Friot Qui contrôle les moyens de production ? Que produit-on, et sur la base de quelle définition de la valeur ? Questions décisives, mais absentes du débat public. Quand les salariés ploient sous l’austérité, les poser apparaît presque comme un luxe. Le salaire porte cependant un enjeu qui dépasse celui de la feuille de paie. La première suggère que le salaire servirait à satisfaire les besoins des travailleurs, comme en témoigne l’expression « prix de la force de travail ». Définir les producteurs par la ressource qu’ils tirent de leur « capital humain », et non par leur capacité à décider de la valeur économique (lire « Mots-clés »), et par conséquent de ce qui va être produit, par qui et comment : telle est la représentation que tente d’imposer le capitalisme. Il convient de préciser qu’on se réfère ici au salaire total, à ne pas confondre avec le salaire net — celui qui figure au bas de la feuille de paie — ni avec le salaire brut, qui ne constitue qu’une partie du salaire total.
« Le Négationnisme économique » : la science économique peut-elle imiter la m... Dans leur ouvrage très critiqué, les économistes Cahuc et Zylberberg vantent les mérites d’une méthode empruntée à la médecine, efficace mais pas sans défauts. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Romain Damian Le Négationnisme économique. L’ouvrage de deux économistes, au titre volontairement provocateur, n’en finit plus de susciter des réactions dans le Landerneau universitaire. Dans ce livre, Pierre Cahuc et André Zylberberg accusent certains de leurs confrères et quelques groupes de réflexion (qu’on pourrait qualifier, même si c’est réducteur, de « plutôt à gauche »), en particulier les Economistes atterrés et l’Association française d’économie politique (AFEP), d’avoir sombré dans l’obscurantisme ; selon eux, ils nient sans raison les résultats de travaux publiés dans les revues scientifiques et s’accrochent à des conceptions dépassées, alors que l’économie serait devenue une science expérimentale, au même titre que la médecine ou la biologie. Pourquoi c’est exagéré
Cinq bides pour 2010, épisode 5 : après Goldman Sachs, Standard Mercredi 28 avril 3 28 /04 /Avr 13:41 Bien sûr, on aurait tort de faire la fine bouche. Le spectacle de la brochette de crânes d’œufs de Goldman Sachs, assise en rang d’oignons devant la commission d’enquête du sénat américain hier après-midi, est de ces grands moments de télévision qui entrent sans peine au panthéon du zapping, quelque part entre le rot de Jean-Claude Vandamme sur le plateau de Nulle Part Ailleurs et le « Monsieur Foote, vous êtes un salaud » du très classieux Thierry Rolland en 1978. On eut même droit à un léger frisson dans l'échine quand le sénateur démocrate Carl Levin la joua Tony Montana. Sourcils en accent circonflexe, lunettes demi-lune au bout du tarin, le président de la commission d'enquête dégaine un email de Goldman Sachs, daté de 2007, qualifiant Timberwolf, un des produits financiers de la banque, de « shitty deal », « affaire de merde » en bon gaulois. Sacré Goldman Sachs. On connaissait les dix plaies d’Egypte. Mais le plus gros problème est ailleurs.
168 – Sapir: s’il faut sortir de l’euro Toute surévaluation de 10% par rapport à un cours de référence (estimé à 1,05 USD pour 1 Euro) nous coûte donc 1% de croissance au minimum, et sans compter l’effet induit de la dépression salarial. Une dévaluation forte (ramenant le Franc à 1,05 USD par rapport au cours actuel d’environ 1,40 USD pour 1 Euro) aurait des effets importants sur notre compétitivité tant par rapport à nos partenaires de l’ex-zone Euro que par rapport au « reste du monde ». Une telle dévaluation aurait immédiatement l’intérêt de limiter l’ampleur des mesures protectionnistes qu’il nous faudrait prendre, et de les limiter à un petit nombre de pays (un tarif de 15% à 30% sur les produits chinois et asiatiques ?). Les conséquences de la surévaluation de l’Euro ont été dramatiques, en particulier sur les PME et les PMI, pour deux raisons. Ainsi, la hausse de l’Euro n’a pas seulement affecté les grands équilibres, mais elle a aussi eu un impact profond sur la structure de l’appareil productif de la France. 1. 2.