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L'Exposition coloniale de 1931 : mythe républicain ou mythe impérial (Charles-Robert Ageron)

L'Exposition coloniale de 1931 : mythe républicain ou mythe impérial (Charles-Robert Ageron)
L'Exposition coloniale de 1931 Mythe républicain ou mythe impérial ? Charles-Robert AGERON Voici plus de vingt ans que l'Homme blanc a déposé partout dans le monde le «fardeau colonial» dont parlait Kipling ; partout il reste pourtant fustigé, parfois condamné pour crime contre l'humanité. Dès lors il devient difficile d'imaginer ce temps, proche encore, où triomphait avec bonne conscience l'impérialisme colonial. Qui veut célébrer la République se garde de rappeler qu'elle s'est enorgueillie, quasi unanimement, de son œuvre coloniale. Et pourtant quel écolier de jadis ne se souvient d'avoir appris dans les manuels de l'école laïque que «l'honneur de la IIIe République est d'avoir constitué à la France un empire qui fait d'elle la seconde puissance coloniale du monde». De quand date cette unanimité troublante ? l'apothéose de l'Empire colonial et l'apogée de l'idée coloniale en France se situeraient, tous deux, dans les années 1930 et 1931. La tradition de L'Exposition coloniale W.B. Related:  ColonisationExpositions coloniales

Exposition coloniale internationale L’Exposition coloniale internationale se tient à Paris du 6 mai au 15 novembre 1931, à la porte Dorée et sur le site du bois de Vincennes, pour présenter les produits et réalisations de l'ensemble des colonies et des dépendances d'outre-mer de la France, ainsi que celles des autres puissances coloniales participantes, au sein de pavillons rappelant, dans le cas de l'empire colonial français, l'architecture de ces territoires, notamment d'Afrique noire, de Madagascar, d'Afrique du Nord, d'Indochine, de Syrie et du Liban. Elle reçoit huit millions de visiteurs[1], venus accomplir « le tour du monde en un jour » selon le slogan de l'époque, et est en même temps l'occasion pour le Parti communiste français d'exprimer ses convictions anti-colonialistes. En 1894 est organisée à Lyon une foire privée dépourvue de droits de douane dénommée Exposition universelle, internationale et coloniale[2]. L'avenue des colonies françaises. Plan de l'exposition. Ce musée présente aussi :

"L'Université française doit être une priorité nationale" Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Jean- Loup Salzmann (président de l'université Paris-13, président de la Conférence des présidents d'université), Gérard Blanchard (président de l'université de la Rochelle, vice-président de la Conférence des présidents d'université) et Khaled Bouabdallah (président de l'université de Saint-Etienne-Jean Monnet, vice-président de la Conférence des présidents d'université) Nous saisissons parfaitement l'ampleur de la crise que notre pays affronte. En tant que présidents d'université, nous sommes confrontés chaque jour, dans toutes les villes de France au profond désarroi de nos étudiants, et il en va de même dans leurs familles et chez nos personnels. Nous constatons une progression préoccupante de la précarité chez nos jeunes, entraînant avec elle une insidieuse et réelle fragilisation du vivre-ensemble. Nous savons aussi que les contraintes budgétaires sont fortes et qu'elles imposent que les choix soient parfaitement raisonnés.

L'exposition coloniale et son musée Contexte historique L’exposition coloniale et son musée L’exposition coloniale de 1931 se situe à la fois dans la lignée des expositions universelles de la seconde moitié du XIXe siècle (1855, 1867, 1878, 1889, 1900) et dans un projet politique qui prit la forme d’un musée, placé sous la tutelle du ministère des Colonies et se voulant la traduction de l’action de la France dans son « domaine colonial ». L’idée de cette manifestation remontait à 1913, et le programme à 1920. Cette célébration de l’empire colonial français organisée par les autorités politiques et militaires (le maréchal Lyautey, commissaire général de l’exposition, nommé en 1927, et Paul Reynaud, ministre des Colonies) se donnait pour but de renforcer le sentiment national et de manifester « la vivante apothéose de l’effort colonial des nations civilisées ».Le musée était organisé en deux sections. Analyse des images Une allégorie de la nation Interprétation Bibliographie Pour citer cet article

Chapitre 14. La civilisation et les races 1Dire que le discours social en 1889 est « raciste », c'est à la fois trop dire et dire trop peu. Ce serait trop dire, à coup sûr, si l'on désignait par là la diffusion, – vulgarisée tant qu'on voudra –, de théories venues de l'anthropologie physique. La culture « littéraire » ne priserait guère ce pédantisme. Ce qui est universel, c'est l'évidence de l'infériorité des peuples exotiques, de la supériorité de l'Europe et singulièrement de la France, foyer de civilisation. Le mépris et l'horreur pour les humanités lointaines s'avouent avec complaisance, reviennent avec insistance, appellent une communion dans le dégoût. Ils sont hideux. 2Certes, il y a, confirmant ce sentiment élémentaire, la Science : l'anthropologie, la grammaire comparée, l'histoire des civilisations. 2 Économiste français, 2.2 : p. 129.3 J. des Missions évangéliques, février, p. 78. 4 Bouctot, Hist. socialisme, p. 205. 7 Lemaître, Contemporains, V 220‑1 et Deschanel, Fig...8 A. 16 P. 436. 17 E. 35 O. 39Et : 52C. Notes

28 juillet 1885: Jules Ferry: « Les races supérieures ont un droit sur les races inférieures » (France) suivant: 29 juillet 1949 : monter: Juillet précédent: 25 juillet 1943: Répression Table des matières Index Voici quelques arguments que Jules Ferry, qui a dû démissionner de son poste de premier ministre en mars, tient devant les députés le 28 juillet 1885, tels qu'ils sont transcrits au Journal Officiel. Ils constituent les fondements de la pensée coloniale de la IIIème République: « La première forme de la colonisation, c'est celle qui offre un asile et du travail au surcroît de population des pays pauvres ou de ceux qui renferment une population exubérante.[...] Mais il y a une autre forme de colonisation, c'est celle qui s'adapte aux peuples qui ont, ou bien un excédent de capitaux, ou bien un excédent de produits.[...] Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai! Commentaires : Charles André Julien y voit « le premier manifeste impérialiste qui ait été porté à la tribune ». Sources :

Rythmes scolaires : les raisons du refus d'une école parisienne Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par François Béguin Le rejet de la réforme des rythmes scolaires peut-il se résumer à une histoire de mercredi matin travaillé pour les enseignants ? A l'école élémentaire de la rue Ramponeau, dans le XXe arrondissement de la capitale, la réponse est catégorique. C'est non. A l'exception de quelques animateurs, la réforme des rythmes scolaires fait l'unanimité contre elle dans cette école que nous avons choisie parmi les 662 que compte la capitale. La réforme voulue par le ministre de l'éducation nationale Vincent Peillon et le maire Bertrand Delanoé consiste à transférer au mercredi matin quatre fois quarante-cinq minutes de temps scolaire prélevées les lundi, mardi, jeudi et vendredi. Réunis à l'heure de la pause méridienne pour un déjeuner sur le pouce, les enseignants de l'école, dont aucun n'est syndiqué, se coupent presque la parole pour expliquer les raisons de leur colère. Lire également : Quelques spécificités des écoles parisiennes

Aragon et le colonialisme Charlotte Billard / RIRRA 21 - Université Montpellier III Le thème que nous allons développer a quelque chose de surprenant. Il est vrai que le rapport entre Aragon et le colonialisme n’est que très peu, pour ne pas dire quasiment pas étudié. Le plus grand nombre des lecteurs ignore ainsi, qu’à partir des années 20, Aragon dissémine dans son œuvre journalistique, poétique et romanesque, une réflexion fort intéressante, qui prend le caractère d’une dénonciation, d’une critique, puis d’une démythification de la colonisation et du mythe colonial ( y compris de l’exotisme, très présent dans ce dernier), loin du désenchantement et de la désillusion, thèmes communs de ce congrès. Il convient dès à présent de préciser que la question coloniale n’est à aucun moment donné centrale dans l’œuvre de l’écrivain. « Nous aurons raison de tout. « […] l’opinion mondiale s’est émue en vain du sort des deux condamnés à mort Sacco et Vanzetti. « Cette nuit-là, Pierre Mercadier rêva de l’Afrique.

"Le village nègre", intolérable zoo humain de Paris Publié en partenariat avec RetroNews, le site de la Bibliothèque nationale de France À partir des années 1870, des « spectacles zoologiques » mettant en scène des êtres humains font leur apparition dans les grandes capitales européennes telles que Berlin, Londres ou Paris. En 1877, Geoffroy de Saint-Hilaire, le directeur du Jardin d’Acclimatation de Paris, organise pour la distraction des Parisiens plusieurs exhibitions présentant notamment des « Esquimaux » et des « Nubiens ». Le succès populaire de ces « spectacles anthropozoologiques » est tel que ceux-ci se multiplient en France et deviennent de véritables divertissements de masse. Lors de l’Exposition universelle de 1889, un espace est dédié à l’exposition coloniale sur l’esplanade des Invalides à Paris. Parmi ces différentes mises en scène, il semble que le « village nègre » attire particulièrement les visiteurs. Les conditions de vie sont si difficiles que plusieurs d’entre eux meurent, ne survivant pas au climat français.

Le discours de Jules Ferry du 28 juillet 1885 (I) | Science, connaissance et conscience Dans quatre articles du blog Notre Siècle : Jules Ferry, « républicains opportunistes », colonialisme (I) Jules Ferry, « républicains opportunistes », colonialisme (II) Jules Ferry, « républicains opportunistes », colonialisme (III) Jules Ferry, « républicains opportunistes », colonialisme (IV) j’ai transcrit et commenté, à partir de l’édition du Journal Officiel du 29 juillet 1885, le texte intégral du discours prononcé par Jules Ferry le 28 juillet 1885 devant la Chambre des Députés. Suit le texte complet du discours de Jules Ferry du 28 juillet 1885 exposant la politique coloniale des « républicains opportunistes » français et la doctrine de l’impérialisme protectionniste, et en défense du projet de loi « portant ouverture au ministère de la marine et des colonies d’un crédit extraordinaire pour les dépenses occasionnées par les événements de Madagascar ». Journal Officiel – Débats parlementaires Année 1885 – 29 juillet Session ordinaire de 1885 COMPTE RENDU IN EXTENSO – 90ème SEANCE M. M.

Les rythmes scolaires contre l’histoire de France | Journal d’un prof d’histoire Réforme des rythmes scolaires ? Ou plutôt tempête dans un verre d’eau ? Ce qui devait être une mesure phare de la loi d’orientation a surtout donné lieu à une très médiatique dénonciation du « corporatisme » supposé des enseignants, une campagne dont la virulence contraste curieusement avec la portée réelle de la réforme en question. Une mention toute spéciale sera attribuée au Monde du 22 janvier dernier pour son fracassant éditorial sur le « lamentable corporatisme étriqué » des profs, ces égoïstes jouant leur petit confort personnel contre « l’intérêt des enfants ». Une réforme a minima Il suffit d’un minimum de recul pour se rendre compte que la question des rythmes scolaires mérite quand même davantage de considération qu’une simple mesure. Bref, avec cette refonte a minima des rythmes scolaires, la refondation de l’école attendra. Les curieux pourront se reporter aux chiffres disponibles sur Eurydice, l’Agence européenne de l’éducation [PDF]. En finir avec le roman national à l’école

Pers cut pers cuteur - Zitate Zitate - Quelques citations Zitate - Quelques citationsAus - Extrait de "Front rouge" Une douceur pour mon chien Un doigt de champagne Bien Madame Nous sommes chez Maxim's l'an mil neuf cent trente On met des tapis sous les bouteilles pour que leur cul d'aristocrate ne se heurte pas aux difficultés de la vie [...] Il y a des fume-cigarettes entre la cigarette et l'homme [...] Les journées sont de feutre les hommes de brouillard Monde ouaté sans heurt [...] Et puis les bonnes oeuvres font traîner des robes noires dans des escaliers je ne vous dis que ça La princesse est vraiment trop bonne Pour la reconnaissance qu'on vous en a À peine s'ils vous remercient C'est l'exemple des bolchéviques Malheureuse Russie L'U.R.S.S. L'U.R.S.S. ou comme ils disent S.S.S.R. S.S. comment est-ce S.S.S.

[Histoire] : Quand Rennes accueillait avec enthousiasme un « zoo humain », place Hoche… – Alter1fo Flashback. Nous sommes en 1958 et la Belgique accueille le dernier « zoo humain ». A l’occasion de l’exposition universelle organisée à Bruxelles, 598 congolais·e·s, dont 197 enfants, sont parqué·e·s et exposé·e·s comme des « bêtes de foire ». Le pavillon congolais n’est qu’une pâle copie caricaturale d’un village traditionnel africain. Depuis les années 1890, il est de bon ton de glorifier l’empire colonial français. Au début des années 30, l’empire colonial Français est le deuxième plus grand empire au monde, juste derrière celui des Britanniques. Dans ce contexte particulier et sous couvert de sa prétendue « mission civilisatrice », l’exposition coloniale inaugurée en mai 1931 à Vincennes a un but clairement politique, celui de justifier la colonisation. Nous sommes fin avril de l’année 1929 et la capitale bretonne accueille – comme chaque année depuis 1922 – la grande Foire-Expo. Véritable attraction, le succès du ″village″ est immédiat. Zoos humains.

Colonisation et décolonisation dans les manuels scolaires de collège en France 1Le 23 février 2005, les députés adoptaient une loi dont l’article 4 stipule : « Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l’histoire et aux sacrifices des combattants de l’armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit. ». L’occasion de faire le point sur l’existant : la petite étude qui suit a été réalisée pour l’association Survie. 1 Marc Ferro, dir., Le livre noir du colonialisme. xvie-xxie siècles. De l’extermination à la repent (...) 2 François-Xavier Verschave, La Françafrique. Le plus long scandale de la République, Stock, 1998, No (...) 3 Éric Toussaint, Arnaud Zacharie, Afrique : abolir la dette pour libérer le développement, Syllepse (...) 2Une douzaine de manuels de collèges ont été épluchés. 4 Hachette 2003. 4A l’étude des causes succède celle des formes de la colonisation. 5 Magnard 2002. 6 Hachette 2003 11 Hachette 2003

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