
Après un changement de sexe raté, un Belge obtient le droit à l'euthanasie Il s'appelait Nancy Verhelst et aurait voulu, à 42 ans, devenir Nathan. Pour être un homme à part entière, il avait subi plusieurs opérations. Mais, après deux années d'actes chirurgicaux ratés, se sentant emprisonné dans son corps, il a obtenu le droit d'être euthanasié dans un hôpital de Bruxelles, où il est mort lundi 1er octobre. Ses souffrances psychiques étaient devenues "insupportables", a rapporté son médecin. Depuis 2002, l'euthanasie est légale en Belgique, y compris pour les personnes en souffrance psychologique incurable, comme le rappelle Jacqueline Herremans, membre de la commission nationale sur l'euthanasie. "La personne doit présenter une affection grave et incurable qui lui cause des souffrances, mais le législateur a précisé que ces souffrances peuvent être d'ordre psychique ou physique." En 2012, 1 432 euthanasies ont eu lieu en Belgique, ce qui représentent 2 % des décès. Voir l'infographie : "L'euthanasie en Europe"
Droits des malades et fin de vie Objet du texte Intervenant sur un sujet sensible, notamment du fait de l'évolution des moeurs, le projet de loi apporte plusieurs modifications au droit des malades.D'abord, pour tous les malades, y compris ceux qui ne sont pas en fin de vie, la proposition de loi affirme pour la première fois l'interdiction de l'obstination déraisonnable. L'objectif est d'autoriser la suspension d'un traitement ou de ne pas l'entreprendre, si ses résultats escomptés sont inopportuns, c'est-à-dire inutiles, disproportionnés ou se limitant à permettre la survie artificielle du malade. Deux articles - les articles 4 et 5 - concernent précisément le cas du malade qui n'est pas en fin de vie. S'il est conscient, il pourra demander la limitation ou l'interruption de tout traitement.
Euthanasie : l'Ordre des médecins parle de "sédation terminale", encore un effort ! L'Ordre des médecins a esquissé un premier pas vers l'euthanasie - Unité de soins palliatifs de l'hôpital René Dubos, Pontoise (SIPA). Pour la première fois, le Conseil national de l'Ordre des médecins envisage qu'un collège médical autorise une "sédation terminale" pour des patients en fin de vie. Cette prise de position mérite d’être saluée. "Sur des requêtes persistantes, lucides et réitérées de la personne, atteinte d'une affection pour laquelle les soins curatifs sont devenus inopérants et les soins palliatifs instaurés, une décision médicale légitime doit être prise devant des situations cliniques exceptionnelles, sous réserve qu'elles soient identifiées comme telles, non pas par un seul praticien mais par une formation collégiale", nous dit le Conseil. La sédation terminale, une euthanasie La loi Leonetti autorisait jusqu’à présent l’emploi de traitements pour soulager la souffrance quand bien même ces traitements, aux doses utilisées, seraient susceptibles d’écourter la vie.
La Cour suprême dit oui à l aide médicale à mourir La Cour suprême du Canada a autorisé vendredi l'aide médicale à mourir pour les personnes adultes consentant clairement à mettre fin à leur vie et qui sont affectées de problèmes de santé graves et irrémédiables leur causant des souffrances persistantes et intolérables. La haute cour a jugé que l'interdiction de l'aide médicale à mourir dans le Code pénal violait la Charte canadienne des droits et libertés. Elle a cependant suspendu sa décision pour une période d'un an afin de permettre aux législateurs de réviser la loi. L'affaire avait été portée devant la Cour suprême par les familles de deux femmes de Colombie-Britannique (ouest) atteintes de maladies dégénératives incurables et qui sont aujourd'hui décédées, avec le soutien de l'Association des libertés civiles de cette province de l'ouest canadien. (L'essentiel/AFP)
pour euthanasie Droits des patients en fin de vie : La loi leonetti, faisons le point... Introduction « Ne sais-tu pas que la source de toutes les misères pour l’homme ce n’est pas la mort, mais la crainte de la mort ? » Epictète (50 – 125 après J. C.) Entretiens La réflexion contemporaine conduit fréquemment sur l’antagonisme entre le désir individuel de liberté admis comme légitime et les exigences de la collectivité. Il est tout de même incroyable que toutes les fois où un fait de société similaire se présente le débat se limite à une question binaire, « Oui ou non pour la légalisation de l’euthanasie ? Ce débat pour le moins stérile occulte complètement l’ensemble des travaux et rapports d’une grande qualité et richesse remis au ministère au cours des années 2004 à 2005 : Rapport de Marie de Hennezel « Fin de vie et accompagnement » Octobre 2003 ; La Conférences de consensus « L’accompagnement des personnes en fin de vie et de leurs proches » ; janvier 2004 ; Rapport Léonetti « L’accompagnement en fin de vie » Tome I et II juin 2004. Les droits des patients renforcés M.
Région Franche-Comté | Euthanasie active au CHU de Besançon : la mise en examen de 5 médecins requise Plus de dix ans ont passé et le lourd et douloureux dossier des « fins de vie » ou plus exactement des dix-huit cas d’euthanasie présumés au sein du service de réanimation chirurgicale du CHRU de Besançon, entre 1998 et 2001, n’a toujours pas trouvé son épilogue. La procédure est toujours en cours, elle a même été relancée par le réquisitoire supplétif délivré le 26 octobre 2012 par Jean-Christian Vaulot-Pfister, procureur-adjoint du tribunal de grande instance de Besançon chargé du suivi de ce dossier. C’est à la demande de la chancellerie que le parquet de Besançon avait ouvert, en juillet 2007, une information judiciaire pour « empoisonnement de patients en fin de vie » au sein de ce service de réa-chir. Cette intervention pressante émanait après cinq années d’enquête préliminaire lancée en avril 2002 et confiée au SRPJ de Dijon par Jean-Pierre Nahon, procureur de l’époque. Homicide volontaire ou empoisonnement Yves ANDRIKIAN
Fin de vie Allez au contenu, Allez à la navigation Proposition de loi relative au choix libre et éclairé d'une assistance médicalisée pour une fin de vie digne : Objet du texte La présente proposition de loi a été déposée au Sénat par Corinne Bouchoux (Ecolo - Maine-et-Loire) et plusieurs de ses collègues. Elle a pour objet de permettre « la liberté du patient et l'égalité dans l'accès au choix d'une assistance médicalisée pour une fin de vie digne ». Les étapes de la discussion : Aide : le parcours d'un projet ou d'une proposition de loi Examen parlementaire "la Navette" Examen par une assemblée parlementaire (Sénat ou Assemblée Nationale) Travaux de la commission saisie au fond (Sénat ou Assemblée Nationale) 1ère lecture
Euthanasie et fin de vie : qui peut décider ? Editorial. Il est des débats plus difficiles que d'autres. Celui sur l'euthanasie et la fin de vie est de ceux qui paraissent impossibles à trancher. Il est des débats plus difficiles que d'autres. Pendant sa campagne, le candidat François Hollande avait semblé faire un pas vers les premiers en proposant, sous certaines conditions, une "assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité". Depuis 2005, la loi Leonetti sur la fin de vie permet de répondre à beaucoup des situations de fin de vie difficiles. Cette forme d'"euthanasie passive", dont le cadre a été précisé et approfondi en 2009, est cependant mal connue des Français et des soignants eux-mêmes. La mission du professeur Sicard devra s'interroger sur ces cas extrêmes, qui posent la question des limites de la médecine moderne. Au-delà des cas médicaux les plus extrêmes, c'est bien un débat éthique de fond qui est posé. La mort est de moins en moins perçue comme ce moment ontologique qui échappe à l'individu.
Le programme d'euthanasie Le terme "euthanasie" (littéralement, "bonne mort") fait habituellement référence à l'administration d'une mort sans douleur à un malade atteint de maladie chronique ou en phase terminale. Dans l'usage nazi, cependant, le terme "euthanasie" désigne l'extermination systématique des handicapés physiques et mentaux accueillis dans des institutions, et ce, à l'insu de leurs familles. On pense que la planification du Programme d'euthanasie commença au début du mois de juillet 1939. En octobre 1939, Hitler signa une autorisation secrète afin de protéger les médecins, le personnel médical et les administrateurs qui participaient au programme contre d'éventuelles poursuites ; cette autorisation fut antidatée au 1er septembre 1939, afin de laisser penser que le Programme d'euthanasie était en rapport avec les mesures de guerre. Les victimes du Programme d'euthanasie incluaient à l'origine les enfants et les adultes atteints de déficiences, d'anomalies physiques ou de maladies mentales.
Seriez-vous favorables à l’autorisation de l’euthanasie pour les patients en fin de vie? Euthanasie. Un mot qui semble toujours être tabou à l’Assemblée nationale. Manuel Valls avait appelé au "consensus" et au "rassemblement" lors de l’ouverture des débats sur la fin de vie le 21 janvier. Aussi l’UMP et le PS semblent-ils avoir réussi à trouver un accord en soutenant ensemble la proposition de loi d’Alain Claeys et Jean Leonetti, qui s’inscrit dans la continuité de la loi Leonetti de 2005. La loi ne propose donc aucune rupture par rapport aux dispositions déjà existantes. La nouvelle proposition de loi parviendra-t-elle à apaiser les débats sur la fin de vie? VOTEZ ET COMMENTEZ l'enquête express organisée par LCP-AN et leJDD.fr. Les invités d’Arnaud Ardoin en parlent ce soir sur le plateau de Ça vous regarde : Véronique Massonneau, députée écologiste de la Vienne Alain Claeys, député PS de la Vienne, co-auteur de la proposition de loi "créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie"