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Luc Boltanski

Luc Boltanski
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Luc Boltanski Luc Boltanski est un sociologue français né en 1940. Initiateur avec Laurent Thévenot du courant pragmatique[2], il est directeur d'études à l'EHESS. En outre, il est le frère de l'artiste plasticien Christian Boltanski et du linguiste Jean-Élie Boltanski. Biographie[modifier | modifier le code] Les premières recherches de Luc Boltanski sont menées dans le cadre du Centre de sociologie européenne, dirigé par Raymond Aron puis Pierre Bourdieu. Au début des années 1970, Boltanski devient maître-assistant à l'École des hautes études en sciences sociales. Parallèlement à son travail en sciences sociales, Luc Boltanski écrit et publie des ouvrages de poésie et, plus récemment, des pièces de théâtre. Ses recherches actuelles portent sur le lien entre le roman policier et l'émergence de l'État[3]. Boltanski et Bourdieu : deux conceptions de la critique[modifier | modifier le code] Publications principales[modifier | modifier le code]

Économies de la grandeur Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le courant des économies de la grandeur analyse les organisations en termes de conventions et d'accords. Il est issu des travaux communs d'un économiste des conventions, Laurent Thévenot et d'un sociologue disciple de Pierre Bourdieu, Luc Boltanski. C'est une approche interdisciplinaire. Le modèle des économies de la grandeur apporte alors un éclairage à la problématique de la coordination et de l'accord en entreprise qui est souvent délaissée en sociologie des organisations au profit de l'analyse du conflit, du pouvoir et de la rationalité. Principes[modifier | modifier le code] Selon Luc Boltanski et Laurent Thévenot, l'organisation ou l'entreprise sont par nature un espace de règles et de circulation des biens. L'économie des conventions[modifier | modifier le code] À ces approches, ils substituent un modèle fondé sur l'économie des conventions. Les systèmes d'équivalence[modifier | modifier le code] Controverses[modifier | modifier le code]

Laurent Thévenot Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir Thévenot. Laurent Thévenot (né en 1949) est un économiste et un sociologue français, initiateur avec Luc Boltanski du courant pragmatique[1]. Avec Luc Boltanski, il a écrit De la Justification. Il est aussi l'un des chercheurs ayant initié l'approche dite "conventionnaliste" de la coordination des agents économiques, qui est devenue influente au fil des années parmi les spécialistes des sciences économiques en France et au-delà (économie des conventions) Bibliographie[modifier | modifier le code] Liens externes[modifier | modifier le code] Banque de textes de Laurent Thévenot sur le site du GSPM Références[modifier | modifier le code]

John Law (sociologue) Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir John Law. John Law (né le [1]) est un sociologue britannique. Il a enseigné à l'Université de Lancaster jusqu'en mars 2010. Ses travaux constituent une contribution majeure à la théorie de l'acteur-réseau telle que développée par Bruno Latour et Michel Callon ainsi qu'aux études du domaine des Science, Technologie et Société. (en) avec Peter Lodge, Science for social scientists, London : Macmillan, 1984. (en) Page personnelle de John Law

Madeleine Akrich Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Madeleine Akrich est une sociologue et ingénieure française, directrice du Centre de sociologie de l'innovation (CSI) de Mines ParisTech de 2003 à 2013. Ses travaux sont consacrés à la sociologie des techniques et s'inscrivent dans la perspective de la théorie de l'acteur-réseau qu'elle a contribué à développer avec Michel Callon et Bruno Latour. Privilégiant l'analyse des usagers, elle s'est interrogée notamment sur les relations de ceux-ci avec les technologies. Publications principales[modifier | modifier le code] Se mobiliser pour la santé. Lien externe[modifier | modifier le code] Page de chercheur au CSI Portail de la sociologie

Théorie de l'acteur-réseau Pour les articles homonymes, voir ANT. Effet réseau (Network effect) Principes fondateurs[modifier | modifier le code] Pour ces théoriciens, le monde ne doit pas être pensé en termes de groupes sociaux, mais en réseau (en un sens précis qui ne correspond aucunement à celui de réseau internet). Ces relations s'établissent par une opération de « traduction » ou des chaînes de traductions (transformations successives) par lesquelles les acteurs (individuels ou collectifs) se posent en porte-parole et traduisent la volonté de collectifs, tentant également d'enrôler de nouveaux acteurs. De cette façon, le social est appréhendé comme étant un effet causé par les interactions successives d'actants hétérogènes, c'est-à-dire de l'acteur-réseau. Concepts et méthode[modifier | modifier le code] Callon et Latour élaborent une théorie de la « fabrication » du fait scientifique qui repose sur quelques notions principales issues d'études menées en sociologie des sciences. Critiques ↑ H.

Michel Callon Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Michel Callon, né en 1945, est un sociologue et ingénieur français. Depuis 1967, il est professeur à Mines ParisTech et chercheur au Centre de sociologie de l'innovation (CSI) qu'il a dirigé de 1982 à 1994[1]. Son principal domaine de recherches concerne les études des sciences et technologies. Biographie et travaux[modifier | modifier le code] La sociologie de la traduction[modifier | modifier le code] Les forums hybrides[modifier | modifier le code] Les recherches récentes de Callon ont porté notamment sur les « forums hybrides » (Agir dans un monde incertain, 2001), espaces composites associant savants, experts, professionnels de la politique, citoyens, etc. autour de controverses socio-techniques (déchets nucléaires, sida, etc.). Performativité et économie[modifier | modifier le code] Michel Callon a été le porteur d'une démarche originale consistant à étudier l'impact social des théories économiques. L'opération de traduction symbolique.

Bruno Latour Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir Latour. Bruno Latour Bruno Latour est un sociologue, anthropologue et philosophe des sciences français né en 1947 à Beaune, en France. Connu pour ses travaux en sociologie des sciences, il a mené des enquêtes de terrain où il observe des scientifiques au travail et décrit le processus de recherche scientifique d'abord comme une construction sociale[2]. Ses ouvrages les plus connus sont La Vie de laboratoire (1979), La Science en action (1987), Nous n'avons jamais été modernes (1991) et Politiques de la nature (1999). Il a reçu le prix Holberg 2013 pour ses travaux sur la notion de modernité. Biographie[modifier | modifier le code] Premières recherches[modifier | modifier le code] Agrégé de philosophie[5], Latour a été profondément influencé par la pensée de Michel Serres. Ses travaux se concentrent ensuite sur le travail des scientifiques dans leur laboratoire. Autres études de cas[modifier | modifier le code]

Sorbonne Nouvelle TV - Visioconférence «Nous n'avons jamais été modernes» Le monde occidental a inventé le modernisme, de désinventer serait son seul prestige. Il s'est imposé en France, dès les années 80 comme une figure tutélaire de la sociologie des sciences, discipline dans laquelle il est aujourd'hui internationalement reconnu. Ses premiers ouvrages, La vie de laboratoire: la production des faits scientifiques (qui décrivait d'un point de vue anthropologique les étapes de la production du fait scientifique dans un laboratoire de neuroendocrinologie en Californie) ou La science en action (qui interrogeait les rapports entre la production technique et scientifique et l'évolution des sociétés ou des cultures), sont aujourd'hui devenus des classiques dans ce domaine. Bruno Latour a depuis considérablement élargi ses champs de recherche. Réalisation: Victor Woronov - Olivier Poursac - Cyril Triay

La Science en action Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La Science en action (titre original anglais: Science in Action: How to Follow Scientists and Engineers through Society) est un ouvrage du sociologue français Bruno Latour paru en anglais en 1987 et traduit en français en 1989 aux éditions La Découverte. Dans cette contribution importante à la sociologie des sciences (d'ailleurs, l'édition française de 2005 porte le sous-titre: « introduction à la sociologie des sciences »), Latour développe le principe méthodologique selon lequel la science et la technologie doivent être étudiés « en action », c'est-à-dire au moment où elles se font. C'est dans le cadre de cette réflexion que Latour introduit le concept de « boîte noire », désignant métaphoriquement un ensemble d'opérations ou de connaissances fonctionnant d'elles-mêmes qu'on peut repérer dans les pratiques étudiées. Table des matières[modifier | modifier le code] Éditions[modifier | modifier le code]

Construire un monde en commun Comment déployer les nécessaires controverses entre les réseaux qui se croisent à la Plaine-Saint-Denis ? Où et comment se résolvent les tensions localement ? Quel chantier politique ouvrir pour construire une vision partagée de la ville dense ? Quelle est la réalité pour la Plaine-Saint-Denis ? Le visiteur observe pourtant de multiples chantiers, des zones d’activité débordante, des immeubles neufs, quelques commerces encore épars… La vie urbaine s’organise autour des gares Sncf et des carrefours routiers… Un bâtiment en est le témoin dans sa structure même : le Stade de France. Notre démarche d’origine s’inspire du travail de Bruno Latour : « Paris ville invisible [1] ». Le lien paradoxal entre développement économique et paupérisation est pris très au sérieux par les politiques locaux. L’observation de Daniel Béhar pouvait révéler une impasse : l’énorme écart entre l’offre et la demande d’emploi. Christine Bellavoine conteste cette constatation générale pour Saint-Denis. Notes

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