
Histoire et conflits de mémoires en Espagne S’il est un pays où les politiques mémorielles se sont manifestées et confrontées par vagues successives, c’est bien l’Espagne. Les majorités politiques en place, le rôle des historiens, et celui de la société civile tiennent dans ces affrontements et ces usages politiques du passé une place majeure. Dans ce film du Centre d’histoire sociale du XXe siècle, les historiennes Charlotte Vorms et Elodie Richard en analysent les contours historiographiques et en font ressortir les enjeux. Le régime franquiste en Espagne a alimenté durant des décennies des politiques mémorielles qui œuvraient à falsifier l’histoire espagnole. Vorms C., Richard E., 2015, « [Dossier] Histoire et conflits de Mémoire en Espagne », XXe siècle. Cet article est mis en ligne conjointement par Mondes Sociaux et L’Histoire dans le cadre d’un partenariat de co-publication. CC Deviant Art Razorblade-13 L’histoire fait irruption dans le débat public à la fin des années 1990 accompagnée d’un renouvellement historiographique.
25 avril 1974 : les oeillets font la démocratie Aller au contenu principal 25 avril 1974 : les oeillets font la démocratie C'est un coup d'État militaire qui, le 25 avril 1974, renverse la dictature. Il y a quarante ans, le 25 avril 1974, le Portugal passait de l'ombre à la lumière, projeté sous les feux de l'actualité internationale en une seule journée, O Dia Inicial comme l'immortalisa la poétesse Sophia de Mello Breyner : « C'était l'aube que j'espérais, le jour initial entier et propre, où nous avons émergé de la nuit et du silence1. » En quelques heures, le régime salazariste, au pouvoir depuis près d'un demi-siècle, « disparaissait, comme s'il n'avait jamais existé », pour reprendre le constat, à chaud, de l'éditorialiste du Times, Bernard Levin. Depuis 1 ... Pour lire l’intégralité de cet article Je m'abonne au site Déja abonné ? Nos rubriques Expositions / Cinéma / Compte rendus de livres / Bande dessinées / Portraits / Les Classiques / Carte Blanche ► Les webdossiers Capes et Agrégation ► La question d’histoire du concours de l’ENS
L'Espagne post-franquiste : le consensus et ses équivoques Transition démocratique espagnole La transition démocratique espagnole (en espagnol, Transición democrática española) est le processus ayant permis la sortie du franquisme et la mise en place d'un régime démocratique en Espagne. D’un point de vue institutionnel, on peut considérer qu'elle s'étend de la mort du général Franco, en 1975, jusqu'à la première alternance politique, en 1982, avec l'arrivée au pouvoir du Parti socialiste ouvrier espagnol de Felipe González. On peut également la concevoir d’une façon plus large, par exemple en remontant jusqu’en 1973 (assassinat de Luis Carrero Blanco) et 1986 (fin de la première législature socialiste, durant laquelle se met véritablement en place le chantier de réformes associées à la transition). Le processus politique[modifier | modifier le code] La transition constitutionnelle (1975-1978)[modifier | modifier le code] Le premier gouvernement de Juan Carlos Ier (novembre 1975-juillet 1976)[modifier | modifier le code] Le 30 mars 1977, la liberté syndicale est légalisée.
D'un régime autoritaire à la démocratie : le Portugal et l'Espagne de 1974 à 1982 L’enjeu de la périodisation Délimiter la période de basculement d’un régime à l’autre est la première difficulté lorsqu’on cherche à analyser la question des transitions des dictatures aux démocraties ibériques. La révolution des Œillets portugaise du 25 avril 1974, qui met fin au régime de l’Estado Novo et aux dictatures de Salazar (1933-1968) et de son successeur, Marcelo Caetano, est souvent considérée comme le premier acte de la transition démocratique au Portugal. En Espagne, il est d’usage de faire du 20 novembre 1975, jour de la mort de Francisco Franco, et, deux jours plus tard, la restauration monarchique avec le couronnement de Juan Carlos 1er le début de cette transition. Les périodes de transitions sont caractérisées par les crises et les chutes des dictatures militaires, la libération progressive des prisonnier.es politiques, le déroulement d’un processus constituant, jusqu’à l’organisation d’élections libres, qui attestent du caractère démocratique du nouveau régime.
Thème 1 : Comprendre un régime politique : la démocratie, Axe 2, Jalon : D’un régime autoritaire à la démocratie : le Portugal et l’Espagne de 1974 à 1982 Proposition de séquence pour le nouvel enseignement de spécialité HGGSP en classe de Première générale Auteur : PROVIDENCE Mathieu, Lycée Lucie Aubrac, Pantin Niveau : Première générale Discipline : Spécialité HGGSP Entrée du programme Thème 1 : Comprendre un régime politique : la démocratie Axe 2 : Avancées et reculs des démocraties Jalon : D’un régime autoritaire à la démocratie : le Portugal et l’Espagne de 1974 à 1982 Objectifs de la séquence Contenus scientifiques : démocratie/démocratisation, République, Révolution (des œillets), transition à la démocratie, mémoire et histoire, franquisme Capacités et méthodes : identifier les contraintes et les ressources d’un événement, d’un contexte historique ; mettre en relation des faits ou évènements de natures, de périodes, de localisations différentes ; construire et vérifier des hypothèses sur une situation historique Ressources scientifiques Pierre Rosanvallon, La Démocratie inachevée. Eleni Varikas, « France-Amérique et retour.
La longue histoire de la démocratie espagnole La Vie des Idées publie également deux témoignages sur le mouvement social actuel, qui font écho aux débats passés entre démocratie directe et démocratie représentative en Espagne : La démocratie directe de la Puerta del Sol, par Eva Botella-Ordinas, article précédé d’une chronique du 15M par Juan Luis Simal. Comment se sont diffusées les attitudes, les valeurs et les pratiques démocratiques ? Le rôle des mouvements sociaux et politiques dans le parcours sinueux qui a mené à la démocratie libérale actuelle a été primordial. Les groupes républicains qui ont commencé à se former en Espagne à partir de 1840 sont l’un des mouvements qui, dans l’Europe du XIXe siècle, ont lutté pour le suffrage « universel » et la souveraineté populaire. Une culture politique en partage L’univers républicain du XIXe siècle espagnol est hétérogène ; en son sein se côtoient des sensibilités politiques plus ou moins radicales, ce qui donne lieu à des débats et à des conflits. Vers la démocratie directe
Juan Carlos, héros de la transition démocratique à la mort de Franco Une succession de scandales a terni sa fin de règne. Pourtant, restera dans la postérité comme celui qui, durant ses 38 ans sur le trône de la monarchie espagnole, a réussi à instaurer durablement la démocratie et assurer l'unité espagnole. Juan Carlos, l'héritier de Franco. Dès 1948, Franco, qui avait pris le pouvoir en 1939 au terme d'une guerre civile, avait désigné Juan Carlos comme son possible successeur. Entre Franco «El Caudillo» et le père de Juan Carlos, les relations ont toujours été tendues, surtout après que Juan de Bourbon a publié en 1945 un Manifeste aux Espagnols , promettant, s'il accédait au pouvoir, l'instauration de la démocratie par une monarchie constitutionnelle. Il tue son frère par accident Le 29 mars 1956, alors qu'il est en vacances avec sa famille à Estoril au Portugal, Juan Carlos, âgé de 18 ans, tue accidentellement son frère cadet Alfonso, 14 ans. En 1969, Juan Carlos est officiellement désigné successeur de Franco. Newsletter - L'essentiel de l'actu ). VIDEO.
1974 : La Révolution des Oeillets au Portugal - Archives vidéo et radio Ina.fr «Transition» espagnole: assez de bourrage de crâne! Le seul et premier référent démocratique reste la Seconde République de 1931, même si la République a été consensuellement sacrifiée sur l’autel du rétablissement de « la démocratie » ; une démocratie par ailleurs bancale, incomplète, une Constitution non laïque, prônant l’économie de marché, un roi chef d’Etat et d’une armée garante de « l’unité de l’Espagne », une loi électorale profondément injuste favorisant le bipartisme « libéral », et une monarchie illégitime (pas de consultation référendaire du peuple espagnol). Par ailleurs, la monarchie est par définition non démocratique, vu que le pouvoir n’y émane pas du peuple des « citoyens ». Par conséquent, la véritable « transition » reste, selon nous, à mener à bien. C’est parce que la « transition » reste une « histoire du présent » que le moment exige de remettre en cause toutes les mythifications, les mystifications, sur cette période déterminante de l’histoire espagnole.