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La transition démocratique en Espagne après la mort de Franco

La transition démocratique en Espagne après la mort de Franco
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La Transition espagnole : grands récits et état de la question historiographique 1Un colloque consacré aux voies incertaines de la démocratisation, et regardant plus particulièrement les phénomènes de transition et de consolidation de la démocratie en Amérique latine, ne pouvait guère faire l’économie d’une référence à l’Espagne, la première à avoir conduit ce processus nouveau, car non révolutionnaire, de passage d’une dictature à une démocratie. D’autant plus que cette Transition espagnole est vite devenue non seulement un modèle pour de nombreux pays d’Amérique latine et d’Europe de l’Est confrontés à cette même situation de passage, mais aussi le nouveau mythe sur lequel repose la jeune démocratie espagnole. Un mythe fortement remis en question aujourd’hui, non seulement par l’importante production historiographique espagnole et française sur laquelle je m’appuie largement – n’étant pas moi-même un spécialiste de cette question – mais aussi par la réalité du pays elle-même. Quelques repères Deux grands récits qui hébergent chacun plusieurs versions

25 avril 1974 : les oeillets font la démocratie Aller au contenu principal 25 avril 1974 : les oeillets font la démocratie C'est un coup d'État militaire qui, le 25 avril 1974, renverse la dictature. Il y a quarante ans, le 25 avril 1974, le Portugal passait de l'ombre à la lumière, projeté sous les feux de l'actualité internationale en une seule journée, O Dia Inicial comme l'immortalisa la poétesse Sophia de Mello Breyner : « C'était l'aube que j'espérais, le jour initial entier et propre, où nous avons émergé de la nuit et du silence1. » En quelques heures, le régime salazariste, au pouvoir depuis près d'un demi-siècle, « disparaissait, comme s'il n'avait jamais existé », pour reprendre le constat, à chaud, de l'éditorialiste du Times, Bernard Levin. Depuis 1 ... Pour lire l’intégralité de cet article Je m'abonne au site Déja abonné ? Nos rubriques Expositions / Cinéma / Compte rendus de livres / Bande dessinées / Portraits / Les Classiques / Carte Blanche ► Les webdossiers Capes et Agrégation ► La question d’histoire du concours de l’ENS

L'Espagne post-franquiste : le consensus et ses équivoques Transition démocratique espagnole La transition démocratique espagnole (en espagnol, Transición democrática española) est le processus ayant permis la sortie du franquisme et la mise en place d'un régime démocratique en Espagne. D’un point de vue institutionnel, on peut considérer qu'elle s'étend de la mort du général Franco, en 1975, jusqu'à la première alternance politique, en 1982, avec l'arrivée au pouvoir du Parti socialiste ouvrier espagnol de Felipe González. On peut également la concevoir d’une façon plus large, par exemple en remontant jusqu’en 1973 (assassinat de Luis Carrero Blanco) et 1986 (fin de la première législature socialiste, durant laquelle se met véritablement en place le chantier de réformes associées à la transition). Le processus politique[modifier | modifier le code] La transition constitutionnelle (1975-1978)[modifier | modifier le code] Le premier gouvernement de Juan Carlos Ier (novembre 1975-juillet 1976)[modifier | modifier le code] Le 30 mars 1977, la liberté syndicale est légalisée.

Démocratie espagnole : l'héritage franquiste A la mort de Franco, en 1975, toutes les hypothèses ont été faites concernant l'avenir de l'Espagne. Beaucoup considéraient que dans un pays sans culture démocratique, où les dissensions avaient par le passé revêtu une dimension tragique, il n'y avait guère de raisons d'être optimiste quant à la suite des événements. D'autres, parfois les mêmes, ont d'abord cru à un retour à la situation de guerre civile des années 30. Ces craintes se sont pourtant rapidement révélées sans fondement. L'Espagne, en l'espace de quelques années, a donné tort aux sceptiques, installant la démocratie dans ses institutions et dans ses pratiques politiques. Mais les Espagnols étaient-ils pour autant devenus démocrates ? D'après S. Le souci de concorde générale étant unanimement partagé, ils se sont dirigés vers une conception relativement conservatrice de la démocratie. S.

Thème 1 : Comprendre un régime politique : la démocratie, Axe 2, Jalon : D’un régime autoritaire à la démocratie : le Portugal et l’Espagne de 1974 à 1982 Proposition de séquence pour le nouvel enseignement de spécialité HGGSP en classe de Première générale Auteur : PROVIDENCE Mathieu, Lycée Lucie Aubrac, Pantin Niveau : Première générale Discipline : Spécialité HGGSP Entrée du programme Thème 1 : Comprendre un régime politique : la démocratie Axe 2 : Avancées et reculs des démocraties Jalon : D’un régime autoritaire à la démocratie : le Portugal et l’Espagne de 1974 à 1982 Objectifs de la séquence Contenus scientifiques : démocratie/démocratisation, République, Révolution (des œillets), transition à la démocratie, mémoire et histoire, franquisme Capacités et méthodes : identifier les contraintes et les ressources d’un événement, d’un contexte historique ; mettre en relation des faits ou évènements de natures, de périodes, de localisations différentes ; construire et vérifier des hypothèses sur une situation historique Ressources scientifiques Pierre Rosanvallon, La Démocratie inachevée. Eleni Varikas, « France-Amérique et retour.

La longue histoire de la démocratie espagnole La Vie des Idées publie également deux témoignages sur le mouvement social actuel, qui font écho aux débats passés entre démocratie directe et démocratie représentative en Espagne : La démocratie directe de la Puerta del Sol, par Eva Botella-Ordinas, article précédé d’une chronique du 15M par Juan Luis Simal. Comment se sont diffusées les attitudes, les valeurs et les pratiques démocratiques ? Le rôle des mouvements sociaux et politiques dans le parcours sinueux qui a mené à la démocratie libérale actuelle a été primordial. Les groupes républicains qui ont commencé à se former en Espagne à partir de 1840 sont l’un des mouvements qui, dans l’Europe du XIXe siècle, ont lutté pour le suffrage « universel » et la souveraineté populaire. Une culture politique en partage L’univers républicain du XIXe siècle espagnol est hétérogène ; en son sein se côtoient des sensibilités politiques plus ou moins radicales, ce qui donne lieu à des débats et à des conflits. Vers la démocratie directe

Juan Carlos, héros de la transition démocratique à la mort de Franco Une succession de scandales a terni sa fin de règne. Pourtant, restera dans la postérité comme celui qui, durant ses 38 ans sur le trône de la monarchie espagnole, a réussi à instaurer durablement la démocratie et assurer l'unité espagnole. Juan Carlos, l'héritier de Franco. Dès 1948, Franco, qui avait pris le pouvoir en 1939 au terme d'une guerre civile, avait désigné Juan Carlos comme son possible successeur. Entre Franco «El Caudillo» et le père de Juan Carlos, les relations ont toujours été tendues, surtout après que Juan de Bourbon a publié en 1945 un Manifeste aux Espagnols , promettant, s'il accédait au pouvoir, l'instauration de la démocratie par une monarchie constitutionnelle. Il tue son frère par accident Le 29 mars 1956, alors qu'il est en vacances avec sa famille à Estoril au Portugal, Juan Carlos, âgé de 18 ans, tue accidentellement son frère cadet Alfonso, 14 ans. En 1969, Juan Carlos est officiellement désigné successeur de Franco. Newsletter - L'essentiel de l'actu ). VIDEO.

Histoire et conflits de mémoire en Espagne Il y a quarante ans, la mort de Francisco Franco ouvrait un processus de transition démocratique négocié entre le gouvernement et l'opposition antifranquiste. Il était mis fin à un régime établi une quarantaine d’années auparavant, au terme d’une guerre civile particulièrement meurtrière, déclenchée par un coup d’État militaire. Ainsi la démocratie espagnole ne rompit-elle pas officiellement avec la dictature et évita-t-elle de revenir sur les circonstances de son avènement. Depuis la fin des années 1990, ce « consensus transitionnel » est critiqué par les mouvements sociaux en faveur de la « récupération de la mémoire historique » et rompu par les partis qui se saisissent désormais du passé comme d’une arme politique. Ce numéro spécial de Vingtième Siècle explore les effets de ces débats mémoriels sur la manière dont on écrit l’histoire du 20e siècle espagnol, en proposant un tour d'horizon des recherches menées depuis une vingtaine d'années. Élodie Richard et Charlotte Vorms Sophie Baby

«Transition» espagnole: assez de bourrage de crâne! Le seul et premier référent démocratique reste la Seconde République de 1931, même si la République a été consensuellement sacrifiée sur l’autel du rétablissement de « la démocratie » ; une démocratie par ailleurs bancale, incomplète, une Constitution non laïque, prônant l’économie de marché, un roi chef d’Etat et d’une armée garante de « l’unité de l’Espagne », une loi électorale profondément injuste favorisant le bipartisme « libéral », et une monarchie illégitime (pas de consultation référendaire du peuple espagnol). Par ailleurs, la monarchie est par définition non démocratique, vu que le pouvoir n’y émane pas du peuple des « citoyens ». Par conséquent, la véritable « transition » reste, selon nous, à mener à bien. C’est parce que la « transition » reste une « histoire du présent » que le moment exige de remettre en cause toutes les mythifications, les mystifications, sur cette période déterminante de l’histoire espagnole.

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