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Le "data journalism" contre Albert Londres

Avez-vous déjà entendu parler du "data journalism" ("journalisme de données" en version française) ? Non ? Normal. Le sujet agite beaucoup en ce moment les professionnels de la profession, suscite des contributions savantes dans les conférences sur l'avenir de la presse et sur les blogs dédiés, nourrit d'interminables discussions sur Twitter (je me tweet-clashait encore hier gentiment à ce sujet avec mon excellent confrère Eric Mettout de Lexpress.fr)...mais il reste à mon sens fortement éloigné des préoccupations réelles du lecteur. C'est pourtant la dernière tarte à la crème d'un métier en plein questionnement existentiel. Mais de quoi parle-ton exactement ? Deux grands évènements ont contribué l'an dernier à l'avènement de ce fameux "journalisme de données": 2) Mais le grand fait d'armes du "database journalism" reste évidemment la révélation du scandale des notes de frais des parlementaires britanniques par le "Daily Telegraph" au printemps dernier. Citations : Jean-Christophe Féraud

Journalism Needs Data in 21st Century Journalism has always been about reporting facts and assertions and making sense of world affairs. No news there. But as we move further into the 21st century, we will have to increasingly rely on “data” to feed our stories, to the point that “data-driven reporting” becomes second nature to journalists. The shift from facts to data is subtle and makes perfect sense. You could that say data are facts, with the difference that they can be computed, analyzed, and made use of in a more abstract way, especially by a computer. With this mindset, finding mainstream data-driven stories doesn’t take long at all. There is nothing new about pointing out the importance of public data being made available. Thus far, this has made a lot of sense to me, and I have been tracking the publication of linked data and increasing access to public knowledge as emerging trends over at Talis. First, there was data.gov and President Obama’s call for more access to government data.

PHOTOJOURNALISME.FR SAUVONS LA PHOTOGRAPHIE - Signez et faites circuler l’appel ! Cet appel est lancé par l’ Union des Photographes Créateurs , Freelens , et la Saif Pour que la création visuelle continue d’exister et que les Auteurs Photographes puissent continuer à produire des photographies. Publié dans la rubrique En droit, par Julien Cassagne. Nous avons constaté ces dernières semaines une avalanche de contrats de cessions (abusifs, voir illicites) soumis par les éditeurs aux photographes. Il est important de suspendre ces éventuelles signatures. L’ensemble des participants aux Assises Internationales du Journalisme ont tenus à se rassembler en édition spéciale le 20 janvier à Paris pour formuler les propositions qui peuvent permettre à leurs yeux de garantir le droit de chaque citoyen à une information de qualité. Note explicative du projet de modification du Code de la Propriété Intellectuelle, dit “Blanc”. PHOTOSMATONS about 4 hours ago Vendôme c'est après demain.

7 études de cas en data journalism et visualisation de données « Beaucoup de veille en ce moment, et peu d’écrit. Voici quand même quelques études de cas à vous faire partager. Depuis un an que je piste les exemples de data journalism, je constate que les initiatives françaises sont bien rachitiques et que j’atterris le plus souvent sur des sites anglo-saxons. Avec le nytimes.com, le washingtonpost.com et le guardian.co.uk en pionniers du genre. Les études de cas ci-dessous illustrent assez bien l’état du journalisme de données français par rapport à ce qui se fait aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne ou même en Espagne. Plusieurs facteurs se combinent pour expliquer ce décalage français : un rapport différent aux données, une histoire journalistique divergente, une culture de la transparence publique antagonique, un appareil législatif singulier et surtout des rédactions appauvries tant en moyens financiers qu’en compétences humaines. Le New York Times : leader américain en matière de data journalism. Un petit mot sur Gapminder. Like this:

Breathing Room Before there was Facebook, Twitter, YouTube, or even Al Jazeera, there was Hama, Syria. It was 1982 and an anti-government protest was put down with ferocious violence. The Syrian government simply destroyed whole sections of the city, leaving at least ten thousand people dead. But the slaughter went unreported in that closed society. Those of us trying to cover the story from nearby Beirut had little more to work with than hearsay, and certainly no pictures. Nearly a decade later, when Iraq invaded Kuwait in 1990, Saudi media sat on the story for three days while the government formulated its response. No more. Still, without social media, the sights and sounds of Tunisia’s first tentative protests may never have escaped the confines of the villages where they occurred. Now we’re in a new phase. The ability of Arab autocrats to control the message first began to weaken in 1996, with the arrival of Al Jazeera, which was always more than a news network.

Pourquoi le data-journalisme, c'est l'avenir en marche - Nouvell Elle s’appelle Caroline Goulard, elle est encore étudiante (en 5e année, tout de même), elle est en passe de devenir LA spécialiste française du journalisme de bases de données, le databeyyyse djournaliseume en bon franglais, qui commence à faire florès ailleurs, entendre aux Etats-Unis et en Grande Bretagne, comme d’habitude, mais pas chez nous. Son blog est une mine de renseignements – et de (plaisants) fantasmes éditoriaux - pour ceux qui, comme Sophie Gohier, mon éditrice préférée, ou votre dévoué serviteur pensent que l’info en ligne, c’est pas seulement (surtout pas?) du batonnage de dépêches, des Web reportages et de la sous-télévision. Caroline Goulard a deux actualités: - Un article limpide sur le database journalism, confié à Owni. Elle y rappelle en quatre points ce que le genre peut apporter aux journalistes, ce qui n’est pas très important, et aux lecteurs-internautes-consommateurs, ce qui l’est nettement plus. Nos ambitions, donc. Ca coince à plusieurs étages:- Technique.

Data Journalism: The Story So Far « Data Miner UK And here’s what Tim Berner-Lee, founder of the internet, said regarding the subject of data journalism: Journalists need to be data-savvy… [it's] going to be about poring over data and equipping yourself with the tools to analyse it and picking out what’s interesting. And keeping it in perspective, helping people out by really seeing where it all fits together, and what’s going on in the country How the Media Handle Data: Data has sprung onto the journalistic platform of late in the form of the Iraq War Logs (mapped by The Guardian), the MP’s expenses (bought by The Telegraph) and the leaked US Embassy Cables (visualized by Der Spiegel). Der Spiegel - The US Embassy Dispatches So journalism so far has had to handle large data dumps which has spurred on the area of data journalism. So infographics (see the Stanford project: Journalism in the Age of Data) and interactives (e.g. How the Data Journalists Handle Data: This now seems to be catching on in the newsroom. Lessons in Data Journalism:

Data journalism : pourquoi les médias français ne s’y mettent pa Comment expliquer le peu d’empressement des rédactions françaises à s’emparer du journalisme de données ? Plusieurs facteurs se combinent, certains relèvent des rédactions, d’autres de leur environnement Côté rédactions : Des rédactions en manque de moyens financiers… Tout d’abord, côté rédactions traditionnelles, la plupart consacrent très peu de ressources à la R&D, et donc à du journalisme d’expérimentation, comme de la visualisation de données. La presse quotidienne n’en a tout simplement pas les moyens, les pure players difficilement. Quelques exceptions néanmoins : l’Express.fr a recruté deux documentalistes pour réfléchir sur la structuration de données (plus d’info sur le blog d’Eric Mettout) ; France 24 mène un gros travail autour du Web sémantique au sein de son Lab (plus d’info sur le blog de Mikiane) … en manque de moyens humains Les rédactions ne sont pas seulement appauvries sur le plan financier, elles manquent aussi de ressources humaines. … en manque de culture web

Le data journalism, « finger in the nose » Le data journalism est à la mode. Surfant sur cette tendance, Google propose un nouvel outil de visualisation des données qui m’a bluffé par ses fonctionnalités et sa simplicité d’usage. En deux minutes chrono, j’ai créé deux graphiques, à partir des données fournies par Eurostat, l’un sur le taux de chômage et l’autre sur les niveaux de salaire. J’ai choisi, un peu arbitrairement quatre pays: la France, l’Espagne, l’Irlande et la Grande-Bretagne. Le premier montre très clairement l’effet de la crise sur l’emploi. Ces exemples ne sont que des illustrations des potentialités de l’outil, sachant que j’aurai pu créé des graphiques différenciant le niveau de chômage par sexe ou par tranche d’âge, que j’aurai pu adopter une autre échelle de temps, etc. Le plus intéressant tient au fait que ces graphiques sont « dynamiques », c’est-à-dire qu’ils seront réactualisés au fur et à mesure que de nouvelles données seront disponibles. Le taux de chômage en Europe Les salaires minimum en Europe

Quatre voies du datajournalism » Article » owni.fr, digital jour Le datajournalism ou journalisme de données, peut difficilement se résumer à un type de contenus ou à un type de démarche. Il requiert des compétences spécifiques, selon l'usage qui en est fait. J’ai eu l’impression, ces derniers jours, de répéter plusieurs fois la même chose à des personnes différentes (ce qui est un vrai plaisir quand il s’agit de datajournalism). D’où l’idée d’articuler ici ces quelques éléments récurrents. Photo CC par Ian-S sur Flickr Finalement, le datajournalism ou journalisme de données, peut difficilement se résumer à un type de contenus ou à un type de démarche. 1-COMPRÉHENSION : le datajournalism permet de mieux comprendre le monde. Pour cette visualisation des succès au box office américain depuis 1986, l’équipe du nytimes.com a particulièrement travaillé sur la forme des courbes, et leur couleur. Le datajournalism, c’est de la visualisation d’information. La datajournalism ne pourra donc pas se passer des compétences d’un interaction designer.

Le Medialab de Cécile » Je suis aussi journaliste de données Dans un billet début février, Jean-Christophe Féraud estimait que le journalisme de données était «fortement éloigné des préoccupations réelles du lecteur» et était devenu «la dernière tarte à la crème» du journalisme. D’après lui, le journalisme de données finit en jolis graphiques colorés qui ne servent pas à grand chose. Jean-Christophe Féraud oppose le journalisme de données au journalisme «traditionnel», mais pourquoi? Pourquoi opposer Albert Londres à l’ordinateur, le «journalisme de narration» au «journalisme de données»? Les données peuvent se transmettre sous forme d’une carte ou d’un graphique interactif, aider un journaliste à enquêter pour son article/ sa vidéo/etc, ou les deux. Au passage, le journaliste peut mettre en ligne, à la disposition de ses lecteurs, ses documents sources dans un format plus facilement exploitable. Comme il le note, le «data journalism» est très à la mode en Angleterre et aux Etats-Unis. Et nos profs ne veulent surtout pas qu’on délaisse le texte.

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